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 ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]

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Ludmila W. Ivanov
~ Fameuse Psychologue ~
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MessageSujet: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Sam 28 Mai 2011 - 20:02

    ~ Dimanche 16 Mars 2013 –

    Quelques jours plus tôt – après avoir finalement rencontré le frère de la femme qu’elle aimait afin de lui expliquer la crise qui avait actuellement lieu au sein de son foyer, et ce concernant plus particulièrement la sœur de ce dernier – Ludmila s’était donc plus sereinement endormie auprès de son petit garçon, dans la chambre d’hôtel qu’elle avait réservé – et ce pour une durée encore illimitée. Le soutien de Claude et l’alcool aidant, la jeune Russe avait en effet pu s’endormir sans trop de mal, et ce bien que son souci pour l’illustratrice ne reste bel et bien présent – plus que jamais. Comment allait-elle prendre la nouvelle ? Comment allait-elle réagir, en apprenant que la femme avec qui elle partageait sa vie, lui avait caché une telle chose, durant plus d’une année ? Ludmila quant à elle se contentait pour l’instant d’accorder toute sa confiance à son beau-frère, espérant que ce dernier puisse être capable de rassurer sa jeune sœur, et de lui apporter toute l’attention dont elle avait actuellement besoin.

    Tu me crois capable de la rendre heureuse, Claude.
    Mais qu’en sais-tu réellement ? Tu n’as pas vu, toutes ces disputes. Tu n’as pas entendu, les horreurs que j’ai pu lui dire, par colère, par peur. Je n’ai jamais voulu lui faire de mal, oui. Mais je lui en ai fais, malgré moi. Je peux parfois me montrer violente et odieuse, lui dire ces choses, qui dépassent ma pensée, par crainte de la perdre. Si je ne peux douter de ton amour à mon égard, j’ai à présent davantage peur de la voir sombrer dans l’ennui et l’incompréhension, ses comportements étant parfois si étrangers, à la femme que j’ai toujours connue. Que dois-je faire ? Lui dégoter un nouveau psychiatre, en qui nous pourrons avoir réellement confiance ? L’y accompagner, afin de régler ensemble ces quelques problèmes relationnels, que nous pouvons traverser ? Tout n’est pas ma faute. Tout n’est pas la sienne. J’aimerais pouvoir lui accorder plus de temps, plus t’attention. Mais je suis à présent si loin d’elle, nous privant de toute discussion, de toute explication.

    Combien de temps me faudra-t-il, avant d’oser tenter de revenir auprès d’elle ? J’ai peur qu’elle ne me rejette, suite à toute cette histoire. Je mourrais d’avoir à comprendre, que tout est finit entre nous, de par ces mensonges. Mais pourrais-je seulement patienter le temps qu’il nous faudra ? Je ne suis pas seule. Et si j’aimerais pouvoir attendre d’être certaine de pouvoir gérer la situation à mon retour, je ne peux néanmoins me le permettre. Edan est là, et a besoin d’elle. Il n’a rien à voir avec toute cette histoire, et n’a pas à subir cette rupture.

    -

    Dès le lendemain, Ludmila – qui s’était rapidement endormi auprès du petit garçon, également épuisé – put sentir les mouvements agités de ce dernier, qui alors laissait entendre quelques gazouillements curieux, ne pouvant reconnaitre la chambre dans laquelle il avait toujours évolué jusqu’à présent. Se réveillant aux adorables gémissements de son fils, la jeune femme ne tarda donc pas à ouvrir les yeux sur lui, lui adressant un vague sourire, bien que ses songes ne se portent immédiatement vers sa compagne :

    - Bonjour mon Bébé

    Passant tendrement sa main contre sa joue tandis qu’elle émergeait doucement d’un sommeil plutôt calme et réparateur, la jeune femme ne tarda néanmoins pas à se redresser, embrassant simplement son fils dans ce vif mouvement. Sans attendre, Ludmila attrapa son téléphone, ce dernier lui indiquant alors qu’elle avait reçu un message de Claude. Ce dernier lui laissait comprendre qu’il avait dû repartir pour la France dès le matin-même, mais qu’il avait donc en effet annoncé à Dominura la nouvelle, terminant son message par un simple mais efficace « Tout va bien ». Tout allait bien ? Oh, dans la limite du raisonnable, sans aucun doute. Comment la belle française avait-elle réagit, au juste ? A vrai dire, la jeune psychologue n’osait guère contacter son beau-frère afin de le lui demander, et ce d’autant plus que ce dernier devait actuellement se trouver sur le chemin de l’aéroport, voir même déjà dans l’avion qui le ramènerait chez lui.

    Un soupir s’échappant d’entre ses fines lèvres démaquillées, la jeune femme se leva finalement afin de préparer le biberon de son enfant, ce dernier – par chance – ne luttant que très peu avant de finalement céder. Ne pouvant se résoudre à rentrer immédiatement chez elle, la jeune femme ne pouvait néanmoins s’empêcher d’y songer, se demandant alors comment elle allait s’y prendre – et quand – afin de retourner auprès de la femme qu’elle aimait, mais également de lui rendre son petit garçon.

    Je ne peux pas, non. Je ne pourrais pas te regarder dans les yeux, ni même te rassurer. Je crains de te voir effondrée, déboussolée. Je crains ta colère, tes réactions. Je ne veux pas me séparer de lui, tu sais ? Je ne veux pas, te le ramener seulement, puis repartir dans cet hôtel, seule. Mais je ne veux pas plus vous éloigner l’un de l’autre, tandis que mon égoïsme me déchire, la culpabilité, l’angoisse des retrouvailles également. Il est trop tôt, pour songer à un quelconque retour. Il est trop tôt… Pardonne-moi…

    Hop,
    Hop.

    Devant se rendre à l’université pour un cours de trois heures ce matin-ci, Ludmila ne tarda donc pas à se préparer – ainsi que son fils – emportant finalement ce dernier avec elle, non sans que cela ne la rende quelque peu nerveuse. Evidemment, il lui fallut passer par l’administration, afin de s’assurer que la présence du petit dans l’amphithéâtre – exceptionnellement – ne posait pas trop de problème. Bien que quelque peu réticentes, les deux femmes à qui la jeune psychologue avait affaire ne tardèrent pas accepter, pour cette fois-ci seulement. Ainsi la jeune Russe garda-t-elle son fils auprès d’elle durant ses trois heures de cours, l’installant dans un petit siège entouré de jouet qu’elle avait dû passer acheter pour l’occasion. Evidemment, les choses furent très claires, vis-à-vis de ses étudiants. A peine la grande porte fut-elle fermée, que la jeune femme précisa avec fermeté, plus autoritaire encore qu’elle ne l’était habituellement :

    Pas de commentaires.
    Pas de questions.
    Pas de photographies, et bien moins encore de vidéos.

    Si l’un d’eux se faisait prendre en flagrant délit, ce serait la porte, immédiatement, et jusqu’à la fin du semestre. Ainsi, lorsqu’après elle eut terminé et qu’une jeune fille lui demanda, visiblement enthousiaste et attendrie par le bébé, le prénom de ce dernier, Ludmila ne passa pas par quatre chemins, sa voix claquant dans l’immense salle, sans détour :

    - Dehors.

    Cet exemple sembla fonctionner, puisque plus personne dans cette classe ne tenta plus la moindre question au sujet du petit, et ce jusqu’à la fin de ce cours. Ravie de cela, Ludmila n’en fut néanmoins pas moins anxieuse, craignant à chaque instant que son adorable fils ne se mette à crier, lui demandant plus d’attention qu’elle ne pouvait lui offrir. Fort heureuse, la jeune psychologue n’eut à venir auprès de lui que quelques fois seulement – tout en continuant son cours en un sérieux des plus exemplaires – afin de lui remettre sa tétine, ou encore le rassurer de quelques douces paroles.

    -

    Le week-end arriva donc bien vite, Ludmila passant le plus clair de son temps à songer à sa compagne, bien qu’encore parfaitement incapable de lui revenir. Ainsi se contentait-elle d’occuper au maximum son petit garçon, calmant ses quelques crises d’angoisse et de colère en l’emmenant se promener en ville, au parc, ou encore dans le premier taxi qui passait pas là. Evidemment, la belle blonde était bien consciente que cette situation ne pouvait plus durer. Dès le lundi suivant, il lui faudrait retourner travailler, chose qui lui serait alors totalement impossible, si Edan restait avec elle. Mais était-ce réellement ce qui importait le plus à sa jeune Russe ? Non, bien sûr. Savoir Dominura seule, loin de son enfant, lui semblait de plus en plus insupportable.

    C’est ainsi que – après avoir passé son week-end entier à y réfléchir, tentant d’apaiser ses craintes en prenant un certain recul sur la situation – Ludmila décida finalement de mettre fin à la location de cette chambre d’hôtel. Reprenant son fils et leurs bagages tandis que la nuit était déjà tombée sur la ville – aux alentours de dix-neuf heure, suite au dîner du petit – la jeune femme sortie donc de l’hôtel en question, grimpant dans un taxi en direction de son appartement.

    Terriblement angoissée à l’idée de retrouver la femme qu’elle aimait – et qui lui manquait terriblement – Ludmila semblait se raccrocher à l’adorable minois de son enfant, lui adressant un tendre sourire, comme tentant de s’encourager elle-même de ces quelques mots :

    - Nous allons retrouver Maman mon Trésor, tu es content ?


    Edan s’agitant en un sourire démontrant qu’il avait visiblement bien compris où les menait ce taxi, Ludmila ne put que s’attendrir davantage, lui offrant un tendre baiser sur le front tandis que son propre sourire ne pouvait que se faire plus doux, maternel.

    Que ferais-je sans toi, mon cher petit Ange.

    J’ai si peur, tu sais, des minutes à venir. J’ai peur d’ouvrir la porte, de ne pas la voir. J’ai peur de la voir, et qu’elle ne me regarde pas. Comment va-t-elle ? Peux-tu seulement le deviner, mieux que moi ? Tu as ce lien si fort, si fusionnel, avec Elle… En serais-je jalouse ? Parfois, oui – Je l’avoue.

    Tic
    Tac

    Sortant du taxi après avoir remercié et payé son chauffeur, la jeune Russe reprit donc ses quelques bagages – étant bien plus chargée que lors de son départ, ce qui n’était pas peu dire pour ses frêles bras – prenant exceptionnellement l’ascenseur afin de se rendre à l’étage de leur appartement.

    Clac
    Clac

    Edan laissant échapper quelques gémissements enjoués en reconnaissant l’intérieur de leur immeuble, Ludmila ne put alors que lui adresser quelques tendres sourires, enfonçant sa clé personnelle dans la serrure de la porte d’entrée. Hop. Discrètement – son cœur se mettant alors à battre d’une appréhension sans pareille – la jeune femme entra finalement dans le hall de son appartement, refermant la porte derrière elle avant de finalement poser toutes ses affaires au sol. Rapidement – n’osant guère appeler Dominura, comme pour repousser au maximum l’instant où elle aurait à lui faire face – Ludmila retira son manteau, puis dégagea Edan du sien, se défaisant par ailleurs du porte-bébé – qu’elle accrocha au porte-manteau ici présent.

    Bam
    Bam

    Où es-tu, Trésor ? Je n’ose pas même avancer, gardant seulement notre fils contre moi, tremblante d’une panique nouvelle. Que vais-je pouvoir te dire ? Comment vas-tu m’accueillir, suite à toute cette histoire ? Ainsi je reste ici, calant Edan contre mon épaule tandis que l’une de mes mains se cale dans son dos, l’autre venant caresser ses cheveux avec douceur.

    Regardant un peu autour d’elle en avançant d’un pas – deux tout au plus – la jeune femme fut bientôt surprise d’entendre un cri puissant et insistant de la part de son petit garçon, cri qui sans doute pouvait s’entendre dans tout l’appartement. Ses sourcils se fronçant quelque peu, la jeune Russe resserra davantage son étreinte sur son petit, comme se doutant à présent que ce dernier venait de sonner l’heure de leurs retrouvailles avec Dominura.

    Mon Dieu.

    Que puis-je faire, sinon craindre ?
    Mes mains se mettent à trembler, contre ce petit Trésor, qui réclame ta présence.
    L’as-tu seulement entendu, mon Amour ?

    Viens le chercher.
    Viens prendre ton fils et…

    Pardonne-moi,
    Ou… Achève-moi.


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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Sam 28 Mai 2011 - 20:50

    ~ Suite au départ de son aimée, accompagnée de leur enfant, Dominura avait tout d'abord laissé son esprit se perdre dans la violence, face à l'atrocité de cette situation qu'elle n'avait alors compris qu'à moitié. Ainsi s'était-elle tout simplement vengée contre le matériel de son propre salon, laissant valser les cadres, ses propres Illustrations, et même... La photographie de son petit Édouard, qui, jusqu'alors, avait trôné sans conséquences ni prétention au-dessus de la cheminée moderne. Se refermant sur elle-même, la présence de son frère auprès de sa personne, ce soir-là, fut sans doutes plus que bienvenu. En effet, ce dernier s'était présenté à elle, la rassurant tout en lui annonçant une nouvelle des plus terribles : Elle était victime de la maladie d'Alzheimer, qui, comme elle le savait bien, détériorerait son cerveau, ses souvenirs, jusqu'à la faire disparaître du monde réel, sans retour possible.

    Cette nuit-là, désemparée, la grande femme était passé par les plus grands stades émotionnels, se perdant tout d'abord dans les larmes pour ensuite passer à la profonde détresse, la panique, la nervosité, l'extrême violence – S'en prenant même à se défouler de ses poings sur le torse de son frère attentif – avant d'en revenir au plus profond traumatisme, finissant par s'épuiser de terreur, de peur, d'angoisse, de désespoir. Comment pouvait-elle seulement vivre, en sachant cela ? Et... Ludmila en avait été consciente ? Ludmila le savait ? Mais... Comment ? Avait-elle fait des tests ? Avait-elle reçu des résultats, sans le lui dire ? Comment s'y était-elle prise, exactement ?

    Pourquoi... Pourquoi lui avait-elle caché quelque chose de cette gravité ?!
    Comment avait-elle seulement pu ?

    Mais surtout... Depuis quand le savait-elle ?
    L'avait-elle laissée, consciemment, mettre au monde leur enfant, en sachant quelle tare était en train de se développer dans le corps de la mère de ce dernier ?
    Ludmila... Aurais-tu vraiment mis en danger notre enfant ? Non... Non... C'est impossible !

    Ce jour-là, Claude avait décidé de demeurer aux côtés d'une Dominura détruite et hystérique, cette dernière ayant vraisemblablement besoin d'une grande aide afin de surmonter cette terrible épreuve. Par ailleurs, le frère Romley avait laissé entendre quelques mots à la dessinatrice au sujet de la jolie Ludmila, défendant sa sincérité, son amour, ses attentions, qui avaient semblé alors échapper à la pauvre dessinatrice, prise en traitre dans son propre état de santé alarmant.

    Il n'y a rien à faire ?
    Vais-je vraiment mourir, comme ma mère, en ne me souvenant même plus des personnes que j'aime plus que tout au monde ?
    Vais-je perdre la vie, Ludmila, sans pouvoir me rappeler tout l'amour que je te portes ?

    Comment as-tu pu me cacher une telle chose...
    Comment as-tu pu me faire ça.

    BamBamBamBamBam

    Après une nuit commune en compagnie de son frère, la grande femme avait dû le laisser partir, l'accompagnant même à l'aéroport, l'enlaçant une dernière fois en une terrible déchirure, se retrouvant à nouveau seule, dans son taxi, pour le chemin de la maison. Les jours qui suivirent ne furent pas d'une joie intense, Dominura se refermant quelque peu dans son rangement, son grand ménage de l'appartement, alors saccagé, notamment au salon. Retrouvant un certain calme, ravalant ses larmes après avoir pleuré une journée entière, la dessinatrice s'était donc attelée au travail de nettoyage, effaçant toutes traces de sa propre violence, comme pour prendre un nouveau départ sur sa propre vie. Les morceaux de verre furent jetés. Les Illustrations rangées. Sur les murs du salon, plus de cadres, seulement des murs, sobres, simples, dépourvus de tout ornements. La cheminée était désormais vide, tandis que la photo du petit Édouard avait retrouvé l'album, qui, lui-même, regagna les placards fermés de la salle d'accueil. Chaque fois, pourtant, que la grande femme resongeait à Ludmila, il naissait en elle une grande détresse, une certaine peur, mais également une grande tristesse, comme d'un amour perdu, échappé, évader.

    Où es-tu, mon amour ?
    Tu me manques, tellement... Mais je ne puis te pardonner si facilement le mal que tu m'as fait.
    Tu sais ? Ma blessure ne s'est pas refermée.

    Où se trouve mon fils ?
    J'ai peur pour lui, si loin de moi... Comment se porte t-il ?
    Je ne comprends toujours pas, comment tu as pu m'en séparer ainsi, sans pitié.

    Tu ne m'as pas donné de nouvelles.

    Quand reviendras-tu seulement ?
    Mes amours...

    ~

    La soirée du Dimanche arrivant, la grande femme avait tout de même réussi à trouver la force morale de s'habiller, troquant ses jolies robe anis contre un pull long et doux, lâché et lui arrivant aux genoux, telle une étrange robe d'hiver, de couleur ocre-sienne. Les cheveux libres, les visage sans maquillage tout autant, elle s'était, en cette journée, simplement attelée à la réponse à ses mails, au rangement des placards de la cuisine – Qui étaient pourtant déjà maniaquement bien ordonnés – et à la lecture d'ouvrages concernant sa maladie, achetés sur internet le lendemain de l'affreuse nouvelle.

    Assise en tailleur sur la moquette de la chambre vide d'Edan, l'Illustratrice, le regard neutre mais profondément blessé se posant sur les lignes de sa lecture, tournait simplement les pages de son ouvrage, ne s'attendant pas le moins du monde à la venue de sa belle conjointe. Par ailleurs, lorsque cette dernière entra dans l'appartement, la grande femme, qui avait mis en marche les hauts parleurs de son lecteur de musique sur un air du requiem de Mozart, ne se rendit pas compte de sa présence. Ce ne fut que le cri de son fils qui l'alerta.

    E... Edan ?!

    Se levant d'un bond, son doigt claquant sur le bouton « Stop » de l'appareil tandis qu'elle laissait son livre à terre sous son mouvement brusque, la grande femme laissa ses pas rapides et désordonnés la porter jusqu'au couloir, ses yeux s'écarquillant à la vue du petit garçon, sur lequel elle fondit, le prenant, d'un élan tendre mais rapide et déterminé, des bras de son autre mère. Passant avec amour et attention une main sur le visage de ce dernier, comme si elle n'arrivait pas à savoir s'il s'agissait vraiment d'un fait réel ou d'une hallucination, elle laissa entendre, d'une voix découpée par un profond malêtre mais tout de même maternelle et attentionnée :


    « Ooooh, mon petit chat... Tu m'as manqué mon amour...♥ »

    Embrassant à de multiples reprises le front et les joues du petit garçon qui gesticulait – Apparemment apaisé d'être entouré de ses deux mères – elle fit quelques pas dans le hall, à droite, à gauche, comme le berçant pour le calmer, avant de le porter, sans un mot, jusqu'à sa chambre. L'y laissant dans son petit lit quelques instants, elle finit tout de même par réapparaitre dans le hall d'entrée, ses airs doux et maternels ayant entièrement disparu de son visage refroidi par la distance mais surtout... Une immense peine, ainsi qu'une tout aussi grande tristesse, mêlée d'une déception déchirante.

    Bam Bam Bam Bam Bam

    Quelques pas, rigides, furent orientés vers Ludmila,
    Et, alors qu'elle se retrouvait face à elle, d'une distance raisonnable,
    Sa main vola dans les airs, claquant la joue de la belle blonde.

    STAHCK~ !

    Mais la haine, n'y était pas.
    Seulement un malheur. Intense. Insoutenable.

    Tu m'as menti.
    Tu m'as manqué.
    Tu m'as... Terriblement manqué.
    Je ne peux pas croire, que tu m'aies fait une chose pareille.
    Je t'aime tant.

    Et sous la violence de mon geste,
    Je demeure là, droite et froide, devant toi, mon regard perçant fixant le tien,

    Alors que les larmes coulent à présent silencieusement sur mes joues pâles,
    Et ma bouche se tord, réprimant un sanglot.

    Ne me refais plus jamais ça.
    Ne me refais plus jamais ça.
    Aime-moi.

_________________

- Dominura Romley -
♥️

-Pas un coeur de pierre mais seulement malheureuse-
-Et si vous osiez un quelconque effort ? Les sourires, ça se décroche-
[Ps : Lien musical]
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Sam 28 Mai 2011 - 22:17

    Sachant pertinemment que Dominura n’allait pas tarder à arriver – probablement alerté par le cri strident de leur fils – Ludmila quant à elle rester ainsi figée dans le hall d’entrée, son cœur battant si vite à présent qu’elle commençait à en avoir la nausée. Comment allait-elle seulement réagir, face à cette femme qu’elle aimait tant, mais qu’elle avait ainsi lâchement abandonnée, ces derniers jours. Incapable de faire le moindre pas en avant, Ludmila se sentie bientôt pâlir lorsque son aimée fit son apparition dans le hall, fondant avec détermination sur leur petit garçon. Ses lèvres se pinçant très légèrement entre elles tandis qu’elle n’osait réellement regarder Dominura – de peur de croiser son regard – la jeune Russe ne tarda donc pas à laisser Edan s’échapper d’entre ses bras, ses yeux bruns le suivant d’une lueur de tendre excuse. Esquissant néanmoins un très fin sourire peu assuré face aux mouvements enthousiastes et heureux du petit, la jeune Russe ne put que sentir soulager d’un premier poids, sincèrement désolée de l’avoir ainsi séparé de sa mère biologique. Comment avait-elle pu ? Elle-même ne saurait clairement l’expliqué, si ce n’était de par sa peur de le voir en danger, alors même que Dominura était en proie à une crise effrayante, qui à ses yeux ne lui permettait plus de s’occuper seule de leur petit Trésor. Mais n’avait-elle pas pu le lui ramener plus tôt ? Certes, cela aurait sans doute été plus correct. Mais alors, sans doute aurait-elle dû s’en séparer elle-même, chose qui lui semblait être totalement insupportable, hors de question.

    Bam
    Bam

    Je suis tellement désolée, de vous avoir séparer. Pourrais-je seulement me le pardonner, un jour ? Il ne sert à rien – après tout – de ressasser ainsi cette épreuve, qui peut-être était une erreur de ma part. Que dire de plus, sinon que je n’ai pas su – sur le coup – réagit d’une quelconque autre manière ? Et tu quittes à présent le hall, emportant notre fils, sans même me regarder. Tes mots, ton attention à son égard, ne peuvent que me culpabiliser davantage, tu sais ? J’ai honte, de vous avoir ainsi éloignés l’un de d’autre. Pourrons-nous seulement continuer à vivre tous les trois, comme avant ? J’ai si peur, que tu ne veuilles plus m’adresser la parole, que tu souhaites me voir partir, et ne plus jamais vous voir. Et tandis que je me retrouve seule dans ce hall d’entrée silencieux, quelques larmes me montent au yeux, la panique s’emparant davantage de mon cœur emporté.

    Tic
    Tac

    Restant immobile dans le hall – comme attendant une quelconque autorisation afin de se mettre plus à ses aises dans cet appartement, qui était pourtant également le sien – Ludmila laissa finalement son regard scruter un instant la pièce, tentant de ne pas s’écrouler sous cette pression nouvelle. Dominura allait-elle revenir la voir, après avoir mené Edan à sa chambre ? Cela n’était finalement pas si évident, n’est-ce pas ? La belle française pouvait très bien rester enfermée dans cette chambre, lui refusant tout contact, dans l’attente qu’elle ne s’en aille ? Qui sait. Heureusement – ou malheureusement pour elle – Ludmila put bientôt entendre les pas de sa belle se rapprocher à nouveau, cette dernière – qu’elle trouvait toujours terriblement belle et attirante, et ce malgré sa tenue décontractée – avançant vers elle d’un pas déterminé, ayant bien évidemment perdu la tendresse et la douceur qu’elle adressait précédemment à leur charmant enfant.

    Son regard croisant celui de sa compagne, Ludmila se sentie soudainement pâlir, y décelant cette froide distance, mais aussi et surtout cette peine immense, cette déception qui lui brisait le cœur. N’ayant guère le temps de réagir face à cette détermination angoissante, la jeune Russe resta finalement figée sur place, son souffle se coupant jusqu’à voir sa belle au plus proche, se main volant alors violemment contre sa joue bien pâle.

    STAHCK~ !

    Fermant les yeux tandis qu’elle étouffait un gémissement douloureux suite à cette gifle, Ludmila sentie sa tête tourner légèrement sur le côté, portant l’une de ses mains contre sa joue en un souffle coupable. Ce geste ayant suffit à la faire pâlir davantage – à l’exception de sa joue meurtrie – la jolie blonde détourna finalement les yeux, son regard sombre et à présent brillant de larme regardant le sol en une détresse évidente. Ainsi soumise à l’aura dégagée par sa compagne – accusant le coup de cette gifle, tout en étant consciente de l’avoir méritée – Ludmila se redressa néanmoins bien vite, sa main seule restant sur sa joue, tremblante de nervosité.

    Je ne peux pas même te regarder, tu sais ?
    Tu as le droit d’être en colère, oui. Je comprendrais, si tu ne voulais plus jamais me revoir, si tu ne pouvais me pardonner d’avoir ainsi emporté notre fils, mais également d’avoir gardé pour moi ce terrible secret, durant tant de temps. Je comprends. Alors que puis-je seulement te dire, pour ma défense ? Je n’ai pas la force de me justifier, tant mon cœur s’emballe d’une terreur persistante, douloureuse : Veux-tu mettre fin à notre relation, Dominura ? Non ! Non, je t’en prie. Tu me pardonneras, n’est-ce pas ? Je ne peux pas me passer de toi. Je ne peux pas me passer de vous, qui êtes absolument toute ma vie. Je t’aime bien trop. Je t’aime bien plus, que ma propre vie, et ne pourrait supporter de te perdre une nouvelle fois.

    BamBamBam
    BamBamBam

    Parvenant finalement à relever les yeux vers sa compagne après seulement quelques secondes d’un silence des plus oppressants, Ludmila étouffa un sanglot, sa gorge restant nouée tant elle craignait l’actuelle situation. Pouvait-elle seulement fuir ? Oh, oui, elle le pouvait. Mais la jeune femme n’en avait visiblement pas l’intention, ayant sincèrement besoin de savoir si elle pouvait – ou non – continuer à espérer pour son couple. Se souciant également bien évidemment de ce que pouvait ressentir sa conjointe face à tout cela, la jeune Russe se sentie défaillir face à l’immense peine qui se lisait dans les yeux de la femme qu’elle aimait, ainsi que cette déception flagrante, qui lui était ici terriblement douloureuse.

    Ne pleure pas… J’aimerais pouvoir te prendre dans mes bras, te rassurer, et te dire à quel point je suis désolée, de m’être ainsi comportée avec toi. J’aimerais te soulager de ces maux, et t’épargner cette douleur supplémentaire, que j’ai moi-même engendrée. Mais comment m’y prendre ? Je t’ai déçu, et cela me brise le cœur, me tiraille, au plus profond de mon âme. Je voudrais t’enlacer, toi qui pourtant me regardes ainsi si intensément, de cette froide souffrance, de cette droiture respectable mais d’autant plus déstabilisante à mes yeux. J’ai face à moi cette femme, lucide et ferme, que j’ai toujours aimée. Pourrais-je à présent en avoir peur ?

    J’ai peur, d’une nouvelle dispute.
    J’ai peur de te voir me rejeter.

    -

    Ses lèvres se pinçant en un sanglot laissant à présent perler de lourdes larmes le long de ses joues pâles, Ludmila hésita un instant à prendre la fuite en direction de la salle de bain – où elle pourrait s’enfermer – avant de finalement se résoudre à rester ainsi face à sa conjointe, déterminée à essayer – au moins – d’arranger quelque peu les choses entre elles. Ainsi ne tarda-t-elle pas à bredouiller quelques mots, son regard fuyant parfois le sien d’une honte incontestable, d’une culpabilité évidente :

    - Tu… Tu m’as manquée

    Ne pouvant vraisemblablement rien dire de plus pour l’instant, Ludmila laissa son regard croiser à nouveau celui de Dominura, ses yeux bruns et humides de larmes semblant implorer son pardon d’une tendresse sincère. Pouvait-elle seulement s’en sortir comme ça, si facilement ? Non, cela semblait évident. Dominura avait sans doute bien des choses à lui dire, n’est-ce pas ? Il fallait qu’elle lui dise, où la jeune Russe sans doute ferait-elle inconsciemment son possible pour passer outre cette importante conversation, n’ayant pour l’instant pas la force de lui expliquer les raisons de ses mensonges.

    J’aimerais seulement te prendre dans mes bras, te sentir contre moi.
    Peux-tu voir tout mon amour, Trésor ? Je te regarde, avide de nos contacts, terrorisée à l’idée de t’avoir finalement perdue. Regarde-moi. Regarde-moi – oui, moi – qui comme aux premiers jours, laisse seulement ma main venir frôler la tienne, d’une appréhension perceptible et angoissée. Comme un simple pas – vers toi – sincère mais méfiant, craignant le rejet, l’incompréhension et la colère.

    Qu’allons-nous faire ?
    J’ai besoin d’un signe.
    J’ai besoin d’un geste.

    Est-ce que tu m’aimes encore, mon Amour ?

    En ce qui me concerne,
    Sache que jamais je ne t’ai tant aimée,
    Que lors de ces derniers mois…

    Malgré nos erreurs,
    Malgré nos disputes,

    Je t’aime,
    A en mourir.


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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Sam 28 Mai 2011 - 23:37

    ~ Des larmes silencieuses coulant de son regard droit et direct, Dominura avait alors laissé sa main claquer la si belle joue de Ludmila, faisant par ailleurs dériver la tête de cette dernière, dans un mouvement plus ou moins leste. N'éprouvant aucuns remords face à ce geste qui portait plus un message qu'un réel désir de frapper la jeune femme – Ludmila pouvant facilement deviner que si Dominura avait voulu être violente avec elle, la gifle n'aurait pas été si faible, cette dernière sonnant plutôt comme un symbole – la dessinatrice se contenta ensuite se pincer ses lèvres entre elles, dans une expression qui laissait clairement comprendre ses sentiments.

    Ludmila, oui, ma si belle Ludmila, mon amour...
    Je ne voudrais pas, avoir à lever la main sur toi.
    Mais en de telles circonstances, tu me comprends, n'est-ce pas ?

    Comment as-tu pu... Comment as-tu seulement pu. Te rends-tu seulement compte, tandis que ton regard fuis le mien – Moi qui t'observe alors si intensément – de ce que tu as fait ? Ce que cela aurait pu signifier, que ce cela peut signifier, pour notre enfant ? Et si Edan était, lui aussi, porteur du gêne ? Je ne veux pas y penser. Et puis. Tu savais, que je ne finirai pas ma vie en mes capacités mentales actuelles. Sais-tu, à quel point cela m'affecte ? Je ne verrai pas, les sourires ou les larmes, en cette fin de vie où je ne serai alors qu'extérieure, lointaine à moi-même. Puis-je seulement me penser capable, de vieillir ainsi, sachant par avance que je ne me souviendrai peut-être plus de mes proches, des personnes que j'aime le plus au monde ?

    Je ne comprends pas tes choix.
    Pourtant... Tu savais, qu'ils auraient des conséquences, n'est-ce pas ?
    Comment as-tu pu jouer ainsi avec mon amour, ma confiance ?

    Je me perds, entre mes peurs, ma crainte, cette anxiété à vieillir et sentir la maladie prendre le dessus sur ma personne... Je me perds, dans l'incompréhension, le sentiment d'injustice, le rejet, l'attraction, l'amour, le besoin de t'avoir auprès de moi, de ressentir ta présence, tes bras... Mais... Je... Je ne peux pas ! Le vois-tu ? Je ne me sens pas capable, de t'accueillir si proche de moi, tandis que tu as agi comme une étrangère. As-tu pensé, à ce que je pourrais ressentir, en apprenant une pareille nouvelle, et, pire, te sachant déjà la connaître, bien avant moi, principale concernée ?

    Depuis quand.
    Depuis quand le sais-tu, Ludmila ?!
    J'aimerais savoir.
    Je me meurs, je me brise, face à toi, bien que cela ne se voie pas, hormis dans la déchirure de ces larmes étranges qui coulent toujours le long de mes joues pâles, sans un sanglot, sans un gémissement.

    BamBamBamBamBam

    Ludmila relevant finalement les yeux vers sa conjointe, leurs regards se croisant, Dominura n'afficha aucune expression davantage marquée, attendant très certainement les futurs mots de la jeune femme qu'elle aimait, si tant était que cette dernière fut capable de lui en laisser entendre, en de telles circonstances. Pouvait-elle seulement s'expliquer, se justifier ? La grande femme, à vrai dire, déjà bien troublée par sa propre maladie, n'avait pas réellement l'envie immédiate de comprendre les obscures raisons de Ludmila pour lui avoir caché une chose aussi importante, presque vitale. Je ne me sens pas capable, d'entendre le moindre mot à ce sujet, trésor. Et pourtant... Il le faudrait, n'est-ce pas ? J'hésite, je m'égare, je ne me reconnais pas, tandis que je parais devant toi comme la femme forte que j'étais avant.

    A vrai dire... Cette nouvelle a fait en moi comme un électrochoc. Est-ce seulement possible ? Si ces dernières semaines, ces derniers mois, je m'étais laissée aller à quelque dépression, étrangement, savoir qu'il ne me restait sans doutes plus réellement de temps en bonne conscience avec moi même m'a permis de réfléchir quelque peu. Ces derniers temps, j'ai été comme faible, incapable de voir le monde réel en face. Puis-je seulement continuer à me comporter ainsi ? J'ai mal, de me rendre compte à quel point j'ai pu être égoïste, me rabaissant à quelques faiblesses de l'âme que je ne voulais pas le moins du monde.

    Où était alors passé, cette femme qui croyait en ce qu'elle faisait ?
    Qui s'adonnait corps et âme à son travail ?
    Qui prenait en compte les avis, les regards d'autrui, pour progresser ?
    Qui ne laissait voir d'elle que ce qui était important ?

    Je n'étais plus la Dominura que je reconnaissais comme étant moi-même. Et à présent ? Je ne puis qu'essayer de me rattraper. Et mon aura, déjà, est de retour, comme cette douce carapace qui ne fais pourtant pas de moi quelqu'un de mauvais. Tu sais, je ne joues pas, mon amour. Je n'ai jamais joué. Mais à présent ? Je me rends compte, de mon laisser-aller.

    Je veux redevenir, cette femme, que tu as connu, que tu as aimée.
    Je veux mériter, ces noms, que l'on me donnait.
    Ce statut, qui m'était délivré à raison.

    BamBamBamBamBam

    Et tu te présentes à moi, me laissant entendre quelques paroles. Je t'ai manquée. Mais n'est-ce pas toi, qui m'a quittée, Ludmila ? Je comprends, pourtant, que tu aies pu vouloir te passer de moi. Mais en de telles circonstances ? Avais-tu réellement le droit, de me faire ça ? Si j'ai pris du recul, sur les choses, je n'ai pourtant pas oublié, ce que tu m'as fait subir. Cette homme, disait sans doutes faux : J'ai eu le temps d'y réfléchir, ces derniers jours. Mais tu n'as rien fait, pour me rassurer, de ton côté... Me soutenir, dans mon combat.

    Où étais-tu, Ludmila ?
    Où étais-tu, pendant tout ce temps, alors que je me détruisais sous tes yeux ?

    ~

    Dominura, qui avait alors baissé les yeux aux paroles de Ludmila, se trouvant parfaitement incapable d'y répondre directement, releva finalement ses pupilles sombres vers son aimée, lorsque cette dernière passa sa main sur sa joue, avec douceur et peine. Je sais, que tu n'as pas de mauvaises intentions. Et pourtant, je me refuse, pour le moment, ce contact, attrapant doucement tes doigts des miens, si fins, retirant ta main pour la ramener à toi, en une terrible lenteur, te regardant toujours. Séchant alors ses larmes d'un revers de main, ramenant ses yeux brillants au visage de sa conjointe, gardant sa droiture certaine, Dominura laissa finalement entendre, déchirée, sans pour autant agresser la jeune femme :


    « Tu m'as laissée, dans l'ignorance, tandis que tu savais... Tu as pris le risque, en toute conscience, de condamner notre enfant... »

    Pinçant ses lèvres, elle ajouta, d'un ton légèrement plus élancé, signe évident de sa panique soudaine, sans doutes dûe à l'angoisse qu'elle avait à se savoir atteinte de cette terrible maladie :

    « Te rends-tu compte, des conséquences que cela aurait pu avoir ?! »

    Je ne te parles pas, comme à un enfant.
    Je ne te prends pas, comme un enfant.

    Mais je voudrais, que tu comprennes ma peine, mon horreur, ma panique. Dis-moi Ludmila : Edan a t-il subi des tests ? Avoue-le moi. Dis-le moi. Rassure-moi, je t'en supplie.

    BamBamBamBamBam

    Pinçant à nouveau ses lèvres entre elles, s'effondrant mentalement sous la pression de la crainte et celle du soucis qu'elle se faisait pour Ludmila ainsi que pour son fils, la grande femme passa une main frêle sur son visage, sans pour autant verser de larmes supplémentaires, relevant la tête vers Ludmila, la main crispée devant sa propre bouche, comme pour empêcher de terribles larmes déchirante venir couler à nouveau sur ses joues aux traits tirés :


    « Un jour, peut-être rapidement, je perdrai la mémoire... Je ne me souviendrai plus de ton identité... Je ne croirai plus en notre amour... Je ne reconnaitrai plus mon propre fils... Et tu voulais me cacher ça, Ludmila ? »

    Comprends, dans cette phrase, à quel point cette nouvelle me déchire,
    A quel point, j'ai besoin de toi,
    A quel point, je t'aime.

    Ma fierté m'empêche de te serrer dans mes bras,
    Mais dieu sait si j'en ai besoin.

    Oui, j'ai besoin de ta présence
    De ton amour,
    Toi, qui m'a ensorcelée, dès notre première rencontre.

    Ne me fais plus
    Jamais ça
    Ludmila

    Ne m'abandonnes pas
    Je t'en supplie
    Pense, à nous...

    Tant je t'aime,
    A en mourir.

    A en mourir.

_________________

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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Dim 29 Mai 2011 - 1:33

    Face à sa compagne, Ludmila semblait donc à présent totalement déstabiliser, prenant sur elle pour ne pas s’effondrer davantage. Oh, pour sûr, la jeune femme ne faisait pas la maligne, ainsi confrontée à ses propres erreurs, dont les conséquences ne pouvaient être davantage mises en avant que présentement. Les larmes de sa conjointe ne pouvant que lui briser le cœur, la charmante blonde ne pouvait donc soutenir que quelques secondes, régulièrement contrainte de baisser les yeux, tant sa culpabilité la pesait. Dominura allait-elle la rejeter, pour ces multiples erreurs ? La jeune femme ne tarda pas à le savoir, sentant d’ores et déjà les doigts de sa compagne venir rejoindre le sien, les repoussant lentement tandis que son regard continuait à la fixer, de cette détermination distante et peinée. Subissant ce rejet comme un coup de poignard en plein cœur – ne pouvant néanmoins en vouloir à sa belle – Ludmila baissa alors à nouveau les yeux, étouffant un sanglot tandis que l’une de ses mains venait essuyer ses joues très pâles.

    Je comprends, que tu ne veuilles pas de ces contacts, aussi légers soient-ils.
    Mais pourrais-je seulement te parler, m’expliquer, si je sens que tu y es ainsi réticente ?
    Je n’ai pas la force. Tu es la seule, à pouvoir me rassurer, me convaincre de rester. Et pourtant – bien que je souffre terriblement de te voir ainsi m’éloigner de toi – je ne peux me résoudre à fuir, bien trop attachée à toi pour risquer de te perdre à jamais, bien trop amoureuse, pour en avoir l’envie elle-même.

    Je n’ai pas été aussi présente que j’aurais aimé l’être, ces derniers mois. T’ai-je délaissé, au profit de notre petit garçon ? Peut-être, inconsciemment. J’ai sans doute été lâche, faible. Mais as-tu seulement pensé à tout ce que j’ai pu ressentir, également ? Tu ne voulais plus me toucher. Tu ne voulais pas me parler. Je me suis parfois sentie si seule, étrangère. Et pourtant, jamais mon amour pour toi ne s’est tari, me poussant ainsi à faire ces efforts qui me paraissent à présent si faibles, comparé à ce dont tu avais réellement besoin.

    Bam
    Bam

    Dominura ne répondant finalement pas à ses propres paroles, la jeune Russe n’en fut pas davantage troublée, ce contentant de lui laisser le temps de lui dire ce qu’elle avait sur le cœur, et qui sans doute était inévitable. Ainsi honteuse et terriblement troublée de par cette situation dangereuse pour leur couple, la jeune Russe parvint finalement à regarder à nouveau sa belle dans les yeux, aux premières paroles de cette dernière, lucides et douloureusement véridiques.

    Je t’ai laissé dans l’ignorance, oui, tandis que je savais tout. J’ai également pris le risque, de voir notre enfant être porteur de ce même gène, qui un jour te fera oublier tes souvenirs. Je sais, que tu n’aurais jamais voulu de notre bébé, si tu avais su. Aurais-je dû tomber moi-même enceinte, pour ainsi mettre tout risque de côté ? Sans doute aurait-ce été plus raisonnable, oui. Mais je voulais tant cet enfant, et… Je voulais que tu sois mère à nouveau, espérant seulement que la chance soit avec nous, par la suite. Et nous en avons eu, bien que tu n’en sois pas encore consciente. Edan n’a rien, tu sais. Il n’a rien, et si tu perdras sans doute la vie bien plus tôt qu’il ne le faudrait, je sais que tu pourras toutefois être heureuse de l’avoir, de le voir grandir. Tu le verras grandir, Trésor. Tu ne l’oublieras pas, et il sera toujours là, pour toi. Je sais que j’impose ainsi à notre enfant le supplice qui sera certainement le mien, lorsque ton état s’aggravera. Je le sais. Mais Edan sera préparé à cela, et il le surmontera, par amour pour toi. Tu as le droit au bonheur, malgré la promesse d’un avenir plus sombre que la normal. Je voulais préserver ce bonheur, cette inconscience, le plus longtemps possible.

    Je me rends compte des conséquences, oui. Me crois-tu idiote ? J’y ai songé, durant des heures, des jours, des nuits entières. Je ne pouvais plus dormir, je me forçais à manger, à sourire, pour que tu ne te doutes de rien. Prendre la décision de ne rien te dire à été quelque chose de compliqué, bien que cela ne me semble à présent ridicule, puisqu’il était clair que tu aurais un jour à l’apprendre, malheureusement.

    Comprenant ici que Dominura était inquiète concernant la propre santé de leur fils, Ludmila – qui avait à nouveau baissé les yeux, quelques larmes continuant à perler contre ses joues – ne tarda pas à laisser entendre, en un murmure tremblant, comme n’osant avouer qu’elle avait également caché à Dominura les tests qu’elle avait fais passé à Edan, dès sa naissance :

    - Edan n’a rien… Ne t’en fais pas pour lui…


    Sans doute aurais-je été contrainte de te l’avouer, dans le cas contraire, n’est-ce pas ? J’ai eu si peur, de m’être trompée en choisissant ainsi de jouer sa vie future au hasard, en te poussant à le porter toi-même. Je n’aurais pu me pardonner de l’avoir ainsi condamner, à ce qu’il t’est réservé. Mais il va bien, et j’ose espérer que nous n’aurons pas à en reparler, malgré tous les risques que je t’ai forcé à prendre, sans même t’en informer.

    BamBam
    BamBam

    Son cœur ne cessant de frapper violement et rapidement sa poitrine, la jeune Russe ne put se résoudre à relever les yeux vers sa conjointe, lorsque cette dernière continua, visiblement déchirée par ses propres paroles, qui pourtant n’engageaient visiblement aucune agression vis-à-vis de sa conjointe.

    Je ne voulais pas te cacher ça.

    Je voulais te protéger. Mais pourrais-tu seulement le comprendre ? Oh, je sais, que tu es bien assez intelligente pour cela. Mais auras-tu le recul nécessaire, pour pouvoir – ne serait-ce qu’un instant – te mettre à ma place ? Je me sens déjà tant coupable, tu sais. Je suis coupable, je l’avoue. J’aimerais simplement que tu comprennes, et me pardonnes. Je ne suis plus qu’une enfant, sous la force de ton aura charismatique et troublante, douloureuse et déterminée. J’aimerais me jeter dans tes bras, et pleurer ainsi durant des heures, m’excusant de ces erreurs passées, te promettant de ne plus jamais te mentir – Jamais.

    -

    Prenant en compte sa propre culpabilité et le fait que Dominura semblait bien consciente de ce qu’il lui arrivait actuellement, Ludmila put également comprendre la détresse qui était dégagée par les mots de son aimée, parvenant ainsi à relever ses beaux yeux bruns dans les siens. Ses sourcils se fronçant d’un amour sincère et troublé, la jeune femme pinça un instant ses lèvres entre elles, tentant de se calmer tandis qu’elle tenait avant tout à rassurer sa conjointe, qui en avait visiblement tant besoin :

    - Mais… Je… Je serai là pour toi et… Edan… Si tu ne te souviens pas… Nous serons là, pour t’aider à retrouver la mémoire et…


    Se perdant quelque peu tandis qu’elle souffrait visiblement de ne pas pouvoir prendre Dominura dans ses bras afin de la rassurer de ces quelques paroles, Ludmila faisait néanmoins l’effort d’exprimer ce qu’elle ressentait au sujet de cette maladie, estimant que Dominura pourrait très bien la surmonter, en leur présence – à elle et à Edan. Tous deux seraient là, pour lui rappeler ce qu’elle pourrait oublier, à chaque instant. Et si cela leur promettait sans doute de nouvelles épreuves, la jeune Russe semblait persuadée de pouvoir y arriver, tant son amour pour la belle française était ainsi intense, irréversible. Ainsi ne tarda-t-elle pas à ajouter, se perdant en un sanglot coupable et douloureux, portant par la suite sa main à sa bouche en se détournant nerveusement :

    - Je voulais te protéger… Je voulais que… Que tu profites de ta vie, sans appréhender l’avenir…

    Fermant un instant les yeux afin de contrôler davantage les élans de son cœur, ainsi que son souffle court, la jeune femme s’effondra finalement dans les bras de sa compagne, ne pouvant résister à ce besoin d’être auprès d’elle. Passant ses bras autour de son cou en une étreinte fébrile et tendre, la jeune femme cala finalement son visage contre l’épaule de son aimée, ajoutant douloureusement, suppliante d’un désespoir et d’une peur terrible de la perdre à jamais :

    - Je suis désolée… Je t’en prie… Pardonne-moi… Je veux rester avec toi, je… Je mourrais, de te perdre…

    Evidemment, tout cela pouvait sans doute – vue de l’extérieur – sembler bien trop mélodramatique pour être sincère. Et pourtant, Dominura pouvait sans doute bien sentir la culpabilité et la sincérité de sa compagne, cette dernière s’accrochant à elle en un désespoir effrayant, ses mains glissant à présent contre ses doux cheveux bruns, la maintenant contre elle avec tendresse et désolation.

    J’ai tellement honte, de t’avoir ainsi caché quelque chose de si important. Mais je ne pouvais plus faire marche-arrière et… Je sais à présent, que je n’aurais peut-être pas dû. J’ai honte – également – de me mettre dans un tel état, incapable de contrôler mon corps, tant mon cœur, mon âme s’agitent d’une déchirure effrayante, à la seule idée de te perdre, d’être ainsi mise à l’écart de ta vie. Me crois-tu toujours être la manipulatrice qu’a pu te décrire ton psychiatre ? J’ose espérer que non, tandis que je m’abandonne ainsi à toi, risquant inconsciemment cette fierté, qui habituellement m’aurait empêchée de me jeter ainsi contre toi, de ce désespoir étonnement violent, des plus sincères.

    Pardonne-moi.
    Enlace-moi.

    Aime-moi,
    Toujours.


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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Dim 29 Mai 2011 - 12:26

    ~ Alors que la grande femme continuait à faire face à sa conjointe, cette dernière ne tarda pas à lui laisser entendre, ses yeux perdus dans quelques terribles larmes, que leur fils n'avait rien, qu'elle n'avait pas à s'en faire. A ces propos, Dominura se retint tout juste de hausser les sourcils, ressentant à nouveau monter en elle une vague de rancœur et de nervosité : Leur fils n'avait rien ? Si cela ne manquait pas d'être une bonne nouvelle, l'Illustratrice ne savait pas réellement comment la prendre. Pouvait-elle seulement se soulager, à ces paroles, tandis que cela confortait le fait que Ludmila lui ait tout caché, faisant ses tests et ses multiples magouilles dans son dos ?

    Je te croyais franche
    Je te croyais sincère.
    Tu t'es assurée, de savoir si notre fils avait été touché ? Ce n'est pas ce qui m'importe le plus. Etais-tu assez inconsiente pour prendre le risque de me le faire mettre au monde, tandis que tu savais, pour ma maladie ? Pour lui, tu n'auras su qu'après coup. Mais en attendant ? Tu as tout de même mis une vie en danger. Je ne peux pas y croire.

    Tu m'as... Caché, des faits aussi importants que ceux-là, Ludmila... Te rends-tu compte seulement de la gravité de la situation ? Oui, sans doutes, car je te vois, face à moi, te débattre contre tes regrets, tes peines, ton horreur, ta culpabilité certaine. Mais tes larmes seront-elles seulement aussi glacées que les miennes ? De ton côté, tu garderas ton enfant. Tu garderas ta vie, tes biens. Moi ? Je suis condamnée à me savoir mourir dans l'ignorance et la bêtise. Sais-tu, à quel point cela peut me faire me sentir mal ? J'ai besoin de m'asseoir. Il faut... Que je m'assoie. Mais je ne peux pas.

    Nous sommes face à face, pour cette confrontation, n'est-ce pas ?
    Je ne veux pas comprendre,
    Je veux seulement que tu saches, à quel point je suis déboussolée.

    Je ne sais pas, si je peux encore te faire aveuglément confiance.
    Te jouais-tu de moi, lorsque tu me rabaissais en ne me croyant pas, lorsque je te disais te faire confiance ? Car tu savais, au fond, que tu me cachais des choses si importantes. Et tu osais trouver mes doutes aberrants, malgré mes circonstances atténuantes ? Tu es... Un être détestable, malgré tout l'amour que je te porte. Tu as osé me porter autant de violence, de blessures, tandis que tu savais, que j'avais raison. Niais-tu la réalité ? Je n'arrives pas à comprendre.

    Et pourtant, tu cherches à nouveau à m'expliquer.
    Ne perds pas ton temps, mon amour... Je suis fatiguée, de tout ça.
    Passons à autre chose. Passons, ces terribles nouvelles...
    Je voudrais dormir, ne plus me réveiller.

    Ou alors, sous un jour nouveau.

    BamBamBamBamBam

    Mais
    Je serai là pour toi et Edan
    Si tu ne te souviens pas
    Nous serons là,
    Pour t’aider à retrouver la mémoire

    Tais-toi... Tais-toi... Tais-toi...

    BamBamBamBamBam

    Je voulais te protéger
    Je voulais que tu profites de ta vie,
    Sans appréhender l’avenir

    Tais-toi... Tais-toi... Tais-toi...

    BamBamBamBamBam

    Ces paroles, que Dominura ne voulait pas réellement entendre tant son cœur se serrait à ces mots qui n'étaient pour elle que terrible torture, lui firent détourner le regard, un instant, tandis qu'elle gardait sa main portée à sa propre bouche, couvrant cette dernière, les lèvres pincées. Mais, alors, Ludmila, se perdant dans un nouveau sanglot, fondit sur elle, s'élançant dans ses bras comme pour se blottir contre ce corps droit et quelque peu rigide afin d'éviter tous tremblements superflus.

    Je suis désolée
    Je t’en prie
    Pardonne-moi
    Je veux rester avec toi
    Je mourrais, de te perdre

    BamBamBamBamBam

    Le cœur battant à cent à l'heure – Ludmila pouvant bel et bien le sentir, se retrouvant alors tout contre la femme qu'elle aimait – la grande femme n'osa pas réellement rendre l'étreinte de la belle blonde à cette dernière, ne sachant trop où poser ses mains tandis que ses yeux se perdaient, dans le vide, au-devant d'elle. Tentant de retrouver une respiration quelque peu plus naturelle, se retenant de ne pas repousser la jeune femme qu'elle aimait tant – Malgré tout – l'Illustratrice chercha plutôt à laisser de côté le désespoir effrayant de Ludmila. Passant ses mains fraiches contre les épaules de la jeune psychologue, elle resta un instant comme ça, sans laisser réellement paraître ses sentiments, ne voulant pas non plus brusquer la pauvre jeune femme. Finalement, tandis qu'elle la repoussait doucement pour se retrouver une fois de plus devant elle, de son charisme qui semblait alors avoir atteint une force démesurée, elle laissa entendre, ses yeux sombres se perdant dans les siens :


    « Ça suffit ! Ne. Me. Refais... Plus Jamais une chose pareille... »

    Tu sais, à quel point je préfère la franchise à cette fausse sécurité que tu voulais m'offrir. Et si mon amour pour toi est indéniable, si j'ai extrêmement souffert de ton absence, si j'ai de nombreuses fois voulu ma propre mort de par mon manque de toi... Je ne puis pas te le laisser entendre de ma bouche, immédiatement, préférant que tu puisses le deviner dans mes yeux qui n'ont d'attention que pour toi.

    Vois-tu, cette détresse profonde qui me ronge, sous cette force que je te montre ?
    Mes yeux, se perdent dans les tiens, d'un infini sérieux.
    Quelques doigts, glissent sur ta joue, effaçant tes larmes avec détermination.
    Je suis là. Je t'accueille. Maintenant... Reprends-toi, je t'en prie.

    Par... Respect pour moi.


    « Je n'ai ni besoin de tes larmes ni de ta pitié, alors arrête, maintenant. Je ne veux pas que tu me plaignes. »

    Elle ajouta, finalement, en adéquation parfaite avec ses sentiments intérieurs, en aliénation à ses tendres fragilités sentimentales :

    « J'ai besoin de toi, de ton amour, de ta force. Ne pleures pas à ma place, allons simplement de l'avant. Ludmila. »

    Oui, allons de l'avant.
    Je n'ai pas besoin, de te voir te renfermer pour moi, alors que je voudrais avancer,
    Profiter de chaque instant de ma vie,
    Avec toi,
    Avec notre adorable petit garçon.

    Ainsi soit-il.

    Je ne veux pas de ta pitié,
    Seulement de ton amour,

    Tu es...
    Pardonnée ?
    Ces mots me déchirent,

    Mais je ne puis vivre sans toi.
    Demeures,
    Avec moi.

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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Dim 29 Mai 2011 - 15:02

    Dominura ne semblant pas réellement réceptive à ses quelques brèves explications, Ludmila s’était donc tout simplement effondrée dans ses bras, perdant le contrôle de son sa propre personne, tandis que son angoisse de la perdre se faisait de plus en plus intense. Ainsi, face à l’absence de réaction de sa conjointe – dont elle pouvait néanmoins sentir les vifs battements de cœur – la jeune femme ne put que sombrer davantage, se raccrochant à elle en un désespoir acharné, preuve de ses terribles appréhensions. Que dire de plus, tandis qu’elle pouvait bien comprendre que Dominura n’avait pas forcément envie de la voir ainsi auprès d’elle, après tout ce qu’elle avait pu lui cacher ? Se perdant en de douloureux sanglots, la jeune femme se sentie davantage défaillir, lorsque sa compagne passa finalement ses mains contre ses épaules, la repoussant doucement. Son regard se détournant de son visage en un mouvement vif et nerveux de la tête, la jeune Russe se figea ainsi un instant, accusant une nouvelle fois le coup de ce rejet, bien que non violent.

    Tu ne veux pas de ces étreintes, de ces supplications, n’est-ce pas ? Mais je ne suis bonne qu’à ça, Dominura. Que pourrais-je seulement te dire de plus ? Je suis perdue, désolée, coupable. Je lutte, pour ne pas avoir à affronter les conséquences de mes actes, bien qu’en acceptant la responsabilité. Je n’aurais jamais dû te faire ça. Je n’aurais jamais dû prendre ce risque, pour notre enfant. J’ai été égoïste, oui, en désirant plus que tout te voir porter notre bébé. J’ai nié l’existence de cette maladie, tant pour éviter de te voir en souffrir, que d’avoir ainsi à figer nos vies, par un manque de confiance en l’avenir. Je ne voulais pas voir notre bonheur s’estomper. Je ne voulais pas voir mon propre bonheur, s’effondrer. Pardonne-moi ; Tant je t’aime…

    Bam
    Bam

    Ne parvenant pas plus à regarder Dominura dans les yeux par la suite, Ludmila fut néanmoins attentive à ses quelques paroles, sentant son cœur se serrer à nouveau sur le coup. Etouffant un sanglot angoissé face à la détermination charismatique de sa belle, la jeune Russe resta donc un instant figée, se sentant soudainement totalement ridicule, blessée. Ca suffit. Oui ? Subissant ces mots sans même désirer s’en défendre, Ludmila ne parvint néanmoins pas à répondre à sa compagne, lorsque cette dernière lui ordonna de ne plus jamais lui refaire une chose pareille. Evidemment, tout cela lui avait sans doute servi de leçon, oui. Ainsi Ludmila se contenta-t-elle d’un bref et léger hochement de tête, son regard scrutant le vide d’une honte certaine, tandis que son visage se faisait de plus en plus pâle sous la pression.

    Finalement, se fut la présence des doigts fins de l’artiste contre sa joue qui vint forcer la jeune Russe à relever ses beaux yeux bruns dans ceux de cette dernière, ne manquant pas d’en remarquer le sérieux, terriblement prenant. Depuis combien de temps n’avait-elle pas seulement vu sa compagne ainsi déterminée, durant ces derniers mois ? Sa grossesse l’avait tant troublé, que plus jamais ses regards n’avaient été si clairs, si certains. Evidemment, Ludmila n’en était que davantage impressionnée en cet instant, se sentant l’âme d’une enfant coupable et en simple besoin d’attention et de tendresse, plutôt que de cette froideur effrayante.

    Je vois, à quel point tu es sérieuse. Le serais-tu tant, si tu ne voulais pas me voir à tes côtés ? Tu n’aurais pas hésité à me mettre dehors, n’est-ce pas ? Et si ton amour peut m’échapper sous ces regards oppressants et douloureux, je n’en reste pas moins certaine, troublée. La sincérité de notre relation en elle-même n’a jamais été mise en jeu, n’est-ce pas ? Je t’ai toujours aimé. Je t’aimerai toujours, Trésor… Mais toi ? Je vois, que tu me portes attention, malgré tout ce que j’ai pu te faire endurer.

    « Je n'ai ni besoin de tes larmes ni de ta pitié, alors arrête, maintenant. Je ne veux pas que tu me plaignes. »

    Ses sourcils se fronçant quelque peu face à ces propos lui semblant quelque peu exagérés, Ludmila fût néanmoins bien incapable de s’y opposer, tentant simplement de faire compte à sa belle – de par son regard larmoyant mais insistant et significatif – que ses sanglots n’avaient rien à voir avec une quelconque pitié à son égard. Non, en aucun cas la jeune femme ne pleurait cette maladie, ces maux qui les toucheraient sans doute, à l’avenir. Certes, ces derniers la troublaient terriblement, et la jeune femme ne pouvait s’empêcher d’imaginer l’horreur que cela pouvait représenter, pour sa compagne. Mais bien plus que de la plaindre, la jeune Russe tentait ici de lui montrer son amour, sa détermination à rester auprès d’elle, quoi qu’il arrive. La maladie était là, et Ludmila – en plus d’un an – avait déjà eu bien le temps de se faire à l’idée, au fond. Elle s’était renseignée, connaissait déjà les meilleurs moyens de retarder le début des symptômes les plus irréversibles.

    Quoi qu’il en soit, ces mots ne manquèrent pas de redonner un peu de force à la charmante blonde, cette dernière fixant à présent sa conjointe, se raccrochant à son regard émeraude et attirant. Finalement, cette dernière ne tarda pas à ajouter qu’elle avait seulement besoin d’elle, de son amour et de sa force. Et non de ses larmes ? Ludmila baissa un instant à nouveau les yeux, ne sachant trop si elle était pour l’instant réellement capable de cesser ces terribles sanglots. Relevant finalement les yeux vers sa belle lorsqu’elle lui demanda d’aller de l’avant, la jolie blonde fut ainsi soulagée de comprendre que Dominura ne la rejetait pas totalement, bien qu’elle n’accepte pour l’instant d’elle aucun contact.

    Si je pleure tant Trésor, ça n’est que parce que j’ai peur, terriblement peur. De te perdre, avant tout. Pourras-tu seulement m’accorder à nouveau ta confiance, suite à ces révélations ? J’en doute. Pourrais-je à nouveau de regarder dans les yeux, et sourire de notre vie ? Sans doute me faudra-t-il du temps, tu sais. Il me faudra du temps, du recul, avant de retrouver mon entière capacité à prendre soin de toi, sans la moindre appréhension. J’ai besoin de passer du temps seule, avec toi. Et si j’aime Edan de tout mon cœur, je ne peux m’empêcher d’imaginer que te retrouver sera sans doute bien compliqué, en sa présence.

    Je voudrais fuir.

    Je te regarde, me demander ainsi d’avancer,
    Et la seule chose à laquelle je pense, est la fuite.

    -
    -
    -

    Ses doigts glissant doucement jusqu’à la main de sa compagne, Ludmila la serra finalement doucement dans la sienne, tremblante d’une incertitude évidente. Etait-elle réellement capable de surmonter sa propre culpabilité, afin d’offrir à Dominura tout ce qu’elle lui demandait à présent ? Tout ce qui – finalement – était tout simplement inné, Ludmila n’ayant aucunement à se forcer pour offrir son amour à la belle française. Claude lui faisait confiance, pour rendre sa sœur heureuse. Avait-il raison ? Rien n’était finalement moins sûr, du point de vue de la jeune psychologue, qui à présent passait sa main libre contre ses joues, en essuyant les larmes. Restant silencieuse durant quelques longues secondes, la jeune femme étouffa finalement un dernier sanglot, laissant entendre d’une voix faible et troublée :

    - Je ne pleure pas à ta place… Ca n’est pas si simple, pour moi non-plus…

    Penses-tu être la seule, à souffrir ainsi ? Je ne sais plus même quoi dire à la femme que j’aime le plus au monde, et en qui j’ai habituellement une parfaite confiance, pour m’exprimer. Je ne sais pas quoi te dire, et c’est à peine, si j’ose encore te regarder. Comment pourrions-nous aller de l’avant, tandis que je me sens ici terriblement coupable, stupide ? J’ai perdu confiance en moi, dès l’instant où j’ai compris que jamais je n’aurais dû te cacher ta maladie. Et si cette dernière me semble surmontable malgré tout, je n’en suis pas plus sereine, vis-à-vis de ma propre conscience.

    Voudrais-tu seulement passer outres mes erreurs ? Je n’en suis pas capable. Et te voir ainsi insister pour passer à autre chose, ne fait que m’enfoncer davantage. Peux-tu seulement voir, que j’ai besoin de sentir ta colère, d’être frappée, violentée, afin de pouvoir enfin me pardonner ces mensonges, ainsi que l’enlèvement de notre petit garçon ? Si ton amour est si sincère, Dominura… Pourquoi ne pas me faire payer ces souffrances, que je t’ai ainsi faites subir ? Je ne peux pas. Je ne peux pas continuer, comme ça – comme se de rien était.

    Bien que ne ressentant absolument aucune colère à l’égard de sa conjointe, Ludmila ne put s’empêcher de la fuir suite à ces quelques mots, ses sourcils restant froncés de doutes et d’incompréhension.

    Clac
    Clac

    Reprenant son sac à main, la jeune femme se rendit finalement à l’atelier, sans plus un mot, visiblement peu apte à faire preuve de tendresse à présent – puisqu’elle avait d’ores et déjà été repoussée à deux reprises par sa compagne. Gênée par cette détestable situation, Ludmila venait donc tout simplement de couper court à cette conversation, faisant ainsi comprendre à Dominura qu’elle ne ressentait pas réellement de pitié vis-à-vis de sa maladie, mais plutôt une douleur personnelle qui ne pouvait s’apaiser face à de telles réactions de sa part. Posant finalement son sac sur son bureau, Ludmila releva finalement l’écran de son ordinateur, comme passant outre sa fuite, dans l’optique de lire les mails qui avaient dû s’accumuler durant son absence.

    Bam
    Bam
    Bam

    Je ne peux cesser de pleurer. Mes yeux brûlent, de ces larmes qui sans cesse humidifient mes joues, si pâles. J’aimerais savoir quoi te dire, et ainsi éviter ce genre de fuite, tu sais. Mais je ne pouvais plus, rester auprès de toi, à ainsi me rendre davantage ridicule, incapable d’agir tel que tu aimerais sans doute me voir le faire. Je ne sais pas comment faire. Non, je ne sais pas. J’aimerais être rassurée, tandis que tu es sans doute celle qui en a actuellement le plus besoin.

    Claude se trompe.
    Je suis incapable.
    Egoïste.

    Et pourtant, toujours,
    Follement Amoureuse.


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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Dim 29 Mai 2011 - 16:33

    ~ Face à sa charmante conjointe, Dominura gardait toute sa droiture, comme, sans doutes, pour se prouver à elle-même qu'elle n'était pas complètement folle, pas complètement atteinte, et encore bien capable de contrer les déboires de son physique elle-même. Mais, au fond, était-ce réellement le bon comportement, à adopter ? Pas vraiment. Au fond d'elle même, l'Illustratrice avait encore bien besoin de la présence de son aimée, tout contre elle. Elle avait besoin, de son étreinte, de son attention, de ses caresses, de ses baisers. Pourquoi la repoussait-elle donc ? Sans doutes par fierté, ne voulant pas se retrouver, une fois de plus, à avouer les faiblesses qui la prenaient, du fond de son cœur, du fond de son âme. Ainsi garda t-elle une fois de plus ses distances, avec la jolie blonde, cette dernière ne devant d'ailleurs pas réellement comprendre les différentes réactions de son aimée, si ce n'était la profondeur d'amour qui se lisait encore au fond de ses yeux sombres.

    Je ne te détestes pas, Ludmila.
    Et, contrairement à ce que je te laisse voir, à ce que je te laisse entendre...
    Je suis heureuse, de voir à quel point tu es bouleversée, sans doutes coupable de ce que tu m'as caché. Heureuse ? Oh, je ne suis pas satisfaite, de te voir pleurer. Mais cela ne me prouve t-il pas, de plus grande des sincérités, tout l'amour que tu me portes ? Je ne suis pas dupe... J'en suis bien consciente, et t'en remercie, en silence, alors que mon corps demeure face à toi, droit et sans détours, comme d'une aura impassible.

    Je ne suis pas une machine.
    Et pourtant, en cet instant... Ne suis-je pas en train de paraître, comme une créature sans cœur, dépourvue de tous sentiments ? Je me cache, je me protège, afin de ne pas souffrir... Afin de ne pas m'enfoncer davantage... Afin de pouvoir me relever, sans me laisser aller.

    Bam Bam Bam Bam Bam

    Je souffre.
    J'ai mal, mon amour...
    Je me détruis, à petit feu,

    Et pourtant, mes sentiments à ton égard n'ont pas changé le moins du monde.
    Toi, l'être parfait qui me fais face... Je ne puis soutenir ce regard.

    Je ne voudrais pas, t'imposer ma douleur, plus forte que tout au monde...
    Par pitié, pardonne-moi.
    Je n'ai jamais vraiment été douée, pour le relationnel, n'est-ce pas ?

    Et pourtant.
    Pourtant, dieu sait si je pense à toi.

    Bam Bam Bam Bam Bam

    ~

    Alors que la belle blonde lui prenait délicatement la main, Dominura ne la repoussa pas, cette fois, attentive aux moindres paroles que cette dernière semblait être sur le point de lui laisser entendre. Pinçant doucement ses lèvres entre elles, la dessinatrice ne pouvait alors être plus ouverte aux propos de la jolie psychologue. Mais ces quelques mots, la touchèrent droit au cœur, brisant sa carapace, comme sans prévenir.

    Je ne pleure pas à ta place
    Ce n'est pas si simple pour moi non plus

    Comme subissant un electrochoc, Dominura garda un instant le silence, le souffle coupé, comme figée. Il fallait dire que les mots de la jeune femme, dans leur subtilité, avaient étés terriblement bien choisis. Elle ne pleurait pas... A sa place ? En effet, oui. Il s'agissait là de ses sentiments propres, et Dominura n'était pas en mesure de pouvoir lui refuser des larmes, n'est-ce pas ? Ludmila pouvait pleurer, laisser comprendre ses émotions... Cela ne lui enlèverait en rien le loisir de pleurer elle-même. Elle ne faisait pas couler ses larmes... A sa place. Elle pleurait, elle aussi, tout simplement. Sur sa vie, sur les complications de son existence, sur ses peines, certainement. Ce n'était pas si simple, pour elle non plus... A raison.

    Comment pouvait-elle garder son sang froid, sachant que la femme qu'elle aimait pouvait lui en vouloir de lui avoir caché un secret d'une telle importance, un fait aussi menaçant, dangereux ? Comment pouvait-elle imaginer rester de marbre, tandis que son plus grand amour verrait sa santé se détériorer, sans qu'elle ne puisse rien y faire ?

    Ludmila avait le droit, de pleurer.
    Elle serait spectatrice, de ce terrible spectacle,
    Sans doutes serait-elle celle, qui souffrirait le plus – Si l'on ne comptait pas le petit Edan.

    Comment avait elle pu passer outre ce fait ?

    BamBamBamBamBam

    Je ne sais plus quoi penser, tandis que tes paroles me blessent, malgré leur absence de rancœur. Je ne sais plus quoi dire, tandis que je me rends bien compte, de la gravité de la situation. Ludmila... Je sais bien, que cette situation n'est ni facile pour toi, ni pour moi. Que puis-je seulement y faire ? Je me perds, alors que je crèverais, de vouloir t'accorder autant de confiance qu'auparavant. En suis-je capable ? J'en doute, à présent, même si j'aimerais me vouer à toi, corps et âme, sans songer aux conséquences.

    BamBamBamBamBam

    Le départ de Ludmila eut pour effet sur sa chère conjointe l'effet d'une bombe, cette dernière ne bougeant pas d'un pouce, se contentant d'entrouvrir les lèvres, alors que la jeune femme choisissait de fuir, une fois de plus. Fronçant les sourcils, visiblement choquée et toute aussi contrariée de faire face à la lâcheté de Ludmila, Dominura se retourna dans son sillage, ses yeux sombres la suivant dans le moindre de ses mouvements, tandis qu'elle quittait le hall pour se retrouver seule, sans doutes à l'atelier, vu le chemin qu'elle avait emprunté. Étrangement, une grande vague de colère s'empara du corps de la belle française, cette dernière serrant les dents tandis qu'un frisson non négligeable prenait possession de ses chairs, de son sang. Non. Non... Non... NON !!

    Tu ne vas pas recommencer ?!
    Ce n'est pas possible... !
    Ce n'est pas possible !

    Quand finiras-tu de fuir la réalité des choses, d'être aussi faible, aussi lâche !
    Reviens ! Reviens ici immédiatement, ou ce sera moi, qui viendrai te chercher !!

    BamBamBamBamBam

    Clac
    Clac
    Clac

    D'un pas rapide et furieux, ses pas claquant le sol du couloir de l'appartement, Dominura regagna rapidement Ludmila, la retrouvant bien vite dos à elle, face à son ordinateur, qui, en cet instant, prit l'apparence du démon, pour l'Illustratrice. Quoi ?! A peine arrivée, et tu es de retour sur cette merde ?! Je n'y crois pas. Tu ne peux pas... !

    S'approchant de la jolie blonde à grands pas, la trentenaire, ne pouvant plus réprimer ses émotions, laissa claquer sa voix dans la pièce, visiblement quelque peu emportée :


    « Quoi, c'est tout ?! »

    A une distance proche de Ludmila, la grande femme lui attrapa le poignet, la forçant à se relever et lui faire face, brusquement. Alors, sa colère éclata, colère qu'elle avait jusqu'alors que trop cachée, mais qui ne pouvait que sortir, pour leur faire du bien, une fois pour toutes, très paradoxalement :

    « C'est tout ce que tu as à faire ?! A quoi penses-tu ?!! »

    Les larmes remontant alors immédiatement dans ses yeux comme d'une surdose de sensibilité, la grande femme fondit sur sa conjointe, frappant de ses poings sur le torse – Le haut de la poitrine – de cette dernière, sans réelle force mais une grande douleur, une grande violence morale, comme signant son acte de désespoir, gratifiant Ludmila de la véritable version de ses sentiments intérieurs, d'une voix déchirée :

    « COMMENT AS-TU PU ?! COMMENT AS-TU PU ?! Je te détestes ! JE TE DETESTES !! Je te HAIS !... !! »

    Mais alors qu'elle se débattait contre Ludmila, ses coups se faisaient de plus en plus faibles, ses propos continuant alors, d'un ton déformé par la souffrance et les sanglots, les larmes coulant alors contre ses joues pâles, à flots

    « Ne m'abandonnes pas ! Plus jamais ! TU M'ENTENDS ?! PLUS JAMAIS ! Je te hais... Je te hais ! … Je t'aime, putain !! Je te détestes... »

    Je te détestes...
    Mon Amour,
    Terrible balance
    De mes sentiments

    Vois là
    La peur intense,
    Celle de te perdre

    Je ne m'en remettrai jamais...
    J'ai tant besoin de toi,
    Ma petite Alice,
    La reine n'est rien,
    Sans ton cœur entre ses doigts,
    Et le sien contre ta bouche.

_________________

- Dominura Romley -
♥️

-Pas un coeur de pierre mais seulement malheureuse-
-Et si vous osiez un quelconque effort ? Les sourires, ça se décroche-
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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Dim 29 Mai 2011 - 18:51

    Fuyant cette confrontation avec Dominura sans même l’en avertir d’une quelconque manière, Ludmila s’était donc rapidement dirigée dans l’atelier, tentant d’y trouver un certain réconfort – en vain. Allumant son ordinateur sans même réellement y faire attention, la jeune femme ne semblait plus pouvoir cesser de pleurer, son cœur restant terriblement meurtri de cette culpabilité oppressante, mais également de son incapacité à faire face à la femme qu’elle aimait, en de telles conditions. Ainsi s’installa-t-elle simplement à son bureau, ses mains tremblant restant tremblantes de trop vives émotions.

    Ne me rejoins pas, s’il te plait. Ne me rejoins pas, car je ne pourrais t’en dire davantage, pour l’instant. Si tu ne veux pas de ma tendresse, que puis-je t’offrir de plus ? Le silence ne nous serait pas davantage bénéfique, prouvant d’autant plus l’existence de ce conflit dérangeant, angoissant. Je m’en veux, tout comme je déplore mon comportement actuel. Je ne suis peut-être pas faire pour toi, tu sais ? Grace par exemple, aurait su te rassurer, te protéger. Elle l’aurait fait, oui. Et si j’ai finalement compris – suite à notre rencontre le mois de dernier – que je n’ai aucune véritable raison à me sentir ainsi en concurrence avec elle, je ne peux m’empêcher d’y songer, jalousant sa sagesse, sa stabilité. Qu’aurait-elle fait, à ma place ? Oh, sans doute ne se serait-elle jamais mise en de pareille situation. J’ai été idiote, de vouloir ainsi te protéger, en te cachant la vérité.

    -

    Rapidement, la jeune femme put entendre les bruits de pas déterminés de Dominura claquer en sa direction, non sans que cela ne l’angoisse davantage. Restant figée et silencieuse, son cœur battant à tout rompre, la jeune femme cessa un instant de respirer, appréhendant plus que jamais cette nouvelle rencontre avec l’illustratrice. Bien vite, la belle française pénétra à son tour dans l’atelier, sa voix claquant d’une rage qui ne pouvait échapper à Ludmila. Relevant nerveusement son visage vers sa belle, la jeune femme resta néanmoins muette, seules ses lèvres s’entrouvrant en un souffle troublé.

    C’est tout ? J’imagine, oui. Me trouves-tu lâche, décevante ? Je n’en doute pas. Mais peux-tu seulement te mettre une seconde à ma place ? Je n’ai pas la force de te parler, pour l’instant. Je n’en ai pas le courage, tandis que tu repousses mes étreintes, seules preuves d’affection – sincère – que je suis encore capable de t’offrir. Les mots me manquent. Et puis… Ne m’as-tu pas justement fais comprendre, que tu ne voulais pas, de mes explications ? Tu as besoin de moi, oui. Tu as besoin d’aller de l’avant, ne plus y songer. Saches que si j’aimerais pourtant réellement répondre à tes attentes, je n’en suis pour l’instant pas prête, comme prisonnière de mes tors, ceux-là-même que tu ne souhaitais pas aborder.

    Sentant finalement la main de Dominura se refermer fermement sur son poignet, Ludmila se laissa porter en cet élan violent qui la force à se redresser, étouffant un gémissement douloureux sous cette force surprenante. Son regard ne pouvant se résoudre à croiser celui de sa belle pour l’instant, la jeune Russe se contenta alors le baisser les yeux, subissant les premières paroles emportées de cette dernière, non sans que les larmes ne continuaient à perler le long de ses joues.

    « C'est tout ce que tu as à faire ?! A quoi penses-tu ?!! »

    BamBamBam
    BamBamBam

    Ne pouvant pas répondre à ces premiers mots, la jeune Russe se contenta d’étouffer un sanglot angoissée, ses larmes se faisant davantage envahissantes tandis que Dominura fondait à présent sur elle, la frappant au torse jusqu’à la faire reculer de quelques pas – en vain. Tentant de se défendre – instinctivement, et ce bien que sa conjointe ne lui fasse pas réellement mal, physiquement – Ludmila croisa nerveusement ses bras devant elle, arrêtant ainsi quelques coups, tandis qu’elle recevait à nouveau les paroles à présent plus colériques et vraisemblables de sa compagne.

    Comment ai-je pu… ?

    Subissant non sans grande souffrance l’évidente déchirure de Dominura quant à ses actes passés, Ludmila semblait donc s’effondrer davantage, ses mains tentant de s’accrocher à celles de sa compagne, sans grand succès. La détestait-elle réellement, comme elle le lui laissait ainsi entendre ? Ludmila ne pouvait que le comprendre, se haïssant elle-même d’avoir été si stupide, égoïste. Ainsi se laissa-t-elle bousculer par les coups portés par sa belle, les acceptants tandis qu’elle restait consciente du fait que tout cela ne pouvait que les aider à avancer. Ou bien, au contraire ? Ne sachant trop comment réagir, la jeune Russe sentie bientôt la force de sa compagne s’estomper, cette dernière laissant à présent les sanglots l’envahir, s’éloignant ainsi de cette femme froide et distante qui avait prit possession d’elle, quelques minutes plus tôt. La souffrance et les larmes déformant ainsi la voix de la femme qu’elle aimait, Ludmila sentie une vague d’effroi l’envahir, y trouvant ici la force de se ressaisir elle-même, consciente qu’il fallait à tout prix faire quelque chose afin de contre balancer leurs maux, et ainsi cesser de s’enfoncer dans tant d’horreurs.

    Dominura lui laissant finalement comprendre qu’elle l’aimait, tout autant qu’elle la détestait, la jeune Russe ferma un instant les yeux, réprimant un dernier sanglot avant de rassembler toute sa faible force, repoussant fermement les mains de sa compagne tout en passant ses propres bras autours d’elle. L’enlaçant ainsi de ce contact imposé mais terriblement tendre, Ludmila laissa l’une de ses mains passer dans le dos de sa belle, la seconde venant s’appuyer contre sa tête, forçant ainsi son visage à rejoindre son cou.

    Son cœur battant douloureusement contre sa poitrine, la jeune Russe passa donc outre la possibilité de se voir être rejetée à nouveau, serrant son aimée dans ses bras en une force sincère et terriblement tendre, ses lèvres se refermant une première fois contre sa joue, avant qu’elle ne laisse simplement entendre, emportée par tout son amour, pur, invincible :

    - Je sais, je… Pardonne-moi… Je t’aime mon Amour… Je n’aurais jamais dû

    Le niveau de sa voix se faisant bien plus faible que celui de sa compagne, Ludmila se perdit un instant dans le cou de cette dernière, faisant taire ses propres sanglots afin de garder la possibilité de s’exprimer, visiblement bien plus déterminée à présent à rassurer sa conjointe, et à lui prouver que jamais, elle ne referait de telles erreurs. Ainsi laissa-t-elle à nouveau entendre le son de sa voix, bien que fébrile :

    - Je m’en veux tellement… Mais je te promets que jamais plus que je t’abandonnerai… Jamais je… Je ne te cacherai plus rien… Crois-moije t’aime tellement


    Bien que sans doute quelque peu maladroite dans le choix de ses mots, il semblait évident que Ludmila s’exprimait ainsi en toute sincérité, terriblement troublée par les émotions qui la traversaient. Ainsi se raccrochait-elle physiquement à la femme qu’elle aimait, se montrant tout de même bien plus stable que lorsqu’elle s’était ainsi confiée, dans le hall d’entrée.

    Je suis consciente de mes erreurs, sois-en certaine.
    J’en suis consciente, et ne les reproduirai pas davantage, quoi qu’il arrive.
    Je veux passer ma vie avec toi, quelque soit l’avenir qui nous est réservée.
    Je veux te protéger, t’aimer, te rendre heureuse.

    Je ferai tout, pour me faire pardonner.
    Demande-moi, tout ce que tu voudras.

    Demande-moi tout,
    Je suis tienne,
    A Jamais.


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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Dim 29 Mai 2011 - 19:56

    ~ Dominura semblant alors exprimer tout son désespoir en quelques violences pourtant pas si puissantes, contre le haut de la poitrine de la belle blonde, Ludmila ne put qu'encaisser ces coups, sans réellement pouvoir les lui rendre. Après tout, cette expression du désespoir méritait-elle une quelconque vengeance ? Pas vraiment... Car la charmante psychologue, loin d'être idiote, devait bien se rendre compte que ce n'était pas réellement contre elle que Dominura en avait, mais plutôt contre tous ces évènements, cette injustice ?

    Je te déteste ?
    Oh, mais tu sais bien, que je t'aime bien plus que cela.
    Je t'aime, Ludmila, à en mourir.
    BamBamBamBamBam

    Finalement, les coups de la grande femme, de plus en plus légers, dépourvus d'énergie, furent bientôt stoppés par la force seule de Ludmila, qui, sans un mot, sans agressivité, avait calmé le jeu, avant de passer les bras autour du corps de son aimée. Relâchant alors la pression, la trentenaire pinça ses lèvres entre elles, tentant, tant bien que mal de calmer ses larmes ainsi que ses états d'âme, dans la tendresse de l'étreinte de sa bien aimée.

    Ma respiration se fait plus difficile,
    Tandis que mon cœur bat à tout rompre.
    Comment faire cesser ces intenses palpitations ?
    Je me meurs, de me savoir auprès de toi, tout comme je déplore, le fait de me retrouver seule en ton absence. Je ne peux pas résister, à ta présence, me perdant contre toi dans ce sanglot, dans ce spasme qui me prends alors, m'ôtant toute ma force et ma bienséance.

    BamBamBamBamBam

    Passant ses bras à son tour contre le corps de son aimée, ses mains rejoignant le dos de cette dernière tandis que sa tête se laissait reposer dans son cou, Dominura ferma alors les yeux, prise d'un trouble certain. Un baiser, quelques mots, tandis que l'Illustratrice se ressourçait de ce contact si proche, si intense, ne laissant plus la place à la violence ou le rejet même. Te pardonner ? Ludmila... Même si je ne te l'ai pas montré, lorsque nous en avons parlé tout à l'heure... J'ai bel et bien compris, tes intentions. Ton but n'était pas de me blesser, n'est-ce pas ? Je ne peux même plus croire, que tu aies fait ça en toute mauvaise conscience... Finalement, tu ne cherchais qu'à me protéger, soucieuse de mon état moral et celui de ma santé, pas vrai ? Sans doutes ais-je été bête, peut-être un peu trop égoïste... A raison. Tout cela me fait tellement, tellement peur. Le comprends-tu ?

    Et je t'ai fait subir mes cris.
    Mes larmes.
    Ma violence.
    Ma rancœur contre les injustices de la vie.

    Comment nous en sortir indemnes, alors ?

    Je ne te repousserai pas. Je ne te repousserai plus. Mais promets-moi, mon amour... Ne m'abandonnes jamais. Jamais.

    BamBamBamBamBam

    Tu me semble... Tellement sincère. Dans tes actes, dans tes gestes, dans tes mots. Ais-je été idiote, de croire cet homme, qui m'a montée contre toi ? Sans doutes, mais... Comprends, qu'il ne s'agit alors pas uniquement de moi. Me feras-tu vengeance ? La vengeance est peut-être bien l'arme des faibles... Mais je ne puis qu'en vouloir, à cette personne qui m'aura fait croire à de si terribles mensonges. Je me sens comme... A part, manipulée. Je n'ai pas besoin, de tous ces soucis... Je voudrais... Que tu m'aimes, très simplement. Que tu m'aimes, comme au premier jour.

    Mais serait-ce seulement possible, après tout ce que je t'ai fait subir ?
    J'ai peur.
    Je crains, une fois de plus, de te perdre, mon amour.

    Ne me traites pas de niaise,
    Je suis seulement... Une femme, dans le besoin.
    Le besoin d'amour, le besoin de sécurité, le besoin de toi.

    Je t'en supplie.
    Comprends-moi, même si je reste incapable, de te laisser entendre quoi que ce soit.

    BamBamBamBamBam

    Étouffant un sanglot, la grande femme releva alors finalement son beau visage transformé par les larmes qui avait fait couler le peu de maquillage qu'elle s'était mis en ce jour, ses yeux sombres et brillant passant dans ceux de sa conjointe. Ôtant une de ses mains du dos de la belle blonde, Dominura passa alors cette dernière sur la joue pâle de Ludmila, laissant entendre, d'une voix faible mais profondément sincère :


    « Pardonne-moi, d'avoir douté de toi... Je n'ai jamais cessé de t'aimer. Jamais. »

    Ne m'abandonnes pas.
    Tel est mon plus grand souhait.
    Aime-moi seulement. A jamais.

    ~

    VrhhrrHhHhhHhhhHhh !
    BILILILIIIIIIP~ ♫ BILILI ♪ BILILILIIIP~ ♫♪

    Le téléphone de la grande femme vibrant et sonnant non loin de là, sur le bureau de verre qui se trouvait derrière elle, Dominura se redressa, les sourcils légèrement froncés. Finalement, interrogeant Ludmila du regard, comme si cette dernière pouvait lui annoncer la personne qui était en train d'essayer de la joindre, la grande femme pinça ses fines lèvres entre elles : Je peux ? Embrassant sa conjointe tendrement avant de se détourner d'elle avec douceur, la dessinatrice laissa ses pas la mener jusqu'à son appareil, qu'elle prit dans ses mains, tremblante.

    # Shoashom Edidions.

    Haussant les sourcils, de surprise, n'ayant pas reçu d'appel de ses éditeurs depuis bien longtemps, la grande femme perdit quelque peu ses couleurs, se retournant vivement vers Ludmila et essuyant ses larmes d'un revers de main rapide et précis. Visiblement déstabilisée, elle laissa entendre :


    « Mes éditeurs... ! »

    Hésitant un instant, elle décrocha finalement, laissant entendre sa voix en son éternel « Dominura Romley. J'écoute ? » passant une main dans ses longs cheveux bruns détachés, quelque peu sonnée par ce soudain événement. Au bout de quelques minutes fort rapides, son regard croisa à nouveau celui de Ludmila, tandis qu'elle demandait à la personne au bout du fil d'attendre un instant, plaçant sa main sur le micro du téléphone. Quelque peu déstabilisée, elle déclara, à sa conjointe :

    « Ils désirent que je fasse une promotion du nouveau tirage d'un de mes anciens ouvrages, sur cinq jours... J'accepte ? »

    Je ne te cache pas, ma surprise.
    Bonne surprise ?
    Peut-être est-ce le signe même, de cette renaissance que tu m'accordes.
    Puis-je vraiment me dire capable, de retourner dans ce monde ?

    Sortir, de ma torpeur,
    Me montrer à nouveau, comme la femme forte que je suis ?

    Je ne suis plus censée craindre le monde qui m'entoure,
    Mais je ne serai tranquille,
    Que si je te sais auprès de moi,

    Du moins mentalement,
    Mon amour,
    Je voudrais ton accord,
    Ta bénédiction.

_________________

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-Et si vous osiez un quelconque effort ? Les sourires, ça se décroche-
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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Mar 31 Mai 2011 - 20:10

    Comprenant finalement que la soudaine violence de Dominura n’était là qu’une manière pour elle d’exprimer sa souffrance et sa colère – légitime – Ludmila n’avait donc pas tardé à la prendre dans ses bras, de cette étreinte ferme et tendre. Laissant son visage frôler amoureusement celui de sa belle, Ludmila se rassurait ainsi elle-même de ses propres maux, fermant un instant les yeux tout en faisait au mieux pour parvenir à enfin se calmer, apaiser ces angoisses qui depuis son retour n’avaient fait que s’accroître. Sentant les mains de Dominura venir contre son dos, la jeune Russe ne put que se sentir un tant soit peu soulagée, comprenant ainsi que sa compagne n’avait plus réellement l’intention de la rejeter, suite à ces cris. Ainsi ne put-elle que se montrer davantage attentive et douce, ses mots s’échappant avec sincérité d’entre ses fines lèvres rouges.

    Je sais, que tout cela te fait peur, mon Amour. J’ai peur, moi aussi, de te voir m’échapper, de te sentir à nouveau sombrer, tandis que nos instants de bonheur et de lucidité me sont si précieux. Malgré cette attitude relâchée, tu me sembles être en relativement bonne forme, tu sais ? J’aime te voir ainsi me parler clairement, fermement – et ce même s’il me faut en souffrir, davantage confrontée à la réalité de mes erreurs, de nos troubles. Je ne t’en veux pas un instant, de ces sanglots, de ces coups. Nous devons laissé toute cette histoire derrière nous, n’est-ce pas ? Et avancer, simplement. Pourras-tu seulement à nouveau m’accorder ton entière confiance ? J’en doute. Mais je comprends. N’ai-je pas mis de nombreux mois, avant de finalement croire en ton amour, en ta fidélité ? Je ne peux hélas pas revenir en arrière. Ferais-je seulement les choses autrement ? Je ne sais pas. Je ne voulais pas, que tu saches. Je ne voulais pas te savoir en souffrir, tout simplement. Mais je sais à présent, que jamais je n’aurais dû te confier à ce psychologue, cet imposteur.

    Si je veux avancer sans plus me retourner sur nos conflits, mes mensonges… Je ne pourrais néanmoins m’empêcher de faire payer à cet individu ce qu’il a osé nous faire, d’une manière ou d’une autre. Mon influence et ma renommé – pour une fois – pourront sans doute me servir à quelque chose. Je lui ferais perdre sa licence, puisque le torturer de mes mains nous attirerait sans doute de nouveaux problèmes. Et pourtant, Dieu sait comme j’en ai diablement envie, malsaine. Lui arracher les yeux, lui coudre les lèvres, et le battre jusqu’à la mort, pour lui faire payer ses foutus conseils, ses théories totalement déplacés, cette influence mauvaise et perfide. Je le hais. Je le hais, et lui ferai payer, au moment venu.

    Dominura se redressant finalement quelque peu en un sanglot qui noua davantage le ventre de la jeune Russe – qui parvenait peu à peu à s’apaiser, auprès d’elle – cette dernière laissa son regard croiser le sien en une attention tendre et amoureuse, étant à présent bien plus apte à affronter sa conjointe. La main de cette dernière glissant sur sa joue, Ludmila – en un fin sourire complice et tendre – ne tarda pas à faire de même, passant le bout de ses doigts contre la peau pâle et humide de son aimée, d’une caresse délicate et fascinée.

    Un hochement de tête, très simple, mais on ne peut plus significatif.

    Je te pardonne, oui, d’avoir douté de moi. Pourrais-je seulement t’en vouloir ? Tu me connais finalement bien plus que ce que je n’aurais pu imaginer, n’est-ce pas ? Tu as su deviner – tout en me faisant confiance, puisque je t’y poussais sans réelle mauvaise pensée – qu’il se passait quelque chose. Tu as pu déceler en moi le secret, sans pourtant avoir l’occasion de découvrir de quoi il s’agissait. Tu as eu raison, de douter de moi. Mais ces excuses m’apaisent, tandis que tes accusations concernant le fait que je puisse te manipuler depuis le début, m’ont été terriblement douloureuses. Tu sais à présent, que je n’ai jamais même songé à cela, n’est-ce pas ? Moi aussi, je t’aime, je n’ai jamais cessé de t’aimer. Je voudrais tant pouvoir effacer, nos disputes, nos séparations. Et ne garder que ce bonheur, malgré tout si présent.

    Un sourire rassuré et aimant restant dessiné sur ses lèvres, la jeune Russe laissa finalement ces dernières se refermer en un bref mais doux baiser sur celles de sa compagne, tandis que ses doigts continuaient à caresser amoureusement sa joue, son regard brillant d’une certaine admiration, de la renaissance de cette confiance et du plaisir d’aimer, d’être aimée en retour.

    Je ne t’abandonnerai jamais.
    Je ne te mentirai, plus jamais,
    Mon Trésor. ♥

    ~

    VrhhrrHhHhhHhhhHhh !

    Ses sourcils se fronçant également aux premières vibrations du téléphone de sa compagne, Ludmila ne s’opposa néanmoins pas à ce que cette dernière aille répondre, bien au contraire. Qui cela pouvait-il être, à cette heure-ci ? Claude, pour prendre des nouvelles ? La jeune Russe n’en avait pas la moindre idée, préférant ne pas trop se poser de question tandis qu’elle suivait son aimée du regard, ses yeux bruns se posant sur ses jambes nues un instant. Bien que toujours quelque peu éreintée par les récents évènements, Ludmila ne put alors s’empêcher de sourire quelque peu, trouvant finalement que ce simple pull long lui allait à merveille, lui donnant une apparence terriblement naturelle, et d’autant plus sexy.

    Bam
    Bam

    « Mes éditeurs... ! »

    Un fin sourire aux lèvres – essuyant d’un revers de main les dernières larmes ayant perlées sur ses joues, la jeune Russe encouragea alors - du regard - sa belle à répondre, restant quant à elle quelque peu en retrait, bien que mourant d’envie de se blottir à nouveau contre Dominura. Envie ? Sans doute était-ce davantage encore un besoin, Ludmila ressentant en elle cette sensation de manque terrible, de cette tendresse qui lui manquait tant, et dont elle ne pouvait présentement plus profiter, au profit des éditeurs de l’illustratrice.

    Que veulent-ils, mon Amour ? Je suis heureuse, tu sais, de te voir reprendre peu à peu le travail. Mais sauras-tu seulement préserver ces raisonnables limites, lorsque tes éditeurs recommenceront à t’en demander davantage ? Ce rythme me convient, bien plus que celui dont tu es habituellement prisonnière. Notre fils a besoin de toi, lorsque je ne suis pas à la maison. Réussiras-tu à lui accorder le temps qu’il mérite, lorsque ta dose de travail augmentera ? J’ose l’espérer, oui. Je te fais confiance. Après tout, nous en avons déjà parlé.

    Ne laissant donc pas entendre le moindre mot lorsque Dominura décrocha, Ludmila resta néanmoins attentive aux paroles et aux moindres mouvements de cette dernière, profitant de cette nouvelle distance pour l’observer, amoureusement. Passant simplement l’une de ses mains dans ses cheveux, la jeune Russe laissa la seconde s’appuyer doucement contre son bureau, et ce jusqu’à ce que sa belle ne l’interpelle.

    Une promotion, sur cinq jours ?

    Quelque peu prise de court par la demande de sa conjointe, Ludmila sembla un instant à nouveau déstabilisée, ses lèvres s’entrouvrant tandis qu’elle ne parvenait pas réellement à répondre. Cinq jours ? Consciente que ceci était une opportunité à saisir pour l’illustratrice, Ludmila bredouilla alors rapidement, tout de même heureuse de voir que son avis semblait ici important au regard de sa compagne :

    - EuhHh… Oui !... ?

    Retrouvant un très fin sourire, la jolie blonde semblait donc d’accord avec cette idée, et ce bien que – intérieurement – cette brusque nouvelle ne vienne la chambouler quelque peu. Qu’est-ce que tout cela représentait réellement, pour leur vie de famille ? Ces cinq jours n’allaient-ils pas se transformer, en une période plus longue ? Et puis… Etait-ce à New-York ? Ou Dominura aurait-elle à voyager dans d’autres Etats, durant cette période ? Quand était-ce, exactement ?

    Effectivement, suite aux récents évènements, Ludmila ne se sentait pas réellement capable de se séparer si vite de la femme qu’elle aimait, craignant ainsi – malgré son approbation, plus raisonnable – de la voir partir loin d’elle et leur fils, pour cette période pourtant relativement courte. Quelque peu perdue bien que sincèrement heureuse de voir sa belle avoir l’occasion de s’épanouir à nouveau dans son art, la jeune Russe ne tarda alors pas à se rapprocher d’elle, passant outres sa conversation avec l’éditeur pour venir se blottir contre elle, avide de tendresse et d’attention. Passant donc ses bras autour de la taille, Ludmila laissa son visage venir se caler dans le cou de sa belle, y déposant quelques tendres et sensuels baisers.

    Laissant un fin soupir s’échapper dans le cou de son aimée, Ludmila se rassurait donc ainsi de sa présence, relevant bientôt les yeux vers elle – sans pour autant s’en déloger – un sourire en tendresse et malice se dessinant sur ses lèvres, tandis que son regard brillait à présent d’un air à la fois hésitant et entendu.

    Je suis fière de toi, tu sais. Si heureuse, d’être la femme que tu aimes. Oh, je ne cherche pas à en tirer un quelconque bénéfice, tu le sais à présent, n’est-ce pas ? Je suis seulement et sincèrement fière de la personne que tu es, de tes efforts, de ton talent. Tu mérites cette opportunité, et si je crains d’avoir à me passer de toi durant ces cinq jours – ce qui n’est pas même certain – je serais sans doute bien injuste, de te la refuser.

    Bam
    Bam

    Attendant finalement que Dominura en ait terminé avec cette conversation, Ludmila ne manqua pas de la harceler immédiatement de question, visiblement soucieuse au sujet de cette soudaine promotion :

    - C’est quand ? … ? Tu penses pouvoir rentrer, le soir ? Et… Et Edan ? Tu pourras l’emmener, si je ne peux pas le garder ?


    Ces questions purement pratiques ne gâchant néanmoins en rien son enthousiasme à l’idée de cette expérience nouvelle pour sa conjointe, Ludmila gardait donc le sourire, laissant seulement entendre ces interrogations avec spontanéité, soucieuse d’en savoir plus sur les détails de cet évènement.

    S’accrochant donc au regard de sa belle, Ludmila ne manqua pas de laisser l’une de ses mains glisser sur la joue de son aimée, la seconde se déplaçant tendrement et sensuellement contre le bas de son dos. Un baiser, au coin des lèvres. Ces caresses, douces et attentives, rassurantes. Nous ne reparlerons plus de ce qui nous a tant blessé, ces derniers jours, n’est-ce pas ? Je veux seulement rester auprès de toi, et ne plus gâcher ces instants. Cet appel n’est-il pas un signe ? Il nous faut avancer, oui. Et profiter, des chances qui s’offrent à nous.

    Embrasse-moi.
    Rassure-moi.

    Quand devras-tu faire face, aux journalistes, à tes fans ? Vas-tu passer à la télévision ? En conférence ? Tout cela me fait peur, au fond. Je crains qu’ils ne te blessent, d’une quelconque manière. Pourrais-je parfois venir avec toi, te protéger ? J’aimerais, oui. Pouvoir simplement t’accompagner, si j’en ai l’occasion et la possibilité. Cela pourrait être amusant, n’est-ce pas ? Je ne veux pas te quitter. Jamais.

    Et mon corps fait sensuellement pression contre le tien,
    De cet élan amoureux et tendrement possessif.

    Je t’aime tant,
    Toi, l’artiste,
    Qui un jour fût ma patronne,
    Bien plus qu’un simple fantasme. ♥

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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Mar 31 Mai 2011 - 21:47

    ~ Il était purement évident que la grande femme ne s'était nullement attendue à un quelconque appel, et encore moins de la part de ses éditeurs, dans un pareil moment. Cela était-il une mauvaise surprise pour autant ? Pas vraiment... Mais au fond, n'était-ce pas quelque peu surprenant ? Elle, qui n'avait pas eu depuis un moment le moindre signe de sollicitation de la part de ces derniers. Ainsi, alors qu'elle avait décroché l'appareil, recevant quelques mots rassurants accompagnant une proposition tout à fait enrichissante et tout aussi intéressante, elle n'avait pu, vraisemblablement, cacher ses sentiments profonds.

    Voudraient-ils à nouveau de moi ?
    Moi qui, depuis quelques mois, ne travaillais plus que sur quelques projets personnels ?
    J'en avais presque oublié cette réédition, prévue depuis pourtant bien longtemps, sous mon propre consentement, tandis que j'avais été si ravie, d'apprendre la nouvelle.

    Mais toi, Ludmila...
    Je ne voudrais pas, te faire mauvaise impression, après tout ce qui s'est passé entendre nous. Je veux être là, présente, en tant que conjointe, en tant que mère... Tu le sais, n'est-ce pas ? Je ne vous laisserai pour rien au monde, maintenant que nous nous sommes retrouvés, pour notre plus grand bonheur. Sans doutes ais-je été terriblement égoïste, terrible, ces derniers mois, sans réellement prendre le temps de penser à ma vie de couple, et, plus récemment, de famille. J'avais comme les yeux bandés, aveugle de vos besoins... Désormais, je me sens capable, de faire la part des choses. M'apaiser, dans mon esprit. Vous porter l'attention que vous mériter, l'amour, que j'éprouve pour vous. Concilier mon travail avec ma vie sentimentale. Oui... C'est quelque chose que je puis faire, n'est-ce pas ? Sans doutes grâce à toi, mon amour. Sans doutes est-ce pour cela, en cet instant, que je te montre à quel point je tente de changer ma perception du monde et de ce qui m'entoure, en te demandant ton avis au sujet de cette proposition.

    Qu'en penses-tu, de ton coté ?
    Puis-je me permettre d'accorder un peu de mon temps, de notre temps, à mes éditeurs, à mes lecteurs, et, sans doutes, à mes nombreux fans qui ne font qu'attendre impatiemment mon retour ?
    Aujourd'hui, je n'oserais prendre cette décision, seule.

    BamBamBamBamBam

    Que deviendrais-je, sans toi.

    ~

    Finalement, lorsque Ludmila lui répondit, un fin sourire aux lèvres – Même si l'hésitation pouvait se lire au fond de ses magnifiques yeux marrons – Dominura esquissa un sourire plus grand encore, ravie de se voir dans la possibilité de répondre positivement à la demande de ses chargés de presse. Pinçant ses lèvres entre elles tout en reprenant son téléphone en mode « Conversation », la grande femme laissa alors entendre à ses employés, d'une mine et d'un ton tout à fait enjoués, qu'elle était partante pour cette nouvelle aventure, ne cachant pas son contentement à retrouver un peu un rythme de travail quelque peu plus en accord avec ses besoins de stabilité personnelle.

    Oui, il me faut un peu d'air,
    Non pas vis à vis de ma propre vie, mais plutôt de mon enfermement dans cet appartement que je finis par ne plus supporter, tout simplement. Je suis restée là, des jours, des mois entier, sans jamais plus voir le monde extérieur. Moi qui, avant la naissance de notre fils, et même, plus loin, avant ma grossesse, allait bien souvent en ville, afin de visiter les galeries, voir les nouvelles expositions, parler aux journalistes ou faire la promotion de mes propres ouvrages. Où est-ce que toute cette vie est passée ? Je ne pense pas faire de crise de la quarantaine... Mais tout de même ! Ce n'est pas possible, de rester aussi longtemps enfermée sans en subir quelques conséquences, n'est-ce pas ? Je dois voir le monde.

    Je dois retrouver ma vivacité,
    Mon énergie.

    Et cette opportunité exceptionnelle m'en donne les moyens.
    On dit toujours, que la vie ne vient pas nous chercher, qu'il faut aller au devant des choses...
    Mais aujourd'hui ?

    Aujourd'hui, le contraire m'a été prouvé.
    Sans doutes en bon retour de tous mes efforts.

    Merci.
    Tout simplement,
    Je vous remercie.

    BamBamBamBamBam

    Ludmila passant ses bras autour d'elle tout en se blottissant contre son corps, la grande femme ne manqua pas de passer sa main libre dans ses beaux cheveux blonds, se délectant de ce doux contact tout en profitant de la présence de sa belle auprès d'elle, en toute simplicité, pourtant bien tendre.

    Finalement, le téléphone fut raccroché, puis reposé contre le bureau qui se trouvait alors non loin de là, ce simple fait permettant alors à Dominura d'accorder toute son attention à sa belle conjointe qui n'avait pas changé de position, plongeant pourtant ses yeux dans les siens, d'un amour évident et d'une euphorie toute aussi grande. Mais, alors que l'Illustratrice ne s'attendait pas vraiment à se retrouver extirpée de ses propres songes aussi promptement, la voix de Ludmila s'éleva à nouveau dans la pièce, en un flot de questions plus curieuses les unes que les autres, dans une bonne humeur qui demeurait malgré les interrogations plus graves qui demeuraient au fond de ses propos presques soucieux.

    Quand est-ce que cet événement se déroulerait ?
    Où serait-il ?
    Pensait-elle pouvoir rentrer, le soir venu ?
    Et, au sujet d'Edan... Pourrait-elle l'emmener avec elle, lorsque Ludmila n'aurait pas les moyens ni le temps de s'en occuper ?

    Passant une main sur le front de son aimée, souriant – Tendre et amusée – aux paroles enchainées de cette dernière, la grande femme répondit alors, aussi clairement et rapidement :


    « Dans deux semaines~ Apparemment, il s'agirait d'une dizaine d'établissements de New-York, des librairies essentiellement, réparties dans la ville. Oui, je pourrai donc rentrer tous les soirs ♥ »

    Posant son nez avec amusement sur celui de Ludmila, elle haussa les sourcils, comme pour se moquer gentiment de toutes ces questions dont elle lui faisait part, avant d'ajouter, d'un ton doux et léger à la fois :

    « Pour Edan, cela ne pose apparemment pas de soucis, les organisateurs y ont pensé, il ne serait alors jamais séparé de moi »

    Souriant de plus belle, elle embrassa brièvement son aimée, avant de placer ses mains sur ses joues, taquine, avant de laisser entendre, malicieuse, usant à son propre profit – La garce ! - un accent français des plus adorables :

    « Cela vous va, Madame~ ? »

    Je préfère, me perdre aux rires, aux taquineries, auxquelles je recommence à réagir, à mon plus grand bonheur.
    Nous n'avons pas, à nous abandonner aux mauvaises pensées, aux larmes.

    Comment ais-je pu me passer de toi, petit chat ?
    Je me pose la question, à nouveau.

    Désormais
    Tout ira bien,
    Tout ira très bien, oui,

    J'y compte, avec ferveur,
    Mon Alice.

_________________

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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Jeu 2 Juin 2011 - 13:47

    Heureuse de voir que sa conjointe était de nouveau sollicitée par ses éditeurs, Ludmila n’en était donc pas moins inquiète de la voir à nouveau se replonger corps et âme dans son travail. Cette promotion allait-elle les éloigner l’une de l’autre, comme cela avait déjà pu arriver par le passé ? Oh, cela ne tenait finalement qu’à elles, au fond. Ainsi, la jeune Russe se contentait pour l’instant de prendre la nouvelle avec enthousiasme, attendant simplement que sa compagne ait terminé cette conversation pour lui poser ces quelques questions, qui visiblement la tracassaient. Quand ? Où ? Comment ? Ludmila n’avait vraisemblablement aucune envie d’avoir à se séparer de la femme qu’elle aimait pour l’instant, et ce d’autant plus compte tenu des récents évènements. Ne venaient-elles pas tout juste de se retrouver, dans ces flots de larmes et de colère ? Ces émotions restaient encore très présentes en elle, la jeune Russe parvenant seulement – peu à peu – à retrouver son calme et la confiance qu’elle portait habituellement à son couple.

    Tout ira bien, à présent, n’est-ce pas ? J’aimerais seulement, que tu puisses me faire confiance à nouveau, et que nous passions outre cette maladie. Je vois, que tu sembles plus que jamais déterminée à profiter de ta vie, de notre famille. J’en suis consciente, et on ne peut plus heureuse. Peut-être aurais-je finalement dû tout avouer bien plus tôt ? Avais-tu besoin de ce nouveau choc, pour te rendre compte de notre chance, de notre bonheur à tous les trois ? Ta force me rassure, me réconforte. C’est ainsi, que je t’ai un jour connu. Et c’est ainsi, que j’aimerais continuer à te voir, aussi longtemps que nous vivrons.

    -

    Dominura raccrochant finalement son téléphone portable – le posant sur son bureau afin qu’il ne puisse l’embarrasser – Ludmila ne put que sourire en sentant les doigts de cette dernière dans ses cheveux blonds, restant ainsi blottie auprès d’elle, bien plus calme que quelques minutes plus tôt.

    Son regard scrutant amoureusement celui de l’illustratrice, Ludmila fût donc on ne peut plus attentive aux réponses de cette dernière, ses mains se refermant doucement dans son dos, s’agrippant ainsi quelque peu à son pull. Dans deux semaines ? Bien, cela leur laisserait le temps de tout préparer, de retrouver une stabilité plus saine, avant que Dominura n’ait à se replonger dans ce travail d’exhibition public, quelque peu angoissant aux yeux de sa conjointe. Des librairies de New-York ? Parfait ! Son sourire s’élargissant quelque peu à ces mots, Ludmila ne put alors que ce rassurer sur ce point. Dominura pourrait donc – en effet – rentrer à l’appartement tous les soirs. Profitant donc de sa présence avec plus de sérénité, la jeune Russe resta néanmoins attentive à la suite des paroles de son aimée, ne pouvant qu’en sourire davantage. Ses sourcils se haussant à son tour face à la gentille moquerie de sa compagne, Ludmila laissa son nez caresser le sien de quelques doux mouvements de la tête, amusée, amoureuse.

    Edan ne sera jamais séparé de toi ? Très bien. Me trouves-tu donc trop protectrice, à votre égard ? Je le suis sans doute, oui. J’ai tant souffert, de voir la peine de notre fils, à être ainsi séparé de toi durant ces quelques jours. Je n’ai jamais souhaité vous éloigner, tu sais ? Il n’avait rien à voir avec toute cette histoire. Et maintenant ? Plus jamais je n’aimerais le voir ainsi troublé par ton absence. Et puis, qui pourrait s’en occuper ? Il est hors de question de le confier à un inconnu, n’est-ce pas ? Je ne serais pas tranquille, vraiment pas. Ainsi cette nouvelle ne peut que me réjouir, bien malgré ce que tu peux en penser, à ainsi que taquiner de tes beaux yeux émeraudes, de cet attirant sourire.

    Tu es belle, mon Amour. ♥

    -

    Un baiser, et Ludmila sentie les mains de l’artiste venir se poser sur ses joues, non sans que ses sourcils ne restent hausser d’une interrogation malicieuse. Restant accrochée à la taille de Dominura sans avoir la moindre intention de s’en détacher, la jeune Russe sentie finalement son ventre se tordre d’une soudaine excitation – ce dernier étant ainsi terriblement sollicité ces derniers jours, et plus encore depuis son retour à l’appartement.

    « Cela vous va, Madame~ ? »

    Garce.

    Sachant pertinemment que Dominura était consciente de son point faible vis-à-vis de son adorable petit accent français, la jeune Russe ne put s’empêcher d’étouffer un léger rire, ses sourcils se fronçant d’une réprobation malicieuse et entendue. Ses joues retrouvant un peu de couleur tandis qu’elle se savait d’ores et déjà prise en flagrant délit face à ces quelques mots, la jolie blonde bouscula donc très légèrement et simplement le corps de sa compagne du sien, une légère moue faussement vexée et adorable de malice se dessinant sur son visage :

    - Oui, oui… Très bien.

    Faussement renfrognée, la jeune Russe ne tarda néanmoins pas à afficher de nouveau son véritable sourire, son regard s’éclairant sur celui de sa belle, tandis que ses lèvres venaient se refermer sensuellement contre les siennes, une fois, deux fois… Puis Ludmila laissa ses mains s’ouvrir contre le dos de sa compagne, appuyant contre son dos, comme cherchant à sentir davantage les formes de son corps, au travers de ses vêtements. Son étreinte se faisant ainsi sensuellement ferme, la jeune femme continua finalement à embrasser sa compagne, comme ne pouvant plus s’en séparer, suite à ces quelques jours passés loin l’une de l’autre. Son sourire persistant – balayant ainsi les doutes, les craintes et les élans de colère passés – Ludmila laissa finalement quelques murmures lui échapper, entre deux baisers :

    - Je ne peux pas vous résister, Dominura

    Ses sourcils se haussant d’une malice certaine, Ludmila vola finalement un dernier baiser à sa compagne, avant de finalement – d’une geste inattendu et faussement brusque – se reculer de quelques pas, la repoussant en un souffle amusé et joueur, son regard ne quittant pas le sien tandis qu’elle laissait entendre, fourbe :

    - Mais nous avons du travail, n’est-ce pas ? Ca ne serait pas très raisonnable de ~

    Usant de ses charmes en un sourire clairement désirable, la jolie blonde fit finalement le tour de sa compagne, frôlant simplement sa main au passage. Cherchant visiblement à jouer de leur relation passée dans cet atelier – quasiment identique à celui de Londres – la jeune femme se dirigea finalement vers le bureau de l’illustratrice, ses sourcils se haussant d’une attention particulière tandis que son regard inspectait avec intérêt les travaux en cours de la jeune femme. Relevant une feuille sur laquelle était notée les références de quelques couleurs, Ludmila ne tarda pas à la prendre en main, faisant mine d’être l’assistante sérieuse et soucieuse de son travail tandis qu’elle relevait les yeux vers sa compagne, sa voix s’élevant à nouveau dans la salle en une malice dissimulée :

    - Voulez-vous que je commence à préparer ces couleurs ? Ou peut-être pourrais-je vous aider à encrer quelques illustrations ?


    Passant un instant ses dents sur sa lèvre inférieure, la jeune Russe enchaîna rapidement, son regard passant d’un air entendu de celui de Dominura aux jambes fines et parfaites de cette dernière, pour finalement revenir à ses beaux yeux verts, comme si de rien n’était :

    - Je n’ai rien de prévu, ce soir… Les heures supplémentaires ne me font aucunement peur…

    Bien que mourant visiblement d’ainsi se retenir de fondre sur sa compagne, Ludmila semblait donc bien partie pour s’amuser ainsi de son propre désir, comme cherchant à retrouver l’ambiguïté qui les avait toutes deux liées à une époque – sans doute la plus excitante de leur relation. Etait-ce cet accent français, qui avait ainsi entraîné la belle Russe sur le chemin de la sensuelle provocation ? Etait-ce le vouvoiement, qu’avait employé Dominura ? Oh, sans doute n’y étaient-ils pas pour rien, tout comme le fait que sa compagne soit à nouveau en proie à présenter son art au public, chose qui ne pouvait que la rendre plus fière encore, d’être ainsi à ses côtés.

    Ce soir, j’aimerais être à nouveau l’assistante que tu appréciais, que tu désirais, pourtant contrainte de penser avant tout à l’avancement de ton travail. Pourquoi ? Parce que nous en avons besoin, tu ne crois pas ? Cette complicité que nous avions, était sans doute ce qui nous a ainsi mené à tant nous aimer. J’aimerais en jouer, seulement, un peu ? Je ne suis pas certaine d’être aussi forte, à présent. Pourrais-je te résister, plus de quelques minutes ? Rien n’est moins sûr.

    Dis-moi, ce que tu veux de moi.
    Je saurai retrouver les gestes, que tu m’as un jour enseignés.
    Je saurai te satisfaire, quoi que tu puisses me demander.

    Ce soir, je suis l’assistante,
    Soumise à tes moindres demandes,
    Soumise au désir, à la cruelle beauté,
    D’une patronne tant aimée. ♥

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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Jeu 2 Juin 2011 - 14:45

    ~ A la tendre et légère moue de sa conjointe suite à ses propres paroles, la grande femme ne put qu'en sourire, pinçant légèrement ses lèvres entre elles tandis que ses sourcils se haussaient légèrement, comme douce provocation, son corps se laissant porter par la légère bousculade de la femme qu'elle aimait. Cela lui allait-il ? Hé, hé, hé hé. Très bien, très bien. Ainsi ferait-elle cela, se laissant porter par les occasions de leur vie qui ne promettait que de s'élancer vers l'avant, dans le plus beau des chemins.

    Je te le promets, Ludmila...
    Désormais, il ne nous arrivera que les meilleures choses.
    Et si, parfois, nous nous déchirons... Ce n'est que pour avancer davantage.
    N'est-ce pas ?
    J'ose y croire, affichant un doux et énigmatique sourire, prise de ce petit jeu qui n'existe qu'entre nous, dans la joyeuse harmonie de notre étrange couple. Tu es si belle, et fascinante à la fois. Comment ais-je seulement pu fermer les yeux sur mon amour pour toi, tout ce temps ? Comment ais-je seulement pu douter de toi, de nous ? Il ne nous reste que les pierres, pour tout reconstruire... Ou élargir nos murs. Je n'attends que ça.

    BamBamBamBamBam

    Le cœur battant d'une nouvelle euphorie qui n'appartenait qu'à ses interactions avec sa si magnifique conjointe, Dominura ne put que savourer ses tendres moments en sa compagnie, sentant ses doutes, ses maux, s'échapper au fil des minutes qui passaient. Ludmila lui offrant de nouveaux baisers, ses lèvres se refermant doucement contre les siennes, la belle française ne put qu'il répondre, une de ses mains passant dans le dos de son aimée alors que l'autre se perdait dans son cou, caressant doucement ses beaux cheveux blonds et légers. Réprimant un frisson certain au contact du corps de Ludmila contre le sien, Dominura ne put pourtant que profiter de chaque instant de cette intime proximité, se délectant des moindres gestes, des moindres expressions, des moindres caresses de sa belle.

    Je vois, ton sourire, qui m'est si cher.
    Je vois, ces expressions, qui me rassurent, qui me font tant de bien.
    Tu sais ? Je ne peux me passer de toi.

    Sans doutes est-ce que je me répète, à force, dans mes propres pensées. Mais n'en sont-elles pas plus sincères, plus profondes encore ? La vie sans toi m'est insupportable, tout autant que nos conflits, bien trop fréquents à mon goût. A qui la faute ? Sans doutes la mienne, mais également de la tienne, n'est-ce pas ? Je ne veux plus y penser, seulement croire, en parfaite utopiste, à notre magnifique harmonie que j'encense, dans ses moments de félicité.

    Et mon cœur bat encore, plus vite, plus fort, pour ta personne toute entière
    BamBamBamBamBam

    A l'entente des mots de sa conjointe, le regard de la grande femme se fit plus malicieux encore, tandis qu'elle plissait doucement des yeux, quelque peu taquine. Un murmure, un vouvoiement ? Et ces paroles, si bien choisies. Le mot « résister » ne pouvait que bien tomber, sans doutes, ce dernier ne manquant pas de réveiller de nouveaux désirs qui étaient alors bien longtemps restés enfouis dans le corps meurtri de la trentenaire. Se perdant dans les propos et le baiser de sa conjointe, la grande femme ne put alors qu'être réceptive au soudain revirement de situation, Ludmila se détachant d'elle sans raisons apparente, ceci entrainant alors sur son visage clair un nouveau haussement de sourcils, tandis que son sourire se perdait dans une expression interrogative : Qu-Que... ?

    Rapidement, les intentions de Ludmila se révélèrent alors.

    Elles avaient du travail ? Ce ne serait pas raisonnable ?

    Le visage de Dominura se perdant alors dans une nouvelle expression plus fourbe, comprenant alors là où Ludmila voulait en venir, comme éprise d'une certaine nostalgie d'un temps reculé et laissé de côté depuis leur mise en couple, l'Illustratrice laissa un sourire prendre place sur son beau visage. Cependant, alors qu'elle croyait avoir tout cerné de la situation et demeurer maitresse des évènements qui pouvaient se dérouler en ces lieux, Ludmila démontra bien ses qualités à tout prendre en main, gardant de ravissantes initiatives. Ainsi cette dernière fit le tour de sa compagne, terrible tentatrice, merveilleuse actrice, sous le regard intrigué de la dessinatrice, qui, il fallait bien l'avouer, sentait monter en elle comme une certaine chaleur, un frisson emporté de désir et de tentation.

    Fourbe ! Sorcière !
    Quand cesseras-tu donc de te jouer de moi ?
    En cet instant, je m'en amuse. Moi, qui croyais avoir tout vu de toi !

    Tu m'étonneras toujours,
    Et encore davantage, il me semble.

    ~

    Ludmila se dirigeant vers le bureau, prenant une des feuilles de référence de couleurs en main, Dominura ne manqua pas de se tourner vers elle, gardant toute sa droiture, sa classe certaine, suivant les moindres faits et gestes de son aimée du regard.

    Voulez-vous que je commence à préparer ces couleurs ?
    Ou peut-être pourrais-je vous aider à encrer quelques illustrations ?

    Pinçant ses lèvres entre elles, la belle française décida alors bien rapidement de se prendre au jeu, croisant ses bras entre eux, toisant un instant – D'une mine tendre – son aimée du regard, cette dernière s'assignant à merveille de son ancien rôle d'assistante. Quoi de plus excitant, à vrai dire, que de retrouver ce qui pour bien longtemps n'avait été qu'un étrange fantasme ? Oh, fantasme n'était peut-être pas le mot. Mais, ces jeux interdits qui avaient été les leurs pendant de bons jours n'étaient-ils pas désormais source d'une certaine tentation ?

    Je me souviens bien, de l'effet que tu me faisais déjà, à cette époque.
    Cela commence à remonter à bien longtemps, n'est-ce pas ?
    Désormais, je m'en amuse, tout comme tu le fais, te riant presque de la situation.

    Fourbe ! Garce !
    Cela a toujours été mon point faible, avec toi.

    Alors que la jolie blonde laissait voir un regard tout à fait charmeur à sa conjointe, laissant implicitement entendre qu'elle aurait bien quelques ardeurs à faire ces soit disant « Heures supplémentaires » qui en disaient long, la grande femme ne fit alors que se redresser, haussant les sourcils en pinçant ses fines lèvres entre elles, jouant de son propre rôle comme d'une séduction propre, laissant enfin sa voix s'élever dans une classe naturelle qui lui siégeait si bien :


    « Des heures supplémentaires ? Peut-être faudrait-il déjà se mettre au travail ! »

    Haussant les sourcils comme d'une attitude froide et impatiente, la grande femme ne manqua pourtant pas d'y ajouter un sourire en coin, avant de jeter un œil à sa propre tenue, hochant de la tête en signe d'exaspération :

    « Mais quelle tenue... ! Je ne m'attendais pas à votre visite. »

    Laissant à nouveau son regard se place sur le beau visage de Ludmila, elle esquissa alors quelques pas vers son propre bureau, passant donc à côté du magnifique corps de sa conjointe, non sans y jeter un œil, avant d'ajouter :

    « Qu'importe. J'aimerais que vous vous penchiez plutôt sur cette palette, Ludmila~ »

    Cette palette, oui,
    Empreintes de couleurs passion.

    Prenant une autre feuille de références de son plan de travail, la grande femme la tendit alors à sa conjointe, haussant à nouveau les sourcils comme pour lui signifier que cela pressait. Esquissant ensuite un sourire entre l'amusement, l'attention, l'amour et la satisfaction, elle prit place à son propre bureau, jetant un œil à ses Illustrations qu'elle avait abandonnées là depuis un moment.

    Pour se prendre au jeu,
    Autant s'y donner jusqu'au bout, n'est-ce pas ?
    Étrangement, tes tentations me remotivent, et pour notre couple, et pour ce travail qui m'attends.

    Mais je ne vais pas m'y pencher bien longtemps,
    Pas vrai ?
    Ton corps semble m'appeler,
    Tandis que le mien se perd de désir pour toi.

    Offres-moi ces quelques heures
    De retrouvailles,
    Tandis que tu me tentes,

    Et que je feins de t'ignorer quelques instants encore,
    Prenant mon encre, m'armant de cette plume décisive,
    Avec laquelle je trace quelques nouveaux traits,

    Signature de notre nouvelle vie,
    Ou plutôt,
    De cette renaissance qui nous est propre,
    Mon amour,

    Diablesse.

_________________

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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Jeu 2 Juin 2011 - 17:55

    Bien que folle d’envie de profiter immédiatement de cette nouvelle complicité entre Dominura et elle, Ludmila n’avait visiblement pas pu s’empêcher de les guider toutes deux sur un chemin plus excitant encore. Quoi de mieux, pour retrouver à nouveau ce qui un jour les avait rapproché, que de se remettre ainsi malicieusement dans le contexte dans lequel elles s’étaient rencontrées ? La jeune Russe semblait d’ores et déjà s’amuser de ce petit jeu avec sa compagne, et ce bien que son corps ne commence à s’impatienter d’un désir croissant, sérieusement attisé lors de leurs précédents rapprochements, ces baisers, si prenants. Ainsi prenait-elle seulement les choses en main – pour le moment – faisant clairement comprendre à sa compagne ses quelques intentions, de ces mots, de ces regards entendus, adorables de malice.

    En as-tu seulement envie, Trésor ? Je sais, que nous venons tout juste de nous retrouver, que cela a été pour toi – comme pour moi – quelque chose de difficile, d’épuisant. Je sens encore au fond de moi, les restes de ces sanglots coupables, de cette angoisse, de ne pas pouvoir te prendre à nouveau dans mes bras, te rassurer. Mais tout est terminé à présent, n’est-ce pas ? Nous n’avons qu’à avancer, passer outre ces horreurs, ces maux… Je veux simplement oublier, et profiter à nouveau de chaque instant, avec toi.

    Bam
    Bam

    Fourbe et sensuelle, Ludmila n’avait donc pas hésité à contourner sa compagne, retrouvant finalement l’attitude qui était sienne lorsqu’elle travaillait véritablement pour elle, il y a quelques années. Certes, elle ne pouvait véritablement s’y tenir, puisqu’elle se sentait à présent bien plus en confiance, que cela n’était le cas auparavant. En effet, la jeune Russe se souvenait avoir été en prise à de terribles doutes, lors de ses rencontres avec l’illustratrice. Bien que n’ayant jamais douté de ses capacités à séduire avant d’avoir affaire à cette charmante femme, la jolie blonde s’était alors trouvée quelque peu troublée, déstabilisée. Dominura était, et avait toujours été très différente de toutes ces futiles personnes, qu’elle avait pu auparavant rencontrer. Ainsi se contentait-elle à l’époque de faire son travail avec grand soin, gardant pour elle son désir, son amour, pourtant si puissant. Seul le temps avait finalement pu laisser leurs gestes se faire de plus en plus significatifs, leurs regards plus entendus, avides d’en apprendre davantage de l’autre.

    Je me souviens de tes regards, de ces caresses frôlés, qui me ravissaient, tout autant qu’elles m’angoissaient. J’avais peur. Peur de ne pas te plaire, peur de dire quelque chose, qui pourrait ne pas te plaire. Tu m’impressionnais, sans doute plus que je n’oserais l’avouer. J’avais peur d’aller trop vite, d’être incapable de m’en tenir à notre amour, bien trop lâche pour l’accepter. Et maintenant ? Si je garde pour toi une fascination qui sans doute me dépasse, je suis pourtant consciente, que nous sommes – en réalité – un véritable couple, fou d’amour, malgré ces quelques tensions qui parfois s’immiscent entre nous.

    Pourrais-je alors me fondre à nouveau dans ce rôle d’assistante, sans craquer, plus tôt que je ne le devrais ? Je veux vraiment t’aider, tu sais. J’aimerais pouvoir te montrer, que je suis toujours là pour toi, si tu en as besoin. Je sais comment faire. Je me souviens, plus que tu n’oserais l’imaginer. J’ai tant appris de toi, tu sais ? Et si je me suis finalement éloignée de ce monde artistique qui autrefois m’intéressait tant, ça n’est certainement pas par ta faute. Peut-être un jour pourrais-je y revenir ? J’aimerais peindre. J’aimerais pouvoir m’exprimer, de formes et de couleurs, qui alors remplaceraient les mots.

    -

    Dominura semblant donc se prendre rapidement au jeu, la charmante Russe ne put qu’en être davantage enthousiaste, son sourire persistant tandis qu’elle prêtait grande attention aux moindres réactions de sa compagne. Cette dernière laissant ses bras se croiser, Ludmila ne pouvait donc s’empêcher de l’observer avec grande attention, retrouvant ainsi cette femme classe et terriblement sérieuse qui pendant bien longtemps l’avait laissé terriblement troublée, et davantage frustrée. Encore faudrait-il se mettre au travail, avant de penser à faire des heures supplémentaires ? Sans aucun doute, oui.

    Cette attitude faussement froide et impatiente ne pouvant que faire jubiler davantage la jeune Russe, cette dernière passa un instant ses dents sur sa lèvre inférieure, quant à la remarque de Dominura, à propos de sa tenue. Certes, ça n’était pas dans ce genre de vêtements, que la belle française avait eu l’habitude d’accueillir son assistante, autrefois. Cela l’aurait-il seulement choqué, il y a quelques années ? Oh, pour sûr, cette tenue relâchée n’aurait pu que l’intéresser davantage, Ludmila ne manquant par ailleurs pas d’en être d’autant plus attirée aujourd’hui, son regard vrillant bien souvent – sans même qu’elle ne puisse se contrôler – sur les jambes fines et longues de la jeune femme. Ainsi ne sut-elle réellement quoi lui répondre, préférant ici garder le silence plutôt que de se trahir à nouveau, en complimentant Dominura sur son apparence, bien malgré cette tenue légère. Restant donc simplement raisonnable – comme elle l’aurait fait par le passé – la jeune Russe se montra donc attentive à la demande de celle qui était pour quelques instants à nouveau sa patronne.

    Plutôt cette palette ? Très bien.

    Un sourire en coin restant encré sur ses fines lèvres rouges, la charmante blonde se laissa donc simplement guider par la demande de sa compagne, frôlant son corps de quelques sensuels regards. Attrapant donc la feuille de références que lui tendait l’illustratrice, Ludmila lui adressa un sourire plus doux, hochant doucement la tête afin de lui signifier qu’elle avait bien compris le message : Très bien, elle s’y mettrait donc immédiatement. Hop, hop. Son corps s’échauffant d’une excitation contenue, la jolie blonde retrouvait alors plus que jamais le léger rose qui teintait parfois ses joues, se dirigeant vers la grande table servant essentiellement à la création des couleurs. Ainsi se mit-elle rapidement au travail, non sans cesser un instant de songer à la proche présence de la femme qu’elle aimait, là, dans l’attente de ce qu’elles avaient passé leur temps à attendre, durant leur collaboration – à savoir, la pause qui leur permettrait de se retrouver, l’une contre l’autre.

    Cette attente me rend folle, tout autant qu’elle amuse. Et si je prends soin de suivre ces notes me permettant de créer ce dont tu as réellement besoin, je ne peux m’empêcher de songer à toi, de relever parfois les yeux, en direction de ton bureau. Qu’es-tu en train de faire, mon Amour ? Encrage ? J’aimerais venir auprès de toi, me pencher sur ton travail, ou simplement te regarder. Mais il me faut tout d’abord terminer ceci, n’est-ce pas ?

    Tic
    Tac

    Quelques minutes passèrent ainsi, dans un parfait silence, qui pourtant ne pouvait que traduire une tension nouvelle, cette fois-ci des plus positives et enthousiasmantes. Sentant son corps en prise à quelques tremblements d’impatience, Ludmila put néanmoins bientôt se libérer de la place qu’elle occupait jusqu’à présent, venant tout juste de terminer le travail que sa belle lui avait confié. Ainsi ne manqua-t-elle pas de se lever doucement, regardant – non sans fierté – le résultat qu’elle avait finit par obtenir, plutôt satisfaisant. Son regard se posant alors sur sa compagne – à son propre bureau – la jeune Russe haussa légèrement les sourcils, son sourire s’accentuant un instant tandis qu’elle décidait volontairement de ne pas se rendre immédiatement auprès d’elle. Ne devait-elle pas lui laisser le temps de travailler, comme elle l’aurait fait, autrefois ? Certes.

    Clac
    Clac
    Clac

    Sans un mot, la jeune femme s’échappa finalement de l’atelier, nan sans que son aura n’en dégage une certaine forme de provocation. Droite et charmante, la jeune femme quittait donc la pièce en silence, ses pas la menant bientôt dans la chambre de leur petit garçon, pour qui elle gardait bien évidemment une tendre pensée. S’était-il endormi, malgré les troubles et les cris de ses mères ? Sans aucun doute, puisqu’il n’avait pas réellement protesté, depuis que la belle française l’avait porté jusqu’à son lit. Néanmoins soucieuse de savoir si tout allait bien, la jeune Russe se pencha donc bientôt au dessus de son berceau – qui faudrait sans doute bientôt changer, puisque le petit grandissait si vite. Son sourire se faisant plus doux et maternel, la jeune femme put alors voir son enfant profondément endormi, se contentant de le border un instant, puisque ses couvertures avaient été repoussées – sans doute par quelques coups de pieds.

    Dors-bien, mon petit Ange.
    Tout ira mieux à présent, tu sais ?
    Nous allons prendre soin de toi,
    Tout comme nous veillerons, l’une sur l’autre. ♥

    -

    Clac
    Clac

    Refermant la porte de la chambre d’Edan derrière elle, Ludmila put donc retourner – plus sereine encore – à l’atelier, rejoignant ainsi la femme qu’elle aimait. Sans un bruit, la jeune Russe se rapprocha donc calmement de l’illustratrice, ses talons seuls frappant le sol d’une tension sensuelle relativement efficace. Remettant en place de quelques revers de mains sa charmante robe noire, la jeune femme se pencha finalement doucement au dessus de l’épaule de Dominura, laissant à nouveau entendre sa voix, d’une douceur calme et faussement sérieuse, alors même qu’elle commençait à clairement bouillonner, intérieurement :

    - Votre fils se porte à merveille, et vos couleurs sont prêtes, Dominura.

    Ses sourcils se haussant en un sourire entendu et adorablement amoureux, la jeune Russe ajouta, sur le même ton, quoique sans doute quelque peu plus malicieux :

    - Avez-vous besoin d’autre chose ?

    Je suis à votre disposition, oui.
    Moi l’assistante, rapide et efficace,
    Prévenante et attentive.

    Moi qui t’aime, et te désir.
    Que veux-tu de moi, Trésor ?
    Me faire languir davantage ?
    Oh, te donner ce pouvoir sur mon désir… Etait-ce réellement, une bonne idée ?
    Mes jambes se croisent sensuellement, juste à côté de toi.
    Mes jambes se croisent, de ce charme entendu, significatif.

    Je te veux.



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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Jeu 2 Juin 2011 - 20:31

    ~ Alors que la jolie blonde se mettait au travail, répondant aux exigences certaines de sa compagne, la dessinatrice, de son côté, s'était armée de son porte-plume, de son encre, afin de s'atteler au line de son Illustration. Désormais, elle ne se défoulait plus réellement de ses états d'âme dans ses dessins, préférant se vouer à ses multiples commandes, notamment à quelques nouveautés qui intéresseraient sans doutes ses éditeurs lors de sa prochaine sortie dans les librairies de New-York. Non, elle ne pouvait plus se laisser aller à perdre ses esprits face à d'obscures Illustrations, qui ne feraient qu'alerter sa conjointe à propos d'un état dont elle n'était plus aliénée !

    Tous ces croquis sombres, toutes ces atrocités... Elle devait s'en débarrasser, et au plus vite, si elle voulait tout reprendre dès le début, sur de nouvelles et solides bases ! Oui... Oui, oui, oui ! Elle ferait cela. Elle récupèrerait tout, et brûlerait ces mauvais souvenirs. Très bientôt.

    BamBamBamBam

    En attendant, sentant la présence fort tentante de sa belle assistante à ses côtés, il fallait bien dire que la belle française avait quelque peu du mal à se concentrer sur son travail à faire. Comment diable pouvait-elle faire la part des choses et ne pas réagir trop rapidement aux délices exquis de sa si belle Ludmila ? Comment pouvait-elle résister à ces terribles tentations, tandis que la jeune femme se jouait bien d'elle, là, se mettant au travail comme si de rien n'était.

    BamBamBamBamBam

    Ahhh, Ludmila.
    Comment peux-tu me faire ça ?
    Je tente de t'être indifférente.
    Mais comment cela est-il possible ?
    Je sens, ta présence derrière moi.
    Je t'entends, passer du temps à préparer mes couleurs, tandis que ton corps appelle le mien.
    Ton odeur, vient jusqu'à moi, terrible, délicieuse.

    Ahhh !
    Diablesse !
    Tentatrice !
    Sorcière !

    Pinçant ses lèvres entre elles, la grande femme tenta alors de garder toute son attention portée sur ce qu'elle faisait, ses doigts tremblant pourtant quelque peu, sous cette pression qu'elle n'avait plus tant l'habitude de soutenir de sa pauvre âme. Un trait. Ouiii, elle devait réellement se concentrer sur ce trait. Là. Celui-là, qui s'étendait sous ses yeux, sous sa plume. Encore quelques instants, et il s'élargissait, en pleins et en déliés. Elle devait... Se concentrer. Se concentrer. Ahhh ! Enfer et damnation ! Se passant une main sur le visage, dans ses cheveux bruns tandis qu'elle ôtait sa plume du papier, la grande femme retint alors un soupir, avant de poser l'objet, respirant un bon coup, quoique toujours silencieusement.

    Où en es-tu ?
    Je ne me posais pas la question, auparavant.
    Mais désormais... J'aimerais pouvoir me délecter de ton corps, encore et encore,
    Suivre le moindre de tes gestes, de tes mouvements, qui ne sont pas sans me faire un certain effet.

    Mon corps s'échauffe, tandis que je croise simplement mes jambes, pinçant à nouveau mes lèvres qui ne manquent pas de hurler leur désir de contact avec les tiennes.

    ~

    Alors que la grande femme reprenait simplement son travail, Ludmila sortit de la pièce, non sans que cette petite provocation volontaire ne soulève un instant le cœur de sa compagne. Ludmila ? Mais que fais-tu donc ? Ah ! Ah ! Garce que tu es ! Comment oses-tu me laisser seule, comme m'obligeant à travailler malgré ton absence ! Tu es détestable, le sais-tu ? Adorablement détestable, tout comme je t'aime. Va ! Pars ! Mais reviens moi vite... Je tremble de t'attendre, tant mon désir pour toi se fait sentir dans tout mon corps, dans cet odieux frisson.

    BamBamBamBam

    Finalement, la belle blonde ne fit pas attendre son aimée tant de temps que cela, ne tardant pas trop avant de revenir dans ce grand atelier, si vide. Réprimant un sourire de satisfaction tandis que le bruit des talons de sa belle enrageait l'atmosphère d'une tendre et sensuelle tension, Dominura tentait toujours de se concentrer dans son ouvrage, en vain cependant. Ainsi, lorsqu'elle sentit l'aura de la belle blonde se pencher auprès d'elle, une tendre chaleur ne manqua pas, à nouveau, de la prendre au ventre, son cœur s'emballant alors sans qu'elle ne puisse le contrôler.

    Mon dieu.
    Serais-tu folle, d'ainsi me pousser à bout ?
    Ooooh, Ludmila.
    Mes couleurs sont prêtes ?
    Mon fils va bien ?

    BamBamBamBam

    Dominura, ses yeux se perdant, amusée, sur son Illustration, fit attendre son aimée durant quelques bonnes secondes, avant de se décider à réellement bouger. Prenant une faible inspiration, elle laissa alors ses doigts remonter sensuellement jusqu'à ses propres cheveux bruns, les attrapant en un mouvement calme et lent, les vrillant doucement avant de les attacher à l'arrière de sa tête, de sa pince anis, dégageant alors sa nuque en une tentation nouvelle, terrible.

    Je prends la main.
    Hu uh uh ♥

    Daignant alors adresser un regard à Ludmila, Dominura la regarda un instant – Profitant de cette proximité pour observer ses si beaux yeux – et laissa entendre, d'une voix claire, alors que ses yeux laissaient paraître une expression taquine :


    « Ça ira, merci. Vous avez fait du bon travail, comme d'habitude~ »

    Haussant les sourcils, elle se détourna d'elle, se redressant dans une attitude fière et délicate, fourbe, comme se remettant au travail... Hmmmh, sans réelle envie, à vrai dire. Il ne s'agissait alors là que pure provocation, ne pouvant réellement faire autrement que de faire attendre son aimée, la faire désirer, encore et encore, un peu plus.

    Pourras-tu seulement me résister, alors que je t'offre ma nuque, tandis que je feins de t'ignorer, sans pourtant le pouvoir ? Je sens, ta présence, ton aura.
    Oh, Ludmila,
    Comment cela a t-il commencé ?

    Je veux tes mains, contre mon corps.
    Tes caresses, contre ma peau.
    Ton regard sur moi,
    Ton plaisir, tout entier,

    Je te veux,
    A jamais.

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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Jeu 2 Juin 2011 - 22:43

    Ainsi penchée au dessus de l’épaule de sa compagne, Ludmila ne pouvait que se ravir de voir cette dernière se remettre au travail, ses œuvres semblant bien plus sérieuses et professionnelles que tout ce qu’elle avait pu créer ces derniers mois. Ayant bien évidemment – durant tout ce temps, et ce bien qu’elle ne le montrait pas toujours à sa belle – porté attention à ses diverses illustrations, Ludmila n’avait pas pu s’empêcher de s’inquiéter en voyant l’allure des plus sombres qu’avaient tendance à prendre ces dernières. Visiblement, Dominura commençait à passer outre cette étape de sa vie, ce qui sans doute était ce qu’il y avait de mieux pour elle. Mais devait-elle pour autant brûler ses créations ? Ludmila n’était pas réellement de cet avis, au fond. N’était-ce pas mieux, de simplement les stocker, les préserver, et ainsi les assumer ? Dominura ne devait pas repousser ces élans qui l’avaient prise, car sans doute représentaient-ils une partie d’elle-même, à ne pas négliger, malgré toute la souffrance et le désespoir qui pouvait en découler.

    Sur ce, la charmante blonde s’était donc sensuellement approchée, demandant à celle qui était en cet instant sa patronne, si elle avait besoin de quelque chose. Face au terrible silence de cette dernière – qui jouait à merveille son propre rôle – Ludmila ne put que sourire d’amusement, son regard suivant les moindres mouvements de l’illustratrice, lorsqu’elle attacha finalement ses cheveux, de sa traditionnelle pince verte anis. Se redressant quelque peu face à ce simple geste, Ludmila sentie finalement un frisson la parcourir à la vue de la nuque à présent nue de son aimée, pinçant ses lèvres entre elles, sur le coup.

    Fourbe. Tu sais, que ces gestes me font ainsi frémir, n’est-ce pas ? J’aimerais pouvoir t’embrasser, juste là, et laisser mes doigts glisser contre toi, contre ce corps faussement distant, digne de la femme charismatique et professionnelle que tu es. Et tandis que tes mots me laissent comprendre que tu n’as besoin de rien, je sens mon impatience s’accroitre, mon ventre s’échauffant d’un désir plus vif. Ai-je fais du bon travail ? Comme d’habitude ? Oh mais Trésor… Aurais-tu simplement oublié de te tourner vers mes couleurs ? Je ne te les ai pas encore montrées, tu sais ? Mais ces mots me font sourire, m’amusent. Sommes-nous totalement folle, à ainsi jouer de nos statuts passés ? J’en jubile, je fonds. Je réalise à nouveau, comme tout cela était beau, et si compliqué, à la fois. Comment ai-je seulement pu me retenir, de te toucher, de te frôler ?

    BamBamBam

    Je ne me retenais pas, n’est-ce pas ?

    -

    Satisfaite, Ludmila laissa donc finalement un fin soupir s’échapper d’entre ses fines lèvres rouges, décidant finalement de faire davantage durer cette frustration des plus excitantes, contournant avec grâce la femme qu’elle aimait. Passant derrière elle, la jeune femme ne manqua évidemment pas de laisser ses doigts frôler d’une sensuelle mais très fine caresse le bas de la nuque à présent nue de sa compagne, ses pas la menant en une lenteur sensuelle et provocante jusqu’au canapé de l’atelier, où elle se laissa doucement tomber. Toujours très droite et charmante – bien que sous ses yeux ne résident quelques traces du passage de ses larmes contre son maquillage noir – la jeune femme laissa donc son regard se poser avec insistance sur sa désirable compagne, croisant ses jambes en une position d’attente des plus adorables.

    Que pouvait-elle faire de plus, si Dominura n’avait plus besoin d’elle ? Oh, Ludmila savait parfaitement ce qu’elle était en train de faire, fixant ainsi la femme qu’elle aimait d’une intensité sensuelle et fourbe, attendant tout simplement que cette dernière ne se retourne, sans doute intriguée par son soudain silence. Ainsi la jeune Russe resta-t-elle ainsi assise, ses doigts se posant un instant contre ses lèvres, son coude s’appuyant contre son genou. Que faire, que faire ? Mordillant légèrement sa lèvre inférieure tandis qu’elle sentait à présent son corps proche de la folie à ainsi se voir patienter, la jeune Russe laissa finalement entendre, retrouvant le naturel qui était sien à l’époque, malgré toujours une pointe de malice, au fond de sa voix :

    - Eh bien… Si vous n’avez plus besoin de moi… Dois-je vous laisser ?

    Ses sourcils se haussant tandis qu’elle restait ainsi assise sur le sofa, la jolie blonde ne put s’empêcher de laisser un vague sourire en coin se dessiner ses lèvres, elles-mêmes partiellement dissimulées derrière ses doigts fins.

    Dois-je te laisser travailler en paix, Trésor ? Oh, je ne doute pas que tu puisses vouloir me retenir, bien que sachant que – de toute évidence – je ne risque pas de quitter cet appartement. J’aime seulement ainsi me dire, que – comme avant – je pourrais à nouveau avoir à m’éloigner de toi, souffrir de ces frustrations, sans pour autant en être réellement blessée. Faisons seulement comme si je n’habitais pas ici, d’accord ? Faisons comme si… Comme si je ne pouvais rester dormir contre toi, uniquement si tu me le demandais, toi. Je suis dépendante, de tes moindres désirs. Mais qu’en sera-t-il, si tu me laisses entendre que – en effet – je peux finalement m’en aller ? Le jeu s’arrêtera. Ca n’arrivera pas, n’est-ce pas ?

    Je veux continuer ainsi, à provoquer nos désirs, notre amour.
    Je veux rester auprès de toi, et sentir ta présence, si forte, si charismatique.

    Ne me laisses donc pas tant attendre,
    Brûler, de ce jeu que j’ai moi-même engagé.

    Nous sommes totalement folles.

    Je suis folle,
    Folle de toi.


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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Jeu 2 Juin 2011 - 23:43

    ~

    ~Awww, you're killing me ! ~



    ~ Était-ce vraiment de la folie, qui émanait alors des étranges esprits de ces deux jeunes femmes ? Oh, folie était peut-être un bien grand mot... Disons qu'il s'agissait plutôt là d'expériences, de nouvelles attitudes, vis à vis de l'existence elle-même, tandis qu'elles avaient toutes deux été, pendant longtemps, privées de jeux et de sensations. Ne fallait-il pas, de temps en temps, renouveler, afin de ne pas tomber dans les acquis, comme cela semblait avoir été le cas, ces derniers temps ? Sans doutes que si. Et en ce jour, Ludmila, tout comme Dominura, semblaient avoir bien cerné les choses, s'emportant corps et âme dans ce nouvel échange pour le moins délicieux.

    Je ne pense pas, que nous soyons particulièrement dérangées, mon amour.
    Sans doutes n'avions-nous besoin que de ça, finalement ?
    Comme pour nous retrouver enfin, repimenter nos vies, qui, finalement, s'étaient tassées.
    Je ne veux pas t'oublier, pour mon travail.
    Je ne veux pas t'oublier, pour ma famille, pour notre enfant.

    Rien ne me ferait alors davantage plaisir que de savoir, ce que tu penses de moi, encore et encore, jour après jour, tandis que tu ne sembles d'avoir d'yeux que pour moi, malgré tout ce que je t'ai fait subir. N'ai-je pas été terriblement égoïste ? Je nous offre, ce moment, tout en le partageant avec toi. Car je le sens, je le sais, il s'agit là d'un besoin. Le besoin, de cimenter nos liens, de pouvoir se savoir prêtes à s'abandonner à nouveau, l'une à l'autre.

    J'ai l'impression, en cet instant, que nous ne nous sommes jamais déchirées, bien que les blessures demeurent, au fond de mon être. J'ai l'impression, alors que nous jouons de notre amour et de notre malice, de notre complicité, que je n'ai jamais appris la terrible nouvelle qui me touche et bouleversera sans doutes notre vie dans peu de temps. Jusqu'à quand serons-nous libres ? Jusqu'à quand, pourrons nous nous aimer, sans la peur d'un lendemain imprécis ?

    Je ne veux pas y songer.
    Simplement, te savoir auprès de moi.
    Et, alors que je feins de me remettre à la tâche, je sens, ton impatience, ton désir
    Grandissant tout comme le mien.

    Pourrai-je seulement résister plus longtemps ?
    BamBamBamBam
    Tes doigts, dans mon dos, frôlant mon corps en une douce et terrible caresse,
    Me font frémir.

    Mais... Serais-tu seulement... En train de t'éloigner de moi ? Oh ! Diantre ! Moi qui croyait avoir repris les rennes, la main, le pouvoir... Me voilà à nouveau bouleversée, par ce changement de cap soudain ! Te jouerais-tu de moi ? Petite garce.

    BamBamBamBamBam

    Alors qu'elle se perdait dans ses songes, Dominura put entendre sa conjointe se laisser tomber sur le joli sofa de l'atelier, celui-là même, où, quelques années auparavant, elle avait posée nue, tout d'abord sans ambigüités. Pinçant ses lèvres entre elles, l'Illustratrice ne put résister, cette fois, à la tentation de négliger son travail, se retournant alors vers la ravissante blonde dont l'attitude, il fallait bien le dire, relevait clairement de la sensuelle provocation. Pinçant ses lèvres entre elles à l'entente des paroles de celle qui se jouait être son assistante, la belle française se redressa finalement, haute et fière, fronçant les sourcils comme d'une expression d'incompréhension. Finalement, elle laissa entendre, d'une voix qui frôlait le ton de l'évidence :


    « Bien sûr que non ! Où avez-vous lu que vous pourriez prendre de telles libertés ? »

    Se levant alors complètement de son fauteuil, la grande femme, fixant toujours Ludmila de ses beaux yeux vert sombre, s'avança vers elle d'un pas lent mais déterminer, usant de ses propres charmes dans cette démarche profondément tentante. Un léger sourire en coin venant éclairer son beau visage clair, elle haussa légèrement les sourcils, arrivant bien proche de Ludmila. Plongeant son regard dans le sien, elle laissa ses doigts pâles frôler sa joue tandis qu'elle ajoutait, doucement, d'une classe professionnelle certaine bien que le véritable amour, la véritable attention, se lisait malgré elle au fond de ses yeux fourbes :

    « Ludmila~ J'aimerais que vous restiez encore un peu, ce soir... »

    Passant ses mains sur les épaules de la jolie blonde, elle se pencha alors vers elle, et, après s'être passé les dents sur sa lèvres inférieure, déposa un bref baiser sur la joue de la jeune psychologue, se reculant ensuite quelque peu dans une moue amusée et faussement boudeuse à la fois, devant les yeux au ciel en marmonnant, d'une voix presque déçue :

    « Hmmh... J'ai perdu~ Je n'ai pas pu résister à tous ces charmes...! »

    Se perdant finalement en un rire amusé et joyeux, elle passa ses mains sur les joues de Ludmila, l'embrassant à nouveau, sur les lèvres cette fois.
    Ahhh, mon amour.
    Comment seulement te résister ?
    Tu sais, que mon corps, mon esprit, n'aurait pas pu tenir bien plus longtemps.

    Suis-je si faible ?
    Face à toi,
    Indéniablement.

    Diablesse !

_________________

- Dominura Romley -
♥️

-Pas un coeur de pierre mais seulement malheureuse-
-Et si vous osiez un quelconque effort ? Les sourires, ça se décroche-
[Ps : Lien musical]
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MessageSujet: Re: ~ The Device has been Modified - [PV Dominura]   Ven 3 Juin 2011 - 21:41

    Après avoir seulement frôlé la nuque de sa compagne de bout des doigts – s’amusant bien de la faire languir davantage, et ce bien que son propre désir ne commence à lui sembler insupportable – Ludmila s’était donc ainsi laisser gracieusement tomber sur le sofa de l’atelier. Ce sofa, où – en effet – elle avait pu poser nue par le passé. Sans ambiguïté ? Oh, la jeune Russe ne pourrait en dire autant. Car si elle avait fait au mieux pour rester professionnelle et sérieuse dans ce nouveau rôle de modèle, la jeune femme n’avait à l’époque pas pu s’empêcher de songer – chaque seconde – aux doigts de cette fascinante artiste, contre son corps. Au goût de sa peau, de ses lèvres. Sans l’attirance en ces instants n’avaient pu être plus intense, les poussant finalement à s’offrir là un tout premier baiser, qui a jamais restait gravé dans sa mémoire.

    Nous sommes-nous précipité, dans cette relation faussement dangereuse ? Finalement, non ? Ca n’était pas, qu’un simple fantasme. Je t’ai écouté, observé, durant des semaines. Je t’ai aimé, bien avant d’avoir ne serait-ce que l’occasion de te toucher, toi qui me semblais parfois si distante, malgré notre complicité. Je me croyais folle, à ainsi rêver d’une femme qui ne m’était pas réellement permise. Mais jamais n’ai-je réellement cherché à te séduire, de ces charmes superficiels et malsains, qui ont parfois été miens, avec d’autres. Tout m’a semblé si naturel, si pur, avec toi. Je réalise à nouveau, l’importance de ces attentes, de cette retenue : Nous avons su nous chercher, nous trouver, de ces délicieuses rencontres, plusieurs fois par semaine.

    Non sans en être finalement surprise, Ludmila put alors voir celle qui jouait pour cette soirée son ancien rôle de patronne se retourner vers elle, les sourcils froncés d’une incompréhension adorable. Un sourire en coin ne pouvant que persister sur ses fines lèvres rouges lorsque l’illustratrice se leva finalement, Ludmila releva légèrement son visage vers elle par la suite, attentive à ses moindres paroles.

    Bien sûr que non ? Ah oui ? Tu as raison, personne ne m’a jamais autorisé, à prendre de telles libertés. Ainsi mon sourire se fait plus amusé, mes lèvres se pinçant en une fausse culpabilité, tandis que mon regard fuit une seconde sur le côté, en une nouvelle séduisante provocation. Que dois-je faire, alors ? Je te regarde simplement, t’approcher, de cette sensuelle démarche. Tu es si belle, mon Amour. Que viens-tu me dire ? Mon sourire se fait plus tendre, tandis que je sens tes doigts, contre ma joue. Mon cœur s’emballe, mon corps s’échauffe. Et tandis que tu me laisses entendre à nouveau quelques mots, mes sourcils se haussent, d’une provocation certaine, satisfaite.

    Oh, vous aimeriez que je reste encore un peu, ce soir, mademoiselle ?

    Mordillant un instant sa lèvre inférieure à ces mots, Ludmila continua ainsi à fixer avec attention et admiration les beaux yeux verts émeraudes de sa compagne, comme dans l’attente d’un nouveau geste, un nouveau signe. Jusqu’où cet adorable petit jeu de rôles les mènerait-il ? Oh, toutes deux pouvaient sans doute le deviner, tandis que Dominura se penchait à présent vers sa compagne - comme mettant un instant de côté son pseudo-professionnalisme – déposant un bref baiser sur la joue de cette dernière. Sentant son corps être parcouru d’un délicieux frisson lorsque le parfum de son aimée vint la submerger, Ludmila quant à elle continua néanmoins à jouer le jeu, laissant seulement ses mains contre ses cuisses, tandis que ses lèvres se pinçaient en une fausse expression intimidée et hésitante.

    Ce fut finalement Dominura qui – d’un air faussement déçu des plus adorables – sembla ainsi mettre fin à cette amusante confrontation nostalgique, ses mains passant sur les épaules de Ludmila tandis qu’elle laissait quelques mots empreins d’un amusement boudeur s’échapper d’entre ses si délicieuses lèvres.

    Tu as perdu ? Oh ! Cela voudrait-il alors dire, que j’ai gagné ? Mon sourire s’élargit d’une spontanéité rayonnante, tandis que tu m’avoues finalement ne pas pouvoir résister, à ces charmes ?

    Laissant un rire cristallin et attendri s’échapper d’entre ses lèvres, la jeune Russe passa finalement doucement ses mains contre la taille de son aimée, lorsque cette dernière se pencha davantage vers elle, lui offrant à présent un véritable baiser, signe de son incapacité à résister plus longtemps à la tentation. En étant bien évidemment plus que ravie – bien que ne prenant pas le moins du monde au sérieux cette idée d’avoir perdue ou gagnée la partie – la charmante blonde se laissa finalement aller à quelques langoureux baisers, attirant sa conjointe à elle en appuyant sensuellement ses mains contre sa taille. Forçant cette dernière à venir s’installer à califourchon au dessus d’elle, Ludmila décroisa finalement ses jambes, l’une de ses mains retrouvant avec tendresse et passion la joue de sa bien-aimée.

    Je ne peux pas plus te résister, moi non plus, tu sais ?
    Déjà mon corps appel ainsi le tien, de cette étreinte des plus sensuelles, excitantes.

    BamBamBam
    BamBamBam

    Son cœur battant à tout rompre tandis qu’une violente vague de désir la submergeait, Ludmila passa sa main libre dans le bas du dos de sa belle, l’attirant davantage tandis qu’elle se faufilait malicieusement sous son pull lâche, caressant sa peau de quelques faibles et sensuelles griffures. Son souffle se faisant plus emporté tandis qu’elle ne parvenait pas même à mettre fin à ce langoureux baiser, la jeune Russe avait finalement fermé les yeux, priant intérieurement pour que leur petit garçon ne décide pas de se réveiller dans les quelques dizaines de minutes qui allaient suivre. Parvenant finalement à se détacher une seconde des lèvres de sa conjointe, Ludmila murmura, passionnée et provocante, tandis que ses doigts glissaient à présent dans les cheveux de cette dernière :

    - Mhm… Vous me faites tant d’effet, Mademoiselle Romley… Pourrez-vous seulement me pardonner ce manque de professionnalisme… ? … HhHh
    ~ ♥

    Happant à nouveau les lèvres de sa belle suite à un regard entendu et brûlant de désir, Ludmila ferma à nouveau les yeux, laissant sa langue caresser avec passion celle de sa compagne, ses doigts se refermant contre son corps, descendant sensuellement dans le bas de son dos, puis passant finalement – non sans en en être davantage fébrile d’émotion – sous le sous-vêtement de cette dernière. Son excitation laissant une brève cambrure la traverser, Ludmila ne semblait alors plus réellement apte à s’arrêter, gardant sa compagne auprès d’elle tandis que son cœur semblait à présent se soulager de leurs confrontations passées, de ces maux, pourtant toujours terriblement encrés.

    Je ne veux plus songer à tout cela, mon Amour.
    Je ne veux plus jamais, que nous nous disputions ainsi.
    Je ne pourrais être plus heureuse qu’en cet instant, contre toi.

    Bam
    Bam
    Bam

    Se laissant finalement totalement emporter par ce désir qu’elle avait tenté de refouler lors de ces dernières minutes, Ludmila ne tarda pas à sentir sa force se décupler de cette folle envie, portant un instant sa compagne jusqu’à la faire doucement mais sensuellement tomber allonger sur le sofa. Fondant sur elle sans attendre, la jeune femme ne se priva finalement pas de nombreux autres baisers et caresses, offrant à son aimée ces plaisirs longtemps mis de côté, ces derniers temps.

    Tu es terriblement attirante, le sais-tu ?
    Ton corps est tout aussi parfait, qu’aux premiers jours.
    Qui devinerait, que tu as donné naissance à notre petit Ange, il y a seulement quatre mois ?
    Si quelques formes persistent, je ne peux que les apprécier davantage, profitant ainsi de ces quelques instants, mon corps brûlant se cambrant avec passion contre le tien, sans relâche. Tu m’as tellement manqué, mon Amour. Peut-être devrions-nous tenter de retrouver davantage, ces instants de jeu, de complicité commune ?
    Il me semble parfois, que l’apparition d’Edan dans nos vies, nous a fait perdre cette flamme, cette spontanéité insouciante, cet amour – pourtant si pur, et sincère. Si je n’ai jamais cessé de t’aimer, j’admets avoir fait de nombreuses erreurs, et ce également concernant notre sexualité. J’ai été égoïste, bien trop insistante, n’est-ce pas ? J’aurais pu me montrer plus patiente, plus douce, tout aussi malicieuse et aimante, que je le suis à présent.

    Ne nous perdons plus jamais, dans tant de sérieux.
    Je veux nous voir préserver cette jeunesse d’âme, ces sensations, jubilatoires.

    Mon cœur ne pourra cesser ainsi de battre,
    Tant que tu resteras auprès de moi, aimante.

    Profitons simplement,
    De cette renaissance,
    Si chère à mon cœur.


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