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 ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]

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Dominura Romley
~ Illustratrice Renomée ~
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MessageSujet: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Lun 16 Mai 2011 - 19:39


    Ma chambre a la forme d'une cage
    Le soleil passe son bras par la fenêtre


    ~ La grande femme qu'était Dominura s'était réveillée, une fois de plus, en une parfaite forme, ouvrant ses paupières en un mouvement relativement vif, ne tardant pas à prendre en considération le flot de lumière qui se perdait à présent dans la chambre calme. Quelle heure était-il ? Se faisait-il déjà tard ? Se posant inconsciemment la question tout en négligeant la réponse – Ne regardant pas même le cadran du réveil ou bien seulement de sa montre – elle se leva alors, s'étirant doucement avant de glisser ses pieds froids dans ses chaussons d'un vert anis assorti à robe de chambre qu'elle enfilait par dessus sa chemise de nuit. Réprimant un frisson, la grande femme se retourna finalement vers sa conjointe, la belle Ludmila, se penchant au-dessus d'elle en un tendre baiser, avant de laisser entendre, douce et attentive :

    « Il est l'heure, mon Amour~ ♥ »

    Oui, l'heure de se lever. Pourquoi donc, tandis que nous demeurons bien souvent à la maison ? Peut-être juste afin de garder un certain rythme, ne pas se laisser avoir par les paresses d'une vie retranchée. Et puis. Aujourd'hui n'est-il pas un jour spécial ?

    ~

    En ce genre de matinées, le temps semblait passer à une vitesse ahurissante. Ainsi, depuis son propre lever, Dominura n'avait pas remarqué le temps filer, s'attelant à des tâches quotidiennes mais non moins longues et éprouvantes. Il fallait qu'elle s'occupe de la maison. Ranger un peu l'ensemble de l'appartement, laver le linge, prendre soin de la toilette d'Edan ainsi que du petit déjeuner de ce dernier. Et puis. Elle avait également dû songer à sa propre personne, n'est-ce pas ? Ainsi s'était-elle perdue dans la prise de son café, dans son long passage à la salle de bains, dans le choix de ses vêtements, dans la mise au clair des commandes qui lui avaient étés faites dans le cadre de sa profession d'Illustratrice.

    Bam Bam Bam Bam Bam

    Ne pas trainer, ne pas trainer.
    Depuis combien de temps suis-je éveillée, déjà ?
    Ah ! Si je le savais.

    Bientôt il sera l'heure, Ludmila. L'heure, oui, de te rendre à l'aéroport afin de récupérer cette petite sœur qui t'aura été confiée. Mais... Pourquoi maintenant ? Je ne comprends pas, l'on ne m'a pas tout expliqué. Est-ce toi, qui en aurais demandé la garde, pendant ses vacances ? Je ne m'en souviens plus, tant les évènements s'enchainent, ces derniers temps. Tout ce que je sais, alors, est que nous devrons bientôt recevoir un nouvel enfant, en plus d'Edan. Arriverons-nous seulement à tenir ?

    Je vais m'occuper d'Edan.
    Je vais m'occuper d'Edan.

    Fermant les yeux en songeant relativement fort à ce simple fait, Dominura finit par se détacher des tâches qu'elle exécutait à la cuisine, laissant alors ses chaussures à talon couleur anis la porter jusqu'à la chambre de son petit garçon. Ce dernier semblait alors s'être réveillé, et gazouillait tranquillement dans son beau petit lit coloré. Esquissant un doux sourire, la dessinatrice se pencha alors au-dessus de la couche de l'enfant, prenant ce dernier dans ses bras, bien qu'il ne pleurait pas. Depuis combien de temps était-il là, sans broncher, pourtant à attendre l'une de ses mères ? Sans doutes demeurait-il avide de présence, d'attention, ce que ne manquait pas de donner Dominura, tout comme sa belle conjointe.

    Oh, mon tout petit.
    Tu es tellement adorable.

    Que me veux-tu, en cet instant ?
    Je t'offrirais, tout ce que tu veux... Un sourire ? Je ne vois alors que toi.
    Et, à nouveau, je te dépose, cette fois sur ton joli terrain de jeu, me penchant vers toi afin de t'offrir un doux baiser sur le front, laissant mes mains porter les tiennes en quelques mouvements malicieux. Pour combien de temps encore nous resteras-tu si petit ? Je voudrais, que le temps ne passe plus. Qu'il s'en arrête là, dans les douceurs de ce couple si parfait, de cette famille, que j'aime tant. J'aimerais, que tu ne grandisses pas, que tu ne te mettes pas en danger, que jamais je ne puisse perdre ta mère.

    Je rêve, d'une vie éternellement stable,
    Et je t'embrasse,
    Tant qu'il en est encore temps,
    Mon petit garçon,

    Qui, un jour,
    Détestera peut-être sa mère.
    Qui sait.


_________________

- Dominura Romley -

-Pas un coeur de pierre mais seulement malheureuse-
-Et si vous osiez un quelconque effort ? Les sourires, ça se décroche-
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Lun 16 Mai 2011 - 20:56

    Jeudi 16 Février 2013 –

    Fêtant tout juste les trois mois de leur petit garçon, Ludmila et Dominura semblaient finalement être parvenues à retrouver un peu de paix et de stabilité au sein de leur couple. Toujours inconsciente des manigances du psychiatre de sa conjointe, la jeune Russe avait finalement pu convaincre la sœur de cette dernière de ne pas se mêler de leur relation. Consciente que révéler les mensonges de Ludmila et sa maladie à Dominura pouvait définitivement compromettre la santé mentale de cette dernière, Jeanne décida finalement de ne pas mettre à exécution ses fourbes menaces. Ainsi, rien n’était pour l’instant révélé, laissant au jeune couple la possibilité de profiter pleinement des purs instants de bonheur avec le petit Edan. Par ailleurs, il semblait évident que leur vie ces derniers temps se faisait plus paisible, le petit garçon faisant à présent régulièrement ses nuits, tandis que les jours défilaient plus ou moins sereinement, Ludmila préparant son retour à la vie professionnelle avec plus de sérieux, tandis que sa belle continuait ses projets en cours.

    Qu’allait donc faire la jeune psychologue ? Afin de démarrer en douceur et de ne pas se montrer trop absente vis-à-vis de son fils – qui alors grandissait si vite – la charmante blonde avait finalement décidé de reprendre ses cours à l’université, visant l’enseignant à mi-temps tandis qu’elle se chargerait – en parallèle – de quelques périodes de consultations avec les étudiants en demande d’aide psychologique. Cette activité ne reprendrait bien sûr que lorsque les vacances scolaires seraient terminées, soit dans moins de deux semaines.

    ~

    « Il est l'heure, mon Amour~ ♥ »

    Ces mots parvenant tendrement à l’oreille de la jeune Russe, cette dernière – comme à son habitude, adorable – ne manqua pas de se mouvoir paresseusement dans son lit, ses yeux n’étant pas encore ouverts que ses mains recherchaient le doux contact de sa compagne. Au baiser de cette dernière, Ludmila laissa ses lèvres s’étendre en un charmant sourire, bien que quelques râles faussement mécontents ne viennent troubler son silence. Etait-il déjà l’heure de se lever ? Mais… Dominura était donc déjà debout ? Ouvrant doucement les yeux, Ludmila put en effet remarquer que sa belle se trouvait déjà hors du lit, non sans en déplorer le fait. Avide de tendresse et de baisers au réveil, la jeune femme ne se montra néanmoins pas trop insistante ce matin-ci, réalisant bien vite qu’il lui fallait se dépêcher, et ce afin d’aller chercher sa jeune sœur à l’aéroport, moins de deux heures plus tard.

    Sortant donc du lit – bien que difficilement – la jeune femme ne tarda pas à se rendre dans la salle de bain, se douchant et se préparant rapidement. Hop. Une robe noire, sobre. Un maquillage habituel. Des chaussures à talons. D’ores et déjà prête à partir, la jolie blonde prit néanmoins soin de passer voir Dominura et Edan, les embrassant tout deux avant de finalement filer, craignant d’être en retard et de voir sa petite sœur rester trop longtemps seul avec l’agent de vol qui l’accompagnait sans doute.

    Clac
    Clac

    Depuis combien de temps la petite Ella n’était-elle pas venue leur rendre visite à New-York ? Un peu plus d’un an, à présent. A l’époque, la fillette avait dû partager ses vacances avec le charmant Mi’Sihka, qui – depuis son opération – était donc reparti vivre en Australie, au sein de sa famille. N’allait-elle pas s’ennuyer, seule cette fois-ci ? Oh, Ludmila ne s’en inquiétait guère, et ce d’autant plus que la fillette avait elle-même réclamé ce séjour. En effet – quelques semaines plus tôt – Ludmila avait reçu un appel de sa cadette, cette dernière lui demandant elle-même – de son adorable voix d’enfant – si elle pouvait venir passer les vacances de février avec Dominura et elle. Après avoir demandé l’accord de sa compagne, la jeune Russe avait donc accepté, ravie de pouvoir enfin retrouver cette enfant à laquelle elle n’avait pu que s’attacher.

    Clac
    Clac

    Tout n’a pas toujours été si évident entre nous petite sœur, n’est-ce pas ?
    Tu n’avais pas même trois ans, lorsque l’on m’a contrainte de te garder, alors même que je ne connaissais rien de ton existence. Notre père est un lâche, un faible, qui j’imagine – et le déplore – reproduit les mêmes erreurs avec toi, qu’avec moi. Mais tu as ta mère – N’est-ce pas le plus important ? Et je suis là, également.

    Clac
    Clac

    - MilaaaaaaaaaaaaahHhhh !!

    Un sourire se dessinant sur ses fines lèvres rouges à l’identifiable appel de sa cadette, la jeune Russe ne tarda donc pas à poser les yeux sur elle, la petite s’étant mise à courir dans sa direction – laissant sa valise aux mains de l’agent. La prenant dans ses bras – non sans s’étonner du fait que la petite était bien plus lourde que l’année dernière, bien que toujours très fine – Ludmila l’embrassa alors avec enthousiasme, puis se rendit auprès de l’argent afin de le remercier et de récupérer les bagages de la fillettes.

    Le lapin en peluche fétiche d’Ella – Buzz – dépassant toujours de son petit sac à dos, Ludmila ne manqua pas de lui laisser entendre quelques remarques à ce sujet, prenant d’ores et déjà la direction du parking où attendait les taxis. Hop, hop. Conversant avec la petite bavarde tout au long du trajet – notamment au sujet du voyage de cette dernière, de ses amis à l’école, etc. – Ludmila l’avait donc simplement fait monter dans une voiture, celle-ci les menant présentant à l’appartement où attendaient Dominura et Edan. En une trentaine de minutes environs, les deux sœurs furent donc arrivées à destination, Ludmila prenant la main d’Ella de l’une des siennes, la seconde trainant sa valise derrière elle. Visiblement surexcitée, la fillette ne cessait alors de poser des questions au sujet du nouveau-né de la famille – étant plus intriguée encore du fait qu’il n’y ai pas d’autres enfants au sein de son foyer.

    Clac
    Clac

    S’amusant de cet enthousiasme évident, Ludmila fit donc entrer l’enfant dans l’appartement, refermant la porte derrière elle tandis qu’elle laissait entendre, sa voix se faisant visiblement rieuse – compte tenu de sa précédente interaction avec Ella :

    - Domi ? ~ Nous sommes là Trésor ! Où es-tu ?

    Le sourire aux lèvres, Ludmila prit donc finalement soin de retirer le manteau de la petite Russe – et ce bien que cette dernière ne gesticule dans tous les sens, ayant visiblement hâte de courir retrouver Dominura, mais aussi et surtout le bébé. Retirant son propre manteau et posant son sac dans l’entrée, la jolie blonde ne tarda pas à laisser rouler la valise de sa sœur jusque dans la chambre d’Edan, où avait déjà été installé un matelas pour cette dernière. Ella marchant derrière elle tout en cherchant du regard une trace de présence ici-même, la fillette fut bientôt interpelée par son aimée, cette dernière découvrant sa compagne et leur fils dans la chambre de ce dernier :

    - Oh ! Vous êtes là ♥ - Viens vite Ella, ton neveu est ici !

    Un sourire radieux apparaissant à nouveau sur le visage de l’enfant, cette dernière se hâta donc d’avancer, courant jusque dans la chambre du petit avant de s’arrêter net lorsqu’elle l’eu enfin sous les yeux. L’observant en un sourire attentif et visiblement heureux – Ella voyant indiscutablement en lui un poupon vivant et très amusant – la fillette en oublia même la présence de Dominura, qui alors se trouvait à côté de son fils.

    De son côté, Ludmila se contenta d’embrasser le petit sur le front – ce dernier étant visiblement concentré sur une étoile rouge suspendue à son portique – avant de rejoindre sa compagne, laissant sa main glisser sur sa joue avant de lui voler un doux baiser – simplement heureuse de la retrouver.

    Est-ce que tout s’est bien passé ?
    Tu as pu jouer avec notre petit Ange ?
    Est-ce qu’il t’a souris ?

    J’aimerais pouvoir être présente,
    A chacun de ces instants, magiques.

    Les jours à venir seront tout aussi heureux que les précédents, n’est-ce pas ?

    Je ne pourrais être plus heureuse,
    Qu’entourée de ma petite sœur, si précieuse.
    De mon enfant, si cher à mes yeux.

    Et de la femme que j’aime,
    Plus que tout au monde. ♥

_________________

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Lun 16 Mai 2011 - 22:15

    ~ Alors que la grande femme qu'était Dominura jouait tendrement avec son petit garçon, elle put entendre le bruit du verrou de la porte, dans le grand hall de l'appartement. Évidemment s'ensuivirent quelques grincements, quelques bruits de pas, quelques froissements de manteau, puisqu'il ne faisait pas si chaud, au-dehors. Et, alors qu'elle s'attelait à quelques exercices corporels en vue d'entrainer le système moteur du petit Edan, la douce et enjouée voix de Ludmila se fit entendre, à travers les pièces de la demeure. Où était-elle ? Eh bien... Exactement à l'endroit où elle l'avait laissée pour aller à l'aéroport : Dans la chambre de son fils, et avec ce dernier auprès d'elle, en prime ! Souriant alors qu'elle se redressait quelque peu, Dominura laissa alors entendre, à son tour :

    « Je suis dans la chambre d'Edan, trésor ! »

    Rien de plus simple, et, par ailleurs, terriblement efficace. En effet, en un rien de temps, la grande femme et son petit d'homme furent rejoints par la jolie blonde ainsi que l'adorable Ella, visiblement enjouée à l'idée même de rencontrer son neveu – Qui, à ses yeux, devait intensément ressembler au plus beau des poupons. Gardant un calme Olympien, Dominura s'était alors relevée, laissant le champ libre à l'adorable petite fille tandis qu'elle gardait son attention sur le pauvre bébé alors très entouré. Embrassant sa conjointe avec simplicité mais sincérité, l'Illustratrice ne tarda pourtant pas à se baisser à nouveau, rejoignant la jolie Ella, captant alors son attention en passant une main sur ses beaux cheveux blonds, lui laissant entendre, d'une voix douce et enthousiaste :

    « Bonjour Ellaaa ! »

    Offrant un rayonnant sourire à la petite fille, elle se pencha ensuite vers Edan qui cherchait visiblement le contact avec sa mère – Ouvrant grand les bras et laissant entendre de petits gémissements adorables – et le prit dans ses grandes mains fines, le calant contre elle tout en se tournant vers la petite fille. Haussant les sourcils, la dessinatrice pinça ses lèvres en un sourire avant de laisser entendre, visiblement épanouie en compagnie du petit garçon ainsi que d'Ella :

    « Il est mignon hein ? Si tu promets de faire attention, tu pourras jouer avec lui ♥ »

    Évidemment, en laissant entendre de pareils propos, Dominura gardait bien en tête le fait que ni Ludmila ni elle-même ne laisserait jamais Edan sous la surveillance vaseuse d'une enfant de 6 ans, hormis peut-être pendant son sommeil, puisqu'il n'y avait pas réellement le choix, la petite Russe dormant alors dans la même pièce que le bébé de plusieurs mois. Sentant Edan gigoter dans ses bras, la grande femme ne tarda pas à le serrer un peu plus fort contre elle, se relevant totalement avant de laisser entendre, d'une voix claironnante :

    « Je crois qu'il veut aller au saloooon~ ♫ »

    Il n'y avait pas à dire, la présence d'un enfant dans la maison rendait Dominura complètement gaga, si l'on pouvait utiliser ce terme, cette dernière ne manquant plus de s'abandonner dans quelques chansons – Souvent ridicules – ou quelques expressions totalement dépassées. Ainsi, l'on pouvait bien souvent, en présence d'Edan, la retrouver en train de sourire dans le vide, de parler toute seule ou bien de chantonner quelques airs complètement farfelus, sans en comprendre la source ni la cause. Après tout, Dominura avait été mère, et sans doutes connaissait-elle très bien les différentes façons d'attirer l'attention de son enfant adoré. Mais parfois, a vrai dire, sans doutes est-ce que cela paraissait un tantinet... « Spécial ». Qu'importait.

    Se retrouvant alors au salon, la grande femme déposa l'enfant dans le parc de jeux que Ludmila avait acheté – Hors de prix sans doutes – exprès pour lui. Ainsi, Edan put laisser ses grands yeux happer tous les éléments de cet immense territoire, que ce soit les petites lunes en mousse recouvertes de tissus de couleurs chatoyantes ou bien les balles en peluches rattachées au sol duveteux et rembourré du terrain. S'agenouillant auprès du petit, Dominura ne manqua pas de caresser les joues de ce dernier, de ses doigts frais, remarquant au loin la présence rapprochée de T, la petite chatte de la famille, qui semblait terriblement intéressée par le terrain de jeu du petit garçon, mais davantage encore par les objets qui le constituaient, parfaits pour l'occupation de fauve qu'elle avait l'habitude d'avoir. Cependant, l'Illustratrice lui faisant signe de déguerpir en un léger souffle répprobateur, l'animal ne tarda pas à rejoindre Ella, de nouveau intéressée, cette fois par la présence d'une étrangère dans l'appartement... A qui elle ne manqua pas de se frotter en ronronnant.

    Relevant les yeux vers son aimée, la grande femme demanda alors


    « Tout s'est bien passé, tu n'as pas eu de problèmes avec les journalistes ? »

    Oui, il s'agit bel et bien là d'une crainte.

    Bam Bam Bam Bam Bam
    A cette idée, mon coeur s'emballe déjà.

    Bam Bam Bam Bam Bam

    Que diraient-ils, s'ils te voyaient en compagnie d'un enfant te ressemblant comme deux gouttes d'eau, tandis qu'ils cherchent encore le nom et l'identité complète de notre petit garçon ? Je n'ose pas imaginer, les médias s'accaparer de telles informations, toucher notre famille toute entière. Non, non, non, non !! Je ne pourrais m'y résoudre.

    Pourtant, cette question sonne, comme une simple curiosité,
    Tandis que je ne voudrais pour rien au monde transmettre une once d'anxiété à ces petits trésors.

    Je n'arrives toujours pas,
    A me sentir à l'aise avec autant d'enfants,
    Dont ta petite sœur, pourtant si charmante, que je ne connais pas.

    Ais-je raison, d'avoir peur ?
    Un pas de travers
    Et, qui sait,
    Si tu ne m'en voudras pas...

    Je t'en prie, Ludmila,
    Les efforts sont bien réels, tu sais ?
    Je ne voudrais pas
    Tout gâcher.

    Et je souris encore,
    Profondément heureuse~

    Le temps de quelques jours,
    La famille s'agrandit.

_________________

- Dominura Romley -

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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Mar 17 Mai 2011 - 17:58

    ~ Tout juste de retour de l’aéroport avec la petite Ella, Ludmila s’était donc bien vite rendue dans la chambre de son fils, guidée par les indications de sa conjointe, mais également afin de déposer la valide de sa cadette. Laissant cette dernière libre de la suivre, la jeune Russe ne tarda donc pas à embrasser les deux amours de sa vie, ne manquant pas d’offrir quelques sourires exagérés à son fils – qui ne manqua pas d’en être adorablement amusé. Captivé par l’enfant de trois mois qu’elle avait à présent face à elle, la fillette resta donc silencieuse, ses lèvres s’étendant en un sourire enjoué et visiblement satisfait.

    « Bonjour Ellaaa ! »

    A l’entente de son prénom, la petite en vint donc finalement à lever les yeux vers Dominura – qu’elle avait alors totalement ignoré jusqu’à présent, involontairement – lui adressant un large sourire, non sans que ce dernier ne laisse voir le fait qu’elle avait d’ores et déjà perdu une ou deux dents de lait. Sautillant légèrement sur place un instant – sans doute ravie de se trouver auprès de cette charmante famille pour les vacances – l’enfant laissa finalement entendre, rapidement, avant de laisser ses yeux se poser à nouveau sur Edan :

    - Bonjour !

    A nouveau obnubilée par la présence du petit garçon, la fillette le suivit du regard lorsque la conjointe de sa sœur le prit dans ces bras, cette dernière lui laissant alors entendre quelques mots – qui ne purent que la réjouir. Pourrait-elle réellement jouer avec lui, si elle faisait attention ? Mais que voulait donc dire, faire attention ? Pour une enfant d’à peine six ans – et qui plus est dernière de la famille – cette notion semblait encore bien vague. Etait-elle seulement consciente de la fragilité d’un bébé ? Rien n’était moins sûr.

    Consciente de cela, Ludmila – de son côté – se contenta de lui adresser un tendre sourire, avant de finalement croiser le regard de sa belle, en un message qui semblait alors des plus évidents : Penses-tu réellement que cette petite pile électrique puisse être capable de jouer sagement avec notre enfant ? Je sais, qu’il nous faudra bien évidemment les surveiller. Mais je ne peux m’empêcher de craindre un mauvais geste, tout de même. Nous verrons cela, n’est-ce pas ? Ella devra se montrer exemplaire, si elle ne veut pas être privée à tout jamais de son joli neveu. Mais je sais – au fond – que nous sommes sur la même longueur d’onde, à ce niveau-ci.

    Tout ira bien.

    ~

    Edan voulait-il aller au salon ? En tout cas, c’est ce que laissait à présent entendre la belle française, menant donc toute la petite troupe dans cette fameuse pièce. Laissant ses doigts glisser tendrement contre la nuque de sa petite sœur, Ludmila l’incita donc à suivre sa compagne. La forçant finalement à lâcher son sac à dos afin que la petite puisse se sentir plus à l’aise, la jeune Russe s’installa quant elle dans l’un des sofas du salon, regardant simplement sa conjointe installer leur fils dans son parc ludique. T passant par là, Ella vit son attention se détourner un instant du petit garçon, laissant échapper un léger rire lorsque la petite chatte vint se frotter contre ses jambes, laissant quelques-uns de ses poils s’accrocher à son collant noir. Se baissant en un geste vif pour la caresser, la fillette fut surprise de voit que le chat prit immédiatement la fuite, prenant sans doute peur face à tant d’énergie. Une légère moue se dessinant sur son visage enfantin, la petite resta un instant immobile et muette en plein milieu du salon, très certainement épuisée par son voyage, ainsi que l’énorme décalage horaire qui les séparait de la Russie.

    Remarquant la petite mine de sa cadette, Ludmila fit finalement un geste en sa direction, lui demandant de venir la rejoindre tout en sortant sa peluche fétiche de son sac. Accourant afin de récupérer cette dernière, Ella s’installa finalement sur les genoux de son ainée, cette dernière l’entourant de ses bras protecteurs avant de lui laisser entendre, calme et douce :

    - Tu veux aller t’allonger un peu avant de jouer Trésor ?


    Portant son pouce à sa bouche tout en se blottissant davantage contre sa sœur, la fillette resserra son étreinte sur le lapin en peluche, faisant un signe vif et déterminé de la tête : Non. Visiblement bien décidée à se reposer un peu dans les bras de Ludmila, la fillette tourna néanmoins la tête vers son neveu, ses grands yeux bleus l’observant en un silence attentif. Se soumettant finalement à cette décision de la part de la fillette, Ludmila ne pu que sourire davantage, déposant un tendre baiser contre son front avant de relever les yeux vers sa belle, qui alors venait de l’interpeller.

    « Tout s'est bien passé, tu n'as pas eu de problèmes avec les journalistes ? »

    Des problèmes, avec les journalistes ? Oh, Ludmila n’avait guère eu le temps de croiser des journalistes, à vrai dire. Ou peut-être n’y avait-elle seulement pas fait attention ? Elle n’était finalement restée que quelques minutes, en dehors d’un taxi. Le temps de retrouver Ella, de remercier son accompagnateur, et de conduire la petite hors de l’aéroport. Avait-elle été vue par quelqu’un ? Ludmila n’en savait absolument rien, ne s’étant pas même posée la question. Les journalistes iraient-ils jusqu’à insinuer dans les médias que la jeune Russe pouvait avoir une fille cachée ? Cette idée se tenait, au fond. Et ce fut sans doute la première chose à laquelle Ludmila pensa, face à la question de son amante. Néanmoins consciente qu’il ne servait à rien de s’en faire pour cela, la jeune femme se contenta de répondre, préservant son sourire :

    - Non… Non, je n’ai croisé personne.


    Ne t’en fais pas Trésor. Et puis… Serait-ce si grave, si les journaux se mettaient à raconter que j’ai eu un enfant, avant de te rencontrer ? Ces rumeurs porteraient-elles atteinte à ta carrière ? Nous n’aurions qu’à les démentir, n’est-ce pas ? Ils seraient seulement bien déçus, d’apprendre que cette fillette qui me ressemble tant n’est que ma petite sœur. Par ailleurs, sans doute serons-nous bientôt confrontées à cette situation, si nous décidons de sortir de cet appartement. Nous ne pouvons pas garder Ella enfermée ici, pas vrai ? Et puis, cela nous fera également beaucoup de bien, à tous les trois. Depuis combien de temps n’es-tu pas sortie de cet appartement, au juste ? –

    Ses doigts glissant inconsciemment dans les cheveux blonds et ondulés de sa petite sœur, Ludmila sentie bientôt cette dernière gigoter quelque peu, se tournant davantage vers Edan afin de l’observer plus attentivement. Lui adressant un regard bref, Ludmila laissa finalement entendre, proposant – en toute simplicité :

    - Nous pourrions aller faire des courses tous ensemble, tout à l’heure – Non ?

    Adressant un sourire calme et rassurant à sa conjointe, Ludmila avait donc laissé entendre ces mots, en toute conscience de ce qu’ils pouvaient finalement représenter. Aller faire des courses ? Ceci signifiait voir du monde, et peut-être même croiser des journalistes ? Qui sait. Le fait est que la jeune Russe désirait voir Dominura changer un peu d’air, tout en permettant à Ella de choisir elle-même ce qu’elle désirait manger dans les prochains jours – et ce notamment concernant son petit-déjeuner. Cette sortie serait également bénéfique pour Edan, le petit ayant besoin de voir davantage la réalité du monde extérieur afin de s’épanouir et d’apprendre. Rester enfermer ici finirait sans doute par engendrer quelques conséquences négatives sur le comportement social de l’enfant, comme par exemple une certaine peur de l’inconnu, une incapacité à s’adapter à son environnement, etc. Evidemment, tout cela était sans doute un point de vue purement psychologique, la jeune Russe ne pouvant nier ses connaissances, pour le coup.

    Qu’en penses-tu, Trésor ?
    Peu importe alors si les regards se pausent sur nous.
    Peu importe, si certaines personnes se demandent qui est Ella.
    Ne sommes-nous pas assez fortes à présent, pour surmonter ces curiosités ?

    Je ne veux pas continuer à vivre ainsi en ermite, comme nous le faisons depuis déjà un an.
    Je veux pouvoir vivre librement, avec toi – avec vous.

    Tu n’as rien à craindre,
    Je resterai – toujours – avec toi. ♥

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Mar 17 Mai 2011 - 23:22

    ~ Alors que la grande femme demeurait auprès de son petit garçon, elle ne manqua cependant pas de remarquer les quelques mouvements de l'adorable petite sœur de sa conjointe, cette dernière étant sans doutes – Comme l'insinuait Ludmila – fatiguée de son voyage. Cependant, lorsque la belle blonde demanda à sa petite sœur si elle désirait se reposer, cette dernière fit bien comprendre qu'elle n'en avait pas la moindre intention, secouant doucement de la tête tout en se blottissant contre son ainée. Laissant un fin sourire éclairer son visage à cette si tendre vision, la grande femme caressa un instant de plus le visage de son aimée de son regard sombre mais lumineux, lui montrant ses sentiments en toute sincérité devant cet adorable spectacle empli d'une douce fraternité.

    Je sais, que vous ne vous voyez pas souvent. Je sais, que vous avez vécu, toutes les deux, des épreuves que l'on ne souhaiterait à personne. Mais tout de même... Vous avez ces rapprochements, cet amour, l'une pour l'autre, cette reconnaissance et toute cette tendresse. Et si je n'en suis en rien jalouse ou envieuse, je dois admettre que je regrette sans doutes quelque peu cette notion de famille soudée que je n'ai jamais vraiment connue. Pourquoi, les choses se sont-elles passées de cette façon ? Je reste consciente, que c'est en partie de ma faute. Mais j'étais alors... Si petite. Je n'ai pas su, à l'époque, faire la part des choses, me renfermant sur moi-même et n'acceptant plus le contact de ceux que j'aimais, après la tragique perte de mon père, dont je me sentais responsable, moi, survivante de cet ignoble drame.

    Nous ne sommes pas tous égaux, face à la vie.
    Et pourtant, je vous regarde avec respect et amour,
    Vous inondant de cette tendresse que, par le passé, je n'ai pu offrir à personne.

    Désormais,
    Je me grandis, auprès des personnes que j'aime,
    Ma famille se compose,
    S'élargit,
    Se soude, jour après jour.

    Il ne tient alors qu'à moi, d'en profiter plus encore à chaque instant, n'est-ce pas ? Je n'en manque plus une seconde, me ressourçant de ces instants calmes et merveilleux. Un mouvement, là, au-devant de moi, et mon regard se pose sur ce si bel enfant, seulement âgé de quelques mois. Et mon sourire s'agrandit davantage : Tu es mon petit trésor, Edan. Comment puis-je seulement regretter de t'avoir mis au monde, aux côtés de la personne que j'aime ? Tu ne remplaceras jamais mon fils. Tu ne seras jamais le substitut de mon petit Édouard.

    Je reconnais à présent ta vie propre,
    Celle que tu développeras, entouré de parents aimants.
    Jamais, nous ne te laisserons.
    Jamais, je ne permettrait à quiconque de te faire du mal.

    C'est une promesse, petit ange.
    Tu seras en sécurité, entre nos bras, sous nos regards attentifs.

    ~

    Dominura ayant posé sa question à Ludmila, au sujet des journalistes, elle eut tôt fait de comprendre que la belle blonde n'avait vraisemblablement rien remarqué à l'aéroport. L'avait-on suivie ? Elle ne semblait pas le savoir. Mais au fond... Qu'est-ce que cela importait, exactement ? Pouvaient-elles seulement avoir peur, de l'impact des médias sur leur vie ? Fermant un instant les yeux comme dans un sourire d'excuse au sujet de sa propre paranoïa, Dominura reçut donc les paroles de Ludmila avec un certain soulagement, ne cherchant pas à approfondir la question, non seulement pour des raisons de confiance et de respect, mais également comme une certaine prise de recul. Excuses-moi, je sais, que nous pourrions facilement démentir les rumeurs.

    Nous n'avons pas, à organiser notre vie sur la peur ou la crainte.
    Soyons simplement... Nous ?
    Je me suis détruite, à trop penser à mon image, notre image.
    Mais maintenant ?
    Je sais, que tes intentions sont bonnes.

    Nous n'avons rien à craindre d'eux,
    Cette prise de conscience,
    Sera peut-être le retour de ma force

    Oui, cette force, que tu appréciais tant de moi,
    Et qui n'est pas morte, résidant au plus profond de mon être, seulement recouvert de cette angoisse qui se fait moins grande au fur et à mesure que le temps passe à tes côtés. Tu as raisons, Ludmila. Allons de l'avant. Nous n'avons... Qu'à aller de l'avant.

    La belle blonde reprenant alors la parole en des dires terriblement calmes et certaine, posés, assurés – Tout en soulignant ses propos d'un sourire apaisé et rassurant – Dominura laissa son regard passer dans le sien, sans ciller, sans vriller, démontrant sa force nouvelle, cette envie de défi contre le monde lui-même. Aller faire les courses... Tous ensemble ? Étrangement, cette idée ne me semble ni folle, ni même déplacée, juste un peu... Particulière. Edan est si petit... Ella tellement... Extérieure ? Et moi. Moi, Ludmila... Sais-tu seulement depuis combien de temps je ne suis pas sortie ? Face à ces immensités, je ne serai alors que poussière, sans doutes dans un espace parallèle qui ne m'appartient plus. Je me dois, de redécouvrir ces terres, que j'habite, que je partage avec tant de personnes sans plus même les côtoyer. Et, alors que je laisse mon regard passer sur le visage de notre enfant, que je caresse sa petite joue du bout des doigts, la réflexion me prends, tandis qu'il m'ouvre grand les bras, qu'il me fixe, de ses yeux d'enfants, semblable aux miens, qu'il me sourit et m'appelle, de ses mouvements et de cette petite voix dépourvue de mots, dépourvue encore de sens mais non pas de communication.

    Il lui faut voir... La réalité ?
    Offrons-lui le monde extérieur.

    Offrons-lui notre monde,
    Notre sécurité,
    Notre amour,
    Tant qu'il en aura besoin, tant qu'il saura l'accepter.

    Relevant ses yeux d'un vert obscur mais intense vers Ludmila et sa charmante petite sœur, Dominura garda le silence un instant, avant de laisser un doux et magnifique sourire passer sur son visage, laissant entendre, d'une voix harmonieuse et à présent déterminée, du plus profond d'elle-même, comme se faisant un instant violence pour le bonheur de tous :


    « Tout à l'heure ? Sortons maintenant. »

    Son regard tendre se posant sur la petite fille, elle ajouta, haussant les sourcils d'un dynamisme renaissant :

    « Tu es d'accord, Ella ? Edan semble ravi de cette proposition ! »

    Reportant son attention sur son enfant, la grande femme répondit alors à son appel, le prenant dans ses bras tout en se relevant, le serrant contre elle en le berçant doucement, calme, aimante, attentive. Je te regarde, petit chat, et approuve cette décision.

    Sans toi,
    Sans doutes me serais-je laissée mourir ici,
    Entrainant le chaos pour cet enfant qui mérite pourtant le meilleur au monde.

    Tu ne sais pas, à quel point tu m'es bénéfique,
    Je te le fais seulement savoir
    De mon regard amoureux et reconnaissant, bienveillant.

    Allons-y
    Partons,
    Je préparerai Edan,

    Passons ensemble une merveilleuse journée.

_________________

- Dominura Romley -

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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Mer 18 Mai 2011 - 11:25

    Attentive – tant à sa compagne qu’aux adorables enfants qui se trouvaient sous leur toit – la jeune Russe avait donc simplement proposé une petite sortie en famille, et sans dans le but d’acheter quelques provision, mais aussi et surtout de permettre à Dominura et Edan de retrouver un peu l’air frais du monde extérieur. Consciente que cela pouvait être une certaine épreuve pour sa conjointe, la charmante blonde tentait préservait néanmoins son rassurant et calme sourire, souhaitant prendre cela avec le plus de naturel possible. Devaient-elles réellement craindre cette sortie au supermarché ? Non. Les médias ne devaient en aucun cas les contraindre à rester ainsi enfermées, après tout. Edan était à présent assez grand pour être confronté à un autre milieu – peut-être même aurait-il fallu l’y habituer plus tôt encore – et Ella quant à elle ne souhaitait sans doute pas passer ses vacances dans cet appartement.

    Laissant ainsi son regard soutenir amoureusement celui de sa belle, la jeune Russe fut tout à fait ravie de voir que cette dernière semblait approuver cette proposition. Après avoir un instant préservé le silence – son regard s’étant posé sur leur petit garçon – la belle française en vint finalement à répondre quelques mots, d’une détermination qui ne pouvait que réjouir son aimée.

    Sortons maintenant ? Et bien, si je m’attendais à tant d’enthousiasme, Trésor ! Aurais-tu souhaité que je propose de sortir, plus tôt ? Je pensais – sans doute – que tu serais réticente à cette idée, toi qui toujours craint de croiser ces journalistes, ces photographes. Il faut dire que notre dernière rencontre en extérieur avec ces derniers ne nous laisse pas un très bon souvenir, n’est-ce pas ? Je vois encore l’appareil photo de l’un d’eux, frapper de plein fouet ton ventre légèrement arrondi. Ces brutes sont sans pitiés, lorsqu’ils ont pour mission de se nourrir de nos vies. Seraient-ils capable de nous brusquer à nouveau, pour obtenir l’image de notre si joli petit garçon ? Jamais, je ne les laisserai l’approcher. Et si l’un d’eux tente le tout pour le tout, sans doute serais-je capable de faire preuve de tant de violence, tu sais ? Je n’hésiterais pas. Pas une seconde.

    Son sourire s’élargissant quelque peu face à la réaction des plus positives de Dominura, Ludmila sentie une vague d’excitation s’emparer d’elle, alors des plus heureuses à l’idée de sortir à nouveau en compagnie de la femme qu’elle aimait. Sortir d’ici ne serait pas également des plus bénéfiques à leur couple ? Cela ne faisait aucun doute : Rester dans le même appartement, entouré des mêmes personnes, ne pouvait que pousser la plupart des gens sur cette terre à devenir complètement fou ! Ainsi, la décision semblait à présent se trouver entre les mains de la petite Russe, cette dernière détachant son regard d’Edan afin de le poser dans celui de Dominura, lorsqu’elle s’adressa à elle.

    Etait-elle d’accord pour sortir ?

    Se redressant de quelques vifs mouvements tandis qu’un nouveau sourire se dessinait sur ses lèvres, la fillette sautilla quelque peu sur les genoux de son ainée, s’exclamant en un élan de contentement :

    - Ouihihii !!

    Fronçant légèrement les sourcils d’un air amusé face à cette réaction, Ludmila quant à elle ne manqua pas de porter sa main au poignet de la petite, tirant doucement sur ce dernier afin de forcer la fillette à retirer son pouce de sa bouche. Ses parents ne lui avaient-ils donc pas dis, qu’il fallait le retirer, avant de parler ? Oh, ça n’était pas si grave. Mais la jeune Russe tenait à ne pas laisser sa cadette faire ce genre de chose, et ce même si cela lui était autorisé chez elle, en Russie. L’embrassant sur le front avant de la forcer à se lever – en faisant de même – Ludmila laissa donc entendre, pleine d’enthousiasme :

    - Alors allons-y !

    Ses doigts glissant en une caresse joueuse dans les cheveux de la fillette, Ludmila adressa un sourire doux et aimant à son aimée lorsque cette dernière prit finalement leur fils dans ses bras. Reportant son attention sur Ella, la jeune femme la guida doucement jusqu’au hall d’entrée, laissant à nouveau entendre le son de sa voix :

    - Nous déjeunerons en rentrant ma puce. Est-ce que tu veux quelque chose en attendant ?

    Ella avait-elle déjà mangé dans l’avion ? Ceci était fort possible. Pourtant – dans le doute – Ludmila préférait lui proposer de manger quelque chose sur le chemin du supermarché, bien consciente qu’un enfant affamé dans ce genre de magasin pouvait engendrer quelques conflits au niveau des achats. A cette question, la fillette laissa seulement entendre, retrouvant sa langue maternelle – ne s’en rendant sans doute pas même compte :

    - Je veuux… Je veux du pain ! Eeeet… Et des friiiites et de la mayonnaiiise !!

    Ses sourcils se fronçant à nouveau d’une expression amusée, Ludmila ne manqua pas tout d’abord de reprendre la fillette sur la langue qu’elle devait employer ici, lui rappelant que – pour que tout le monde puisse la comprendre, et plus particulièrement Dominura – il lui fallait mettre de côté le Russe, et privilégier l’anglais – qu’elle parlait à présent à la perfection, sans doute employé en présence de son père. Ne notant pas les élucubrations de la fillette au sujet des frites et de la mayonnaise, Ludmila se contenta donc d’aller chercher un morceau de pain dans la cuisine, ordonnant gentiment à Ella d’enfiler son manteau.

    Hop,
    Hop.

    Lorsqu’elle revint enfin dans le hall, la jeune femme tandis le pain à sa cadette, cette dernière semblant prête à partir. L’aidant simplement à enrouler sa petite écharpe autours de son cou, Ludmila ne força néanmoins pas la fillette à porter le bonnet qu’elle avait laissé dans son sac, consciente qu’il faisait bien moins froid ici que dans le pays d’où elle revenait tout juste. Enfilant son propre manteau, Ludmila prit finalement son sac à main, avant de se soucier de l’avancement de la préparation de Dominura et Edan.

    Êtes-vous prêts à sortir dans le froid, mes Trésors ?

    Je suis si heureuse, de pouvoir partager ces instants, avec vous.
    Sais-tu – Mon Amour – à quel point tout cela me fait plaisir ?

    Je vois ton amour.
    Je vois ta tendresse,
    Et tes efforts - ♥

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Ven 20 Mai 2011 - 14:08

    ~ Lorsque la grande femme qu'était Dominura demanda à la jolie petite blonde si elle était d'accord pour aller en courses dans l'immédiat, cette dernière ne tarda pas à montrer ouvertement son enthousiasme et sa joie à l'idée d'aller en ville avec sa sœur et la compagne de cette dernière, sautillant doucement sur les genoux de Ludmila où elle était alors assise. Haussant légèrement les sourcils dans un sourire amusé, l'Illustratrice se leva donc, emportant le petit Edan dans son mouvement, le serrant tendrement contre elle, lui qui était alors si calme, si silencieux, bien qu'adorablement éveillé. Par ailleurs, tandis qu'il posait les yeux un peu partout autour de lui d'un air plus que curieux, la belle française l'entraina avec elle jusqu'à son siège de transport pour enfants en très bas âge, le calant doucement – De toute son attention tendre – dans la balancelle rembourrée, où elle l'entoura de ceintures de sécurité adaptées. Se penchant vers le petit, Dominura s'abandonna un instant encore à quelques marques d'attention, jouant quelque peu avec lui tout en lui adressant quelques mots, visiblement obnubilée par ce petit être tout à fait passionnant.

    Tu es mon bébé,
    Mon enfant.
    Tu es notre petit trésor,
    Auquel nous allons faire découvrir le monde.

    Le monde ?
    Hmmmh... Le supermarché n'est certes pas le meilleur endroit pour découvrir cette terre en dehors des murs de cet appartement. Mais il s'agit là déjà d'un début, n'est-ce pas ? Nous te transporterons, où bon nous semble, pour ton développement, Edan. Tu profiteras de l'air libre, des promenades, lorsque le temps sera venu. Mais le centre commercial n'est-il pas un endroit idéal pour quelques première échappées ? Depuis ta naissance, je ne suis pas bien sortie.

    J'ai besoin... D'air.
    D'espace.

    Évidemment, avant de le placer dans son siège, Dominura avait prit grand soin de vêtir le petit garçon comme il convenait en rapport à la température extérieure. Ainsi portait-il, en plus de son une-pièce d'enfant, un petit manteau, un bonnet et des moufles, dans un ensemble absolument adorable. Il ne fallait pas risquer sa santé pour une simple sortie, n'est-ce pas ? Une fois l'enfant prêt et sécurité, la grande femme ne manqua pas non plus de passer elle-même son manteau anis, rajustant rapidement sa coiffure dans le miroir du hall d'entrée et se tournant vers Ludmila tandis que cette dernière revenait de la cuisine, un morceau de pain à la main, destiné à la jolie petite Russe. Quelques instants auparavant, l'enfant avait parlé sa langue natale, aussitôt reprise par la jeune psychologue elle-même, dans un soucis de compréhension. Mais bien qu'elle eut une once de gratitude à l'égard de sa sublime conjointe, Dominura n'eut pas le loisir de comprendre un traitre mot de ce qu'avait pu dire la petite fille, ces derniers n'ayant alors pas étés traduits à son attention.

    Je ne connais pas le russe.
    Qu'a t-elle dit ?
    Cette incompréhension m'insupporte, bien que je ne te le montre pas,
    Toi, qui a fait l'effort de la reprendre.
    Peut-être suis-je quelque peu impulsive ?
    Oh, au diable !

    Prenant son sac à main d'un mouvement léger, Dominura eut tôt fait de le caler au creux de son épaule, gardant ses mains libres afin de prendre la anse du siège d'Edan, prête à le transporter avec elle. Finalement, toute la troupe partit bientôt, quittant l'immense appartement pour la fraicheur de l'extérieur, non sans que l'Illustratrice n'en ressente un léger trouble d'angoisse, là, au niveau de son ventre. Est-ce que tout allait bien se passer ? Comment prendrait-elle ce retour à la vie en dehors de son appartement ? Ces questions se mélangeaient à tant d'autres, dans son esprit, qu'elle ne pouvait alors qu'en être parfaitement troublée, ne sachant trop quoi penser de ses propres anxiétés.

    Calme-toi. Calme-toi, Dominura...
    Tout va bien se passer !
    Qu'est-ce qui pourrait arriver, de toutes façons ?

    Rien.
    Rien ne pourrait arriver.
    Rien ne pourrait mal tourner.

    Nous sommes... Fortes.
    Je suis de nouveau forte, désormais.

    ~

    Sans qu'elles n'eurent trop à attendre, un taxi New-Yorkais arriva aux côtés de l'étrange petite famille dont la seule figure masculine demeurait en un bébé de quelques mois à peine. Le chauffeur adressant un sourire aux deux jeunes femmes, la porte fut ouverte, et, après que Dominura eut installé le siège du petit garçon en faisant bien attention à ce qu'il soit bien fixé dans le véhicule, elle entra, prenant place à l'avant du Taxi après avoir laissé entendre à Ludmila qu'elle préférait la laisser avec sa petite sœur, si cela ne la dérangeait pas. Hop, hop, hop, ni une ni deux, et le couple – Ainsi que les enfants – fut parti pour une nouvelle et étrange aventure citadine.

    A l'intérieur du taxi, la grande femme se retourna vers l'arrière, ses yeux croisant ceux de sa belle tandis qu'elle ne prêtait pas réellement attention au chauffeur qui se débrouillait à merveille parmi la circulation alentour. Esquissant un sourire, Dominura laissa alors entendre, d'une voix douce :


    « Nous allons à celui du centre ? A moins qu'il ne soit trop fréquenté... »

    En cette simple phrase,
    Dominura laissait paraître, peut-être malgré elle, sa légère hésitation quant à se voir confrontée à tant de monde, étant devenue bien casanière depuis sa grossesse, moins à l'aise avec le monde de l'inconnu. Mais cela ne pourrait que revenir,n'est-ce pas ? En attendant, elle demeurait indécise, et avait visiblement besoin du soutien moral et décisionnel de Ludmila afin de déterminer leur point d'arrivée.

    Tout se passera bien.
    Oui.
    Tu me l'as toujours promis, n'est-ce pas ?

    Je te fais confiance, Ludmila,
    Malgré mes craintes,
    Je souris encore,

    Sans doutes est-ce tout ce dont je suis encore capable.

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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Sam 21 Mai 2011 - 21:13

    Ludmila aurait-elle dû traduire à sa compagne les quelques paroles de sa cadette ? Oh, ça n’était pas réellement nécessaire, puisque ces dernières n’avaient guère d’importance. L’enfant acceptait donc de prendre quelque chose à manger – pour la route – Ludmila ne tardant pas à aller lui chercher un morceau de pain frais. Hop, hop. En un rien de temps, toute la petite famille fut prête à partir, la jeune Russe prenant la main de sa petite sœur dans la sienne, tandis que Dominura s’occupait quant à elle de leur petit garçon, alors installé dans son siège. Il ne leur fallut alors que peu de temps avant de rejoindre un taxi, la charmante blonde s’installant à l’arrière avec les enfants. Entre Edan et Ella, la jeune femme ne manqua pas de profiter de ces quelques instants de transport pour faire quelques grimaces à leur adorable bébé, Ella restant de son côté – calme et sans doute fatiguée – occupée à manger le pain offert par son ainée, tout en regardant par la fenêtre.

    Attentive aux sourires et aux légères et adorables exclamations de son fils, la jeune Russe leva néanmoins les yeux vers sa belle lorsque celle-ci lui adressa la parole, s’étant tournée vers l’arrière du véhicule. Allaient-elles au centre commercial du centre ? Oui – Pourquoi ? Trop fréquenté ? Mhm. A ces mots, Ludmila laissa son sourire se faire plus tendre, tentant de rassurer sa compagne à cette idée :

    - Non, non… Ca va aller… !!

    Quel jour sommes-nous, déjà ? En semaine, il n’y a pas tant de monde, au centre commercial. Et puis, qu’importe ? Nous n’avons pas à faire notre choix en fonction de la fréquentation des lieux qui nous intéressent, pas vrai ? Ce centre est idéal, pour cette sortie. Il est spacieux, propre, chaleureux. Que demander de plus ? Peu importent les autres visiteurs : Tout ira bien, mon Amour.

    Son regard brillant d’une attention confiante, Ludmila tenta donc ainsi de faire comprendre à sa belle qu’elle n’avait pas à s’inquiéter, que tout se passerait à merveille. Que pouvait-il leur arriver, dans un lieu qui – justement – était si fréquenté ? Personne ne pouvait leur faire de mal. Personne, et pas même les médias. Ludmila n’avait en effet aucunement l’intention de laisser quiconque s’approcher de sa famille, et bien moins encore qui cela était pour prendre quelques photos, où enregistrer une possible déclaration de la part des deux jeunes femmes. Personne n’avait à les déranger, durant ce genre de moments – privés. Et si quelqu’un s’y aventurait, la jeune Russe n’hésiterait sans doute pas à user de la force, que ce soit sur le moment, où dans un proche futur – dans un tribunal. Ainsi se contenta-t-elle pour l’instant de mettre en avant cette adorable assurance, portant tendrement ses doigts contre le visage de sa belle, et déplaçant une mèche de cheveux bruns.

    Je ne laisserai jamais personne vous faire le moindre mal, tu vois ?

    Tic
    Tac

    Ella venant se blottir contre elle lorsqu’elle eut terminé son morceau de pain, Ludmila ne manqua pas de passer son bras autour d’elle, l’enlaçant tandis que Edan – de son côté – semblait s’endormir doucement sous les ronronnements du moteur. Malheureusement pour ces deux petits confortablement installés, le taxi ne tarda pas à s’arrêter devant le centre commercial, le jeune couple les sortant bien vite du véhicule. S’occupant toujours de son côté de sa petite sœur, Ludmila reprit alors sa main dans la sienne. Rapidement, la petite troupe prit possession d’un cadi, où Edan fut installé. Laissant à Dominura la charge de pousser ce dernier, Ludmila lâcha finalement la main de la fillette, cette dernière cherchant à avoir un peu plus d’autonomie une fois entrée dans le supermarché du centre. Abordant cette sortie avec confiance et plaisir, Ludmila garda donc un œil sur la petite – qui marchait non loin d’elle – tandis qu’elle glissait tendrement sa main contre le bas du dos de son aimée, l’embrassant sur la joue avant de laisser entendre un murmure, enthousiaste :

    - Je suis contente d’être ici avec toi, mon Amour

    Oh, ça n’était qu’une simple sortie d’usage, certes. Mais que Dominura les accompagne ici représentait énormément pour Ludmila, qui n’avait guère eut l’occasion de voir sa compagne ailleurs que dans leur appartement ou à l’hôpital, ces derniers temps. Les sorties en campagne avaient quant à elles été quelque peu mises de côté, Edan étant encore bien trop petit pour que les jeunes femmes puissent se permettre de lui faire subir de longs trajets, ainsi qu’une absence de point de confort, nécessaire à son jeune âge. Et puis, ne faisait-il pas bien trop froid ? Les jours à venir seraient pourtant sans doute plus propices aux sorties du petit garçon, au plus grand plaisir de la charmante blonde – impatiente de retrouver une vie plus active avec les amours de sa vie.

    Clac
    Clac

    En un rien de temps, le cadi commença à se remplir petit à petit, des aliments de base : Produits d’entretien, Viande, Légumes, Fruits, fromages, etc. Arrivant au rayon des biscuits et autres confiseries, Ludmila demanda alors à sa cadette de choisir ce qu’il lui ferait plaisir de manger lors de ses goûtés dans les jours à venir. La jeune Russe ne put néanmoins que sentir une certaine angoisse naître en elle lorsqu’Ella – jusqu’ici très calme et correcte – commença à se servir avec abondance dans cet environnement très tentant, sautillant sur place à la vue de chaque paquet. Consciente que la petite n’avait pas forcément accès à tant de gâteaux de ce genre chez ses parents – en Russie – la charmante blonde resta un instant passive face à ce spectacle, et ce jusqu’à ce qu’Ella ne se retrouve avec cinq ou six boîtes entre les bras. Pinçant légèrement ses lèvres entre elles – ne sachant trop comment expliquer à la petite qu’elle devait choisir parmi ces multiples paquets – Ludmila lança un regard gêné à sa compagne, avant de finalement prendre son courage à deux mains et s’approcher de sa petite sœur. Se baissant afin de se mettre à son niveau – genoux pliés – Ludmila lui expliqua alors, calme et douce :

    - Tu ne restes pas assez longtemps pour manger tout ça Trésor !! Choisis-en seulement deux, d’accord ?

    Ella fronçant les sourcils d’une désapprobation évidente face à cette recommandation, Ludmila haussa légèrement les siens, un sourire en coin se dessinant sur ses fines lèvres rouges – tentant visiblement la complicité comme moyen de persuasion. Malheureusement pour elle, la fillette ne tarda pas à s’exprimer, ferme et définitive :

    - Non.

    Non ? Son sourire se perdant sur le coup, Ludmila laissa échapper un vague soupir, se levant tout en laissant entendre, n’ayant visiblement pas l’intention d’expliquer davantage avec diplomatie et attention à sa petite sœur qu’elle ne pouvait pas obtenir tout ce qu’elle désirait ici :

    - J’ai dis deux Ella, ne discutes pas.

    Se tournant vers Dominura à ce moment-même, Ludmila sentie son cœur faire un bond de sa poitrine, une jeune femme étant justement en train de s’approcher de sa conjointe. Son regard vif et méfiant se posant sur elle sur le coup, la jeune femme pinça légèrement ses lèvres entre elles, ignorant un instant sa cadette afin d’observer cette inconnue – qui visiblement semblait avoir quelque chose à leur demander. Aux aguets, Ludmila fut néanmoins distraite à nouveau par une réaction excessive de la part de sa cadette, cette dernière jetant littéralement ses paquets à terre afin d’attirer l’attention perdue de sa sœur.

    Se tournant vivement vers elle – une vague de colère l’envahissant tandis qu’elle ne comprenait pas pourquoi Ella lui faisait une telle scène – la fillette s’étant mise à crier quelques paroles de désapprobation en Russe – Ludmila l’attrapa alors vivement par le bras, se baissant à nouveau vers elle tout en la forçant à la regarder dans les yeux, plus sévère cette fois-ci :

    - Ca suffit ! Tu ramasses tout ça et tu en choisis deux, où tu n’auras rien du tout. C’est clair ?


    Haussant les sourcils d’une détermination ferme, Ludmila fut bientôt soulagée de voir la petite hocher doucement la tête en guise de réponse positive, et ce bien que les quelques larmes qui perlaient à présent sur ses joues ne lui brisent le cœur. Ne pouvait-elle pas simplement accepter d’acheter tout ces paquets ? Non. Non, ça ne serait sans doute pas bien, que de tout céder ainsi à cette si jeune enfant. Ella semblait déjà bien trop consciente du fait qu’elle était bien gâtée lorsqu’elle venait à New-York, comparé à sa vie en Russie. Ces habitudes ne devaient pas dépasser certaines limites, ne serait-ce que par respect pour Dominura.

    La petite commençant finalement à ramasser le bazar qu’elle avait causé, Ludmila se rapprocha doucement de la femme qui – à présent – était aux côtés de l’illustratrice, ayant visiblement d’ores et déjà engagé la conversation. Toujours très méfiante, Ludmila regarda cette dernière avec attention, sa colère vis-à-vis du petit dérapage d’Ella ne pouvant que se répercuter dans son attitude actuelle :

    - Vous êtes ?

    Qui êtes-vous, pour oser approcher ainsi ma famille ?

    Peu importe alors, si ma réputation de femme froide et directive persiste : Ne m’a-t-on pas déjà traité de tirant, pour avoir simplement souhaité éloigner les médias de la femme que j’aime, de notre couple ? Sans doute pourrais-je à présent être bien pire, en présence d’Edan.

    L’adorable petite Alice ferait tout,
    Pour protéger sa Reine,
    Et leur petit Prince. ♥

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Sam 21 Mai 2011 - 23:00

    ~ Alors que Dominura commençait à ressentir au fond d'elle-même quelques traces d'une anxiété certaine, Ludmila ne tarda pas à la rassurer, la réconforter, lui laissant entendre que cela irait, comme s'il s'agissait là de la plus grande évidence. Cela.. Irait ? Était-elle certaine, que tout se passerait pour le mieux ? Oh, au fond, l'Illustratrice n'en doutait pas tant, se laissant entendre à elle-même, du plus profond de ses esprits, que rien ne pouvait réellement leur arriver de catastrophique. Quelques photographies ? Quelques mots ? Et alors. Tant qu'ils ne touchaient pas à leur enfant, à leur charmante petite vie... Que pouvait-elle craindre, finalement ?

    Elle se sentait forte.
    Oui, assez forte, pour contrer ces journalistes en furie.

    Je ne vous laisserai jamais nous blesser.

    ~

    Arrivant bien rapidement au centre commercial, la petite famille put alors descendre du véhicule en toute intimité, pouvant donc faire attention aux uns, aux autres, sans subir une quelconque difficulté. Ludmila s'occupant de sa charmante petite sœur, prenant garde à ce qu'elle ne passe pas sur la route et qu'elle ne quitte pas sa proximité de sécurité, Dominura put quant à elle détacher la ceinture qui retenait la couche du petit garçon, attrapant donc l'anse de ce siège tout à fait spécial et particulièrement confortable afin de le tirer du taxi. Le posant un instant sur le trottoir après avoir salué et remercié le chauffeur du véhicule, l'Illustratrice se pencha alors vers son enfant, s'assurant qu'il était toujours bien installé, lui caressant ses jolies joues pâles d'un doigt long et fin, lui accordant de nombreux sourires et quelques mots, tant pour se rassurer elle-même qu'apaiser son fils. Ce dernier, par ailleurs, semblait tout à fait se plaire dans se nouveau monde. En effet, quelque peu intrigué, ses yeux quittaient parfois sa mère attentive pour se poser sur les nombreux espaces alentours, ces derniers attisant alors sa curiosité.

    Qu'est-ce que c'est que ça ?
    Et ça ?
    Et encore ça ?

    Tu l'apprendras sans doutes bien vite, petit chat.
    Car, tu es entre de très bonnes mains,
    Sois-en sûr.

    Hop hop hop hop, rapidement, Dominura et sa conjointe prirent possession d'un caddie, ces derniers se trouvant alors non loin de là, sous une espèce d'abri de métal et de verre, donnant directement sur le parking proche du centre commercial. Ni une, ni deux, et la dessinatrice prit à nouveau le temps de sécuriser la position d'Edan, accrochant son joli siège dans le chariot – Mon dieu, quel mot immonde, n'est-ce pas – avant de commencer à pousser ce dernier, étant vraisemblablement chargée de cette tâche, Ludmila s'occupant alors de sa petite sœur. Marchant vers le supermarché, la belle française ne manqua pas de réagir positivement aux gestes et paroles de sa belle conjointe, cette dernière lui laissant entendre qu'elle était heureuse d'être en ces lieux, en sa compagnie. Se retournant alors vers la jolie blonde tout en gardant le contrôle du caddie où gesticulait Edan en quelques balbutiements aussi enthousiastes qu'adorables, Dominura ne put que sourire à son aimée, une lueur brillant de nouveau au fond de ses yeux sombres : Tu es contente ? Oh, je le suis d'autant plus. Et si cette sortie semblait alors pour moi sonner comme une épreuve lorsque nous en parlions, elle n'est maintenant qu'une victoire.

    Une victoire, oui, pour moi, sur le monde extérieur,
    Moi, qui demeurais rivée dans ma dimension parallèle, que je m'étais moi-même formée.

    Rapidement, l'intérieur de la grande surface fut alors rejoint, la petite troupe se trouvant bien vite à son aise afin de mettre dans le caddie tout ce qui était nécessaire au bon déroulement de leur vie quotidienne. Évidemment, par la même occasion, Ludmila proposa à sa petite sœur de choisir quelques paquets de gâteaux qui lui feraient envie pour son goûter. Dominura, de son côté, s'était alors mise à chercher les biscuits qu'elle aimait tant afin d'accompagner son café, gardant auprès d'elle son petit ange, qui lui faisait quelques signes de main, attirant adorablement son attention. Finalement, Ella revint auprès de sa sœur, de nombreux paquets en main, cette vision inquiétant apparemment Ludmila, qui échangea un regard à la grande femme, cette dernière haussant simplement les sourcils en guise d'encouragement : Je sais, que tu es parfaitement capable de gérer ce cas de figure, mon amour. Impose ton autorité, tu verras sans doutes qu'il est plus facile de le faire que ce que tu pourrais le penser.

    Malheureusement, les caprices de la petite fille revinrent bien rapidement au galop, cette dernière laissant clairement comprendre qu'elle n'était pas vraiment apte à faire un choix, préférant sans doutes repartir avec tout son butin. Mais, alors que Ludmila lui faisait comprendre qu'elle ne cèderait pas à ce cas de figure, l'attention de Dominura fut, de son côté, happée par l'arrivée d'une personne tout à fait particulière, une femme visiblement déterminée à approcher la petite famille, un carnet à la main tandis qu'elle rajustait son sac à main. Haussant les sourcils, l'illustratrice tourna la tête vers Ludmila, n'y trouvant malheureusement aucun soutien tandis qu'elle devait, quant à elle, gérer les caprices de son clone miniature.

    Heureusement, la jolie psychologue sembla gérer la situation de conflit, laissant à Dominura la stabilité de pouvoir se tourner définitivement vers sa nouvelle interlocutrice. Cette dernière, d'une taille moyenne, était affublée de nombreux bijoux, de talons hauts et d'un maquillage voyant, son corps recouvert d'une fine toile de coton de couleur verte tranchant affreusement avec l'ocre-beige de la moumoute qui ornait sa poitrine. Faisant doucement virevolter ses cheveux aubrun méchés, elle avait alors accordé à l'illustratrice un passible « Bonjouuur ! Vous êtes bien mademoiselle Romley ?! » sans pour autant recevoir de réponse directe. De son côté, Dominura s'était contentée de se rapprocher quelque peu machinalement de son fils – Par instinct de protection sans doutes – pinçant ses lèvres entre elles en un sourire posé. Mais, alors qu'elle allait laisser entendre une question en vue de déterminer l'identité de celle qui lui faisait face, Ludmila la devança, s'approchant alors en demandant clairement.

    Vous êtes ?

    La femme, réactive, profita de cette nouvelle ouverture pour se tourner vers Ludmila, ne cachant absolument pas son heureuse surprise à tomber sur cette dernière, haussant les sourcils en accueillant la jeune femme d'un geste de bras enthousiaste :


    « … Et Ludmila Ivanov ! Mais quelle surprise, quelle surprise ! »


    Tendant immédiatement la main vers cette dernière, la femme répondit alors, mettant en valeur son corps en un mouvement de hanches semblable à ceux des gens qui ne manquaient pas d'arrogance dans leurs mouvements exagérés :

    « Marlha Torrys, je suis l'attachée du photographe Phearl Jamsons. J'aimerais que l'on discute d'un petit... »


    Elle jeta un œil avide à Dominura, puis au petit garçon, avant de reporter son attention sur la jolie blonde, finissant sa phrase :

    « … Contrat ? Nous sommes très intéressés, par votre famille. Auriez-vous un moment ? »


    De toute évidence, si le début de cette conversation semblait très libre, ladite Marlha ne semblait pas pour autant prête à lâcher prise, en cas de refus. Mais les deux jeunes femmes étaient-elles réellement prêtes à accepter un tel marché ? Dominura, de son côté, s'était rapprochée de son fils, comme pour lui assurer une sécurité plus évidente, quelque peu angoissée à l'idée d'une interaction avec les médias. Mais... Avaient-elles seulement à craindre de tels questionnements ?

    Certainement... Pas ?
    Du calme.
    Du calme, Dominura...
    Elle te l'auras promis.

    Tout va bien se passer.
    Tout... Va toujours très bien se passer.

    Contente toi
    De sourire.
    Encore, et toujours,
    Comme tu sais si bien le faire,

    Masque d'une personne que tu n'es pas forcément
    Mais qui, au fond, s'est éprise de ton personnage.

_________________

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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Dim 22 Mai 2011 - 0:03

    Prenant le temps de faire preuve d’autorité vis-à-vis de sa petite sœur fort capricieuse, Ludmila restait donc néanmoins préoccupée par la soudaine présence de cette étrange femme, auprès de Dominura et Edan. Une fois l’affaire résolue avec la fillette, la jeune Russe s’était donc hâtée de rejoindre son aimée, s’adressant à leur interlocutrice avec méfiance. Qui était-elle ? Pourquoi venait-elle ainsi s’imposer, tandis que cette sortie était de l’ordre privée ? Si la jeune femme acceptait l’idée d’être interpellée lors d’évènements officiels, cela n’en était certainement pas le cas aujourd’hui. Ainsi s’était-elle adressée à cette femme avec une certaine froideur distante, ne sachant trop ce qu’elle pouvait leur vouloir.

    Ainsi, face à la réaction enjouée de la jeune femme, Ludmila se contenta de hausser quelque peu les sourcils : Quelle surprise ? En effet, le jeune couple n’étant pas sortie ensemble depuis des mois, cela pouvait sembler ainsi très surprenant de les croiser ici, au beau milieu d’un supermarché des plus fréquentés. Lançant un regard furtif et méfiant au carnet que tenait cette femme dans l’une de ses mains, la jeune Russe se rapprocha à son tour du petit garçon, son regard se posant sur lui une seconde avant d’en revenir à leur interlocutrice, visiblement déterminée et confiante.

    Marlha Torrys, attachée du photographe Phearl Jamsons.

    Bien.

    Prenant sur elle pour ne pas se montrer trop impolie, Ludmila fit donc l’effort de serrer la main que cette femme lui tendait, bien que son regard ne continue à scruter le sien d’un air montrant bien qu’il n’en faudrait pas trop pour la voir se mettre en colère et briser tout contact. Maintenant cette distance froide tandis qu’elle laissait son bras retomber gracieusement contre son corps, la jeune femme fronça quelque peu les sourcils quant à la suite des paroles de cette assistante : De quoi donc voulait-elle discuter, au juste ? Phearl ne pouvait-il pas les joindre de lui-même ? Ayant d’ores et déjà posées pour ce photographe, il semblait pourtant évident que ce dernier pouvait se permettre de les joindre directement, n’est-ce pas ? Peut-être avait-il seulement perdu leurs coordonnées ? Qui sait.

    Bam
    Bam

    Ca n’est pas le moment, vous savez. Ne vous a-t-on jamais appris, à ne pas déranger les gens, dans leur vie privée ? Dominura a besoin de se sentir en sécurité. Nous avons besoin, de cette sécurité. Pourquoi ne pas nous laisser tranquilles, pour une fois ?

    Bam
    Bam

    Ella terminant de son côté à ranger les paquets qu’elle était contrainte de laisser là, Ludmila se montrait donc attentive aux propos de la jeune femme, bien que restant – en apparence – bien plus froide et distante que ne pouvait l’être sa compagne. Consciente qu’il lui fallait avant tout montrer à sa belle qu’elle pouvait gérer la situation – lui ayant donc promis que tout irait bien – la jeune Russe ne cilla pas, prête à tout en cas de débordement, quel qu’il soit. Et si quelqu’un les reconnaissait, tandis qu’elles restaient là, en plein milieu d’un rayon de biscuits ? Les regards se posaient bien vite, sur ceux qui n’avançaient pas, dans ce genre de lieu.

    Un contrat ?

    Fronçant les sourcils de désapprobation lorsqu’elle comprit que la jeune femme insinuait que son employeur souhaitait les photographier avec leur petit garçon, Ludmila sentie son cœur se mettre en alerte, son instinct maternel ne pouvant que la pousser à se méfier de ce genre d’idée. Pourquoi donc voudrait-il qu’elles acceptent, tandis que – jusqu’à présent – les deux jeunes femmes avaient toujours fermement déclaré qu’elles ne laisseraient personne prendre de quelconques clichés de leur bébé ? Edan n’avait pas à se retrouver ainsi médiatisé. Pas à son âge. Ludmila pensait avoir été claire, à ce sujet. Visiblement, ça ne semblait pas avoir convaincue cette femme, qui alors leur demandait si elles avaient un moment.

    Tic
    Tac

    Visiblement sceptique, Ludmila ne tarda pas à laisser entendre, ferme :

    - Ca n’est pas vraiment le moment, non.

    Son regard vrillant un instant dans celui de Dominura, Ludmila ne tarda pas à être à nouveau interpellée par Ella, qui cette fois-ci lui tandis deux paquets, les joues toujours ruisselantes de larmes. Baissant ses yeux bruns vers la fillette, la jeune Russe lui adressa alors un tendre sourire, passant doucement sa main dans ses cheveux afin de la rassurer sur le fait qu’elle ne lui en voulait pas à propos de sa précédente petite crise. Attentive, la jeune femme lui laissa donc entendre, passant outres la présence de leur interlocutrice :

    - C’est bien ma puce, tu peux les mettre dans le caddie.

    Ella s’exécutant, Ludmila ne tarda pas à relever les yeux vers l’attachée du photographe, son regard perdant de sa tendresse pour retrouver cette aura distante, bien que respectueuse. La fillette se réfugiant auprès de Dominura – ses petites mains s’accrochant au manteau de cette dernière tandis qu’elle regardait à son tour l’inconnue, curieuse – la jeune Russe s’adressa de nouveau à cette dernière, ajoutant sur le même ton que précédemment :

    - Nous ne souhaitons pas médiatiser notre fils.

    Est-ce assez clair ? Quelle que soit votre proposition, nous refusons de voir notre fils apparaître dans la presse. Nos photographies personnelles suffisent à satisfaire notre besoin de préserver son image, jour après jour.

    Bam
    Bam

    Partez, maintenant.

    Nous ne sommes pas aptes à répondre à vos attentes.
    Je ne suis pas apte, à me laisser marcher sur les pieds, au cas où vous insistiez.

    Ma famille compte bien plus,
    Que n’importe quel contrat.



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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Dim 22 Mai 2011 - 0:56

    ~ Alors que la jeune femme – Excentrique, ou bien d'un mauvais goût incroyable, le choix étant là – semblait la plus satisfaite du monde face aux deux personnes qu'elle souhaitait avoir à ses côtés pour un contrat plus ou moins engageant, Ludmila, de son côté, avait rapidement été submergée d'un scepticisme sans limites, à l'égal de Dominura qui s'était rapatriée auprès de son enfant, par soucis de sécurité. Par ailleurs, la petite Ella ne tarda pas à la rejoindre, s'agrippant à son long manteau anis, et l'Illustratrice, posée et maternelle, passa une main rassurante à l'arrière de la tête de cette dernière, la gardant auprès d'elle en toute bonne conscience, ne quittant pourtant pas la certaine miss Thorrys du regard. Après tout... Elle s'imiscait dans leur vie privée, n'est-ce pas ? Rien n'était trop sérieux, pour assurer la sécurité des deux petits anges qui se trouvaient alors sous la bénédiction des deux jeunes femmes, attentives.

    Au grand soulagement de Dominura, Ludmila tint ses promesses, laissant bien rapidement entendre – Très catégorique – à son interlocutrice que ce n'était pas réellement le moment de s'occuper d'un quelconque contrat que ce soit. En effet. Des courses, dans le rayon « Gâteaux et Desserts » d'un grand supermarché New-Yorkais était-il l'endroit idéal pour parler d'argent et d'images, de médiatisation ? Pas vraiment, non. Soulagée de voir que son aimée prenait alors le contrôle de la situation, l'illustratrice put porter toute son attention – Sans pour autant ne pas écouter ce qu'il se passait à côté – à Ella ainsi qu'Edan, ce dernier ne tardant pas à gesticuler sur son siège pour bébé, visiblement contrarié par la présence de l'inconnue.


    « Shhh, shhh, mon petit chat... Doucement. Tieeens~♥ »

    Penchée vers son enfant, la grande femme récupéra bien vite la tétine que ce dernier avait lâché, l'objet retombant à ses côtés dans sa petite couche verticale, confortable et adorable. Dans un mouvement maternel, elle la lui rendit, l'enfant tétant à nouveau tout en laissant ses yeux passer sur sa mère.. Sa seconde mère... Puis l'inconnue, recommençant à gesticuler sans un bruit.

    Et mon regard repasse sur toi, mon amour, tandis que je prends soin de ta petite sœur.
    Nous ne voulons pas que notre fils soit médiatisé ?

    Les yeux sombres de Dominura fixant à nouveau le porte-parole du photographe en mal d'images de ce charmant couple, la grande femme ajouta, d'une voix charismatique mais d'autant plus déterminée, appuyant les paroles de sa conjointe sur ce fait :


    « Exactement. Je vous prierai de respecter notre vie privée, en cas de refus de notre part. »

    Elle attendit un instant, laissant passer un silence, avant de hausser les sourcils, se redressant tout en maintenant Ella auprès d'elle :

    « Et c'est un refus. »

    Visiblement, cette sincérité et cette aura terriblement directe eut le don de déstabiliser l'excentrique interlocutrice, cette dernière ayant pourtant d'ores et déjà été ébranlée par la réponse claire de Ludmila, quelques secondes seulement auparavant. Son sourire vrillant quelque peu dans une espèce d'incompréhension lente à la détente, comme une certaine nervosité d'illogisme, elle balbutia, rajustant son sac à main dans un mouvement maladroit :

    « M-Mais c'est insensé (?) ! Une occasion pareille... Voyons... ! »


    Ne trouvant visiblement pas en Dominura la possibilité de faire accepter une telle décision, la jeune femme s'approcha alors de Ludmila, sans compromis, lui attrapant le bras dans un sourire semblable à une supplication presqu'écoeurante, comme dans un regard appelant à la pitié et à la miséricode des deux déesses que pouvaient représenter le couple face à sa pauvre condition d'humaine. Sa voix se fit de nouveau entendre, avec un tantinet moins d'assurance mais pourtant tout autant de bon vouloir et de détermination :

    « Vous connaissez le milieu, Ludmila. Vous savez, qu'il peut-être très bénéfique pour votre famille. Et puis... Quelques photographies, et les engouements se tairont quelque peu ! Il faut donner aux gens ce qu'ils attendent, les rassasier pour qu'ils se calment enfin ! »


    Il n'y avait pas à dire, cette jeune femme était entêtée. Dans certains cas, cela pouvait paraître comme une très certaine qualité. Dans d'autres, comme celui-là, cela pouvait s'apparenter à une forme de harcèlement peu propice au développement serein de la journée des deux jeunes femmes ainsi que des enfants qui les accompagnaient. Alors que Ludmila n'avait encore rien répondu, se sentant frémir d'une certaine colère cachant une angoisse intérieure montante, Dominura, les sourcils tremblant quelque peu de contrariété, laissa entendre, de sa voix pleine de maturité, peut-être de premiers signes de vieillesse apparente :

    « Vous nous importunez. »

    Laissez-nous tranquille ! Laissez-nous faire nos courses en paix ! Est-ce si difficile, de comprendre que nous ne voulons pas laisser notre fils entrer dans ce terrible monde ? Nous voulons lui offrir la vie qu'il mérite, nous voulons lui laisser le choix, choix que nous avons nous-même eu, Ludmila comme moi-même ! Nous ne sommes pas nées dans la gloire, ni même dans le luxe. Nous avons appris, à évoluer, à nous en sortir selon nos simples moyens, choisissant cette avancée par notre simple conscience, notre détermination ! Il est hors de question de baigner notre enfant dans ce genre d'obligations dès son plus jeune âge !

    Je ne veux pas, qu'il doit répertorié comme un de ces enfants de stars.
    Il fera sa vie, comme tous les autres enfants,
    Avec ses choix, ses envies, ses besoins.
    Il se battra, pour se faire un nom,

    Il se fera dévorer par la vie,
    Avant de la dominer de ses propres moyens !

    Nous ne serons pas les bourreaux de sa notoriété passive !!

    Fronçant les sourcils à cette idée même, Dominura décida alors de se pencher vers son enfant, comme pour se rassurer, se donner la force de ne pas sauter au cou de cette femme qu'elle ne supportait déjà plus, malgré ses multiples efforts. Consciente qu'il fallait se changer les idées pour ne pas s'emporter – Etant terriblement sensible et impulsive face aux interactions sociales, puisqu'elle n'y avait pas eu directement affaire depuis bien longtemps – elle portait donc, à présent, toute son attention au petit Edan.

    Mon petit
    Mon enfant,
    Nous ne te laisserons jamais seul,
    Mais, il faut que tu saches,
    Nous ne te tendrons pas la célébrité,

    Car le meilleur
    Viendra de toi,
    Dans toutes tes capacités,

    Tu seras bientôt Roi.
    Petit prince,

_________________

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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Dim 22 Mai 2011 - 10:07

    Laissant à Dominura le soin de porter attention aux deux adorables enfants qui étaient sous leur protection, Ludmila faisait donc face avec insistance à cette femme qui les importunait, lui faisant comprendre à sa manière qu’il était absolument hors de question de discuter d’un quelconque contrat au sujet de leur famille. Et puis quoi, encore ? Non, ça n’était ni l’endroit, ni le moment. Et si encore la jeune femme avait su s’adresser à elles dans les règles, le jeune couple n’était vraisemblablement pas apte à répondre à cette fourbe requête. Edan n’était en aucun cas mis en cause dans leurs carrières respectives, et bien moins encore dans la médiatisation qui en découlait. Tout comme Dominura, la jeune Russe ne tenait pas à voir leur fils baigner dans la célébrité dès son plus jeune âge, préférant indéniablement le voir grandir en toute sécurité, loin de la folie médiatique qui nuisait parfois aux enfants de star. Ce petit devait avoir une chance de vivre sa vie normalement, sans que le nom de ses mères n’influence d’une quelconque manière sa relation avec le monde qui l’entoure. Evidemment, cela n’était finalement pas si simple. Qu’en sera-t-il, lorsque l’enfant grandira ? Ludmila et Dominura ne pourront pas le garder éternellement caché, tandis que des paparazzis profiteront sans doute d’une seconde d’inattention pour capturer son image, dans la rue ou ailleurs. Lorsque cela arrivera, sans doute faudra-t-il entamer quelques procédures judiciaires, pour l’exemple ? Certes. Quoi qu’il en soit, la jeune Russe préférait pour l’instant ne pas y songer.

    Finalement, ce fut au tour de Dominura de s’exprimer. Non sans que cela ne surprenne quelque peu sa compagne, cette dernière laissa donc entendre quelques mots, d’une assurance terriblement charismatique et étonnante si l’on savait que l’illustratrice était bien peu sûre d’elle-même ces derniers temps. Son regard se posant un instant sur elle, la jeune Russe ne put alors contenir un fin sourire, amusée de voir que sa belle retrouvait ici cette répartie qu’elle lui avait toujours connue. Déstabilisante ? Pour cette femme, sans aucun doute. Par ailleurs, cette dernière ne tarda pas à laisser à nouveau entendre le son de sa voix, n’ayant visiblement pas encore bien compris le message.

    Ne vient-elle pas de vous dire, que notre seule réponse ici est ce catégorique refus ?

    Nous ne vous laisserons nous amadouer, d’une quelconque manière.
    Nous ne vous laisserons surtout pas, obtenir ce que vous désirez ici-même.
    Edan ne sera pas photographié. Il ne sera pas médiatisé – Pour son bien.

    Etait-ce insensé, que de s’opposer à une telle occasion ? Oh, sans doute l’aurait-ce été, si la charmante famille avait été avide de popularité et d’argent. Mais n’en avait-elle pas déjà bien assez ? Si Ludmila devait absolument reprendre le travail pour ne pas se retrouver bien vite et à nouveau sans le moindre argent, Dominura quant à elle avait de quoi assurer leur sécurité pour de bien nombreuses années. Ainsi, cet argument ne pouvait tenir la route. Par ailleurs, il semblait hors de question de prostituer ainsi leur enfant, puisque l’offrir ainsi à la presse pouvait finalement se comparer à ce genre de pratique. Edan n’était pas un jouet, et bien moins encore un moyen d’attirer l’attention des journalistes. Là encore, les deux jeunes femmes ne semblait pas en avoir besoin, évidemment.

    Ludmila se tournant avec attention vers la femme qui s’adressait à présent exclusivement à elle – comme si cela lui donnait une meilleure chance de parvenir à ses fins – elle ne tarda pas à hausser légèrement les sourcils, non sans une pointe de sarcasme amusé. Fallait-il réellement donner aux gens ce qu’ils voulaient ? Et pourquoi le faudrait-il ? Qu’ils s’emballent de leur côté n’était pas réellement pour la toucher, tandis que le plus important restait la sécurité et la stabilité d’Edan. Que ces hommes se battent, qu’ils cherchent à les avoir… Oh, sans doute finiraient-ils pas comprendre, se lasser ?

    « Vous nous importunez. »

    Dominura s’étant à nouveau adressée à cette femme – avant même que Ludmila n’ait eut le temps de lui répondre – cette dernière se tourna doucement vers elle, lui adressant un sourire calme et entendu : Cette maturité te va si bien, mon Trésor. Il ne me semble pas t’avoir vu ainsi depuis des mois, et je ne peux nier que cela me réjouis, cela m’amuse. Je t’aime tant, tu sais ? ~

    Dominura reportant finalement son attention sur Edan, Ludmila ne trouva en fin de compte rien de plus pertinent à ajouter. Adressant un sourire calme et polie à cette femme bien imposante, la jeune femme lui laissa donc entendre, sans amertume apparente mais visiblement assez déterminée à couper court à cette conversation vaine :

    - Je pense que tout est dit. Bonne journée à vous, mademoiselle Torrys.

    Hop,
    Hop.

    Passant tendrement sa main dans le dos de son aimée, Ludmila l’engagea donc à reprendre le cours de ces courses en famille. Ne prêtant plus la moindre attention à la femme qui se trouvait à présent derrière elles – et qui alors restait quelque peu frustrée de par cette rencontre – la jeune Russe attendit d’avoir finalement rejoint le rayon suivant – celui concernant plus particulièrement le petit-déjeuner – avant de s’arrêter à nouveau, laissant entendre avec calme ces quelques mots à l’adresse de sa cadette :

    - Tu veux des céréales pour le matin Ella ?

    Toujours quelque peu raccroché à l’illustratrice, la fillette laissa finalement ses grands yeux bleus croiser à nouveau le regard de sa sœur, non sans une certaine appréhension visible. Gardant le silence, la fillette se contenta alors d’un léger hochement de tête, en guise de réponse positive. Lui adressant un sourire plus rassurant, Ludmila ajouta donc, tendant doucement sa main vers elle afin de lui montrer une nouvelle fois qu’elle n’avait pas à la craindre, et ce bien qu’elle ait dû faire preuve d’autorité il y a quelques minutes :

    - Viens Trésor, tu peux choisir celui que tu veux.


    Un sourire s’étendant finalement sur le visage de la fillette, cette dernière ne tarda pas à s’éloigner doucement de Dominura, rejoignant finalement sa sœur – plus proche des paquets de céréales. Alors que l’enfant s’attardait à regarder les différents choix qui s’offraient à elle, la jeune Russe de son côté se rapprocha doucement de sa compagne, se calant derrière elle tout en passant sensuellement ses bras autour de sa taille, ses mains se posant sur son ventre avec délicatesse. Rapprochant tendrement son visage du cou de la jeune femme tandis qu’elle offrait un sourire enthousiaste à leur petit garçon – qui ne manqua pas d’en sourire à son tour – la charmante blonde laissa finalement ses lèvres se refermer dans le cou de son aimée, lui murmurant quelques mots à l’oreille, d’une tendresse nouvelle :

    - Quel charisme, Mademoiselle Romley - ♥ Rappelez-moi de vous féliciter pour cette terrible répartie… Ce soir. ♪

    Un sourire malicieux venant appuyer ces quelques sous-entendus, Ludmila ne tarda pas à laisser ses lèvres se refermer à nouveau contre la peau douce et délicieuse de son aimée, l’une de ses mains glissant sagement jusqu’à sa nuque avant de finalement se détacher doucement. Sans doute ne pouvait-elle pas se permettre davantage de rapprochement, en ces lieux, n’est-ce pas ? Cette charmante famille n’était pas à l’abri d’une malheureuse rencontre, et s’afficher ainsi avec sa conjointe n’était sans doute pas dans les ambitions de l’illustratrice – ceci pouvant nuire à sa parfaite réputation.

    Je suis heureuse, tu sais.
    Heureuse de te voir retrouver cette force, ce charisme.
    Tu es quelqu’un de fascinant, d’impressionnant.

    Je ne voudrais jamais oublier ce sentiment,
    Cette attirance, trouble et sincère.

    Ma chère,
    Vous êtes,
    Terrible.


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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Dim 22 Mai 2011 - 11:02

    ~ Alors que la porte-parole du photographe semblait s'acharner sur le jeune couple en s'adressant à Ludmila, cette dernière ne se laissa pourtant pas faire, sans amertume aucune mais avec une détermination qui lui allait à merveille, ce trait de caractère ne déplaisant d'ailleurs pas à la belle française. Toujours auprès de son enfant, cette dernière ne manquait pas un instant de la conversation – Si l'on pouvait appeler cela une conversation – entre les deux jeunes femmes, passant tantôt ses yeux sur sa magnifique conjointe, tantôt sur l'étrange inconnue. Est-ce que cela était bon ? Allait-elle enfin les laisser tranquille ? Rien n'était moins sûr, en l'instant, et pourtant, la demoiselle finit par afficher un léger sourire tremblant, faisant une courbette à Ludmila tout comme à Dominura, laissant entendre d'une voix quelque peu plus froide mais tout de même infiniment respectueuse face au statut de célébrité des deux jeunes femmes :

    « Toutes mes excuses, Mademoiselle Romley, Mademoiselle Ivanov, nous vous recontacterons sous peu – Dans l'hypothèse où vous auriez repris examen de notre proposition. »


    Laissant son regard passer sur le petit garçon, elle pinça ses lèvres recouvertes d'un gloss luisant, avant de laisser entendre, non sans une once d'amertume face à sa propre défaite cuisante qui lui vaudrait sans doutes les orages de son chef :

    « Bonne journée à vous ! »


    Finalement, elle tourna ses talons hauts, et, en un rien de temps, disparut entre les rayons, ruminant cet échec qu'elle ne serait pas prête de reproduire. Sans réellement faire attention aux sentiments qui pouvaient à présent occuper les pensées de leur interlocutrice, Dominura soupira doucement, retrouvant petit à petit son calme et sa sérénité, alors que sa conjointe s'occupait à nouveau d'Ella, lui proposant des céréales pour son petit déjeuner. Si l'illustratrice n'avait rien contre la jeune enfant, elle ne pouvait cependant pas se résoudre à clairement s'occuper d'elle, ne trouvant pas encore de liens particulièrement affectifs avec cette dernière, bien que sa présence la ravissait tout de même. Ainsi, elle n'avait, avec elle, ni le rôle de mère, ni le rôle de sœur, ni même celui de gardienne, laissant à Ludmila le soin d'apporter à sa chère petite le soin de prendre soin d'elle comme elle se le devait.

    Tandis qu'Ella choisissait avec le plus grand soin les céréales qui lui faisaient envie, Ludmila profita vraisemblablement de ce moment de calme, se rapprochant de Dominura et de son caddie, passant ses mains dans le dos, sur les hanches de cette dernière, particulièrement sensible et attentive. Réprimant un frisson mais pas un sourire, la grande femme ne put que se délecter de cet instant intime – Même en public – , souriant doucement à ce délicieux contact mais également aux paroles de sa bien aimée. Tournant son visage vers elle en une expression amusée, elle haussa les sourcils, pinçant ses lèvres avec douceur avant de laisser entendre :


    « Me féliciter ? Mais quel sort me réservez-vous donc, Mademoiselle Ivanov ? Je ne puis tenir à cette proposition alléchante »

    Laissant entendre un léger rire, la grande femme ne perdura pourtant pas éternellement dans cette position, les bruits et divers sons de sa propre voix et ceux du grand magasin semblant se faire, petit à petit, étrangement lointains, comme se perdant dans un écho sombre et sourd. Alors que Ludmila s'était retournée pour accueillir les choix de sa petite sœur, le regard vert de la grande femme avait pu déceler, non loin de là, le passage... D'une personne... Qui ne lui était pas inconnue ?

    Bam Bam Bam Bam Bam

    Non... C'est impossible !
    Je reste là, figée, tandis que mon cœur s'emporte, terrible et d'une façon... incompréhensible ?

    Ce n'est pas possible.
    G... Grace ?

    Son visage se transformant bientôt en une expression d'une détresse mêlée de sourire et d'un espoir indicible et inexplicable, Dominura trouva alors la force de détacher ses mains de la barre de son caddie – Celles-ci s'étant refermées sur cette dernière avec plus de force qu'elle ne l'aurait tout d'abord cru – engageant quelques pas légers vers le rayon d'en face, où se trouvait un fauteuil roulant, laissant apparaître le dos d'une femme dont la chevelure magnifique et rousse ne pouvait tromper.

    Clac Clac Clac Clac

    Sans crier gare, laissant le caddie et son enfant aux mains de Ludmila, Dominura avançait à présent, d'un pas rapide, le cœur battant, vers cette personne handicapée dont elle croyait vraisemblablement bien déterminer l'identité, malgré la distance, malgré le temps qui avait filé. La scientifique Sidnëather se trouvait-elle réellement... là ? Sous ses yeux ? N-non... Impossible... Et... Pourtant ?


    « Grace !! »

    Le visage chargé de surprise et de bonheur frappant alors la jolie rousse, cette dernière se retourna alors, à l'entente de son nom et de cette voix qu'elle connaissait si bien, entrainant son fauteuil roulant dans son mouvement.

    « Dominura ! »


    Son nom, prononcé de la bouche de cette femme si forte, si classe qu'elle avait aimé et tant bien connu, eut en Dominura comme l'effet d'une bombe sous cette surprise inespérée. Trépignant quelque peu sur place en une euphorie étrange qu'elle avait du mal à contenir, l'Illustratrice se sentit alors parfaitement incapable de faire quelque mouvement que ce soit, se perdant entre le désir de forcer le contact avec la scientifique en une bise amicale et professionnelle ou bien celui de demeurer à sa simple position respectueuse. Si le malaise s'installait pourtant du côté de la belle brune, ce dernier lui faisant faire quelques mouvements de justifications maladroits ainsi que quelques balbutiements, la gêne ne semblait pas occuper l'esprit de la ravissante handicapée, cette dernière haussant ses sourcils roux – Comme à son habitude – esquissant un sourire face à la timidité peu connue de Dominura.

    « J-Je... Hahah... Oui, j-je faisais les courses, et... Et, oh !! Quelle surprise, quelle surprise ! »

    Esquissant un sourire, Grace passa très simplement sa main pâle sur le bras de Dominura, invitant alors cette dernière à se pencher – Ce qu'elle fit – afin de recréer un certain contact, par une simple bise, ce baiser ne manquant pas d'entrainer quelques euphories inexplicables au sein de l'esprit de l'illustratrice, bien qu'il n'engageait à rien. Observatrice, la scientifique, tandis que Dominura se redressait, laissa son regard vert profond passer au loin, remarquant Ludmila en arrière plan, cette dernière étant accompagnée d'un bébé, ainsi que d'une petite fille. Reportant son attention sur Dominura, la scientifique haussa à nouveau les sourcils, esquissant un léger sourire, et demandant, en toute lucidité, très sereinement, comme toujours aussi classe, charismatique, posée et professionnelle :

    « Que deviens-tu ? »


    Incapable de bredouiller quoi que ce soit, la culpabilité de voir Grace ainsi handicapée – Et semblant pourtant passer avec force au dessus de ce tragique événement qui avait changé sa vie – sembla alors prendre le pas sur l'aisance de Dominura, la jolie brune ne pouvant réellement laisser entendre qu'elle était bel et bien de retour avec Ludmila, et qu'elle avait eu d'elle un fils qu'elle aimait plus que tout au monde. Les yeux, si perçants, si calmes et diplomates de Grace la mettaient indéniablement mal à l'aise.

    Tu sembles si sereine.
    Si apaisée,
    Terriblement posée, face à moi,
    Tandis que nous avons vécu tant de choses ensemble.

    Tu sembles si forte,
    Alors que tu as l'air de tout savoir,
    De passer au dessus de la rancœur ou de la haine.

    Pourquoi es-tu toujours si rationnelle ?

    Face à toi, je me sens coupable.
    Coupable de quoi ? Je ne sais même plus.

    Je sais, que tu n'aurais jamais aimé que je te plaigne de ton état,
    Pourtant, il me fends le cœur.
    Tu étais si heureuse, là bas, en Australie,
    Une des meilleures scientifiques et chercheuses de notre époque.

    Je n'arrives pas à te répondre,
    Je reste figée, admirative et tendrement fascinée, face à toi,

    Tandis que la personne que j'aime se trouve à quelques mètres.
    Comment te dire, que j'ai refais ma vie ?
    Ludmila... Rejoins-moi,

    Je me meurs
    De ces instants pourtant intenses et déstabilisants.

    Viens à moi
    Mon amour
    Cette situation étrange
    M'angoisse,
    Sous le regard, comme un jugement divin,
    De cette femme que nous avons un beau jour côtoyées.

_________________

- Dominura Romley -

-Pas un coeur de pierre mais seulement malheureuse-
-Et si vous osiez un quelconque effort ? Les sourires, ça se décroche-
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Dim 22 Mai 2011 - 13:33

    La jeune porte-parole du photographe déclarant finalement forfait – au plus grand bien de tous – Ludmila n’avait pas manqué de faire part de son contentement à Dominura concernant l’attitude qu’elle avait pu avoir face à cette dernière. La voir ainsi réagir ne manquait pas de lui rappeler leurs premiers contacts, retrouvant là le charisme assuré de sa compagne, cette classe naturelle et terriblement excitante. Cette femme confiante était en effet bien loin de la jeune mère déboussolée qu’elle avait pu côtoyer ces derniers temps, laissant ainsi à la charmante blonde l’espoir de voir sa belle se sortir peu à peu de cette dépression post-partum, un peu trop envahissante à ces yeux. Oh, tout allait bien mieux ces dernières semaines, n’est-ce pas ? Certes. Ludmila l’avait bien évidemment remarqué, ceci se répercutant sans doute sur sa propre attitude : Plus enjouée, plus spontanée, également.

    Quel sort puis-je te réserver ? Tu le sais bien, n’est-ce pas ? Mon Amour - ♥

    Profitant de ces quelques instants de calme pour s’enivrer de la délicieuse odeur de sa conjointe, Ludmila ne tarda finalement pas à se détacher de cette dernière, consciente des circonstances dans lesquelles elles se trouvaient actuellement. Reportant ainsi son attention sur Ella après avoir tendrement laissé glisser sa main dans le dos de son aimée, la jeune femme adressa un doux sourire à sa cadette, lorsqu’elle vit cette dernière lui revenir avec un assortiment de petites boîtes de céréales. Les yeux bleus de la fillette venant croiser son regard sombre mais attentif, Ludmila répondit bien vite aux interrogations sous-entendus de la petite – qui sans doute se demandait si ce paquet multiple lui était autorisé – hochant simplement la tête afin de lui indiquer qu’elle pouvait déposer cet assortiment dans le caddie. Parfait.

    Prête à continuer ces courses avec sérénité, Ludmila se tourna donc finalement à nouveau vers sa compagne, non sans être quelque peu surprise face à l’air qu’avait soudainement prit cette dernière. Ses sourcils se haussant d’une interrogation palpable, la jeune Russe ne tarda pas à laisser son regard suivre celui de sa belle, cette dernière se détachant finalement du caddie, dans ce qu’il semblait être un ralenti en l’esprit de sa compagne. Il ne lui fallut qu’un bref instant, avant de remarquer à son tour cette présence. Cette femme rousse, en fauteuil. Cette femme, vers laquelle la femme qu’elle aimait se dirigeait à présent à grand pas, laissant ici leur fils – comme envoutée. Ses sourcils se fronçant sur le coup, la jeune Russe se rapprocha quant à elle du petit, tendant sa main dans le vide afin de faire comprendre à Ella qu’elle devait immédiatement la rejoindre, et cesser de vagabonder dans le rayon :

    - Ella. Reste près de moi s’il te plait Trésor.

    Reste près de moi, que je ne sombre pas sous la démence face à cette image qui me rend malade. Pourquoi Dominura s’était-elle ainsi précipitée ? Pourquoi les avait-elle laissés là, pour rejoindre cette femme ? Sentant son cœur s’emballer tandis que son angoisse vis-à-vis de Grace revenait plus vivement que jamais. Pendant des mois, la jeune Russe était parvenue à garder sa compagne éloignée de la belle scientifique. Pendant des mois, elle n’avait cessé de l’empêcher de lui rendre visite, par pure crainte de la voir se rapprocher d’elle à nouveau. Et en un rien de temps, tout son monde semblait s’écrouler, à cette simple vue. Dominura n’avait pas oublié cette femme, avec qui elle l’avait trompé, avant de partir avec elle à l’autre bout du monde. Comment expliquer le fait qu’elle se rende ainsi auprès d’elle, sans même adresser le moindre mot à sa famille avant cela ? Ludmila bouillonnait intérieurement, non pas de colère, mais d’une appréhension et d’une terreur sans limites : Et si sa belle – las de sa vie actuelle – retombait à nouveau dans les bras de cette femme ? Et si… ? Toujours bien peu confiante concernant ce sujet-ci – celui de Grace – la jeune Russe resta donc un instant figée, sentant Ella venir se coller à elle après avoir simplement mit son pouce dans sa bouche, d’épuisement. Ne faisant guère attention à ce détail, Ludmila put donc voir sa belle interagir avec son ex-conjointe, cette dernière engageant un mouvement qui – bien évidemment – n’était pas pour lui plaire.

    Ne la touche pas.

    Bam
    Bam

    Son regard vrillant sur le visage de Dominura tandis que les deux jeunes femmes se faisaient une bise amicale, Ludmila ne manqua pas de remarquer l’attitude intimidée et gênée de cette dernière, non sans que cela ne la trouble davantage. N’ayant pas la moindre envie de voir Grace pour l’instant, la jeune femme restait donc ainsi à l’écart, bientôt détournée de son attention vis-à-vis des deux anciennes amantes par les appels du petit Edan. Ella de son côté restant extrêmement sage, le petit garçon quant à lui semblait ressentir l’angoisse de l’une de ses mères, ainsi que l’absence soudaine de la seconde. L’enfant perdant sa tétine en quelques premiers sanglots, Ludmila parvint finalement à détacher les yeux de sa belle, son regard se posant avec bien plus de douceur sur leur petit Ange. Pinçant légèrement ses lèvres entre elles sur le coup, la jeune Russe laissa finalement ses doigts attraper la tétine de son enfant, tentant – en vain – de lui remettre dans la bouche. N’ayant visiblement plus la moindre envie de se rassurer de cet objet, le petit le rejeta de quelques mouvements brusques de ses bras et jambes, frappant ainsi Ludmila par la même occasion. Anxieuse et terriblement nerveuse compte tenu de la situation et des cris de plus en plus puissants de son enfant, la jeune Russe décida finalement de le sortir de son siège, le prenant doucement dans ses bras.

    Maintenant le petit contre sa poitrine tout en le berçant tendrement afin de le rassurer, Ludmila lança un regard noir et furtif en direction de Dominura, visiblement peu apte à accepter de la voir ainsi enjouée face à celle qui avait – durant un temps et selon son point de vue – gâché leur vie. Edan ne semblant pas prêt à se calmer pour l’instant, Ludmila continua ainsi à le bercer, bien que ses tremblements nerveux ne fassent sans doute que l’angoisser davantage. Rageant intérieurement d’être ainsi bloquée en plein milieu du supermarché – aucune fuite ne lui étant possible – la jeune Russe fut alors contrainte de se résoudre à rejoindre Dominura et Grace. Maintenant Edan contre elle d’un bras uniquement, la jeune femme poussa finalement le caddie sur le côté, prenant par la suite la main d’Ella dans la sienne avant de commencer à marcher en direction des deux jeunes femmes.

    Clac
    Clac

    BamBamBam

    Clac
    Clac

    Je suis prise au piège.

    Comment as-tu pu me faire ça ? Je ne veux pas la voir. Je ne veux pas, que tu la vois. N’ai-je pas été claire, Dominura ? Tu me rends folle. Je suis folle, de cette jalousie qui me ronge. Pourquoi te tournes-tu vers cette femme, tandis que nous avons ici besoin de toi ? Le sourire que tu affiches me rend malade. Es-tu si heureuse ? Pars avec elle, si cela te fait tant plaisir d’être à ses côtés. Laisse-moi, et épargne-moi cette vision.

    Je ne suis pas prête,
    Et ne le serai probablement jamais.

    Clac
    Clac

    Une fois au plus proche de sa conjointe, Ludmila laissa son regard se poser sur Grace, lui adressant un simple sourire polie. Se tournant plus clairement vers Dominura tandis que leur petit garçon continuait à exprimer son mécontentement, la jeune Russe laissa finalement entendre, visiblement peu apte à discuter :

    - Il va falloir partir, les enfants sont épuisés.


    Je ne suis pas en colère, non. Seulement… Troublée ? Je sais, que Grace n’a jamais souhaité briser notre couple. Je sais, que tout n’est pas sa faute. Tout était notre faute, à toutes les deux, n’est-ce pas ? Pourtant, la voir ne fait que me rappeler cette sombre période, faisant monter en moi l’angoisse de te perdre à nouveau, à son avantage. Mais ça n’est pas le cas, n’est-ce pas ? Je sais, que ton amour pour moi est sincère. Je sais également, que ce sont mes crises de jalousie, mon attitude excessive, qui parfois peuvent te pousser à bout. Ainsi je me contiens, me contentant de te dire – de par ce prétexte pourtant bien réel – que je ne souhaite pas rester ici, à vous regarder bavarder comme de vieilles amies.

    Bam
    Bam

    Regarde-moi.
    Rassure-moi.

    Sans doute pourrais-je faire des efforts, si ce sentiment terrifiant parvenait à s’apaiser. Cette angoisse de te perdre, de perdre ton entière attention. Prends Edan, s’il te plait. Ses cris me terrifient, tandis que je suis à présent incapable de le rassurer. Je me sens si faible, tout à coup. Impuissante, face à cette amitié que je déplore. Quant l’as-tu vue, pour la dernière fois ? Il y a bien plus d’un an, lorsque cette femme a finalement décidé de te laisser derrière elle, préférant ses aventures Australiennes à votre relation. Que se serait-il passé – Mon Amour – si Grace n’était pas partie sans toi ? Je sais, que nous avons déjà parlé de tout cela. Je sais, que tu ne m’as jamais réellement oublié, et ce même lorsque tu étais encore liée à elle. Mais… Est-ce suffisant ?

    Grace est bien plus sage, rassurante et stable que je ne le suis moi-même.
    Sans doute serait-elle bien plus apte à balayer tes idées noires, tandis que je n’ai parfois pas le recul nécessaire, pour cela. Mon amour pour toi est parfois si violent.

    Cette violence me ronge,
    Elle me dévore.

    Rassure-moi seulement.
    Je ne veux pas l’entendre,
    Ni-même la regarder.

    J’ai besoin de toi.
    De toi, uniquement.


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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Dim 22 Mai 2011 - 14:52

    ~ Évidemment, alors que Dominura se trouvait face à la belle scientifique, ses pensées ne pouvaient que demeurer en partie tirées vers sa tendre Ludmila, qu'elle n'oubliait jamais. Mais était-ce seulement suffisant, afin de satisfaire les songes de cette dernière ? Certainement pas, non. La grande femme connaissait trop bien la jalousie maladive de sa conjointe, et ne doutais pas un instant que cette dernière prenne mal sa rencontre et ses retrouvailles avec la dame Sidnëather. Était-ce une raison, pourtant, pour ignorer cette dernière, tandis qu'elle se trouvait à seulement un rayon de leur petite famille ? Jamais ! Car le respect, la politesse étaient toujours là, et Dominura ne pouvait pas ignorer une vieille connaissance, notamment dans le cas où elles avaient vécu d'intenses expériences ensemble, comme celle de l'Australie, par exemple. L'illustratrice ne pouvait pas non plus rester cloitrée chez elle, s'empêcher d'avoir le moindre contact avec quiconque, n'est-ce pas ?!

    Ludmila n'avait pas le droit de lui ôter cet instant.
    Ce seul instant... Sans incidences.

    Alors que la grande femme s'apprêtait à répondre à la scientifique au sujet de sa question, prête à laisser entendre les détails de sa nouvelle vie sans aucuns scrupules, elle fut cependant rejointe par la belle blonde, cette dernière dégageant une aura non négligeable qui ne promettait absolument rien de bon. Finalement, les mots claquèrent, décrochant sur le visage de Dominura une expression de gêne et d'incompréhension, en un regard qui se perdit un instant dans le vide avant qu'elle ne se retourne vers sa belle, dans un mouvement nerveux et maladroit, ses yeux passant dans les siens en un échange démontrant la mauvaise réception de ses paroles, sans une once d'amertume cependant. Pinçant ses lèvres entre elles, elle ne répondit tout d'abord rien, se retournant vers Grace qui l'observait toujours, impassible et amusée, un fin sourire calme aux lèvres, semblant faire passer le message qu'elle comprenait parfaitement la situation et qu'elle ne lui en voulait pas le moins du monde. Quelques paroles, alors, furent déposées par l'illustratrice, quelque peu honteuse, comme humiliée au fond d'elle-même, quoique gardant son calme :


    « Excuses-moi~ »

    Puis, elle se retourna vers Ludmila, son regard semblant lui dire : Mais qu'est-ce que tu fais ?! Finalement, elle passa sa main sur son bras, comme d'un mouvement qui cherchait à la rassurer, avant de prendre son fils tout contre elle, le maintenant d'une main tandis que l'autre passait sur sa petite tête. Quelques paroles, appuyées, firent entendre à Ludmila qu'elle n'était guère polie, guère convenable et encore moins respectueuse, tandis qu'elle disait :

    « C'est entendu, nous allons y aller. Un petit instant je te prie ? »

    Se retenant tout juste de lui dire que si elle voulait écourter le passage au magasin elle pourrait aller finir les courses seule avec Ella, Dominura berça un instant son fils contre elle, se retournant vers une Grace toujours aussi calme, cette dernière laissant alors entendre à Ludmila, tout en se redressant simplement dans son fauteuil

    « Bonjour, Ludmila~ »


    Esquissant un vague sourire, ne sachant pas vraiment où se mettre face à sa conjointe qui semblait agresser Grace sans crier gare face à cette dernière qui demeurait comme intouchable face à la jolie blonde qui se débattait dans le vide contre quelques forces inconnues, Dominura désigna le petit garçon d'un signe de tête, d'un air plus tendre, ajoutant alors :

    « Grace, je te présente Edan, notre petit garçon. Et voici Ella, la sœur de Ludmila. »

    Fort consciente qu'il serait malvenu de toucher l'enfant de Ludmila sous les yeux de la lionne, Grace se contenta de sourire à nouveau, laissant entendre que le petit était magnifique, sans pour autant être en mesure de connaître les détails de l'histoire de Dominura, la jeune blonde semblant y être tout simplement réticente. D'un seul coup, l'illustratrice sembla réfléchir. Que pouvait-elle faire de mieux, dans une telle situation ? Si elle rentrait chez elle avec Ludmila immédiatement, non seulement elle ne pourrait pas converser avec Grace mais en plus elle se prendrait les foudres de Ludmila. Si elle restait là, elle ne risquait que la colère de Ludmila. Alors. Comment choisir, exactement, entre la potence et la guillotine ? Tous les cas de figures se ressemblaient. Sauf que dans l'un deux, elle passerait un tantinet plus de temps avec une vieille connaissance.

    Bam Bam Bam Bam Bam
    Je ne t'en veux pas, Ludmila...
    Mais tu es ignoble, de me faire subir de pareilles choses,
    Tandis que je ne faisais que prendre des nouvelles de Grace, sans arrières pensées.

    As-tu seulement besoin d'être rassurée ?
    Tu me le fais payer, de tes caprices,
    Tandis que tu connais bien, mon amour exclusif pour toi.

    Et la confiance !
    Et la confiance ?!

    Je suis terriblement déçue, de ton comportement.

    ~

    Toujours tournée vers Grace, Dominura pinça très simplement ses lèvres entre elles, avant de dire, après une légère hésitation gênée :


    « Ehm... Eh bien... J-Je, nous allons y aller. Ce fut un plaisir, Grace. »

    La scientifique la gratifiant d'un signe de tête tout en lui souhaitant une bonne journée, Dominura sembla s'apaiser de comprendre que cette dernière ne lui en voudrait pas, compte tenu des circonstances. Mais alors qu'elle installait plus confortablement Edan dans ses bras fins, un jeune homme apparut derrière la belle rousse, haussant les sourcils avant de fondre sur Dominura et de lui serrer la main, visiblement enthousiaste.

    « Dominura !! Quelle surprise ! Comment vas-tu ? »


    La grande femme répondit, instantanément, tandis que l'homme esquissait un signe de tête charmant à Ludmila en guise de bonjour respectueux :

    « Thomas ! Je me porte au mieux, merci. Mais... Nous allions partir. A une prochaine fois ? Je vous souhaite une bonne journée~ »

    Puis, sans plus un mot, elle se retourna, passant sa main dans le dos de sa belle afin de regagner le caddie, esquissant un regard vers cette dernière afin de jauger son avis sur cette fin de conversation. Cette dernière te convient-elle ? Je n'ai pas été excessive, j'ai pris en compte ton point de vue. Tu vois ? Comme je te suis attentive, comme je cherche à prendre soin de notre famille. Lui portant alors attention, elle laissa entendre, comme pour détendre l'atmosphère :

    « Thomas était un des chercheurs du centre de New-York. Un vrai bosseur ! »

    Un baiser, sur la joue de la jeune femme, et la dessinatrice installa le petit garçon dans son siège, ajoutant d'une voix calme, quoiqu'un peu plus faible

    « Nous avons tout ? Allons-y~ »

    Je ne veux pas rester là.
    Et je t'offre un regard, attentif, amoureux,
    Sans une once de rancune,
    Simple douceur
    Quelques mots :


    « Je t'aime Ludmila, tu sais que je ne ferais jamais rien pour te contrarier. »

    Et j'entraine mon fils en quelques pas, poussant le caddie vers les caisses ainsi que la sortie, te portant toujours tout mon amour.
    J'espère
    Que tu es consciente de mes sacrifices.
    Je n'aime que toi,

    Souviens t-en,
    A jamais,
    Mon amour.

_________________

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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Dim 22 Mai 2011 - 21:53

    Ne manquant pas de remarquer le sourire calme et amusé de Grace lors de sa venue, Ludmila n’y prêta néanmoins que peu d’attention, bien décidée à faire comprendre à sa belle qu’il était temps pour elles de partir. Pourquoi ? Pour les enfants, d’une part. Mais également pour son propre bien-être, la jeune Russe bouillonnant intérieurement d’une angoisse terrible, sentant son esprit lui échapper, la jalousie en prenant l’entier contrôle. Se rendait-elle seulement compte de son impolitesse, face à la célèbre scientifique ? Sans doute pas, non. Mais Ludmila n’en avait que faire, laissant à présent son regard sombre croiser les beaux yeux verts de sa compagne : A quoi tu joues ? Je ne veux pas te voir avoir elle. Aurais-tu seulement pu me tenir au courant, avant de te jeter ainsi vers elle ? Nous étions sensées en discuter, que la situation se présente ainsi si soudainement, ou non. Je ne suis pas prête, et bien moins encore à présent, puisque le regard que tu poses ici sur elle me laisse imaginer tout ton bonheur, de la retrouver.

    Bam
    Bam

    Dominura se tournant finalement vers elle après s’être excusée auprès de Grace, Ludmila lui adressa un regard sans doute plus dur qu’elle ne l’aurait voulu, la laissant simplement prendre Edan dans ses bras. Le petit semblant s’apaiser au contact de sa mère biologique, Ludmila quant à elle laissa un fin soupir de soulagement s’échapper d’entre ses fines lèvres rouges, se sentant proche de la crise de nerfs sous cette pression si soudaine et agressive à ses yeux. Les cris cessant, la jeune femme se sentie donc plus libre de réfléchir à ce qu’il se passait réellement, écoutant avec attention les quelques paroles de sa belle.

    Sentant une vague de colère l’envahir tandis que les quelques paroles de sa compagne lui laissaient croire que cette dernière la prenait pour une parfaite idiote, Ludmila fronça ses sourcils en une expression amère : Ne me parle pas comme ça. Ne me prends pas ainsi – Je sais, que mon comportement ne te plait pas. Et le tien ? Tu n’es qu’une putain d’idiote adolescente, face à cette femme. Et tu souhaites rester fière, une conjointe modèle et parfaite, face à elle, n’est-ce pas ? Tu ne fais pas un faux pas, tandis que je passe ici pour cet ignoble tyran, à vouloir t’éloigner de celle qui un jour a participé à notre destruction.

    Bam
    Bam

    Ne répondant rien aux propos de Dominura, la charmante blonde se contenta de poser les yeux sur Grace, lorsque cette dernière la salua. Prenant sur elle pour ne pas simplement faire volte-face et fuir la situation, la jeune Russe se contenta de saluer cette femme à son tour, bien que – visiblement – le cœur n’y était guère. Oh, sans doute aurait-elle pu se montrer plus aimable et plus chaleureuse, si Dominura ne l’avait pas ainsi prise de court. Leurs retrouvailles avec Grace n’étaient pas sensées se passer ainsi. Pas maintenant.

    Dominura prenant finalement soin de présenter les enfants à son ex-compagne, Ludmila ne tarda pas à sentir les petits bras d’Ella s’appuyer contre son ventre, la fillette ayant levé les bras vers son ainée afin qu’elle la prenne dans ses bras. Sans réellement y réfléchir, la jeune Russe céda donc à la demande de sa cadette, cette dernière passant ses bras autour de son cou avant de remettre son pouce dans sa bouche, visiblement peu consciente du conflit intérieur qui se jouait actuellement dans le cœur et l’esprit de Ludmila.

    Tic
    Tac

    Bien vite, Dominura laissa entendre à Grace qu’elles devaient y aller. Quelque peu surprise de voir que sa compagne ne luttait pas davantage pour discuter un peu plus avec la scientifique, la belle Russe lui lança un bref regard, sans doute plus méfiant que reconnaissant. Est-ce que cette soudaine docilité cachait quelque chose ? Cette attitude de femme parfaite me dérange, tandis que j’imagine que le mal est fait. Devrais-je te remercier, de vouloir ainsi me rassurer, en coupant court à cette rencontre ? Ou cherches-tu seulement à me faire culpabiliser, mettant en avant le fait que je me sois sans doute emportée pour rien ? Je ne me suis pas emportée. Je suis restée là, relativement calme et polie, compte tenu de mon état mental actuel. Sais-tu, que cela aurait pu se passer bien plus mal que cela ? Je te déteste, d’avoir ainsi accourue auprès d’elle.

    Bam
    Bam

    En un rien de temps et après avoir croisé un jeune homme visiblement ravi de revoir l’illustratrice – le jeune couple fit demi-tour dans le rayon, rejoignant leur caddie dans l’optique de passer à la caisse. Maintenant Ella contre elle, Ludmila ne put que fuir le contact que Dominura avait engagé dans son dos, son corps subissant un sursaut qui la fit se décaler à ce moment-ci. Toujours terriblement nerveuse, la jeune femme préféra pour l’instant rester silencieuse, se retenant tout juste de ne pas envoyer bouler sa compagne lorsqu’elle lui présenta le fameux Thomas. Un bosseur ? Je m’en moque, tu sais. Je veux rentrer. Je veux rentrer, et me retrouver un peu seule, plutôt que d’être ainsi contrainte à t’écouter.

    Bam
    Bam

    Fermant un instant les yeux au bref baiser de Dominura – qu’elle ne repoussa pas cette fois-ci – Ludmila tenta intérieurement de calmer les battements excessifs de son corps, tout de même consciente des efforts de sa belle. Jamais ne se jouerait-elle d’elle, n’est-ce pas ? Pourquoi ferait-elle seulement semblant de se montrer ainsi tendre et adorable ? Certes, cela n’avait aucun sens. Mais Dominura pouvait-elle seulement continuer à faire comme si de rien était ? La façon dont elle s’était rendue vers Grace, la manière dont elle l’avait regardé, ne manquait pas de rester dans les esprits de la charmante blonde, cette dernière se retrouvant à nouveau face à ses plus grandes angoisses, sans même qu’elle n’ait pu s’y préparer auparavant.

    « Je t'aime Ludmila, tu sais que je ne ferais jamais rien pour te contrarier. »

    Edan étant à nouveau installé dans son siège, Ludmila préféra à cet instant poser ses yeux sur lui, plutôt que d’avoir à croiser le regard de sa conjointe. Finalement, son caractère impulsif et excessif en venait à nouveau à s’emparer d’elle, la laissant ainsi incapable d’accepter ces mots pour l’instant. Dominura aurait-elle seulement pu faire autre chose, pour la rassurer ? Sans doute pas, non. Ludmila ne manqua par ailleurs pas de remarquer que sa belle était ici tout a fait irréprochable, prenant soin de lui dire qu’elle l’aimait – ce qui ne manqua, et peut-être contre toute attente, de l’agacer davantage.

    Tu ne feras jamais rien pour me contrarier ? Bien sûr, que tu le fais ! Nous étions si bien, tous les quatre. Et toi ? Tu n’as pas hésité une seconde – profitant de mon attention vis-à-vis d’Ella – lorsque tu as reconnu Grace. Il est bien trop tard, pour tenter d’expliquer ta réaction, trop enjouée à mes yeux, pour ne pas démontrer le fait que tu es toujours indiscutablement attachée à cette femme. Il est déjà trop tard, pour me dire tout cela, Trésor. J’aimerais à présent pouvoir me retrouver un peu seule, ne pas avoir à me justifier. J’ai besoin de me calmer, avant d’avoir à regretter mes probables prochaines paroles.

    Bam
    Bam

    N’adressant pas plus un mot qu’un regard à sa compagne, la jeune Russe continua donc à avancer vers les caisses, remettant finalement Ella debout lorsqu’il fut temps de décharger leur caddie sur le traditionnel tapis roulant. S’exécutant silencieusement – visiblement fermée face à tout contact – Ludmila savait à présent qu’il valait mieux pour elle ne rien dire, si elle ne souhaitait pas blesser inutilement la femme qu’elle aimait. De toute évidence, cette rencontre passait bien mal, éveillant en elle des souvenirs qu’elle aurait préféré oublier à tout jamais. Et qu’en était-il, de celui concernant leur soirée entre filles, qui s’était finalement trouvée être plus surprenante et sensuelle que prévue ? Cette soirée restait un bon souvenir, oui. Mais – contrairement à Grace – Ludmila ne pouvait pas même imaginer l’idée de partager Dominura avec qui que ce soit, ne voyant en elle qu’un danger potentiel et plus menaçant que tout autre.

    Je n’étais pas prête à la voir.
    Je ne voulais pas voir ce sourire sur tes lèvres, pour Elle.

    Sans doute ce problème ne sera-t-il jamais réellement résolu, n’est-ce pas ?

    J’en souffre encore, tu sais.
    Et je t’en prie – Ne dis plus un mot.
    Cette bonne humeur que dégoute, malgré moi – contre moi.

    Je t’aime également, mon cher Ange.
    Je t’aime, à en perdre ainsi la tête - ♠


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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Lun 23 Mai 2011 - 16:24

    ~ Évidemment, le départ du jeune couple sonna pour Grace comme un signe de clôture de retrouvailles, mais il n'en fut pas moins pour Dominura, qui, intérieurement, ne pouvait que regretter son geste, pas vraiment prête à filer ainsi sans démontrer une certaine présence aux convenances. Mais le mal était fait, et la grande femme n'avait plus réellement le droit à la nostalgie, se rendant alors, en compagnie de son fils, de sa conjointe et de la petite sœur de cette dernière, aux caisses du grand magasin, afin de regagner au plus vite son appartement. Dire que la journée avait si bien commencé ! Comment est-ce que tout cela pouvait ainsi tourner au vinaigre, alors que les choses avaient été si claires ? A chaque fois. C'était à chaque fois. Dès qu'un peu de bonheur s'installait dans le couple, il y avait toujours un événement pour le déchirer. Était-ce seulement normal ? Était-ce le cas de toutes les alliances d'amour ?

    Je n'en peux plus,
    De ces amertumes, de ses reproches.

    Je sais bien, que j'aurais dû te prévenir. Mais ne peux-tu pas comprendre ? Tu as refusé, que j'aille lui rendre visite à l'hôpital. Le supermarché n'était-il pas la meilleure façon d'organiser une rencontre aussi sensée que rapide et efficace ? Cela n'aurait duré que dix minutes. Dix petites minutes, uniquement le temps de prendre des nouvelles, d'en donner. Mais il a fallu que tu viennes faire ton aigrie, n'adressant pas même un bonjour à Grace. Je ne peux pas t'en vouloir, au fond, tu sais... Mais il reste quelque chose, coincé dans ma gorge comme dans la tienne.

    Si je t'écoutais,
    Tu voudrais que je reste à l'appartement, finalement.
    Ou bien que je sorte, sans jamais voir personne.

    Ne me fais-tu toujours pas confiance ?
    Je t'ai pourtant, prouvé mon amour. Oui, tout l'amour que je te porte.
    Je t'ai pourtant, montré que j'aimais mon fils, que je me sentais tout à fait bien, entourée de ma petite famille. Pourquoi irais-je seulement chercher un quelconque soutien moral ailleurs ? Vous êtes ma vie. Ne peux-tu donc pas le comprendre ?

    Je ne peux pas t'en vouloir.
    Je ne peux pas... T'en vouloir, Ludmila.

    Et pourtant ? Ton silence, tes regards noirs, me font bientôt penser le contraire. Et si tu ne méritais pas mes excuses, ma culpabilité ? Je serai une créature de fer, sans émotions, si tu le veux. Je deviendrai, un robot, de métal, d'acier, dépourvu de vie et de sentiments, si c'est ce que tu cherches. Je ne veux pas, d'une vie instable, alors que chacun de tes regards, de tes ignorances me blessent, plus que tout. Je ressens tes ondes, tes regards dans mon dos, je vois, ta bouche frémir, je te vois, cultiver ce silence qui m'impatiente. N'es-tu pas contente ? Tu as eu, ce que tu voulais. J'oublie Grace. J'oublie tout. Je me consacre à toi, à mon fils. Et voilà, comment tu me montres ta reconnaissance ? Ce n'est pas suffisant. Je fais des efforts, ne le vois-tu pas ? Je fais des efforts, pour que tout se passe bien. Tu ne peux pas... Tout m'interdire ? Je n'ai fait... Que lui dire bonjour. Je n'ai fait, que lui faire la bise, sans arrières pensées. Et tu sais, qu'elle n'en avait pas non plus, n'est-ce pas ? Ce n'est qu'une vieille connaissance.

    J'aimerais te retrouver, Ludmila,
    Celle que j'aime,
    Et non pas cette femme, qui me semble si étrangère, à garder son mutisme paranormal.

    S'il te plait...
    Reviens-moi... Reviens-moi seulement...
    Tant je t'aime,
    Tu me déchires.

    Peut-être est-ce de ma faute ?
    De notre faute.
    Où sont nos conversations.
    Dis-moi, ce qu'il ne vas pas.

    Laisse-moi entendre, tes sentiments, plutôt que de me prendre en traitre.
    Je me meurs...

    Je ne suis plus de bonne humeur. Je n'ai plus aucun sourire, aucune once de bonheur au fond de mes yeux. Finalement, j'aurais sans doutes préféré à ce que l'on ne croise pas Grace. J'aurais préféré, réagir autrement. Non, je ne me sens pas coupable, seulement... Je n'arrives pas à supporter la situation. Et je me ferme, à tout contact, me contentant, tout comme toi, de passer les articles sur le tapis roulant destiné à la caissière, silencieusement. Mes propres pensées me troublent, me hantent, plus que jamais. Pourquoi être seulement sortie ? Tout se finit toujours de la même façon, n'est-ce pas ? Je ne veux pas te perdre. Je ne veux pas te perdre. Je ne veux pas te perdre. Toutes ces querelles ne sont que mensonges. Je ne peux pas me passer de toi... Ma Ludmila.

    BamBamBamBamBam

    Choisissant de payer elle-même les courses, Dominura entra rapidement sa carte bleue dans la machine, tapant son code à toute vitesse avant de récupérer ses biens, finissant par la même occasion de caser les sacs plastiques dans le caddie. Récupérant sa carte, elle la rangea, remercia la caissière d'un vague signe de tête un peu emporté, et tourna les talons, poussant le caddie en ne regardant alors que son enfant, qui lui faisait de grands gestes, pourtant quelque peu anxieux quant aux mauvaises ondes que dégageaient ses deux mères. Pouvaient-elles seulement lui faire subir ça ?


    « Shhhsh, mon petit chat ♥ Tiens, voilà, c'est à toi je crois~ »

    L'air tendre, elle redonna sa tétine au petit garçon, qui recommença sa succion, ne quittant plus Dominura des yeux, quelque peu angoissé. Rapidement, le taxi fut rejoint, les courses entassées dans le coffre et le siège d'enfant fixé à l'arrière de la voiture. Alors, Dominura reprit sa place à l'avant, laissant à nouveau – Sans un mot – Ludmila auprès de sa petite sœur, ruminant de son côté une certaine colère qui s'apaisait au fil du temps, bien que sa fureur ne tarissait pas tant.

    Que l'on rentre, vite.
    Je ne veux pas rester, dans ce véhicule,
    Chargé de mauvaises ondes.

    Laissez-moi récupérer mon enfant auprès de moi...

    ~

    Hop, hop, hop, de longues minutes passant et défilant au rythme du ronronnement du moteur, la petite famille déstructurée et bouleversée finit par rejoindre l'appartement des deux jeunes femmes, ces dernières ne tardant pas à remonter les courses elles-mêmes, après avoir remercié le chauffeur de taxi pour son zèle. Dominura tenant d'une main la balancelle du petit Edan, ne put évidemment pas prendre autant de paquets que sa conjointe, mais sans doutes celle-ci l'aurait bien compris par elle-même. Ainsi, rapidement, la porte fut ouverte, les manteaux et les clefs déposées dans le hall, et, après avoir tenté de happer le regard de Ludmila, la grande femme poussa un soupir, ne voulant pas réellement avoir le premier mot sachant qu'il s'agissait de la désobligeance de sa tendre aimée. Ainsi entraina t-elle tout simplement Edan dans sa chambre, l'accompagnant bien évidemment, afin de jouer avec lui.

    Je ne veux pas te parler.
    Je ne veux pas te voir.
    Laisse-moi me calmer,
    Me comprendre,
    Te comprendre,

    Et l'on verra.
    Oui, mon amour,
    L'on verra.

    Peut-être ne sommes-nous pas faites pour cette vie,
    Peut-être ne sommes nous que deux égoïstes,
    Incapables de se plier pour le bien de tous,

    Et toi,
    Pauvre enfant,
    Tu ne demandes rien,
    Et subis simplement,
    En silence.

    Comme je me sens coupable !

    Pardonne-moi...
    Pardonnez-moi.
    Je ne vous mérite sans doutes pas.
    Mes amours.

_________________

- Dominura Romley -

-Pas un coeur de pierre mais seulement malheureuse-
-Et si vous osiez un quelconque effort ? Les sourires, ça se décroche-
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Lun 23 Mai 2011 - 20:00

    Devrais-je t’en vouloir, de d’être ainsi précipité vers cette femme dont j’ai bien du mal à accepter l’existence dans nos vies ? Devrais-je être en colère, te faire part de cette rage qui brûle en moi ? – Je ne suis pas en colère. Je suis seulement déçue, angoissée, bouleversée. La voir ainsi face à toi m’a terriblement troublé, tandis que ton sourire ne faisait en ces instants que confirmer mes craintes : Tiens-tu toujours à elle ? Te fascine-t-elle, comme tu peux me fasciner toi-même ? J’ai peur. J’ai peur de te perdre, pour cette femme qui sans doute serait plus apte à t’offrir tout ce dont tu as réellement besoin. Notre amour est-il suffisant, tandis que je reste incapable de t’apporter une certaine stabilité quotidienne ? Je n’ai pas sa force. Je n’ai pas sa patiente, sa sagesse. Et si rien ici ne peut clairement me laisser croire que tu préfèrerais être sa conjointe plutôt que la mienne, je ne peux m’empêcher de douter, de me sentir terriblement rabaissée face à la belle scientifique.

    Serais-tu plus heureuse, dans ses bras ?
    Si tu n’y penses pas Trésor, sois certaine que cette question se pose bien souvent, de mon côté. Je ne veux que ton bonheur, souffrant de t’imaginer pouvoir le trouver ailleurs qu’au sein de notre famille. Pourtant, tout va bien mieux, ces dernières semaines, n’est-ce pas ? Tu es bien plus vive, bien plus souriante. Nous pouvons nous parler, sans craintes. Cette rencontre inattendu avec Grace pourrait-elle venir tout gâcher ?

    Je sais, que cela ne tient finalement qu’à moi.
    Mais mes muscles se figent, ma respiration se coupe.
    Mon cœur s’emballe, tandis que déjà nous nous éloignons, mon mutisme et la distance que je nous inflige n’arrangeant en rien la situation. Pourquoi suis-je incapable de rester calme, lorsque Grace entre en jeu ?
    Je manque d’assurance, face à elle.
    Je manque de confiance.

    Bam
    Bam

    Suite au passage en caisse, Ludmila ne tarda donc pas à se retrouver à nouveau à l’arrière d’un taxi, entre les deux enfants. Pensant et repensant sans arrêt à ce qu’il venait de se passer au centre commercial. Gardant Ella auprès d’elle – la fillette semblant bien proche de l’endormissement – la jeune Russe n’osait alors poser les yeux sur sa compagne, probablement encore bien trop fragilisée par la situation. Adressant néanmoins quelques sourires à leur adorable enfant, la jeune femme faisait au mieux pour ne pas lui communiquer toute son angoisse, déjà consciente du fait que l’enfant y soit des plus réceptifs. Ainsi le trajet se déroula-t-il également en silence, les deux enfants restant calmes tandis que les deux jeunes femmes n’osaient guère s’adresser la parole. Une fois de retour au pied de leur immeuble, Ludmila s’occupa d’aider Ella à sortir de la voiture, tandis que Dominura quant à elle s’occupait à nouveau du bébé. Hop, hop. Donnant à sa petite sœur un sac relativement léger afin de la faire participer, la jeune Russe prit donc une grande partie des sacs entre ses mains, consciente que sa compagne ne pouvait en prendre davantage, puisqu’elle portait déjà leur fils d’un bras.

    Clac
    Clac

    Restant silencieuse lorsque la porte de l’appartement fût refermée derrière elle, la jolie blonde porta ses propres sacs à la cuisine, se rendant peu à peu compte du fait qu’elle s’était trouvée être un peu trop excessive quant à leur rencontre avec Grace. N’osant néanmoins pas aborder le sujet pour l’instant, la jeune femme laissa finalement sa compagne s’éloigner à nouveau, cette dernière emportant Edan jusqu’à sa chambre. Son regard ne se posant sur elle que lorsqu’elle s’éloigna, Ludmila ne laissa donc rien entendre à sa belle, comprenant que cette dernière ait besoin d’espace, suite aux récents évènements. Laissant échapper un vague soupir en regret et soulagement lorsqu’elle fut à nouveau seule en présence de sa cadette, la jeune Russe laissa finalement entendre à cette dernière, douce et attentive :

    - Merci de nous avoir aidé ma chérie… Je vais rester ici pour ranger les courses, mais tu peux aller t’amuser au salon si tu veux – D’accord ?

    Un hochement de tête des plus calme – Ella semblant totalement épuisée à présent – et la fillette se dirigea donc dans la pièce indiquée, reportant son pouce à sa bouche et laissant adorablement ses pieds racler le sol. Un sourire aimant se dessinant sur ses lèvres à la vue de cette fillette si mignonne, Ludmila ne tarda néanmoins pas à se remettre au travail, se défoulant probablement dans le rangement de ces quelques provisions. Hop, hop. Divers placards furent ouverts puis refermés, tout comme cela était le cas pour le réfrigérateur, à plusieurs reprises. Passant également par la salle de bain lorsqu’elle en eut finalement terminé avec la cuisine, la jeune femme resta un instant seule face au miroir, non sans se demander s’il était bien prudent de laisser la petite d’à peine six années restée seule dans leur salon.

    Tu es bien sage Ella, n’est-ce pas ?
    Dominura ne serait sans doute pas ravie, s’il arrivait quelque chose à ses meubles.
    Ne suis-je pas sensée te surveiller ? Oui. Oui, bien que je n’en ai guère la force.

    Pourquoi me suis-je comportée ainsi ? Pourquoi suis-je si désagréable, nerveuse et violente, lorsque le sujet se porte sur cette femme ? Tu n’as pourtant rien fais de mal. Non, tu n’as rien fais. Seulement t’approcher, afin de prendre des nouvelles, n’est-ce pas ? Etait-ce si sérieux ? Je n’aurais pas dû t’en empêcher, tout comme je n’aurais pas dû la regarder ainsi, sans même la saluer. Grace me met mal à l’aise, tandis que notre histoire commune me hante, me déchire. Et si je t’ai un jour dis t’avoir pardonné, te faire confiance à nouveau – oui, et cela est le cas, au fond – je ne puis m’empêcher d’y songer avec angoisse, craignant de te voir la retrouver avec tant d’engouement, de… Passion ? Non. Tu es heureuse, avec nous. Je sais, que je n’ai pas à m’en faire à ce sujet.

    Bam
    Bam

    Décidant finalement de passer au salon afin de s’assurer que tout allait bien, Ludmila fut bien surprise d’y trouver Ella, adorablement endormie sur l’un des sofas. Haussant légèrement les sourcils tandis qu’elle pensait plutôt la trouver en train de fouiller parmi la collection de DVD de l’illustratrice, la jeune Russe s’approcha alors d’elle en silence, ne tardant pas à la prendre délicatement dans ses bras – tentant de ne pas la réveiller. Ella ne semblant pas se rendre compte de ces mouvements, son ainée la porta finalement jusqu’à la chambre d’Edan, ne sachant trop si ce dernier était endormi également, où s’il jouait avec sa mère biologique.

    Clac
    Clac

    Ouvrant très doucement la porte tout en maintenant la petite contre elle, Ludmila laissa alors son regard se poser sur sa compagne, non sans que cela ne lui serre le cœur : Est-ce que tu m’en veux, mon Amour ?

    Incapable de prononcer le moindre mot – ne sachant comme expliquer son attitude, ni-même comment s’en excuser – la jeune Russe laissa finalement son regard se poser sur leur fils, remarquant que ce dernier ne semblait visiblement pas prêt à dormir pour l’instant. Restant ainsi un instant dans l’entrebâillement de la porte, la jeune femme se décida finalement à faire demi-tour, visiblement gênée. Refermant la porte derrière elle – sans un mot – Ludmila laissa échapper un nouveau soupir, avant de finalement porter Ella jusqu’à sa propre chambre – partagée avec Dominura. Allongeant la petite – qui avait déjà retiré ses chaussures, dès leur arrivé – à sa place dans le lit, la jeune Russe prit alors soin de la couvrir convenablement, la bordant un instant avant de déposer un tendre baiser sur son front.

    Repose-toi un peu, petit Ange.
    Je viendrai te réveiller, lorsqu’il sera temps. ♪

    ~

    A présent seule dans l’appartement – Dominura étant restée avec Edan – la charmante Russe se sentie un instant défaillir, s’écroulant dans l’un des canapés du salon. Comment pouvait-elle seulement faire, pour tenter d’arranger la situation ? Oh, il y avait bien quelque chose, oui… Mais était-elle seulement prête à faire les efforts nécessaires ? Etait-elle prête – psychologiquement – à accepter cette idée qui lui traversait à présent l’esprit ?

    Quelque peu hésitante durant plusieurs longues secondes, Ludmila – face au silence et à la culpabilité – ne tarda finalement pas à se lever d’un bond, retournant dans le hall afin d’y récupérer son téléphone portable.

    Clac
    Clac

    Faisant les cents pas dans l’entrée, la jeune femme tapotait à présent cet appareil haute-technologie, hésitant une dernière fois avant de finalement prendre son courage à deux mains, portant son téléphone proche de son oreille, les sourcils froncés d’une appréhension perceptible et compréhensible.

    # GRACE S.
    Appel en cours…

    Grace,
    Grace.

    Je suis désolée, tu sais. Et si cet appel me coûte sans doute mon orgueil, ma fierté… Par amour, je suis prête à faire un pas vers toi. Par amour, je tiens à m’excuser, à te dire, que je ne souhaitais pas me montrer si impolie et odieuse à ton égard. Voudras-tu bien me pardonner cet écart ?

    Serais-tu prête à accepter – pour Dominura – ma proposition ?
    Serais-tu seulement d’accord, pour venir dîner avec nous, ce soir ?

    Aussi étrange que cela puisse paraître,
    Je te demande de m’aider, de comprendre.
    Je fais cela car je regrette, sincèrement.
    Je le fais, pour m’excuser, et tenter de lui dire que – malgré tout – j’ai confiance en elle.

    Je le fais - oui,
    Par Amour. ♥

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Lun 23 Mai 2011 - 21:44

    ~ Depuis leur retour à l'appartement, suite aux troublants évènements survenus à la grande surface, Dominura s'était enfermée dans la chambre afin de s'occuper de son petit garçon, ou, plutôt, de l'enfant qu'elle avait eu avec sa tendre et si belle conjointe Ludmila. Penchée vers Edan, qui gesticulait joyeusement sur son tapis de jeu plus que confortable, l'Illustratrice semblait s'apaiser d'instant en instant, tentant tant bien que mal de surmonter ses bouleversements de l'âme, rationalisant et prenant du recul au sujet de ses questionnements sur sa vie de couple avec la charmante psychologue. Pouvait-elle réellement lui en vouloir, d'avoir ainsi réagi à la situation ? Non, non, pas vraiment... Mais au fond... Était-ce si simple, de pardonner son comportement, que la belle brune avait trouvé plus que déplacé, impoli ? Ludmila était une femme intelligente, à ses yeux. Et ses paroles, ses regards, n'avaient pas surgi sans raisons, et sans doutes avait-elle été parfaitement consciente de ce qu'elle faisait à ce moment là. Avait-elle seulement pensé aux conséquences que cela pourrait avoir sur Dominura ? Avait-elle voulu la blesser, la rendre triste ? Peut-être pas, non... Et même... Certainement pas.

    Ainsi, la grande femme fermait les yeux à nouveau, se redressant tandis qu'elle demeurait assise sur la moquette de la chambre d'enfant, les fesses sur les talons. Se passant une main dans les cheveux, d'une anxiété certaine tandis que la culpabilité de la distance avec Ludmila se mêlait à une certaine angoisse de ne pas pouvoir voir leur relation s'améliorer, la dessinatrice rouvrit finalement ses paupières maquillées d'un vert anis habituel, reportant son regard sur son petit garçon, toujours aux aguets et semblant attirer son attention avec ardeur et enthousiasme. L'expression de la trentenaire s'attendrissant alors, elle passa ses longs doigts entre les miniatures du bébé de quelques mois à peine, jouant avec ses mains en murmurant quelques paroles douces et amusées, stimulant les sens du petit garçon.

    En sa présence à présent plus douce, plus tendre, le petit Edan semblait s'apaiser à son tour, laissant parfois un rire enfantin passer d'entre ses toutes petites lèvres fines, tandis qu'il cherchait toujours sa mère des yeux, cette dernière demeurant pourtant auprès de lui.

    Est-ce que Ludmila te manque, mon petit ange ?
    J'aimerais que tu veuilles d'elle, en cet instant, afin qu'elle me rejoigne,
    Que nos regards se croisent.

    Combien de temps cela va t-il durer, exactement ?

    Tandis que je te regarde, les larmes me montent aux yeux, coulant sur mes joues dans un sanglot unique et silencieux. Oh, Edan, mon petit chat, je suis désolée. Pardonneras-tu ta pauvre mère, de se laisser ainsi aller comme ça devant toi ? S'il te plait, excuses-moi. Cela ne fait qu'une vingtaine de minutes, et pourtant, elle me manques déjà.

    Suis-je seulement normale ?
    J'ai l'impression, de ne pas être de ce monde.

    Passant ses mains fines contre ses propres joues, Dominura secoua doucement de la tête, comme pour se reprendre, prenant par la suite son enfant dans ses bras et le berçant doucement, lui chantonnant une jolie harmonie, se ressourçant un instant de ce calme olympien. Nous ne devrions pas t'envoyer de si mauvaises ondes, chaton. Pardonne-moi. Pardonne-moi seulement. Nous t'aimons tellement, le sais-tu ?

    Bam Bam Bam Bam Bam.

    ~

    L'après-midi se déroula finalement dans un silence radio d'un côté comme de l'autre, Dominura demeurant auprès de son enfant qui s'était endormi doucement, et Ludmila restant sans doutes au salon, en compagnie de sa petite sœur – Seul dieu le savait. Rien, n'était venu troubler le calme de l'une comme de l'autre, les deux jeunes femmes prenant un grand soin à ne pas s'adresser la parole, les évènements de la matinée n'ayant pas manqué de les troubler au plus profond d'elles-mêmes.

    La trentenaire, de son côté, avait bien filé quelques fois de sa chambre, se rendant à la cuisine afin de se préparer un ou deux cafés, mais jamais n'avait croisé le chemin de sa tendre conjointe, la laissant bien là où elle était. Mais, toujours, elle était revenue auprès de son enfant, s'assurant de son bon sommeil ainsi que de son apaisement et de sa sécurité, passant régulièrement au-dessus de son joli petit lit à barreaux, calme et tranquille.

    Ce que tu es beau.
    Tous les jours, je me le dis, je me le répète.
    Ne mériterais-tu pas d'avoir une famille plus stable que la nôtre ?

    Peut-être faut-il faire un choix.
    Tu ne trouverais pas deux mères aussi aimantes.
    Nulle part ailleurs.

    Tandis que Dominura rajustait sa robe, se détournant alors de son fils dans le seul et unique but d'aller rejoindre sa bien-aimée – Peut-être dans un soucis de bonne entente, ne supportant guère plus cette distance – une sonnerie se fit entendre au loin, résonnant pourtant dans l'appartement tout entier. Le téléphone ? Non... Le fixe n'avait pas ce type d'allure. Le portable de Ludmila alors ? Certainement pas, le son était bien trop puissant. Alors... Celle de la porte d'entrée ? C'était ridicule. Jamais personne ne leur rendait visite, ils n'attendaient pas d'invités, et...

    Ahhh ! Mais cette sonnerie est agaçante !
    Ne pourrais-tu pas répondre, Ludmila ?!

    Sortant de la chambre du bébé en trombe, Dominura, emportée par son élan maternel, grogna d'une voix forte :


    « Ça suffit !! Cette maudite sonnerie va réveiller Edan ! Lu... »

    Mais, sur le pallier de la chambre d'Edan, l'Illustratrice s'arrêta net, visiblement stoppée par quelque chose de particulier. Une odeur... De curry ? Ludmila s'était-elle attelée au repas sans même lui en parler ? Que... Une surprise ? Que... Que... Clignant un instant des yeux, Dominura finit tout de même par se rendre à grands pas – Quelques peu impatients, il fallait le dire – vers la porte d'entrée, incapable de laisser entendre quelques mots gentils à Ludmila au sujet de son repas avant d'avoir le silence dans l'appartement. Ces sonneries lui donnait tellement mal à la tête !

    Elles étaient pourtant... Si calmes. Si espacées.
    Comme une visite apaisée et volontaire.

    Qui est-ce que cela pouvait bien être ?


    « Ça va, ça vaaa, j'arrive ! »

    D'un geste sans doutes plus violent qu'elle ne l'aurait initialement voulu, Dominura ouvrit la porte d'entrée de l'appartement, les sourcils froncés, prête à incendier cette personne qui serait venue les voir en toute impunité, sans même prévenir. Mais, alors qu'elle apparaissait sur le perron, l'Illustratrice se figea, de toute sa hauteur, sa bouche s'entrouvrant, ses yeux s'écarquillant, ses sourcils se haussant d'une surprise certaine et bien évidente. Par ailleurs, les mots dépassèrent sa vitesse de pensée :

    « Grace ?! Thomas ! M-Mais... Que faites-vous ici ?! »

    Un sourire pourtant inquiet s'affichant sur son visage, la grande femme sembla alors trouver une certaine maladresse dans ses gestes, balbutiant alors, comme toute gênée, sous le sourire amusé et bienveillant des deux invités :

    « J-Je... M-Mais... Ludmila ! »

    Grace alors, haussant les sourcils, esquissa un nouveau sourire enjoué, laissant entendre, après un regard rieur échangé avec son collègue chercheur :

    « C'est Ludmila, qui m'a invitée, Dominura~ »


    Visiblement, le regard que lui lança alors l'Illustratrice eut le mérite de pouvoir être classé comme Collector, les deux scientifiques riant bien de son expression tout à fait adorable d'incompréhension, de déstabilisation. Et, alors que la dessinatrice se passait une main dans les cheveux, remettant en place quelques mèches folles, elle se pencha vers la belle rousse, lui faisant une nouvelle bise avant se faire de même avec le jeune et talentueux Thomas, qu'elle gratifia alors d'une main sur l'épaule afin d'accompagner son mouvement enjoué. Finalement, la jolie française laissa entendre :

    « Je vous en prie, entrez ! »

    Mais aussitôt, le jeune chercheur ajouta, d'une bonne humeur communicative

    « Tu m'excusera mais je dois filer au labo ! Je ne suis venu que pour accompagner Grace ! »


    « Oh, même pas pour un petit verre ? »

    « Je suis désolé, mais ils m'attendent, tu sais bien ce que c'est, même si la cheffe n'est pas là, on ne manquerait pas de me faire payer mon absence ! »


    Grace relevant la tête vers lui en un rire amusé, elle ajouta, haussant les sourcils, d'une tendresse ironique

    « Pauvre Thomas, tu es tyrannisé~ »


    L'homme riant à son tour – Tout comme Dominura – il ajouta, à l'attention de la jolie rousse :

    « Je repasserai vous chercher à votre signal, Grace. N'hésitez pas à m'appeler, même à l'heure la plus tardive, je ne vous laisserai pas encore monter dans un taxi ! »


    Grace approuvant, Thomas salua alors toute la petite troupe, ajoutant le bonjour qu'il leur faudrait faire passer à Ludmila, avec tout son respect. Puis, il fila, laissant le champ libre à Grace et Dominura pour regagner l'intérieur de l'appartement, ce qu'elles firent assez rapidement. Une fois à l'intérieur, l'Illustratrice demanda à son ainée de prendre ses aises au salon, tandis qu'elle regagnait elle-même la cuisine à grands pas, retrouvant Ludmila, et, sans crier gare, elle se jeta dans ses bras, l'embrassant avec passion et amour, avant de lui laisser entendre, les yeux brillant :

    « Ohhh, Ludmila... !! Je suis désolée pour tout à l'heure. J'ai été idiote ! Mais... Merci, merci, d'avoir fait ça pour moi ! Je t'aime ! ♥ »

    Oh, oui,
    Toi, si tendre,
    Si attentionnée, si avisée.

    Sais-tu, à quel point cette surprise me touche ?
    Je ne m'y attendais pas.
    Embrasse-moi, une fois encore,
    Et puis nous rejoindrons Grace,
    Au salon,
    L'apéritif en main,
    La légèreté au fond de l'âme.

_________________

- Dominura Romley -

-Pas un coeur de pierre mais seulement malheureuse-
-Et si vous osiez un quelconque effort ? Les sourires, ça se décroche-
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Lun 23 Mai 2011 - 23:40

    Ne sachant trop si sa petite surprise ferait plaisir à Dominura ou ne ferait que les mettre davantage mal-à-l’aise l’une envers l’autre, Ludmila s’était néanmoins décidée à inviter Grace, estimant que ceci était sans doute le mieux à faire afin de régler une bonne fois pour toute cette histoire. Consciente à présent qu’il lui faudrait faire des efforts à ce sujet – puisque sa jalousie excessive était sans doute leur plus gros problème – Ludmila semblait déterminée à accueillir cette soirée avec optimisme : Tout irait bien. Après la scène dont elle avait été la principale actrice au supermarché le matin-même, la jeune Russe se savait à présent responsable de l’avenir de son couple, consciente que cette attitude ne pouvait vraisemblablement plus durer. Connaissant l’amour que la belle française lui portait, Ludmila n’avait à présent aucune excuse, se forçant ainsi à lui accorder son entière confiance en invitant celle qu’elle redoutait tant. Pourquoi ? Pour les multiples qualités qu’elle ne cessait de lui trouver, s’y comparant et n’en retenant qu’un dégoût terrible vis-à-vis d’elle-même.

    Je savais, qu’il me faudrait un jour accepter son retour en Amérique.
    Je savais, qu’il me faudrait accepter vos rencontres.
    Le moment est venu, n’est-ce pas ?

    Il faut que tout cela cesse.
    Je dois te prouver, que je suis prête à faire des efforts.
    Que je suis prête – et plus encore – à te faire totalement confiance.
    Tout ceci est bien loin derrière nous – Il est temps de passer à autre chose,
    Et de vivre enfin l’instant présent, qui déjà me comble de bonheur.

    ~

    Après avoir finalement passé un appel à Grace afin de l’inviter à venir dîner le soir même – cette dernière acceptant avec plaisir – la jeune Russe se sentie à la fois soulagée, et totalement paniquée : Etait-ce une bonne idée ? Bien sûr. Sans doute la meilleure, depuis bien des jours. Evidemment, cette future rencontre n’était pas si simple à aborder qu’elle semblait l’être, pour celle qui en était l’investigatrice : Dominura prendrait-elle bien le fait qu’elle ne l’ait pas prévenu ? Là était tout le sens de sa surprise, bien sûr. Mais que ce passerait-il, si la belle française se montrait réticente, une fois Grace arrivée dans leur appartement ? N’osant imaginer cette possibilité, Ludmila se contenta de poursuivre le plus normalement possible le cours de sa journée, bien qu’évitant soigneusement de croiser la femme qu’elle aimait. La situation entre elles restant extrêmement tendue, la charmante Russe préférait ne pas trop se montrer, laissant sa belle profiter de l’unique présence de leur fils – bien qu’elle-même quelque peu frustré de ne pas oser aller seulement embrasser ce petit Trésor.

    Tic
    Tac

    Décidant finalement d’aller réveiller Ella après l’avoir laissé dormir seulement deux heures, la jeune femme se dirigea donc vers sa chambre, discrète et calme. Pourquoi seulement deux heures ? Tout simplement afin de ne pas dérégler totalement le rythme de sommeil de la fillette, qui devait prendre ce repos pour une simple sieste, lui permettant ainsi de ne pas avoir trop de mal à s’endormir le soir même. Quelle heure était-il, à présent ? Pas plus de quatre heures. Ainsi, la jeune Russe avait prit soin de préparer un petit goûté à l’enfant, qui alors l’attendait sur la table de la cuisine. Se penchant au dessus de la petite, Ludmila passa tendrement ses doigts fins contre son visage, la réveillant ainsi en douceur tout en lui murmurant quelques douces paroles.

    Il est l’heure de te réveiller, petit Ange. ♥

    Résistante, Ella bougonna quelques instants, s’accrochant au tissu de la robe de son ainée jusqu’à forcer cette dernière à se pencher davantage. Laissant échapper un léger rire face à cet appel de tendresse évident, la jeune Russe céda donc tout naturellement à cette demande, passant ses mains contre la taille de la fillette avant de commencer à la chatouiller et à embrasser son cou avec amusement. Ne manquant pas de laisser échapper quelques éclats de rire, l’enfant parvint donc ainsi à se réveiller de bonne humeur, visiblement davantage prête à sortir du lit. Ainsi Ludmila ne tarda-t-elle pas à la guider jusqu’à la cuisine, Ella prenant son goûté avec plaisir. Hop, hop. Consciente qu’il lui fallait rester organiser dans la perspective de cette soirée, la jeune Russe décida finalement de faire couler un bain à sa petite sœur, y entrainant cette dernière une fois l’eau prête à l’utilisation. Jouets, bulles de savons et autres divertissements étant de la partie, la fillette sembla alors ravie, jouant sous le regard attentif et protecteur de son aînée.

    Une fois Ella sortie du bain – non sans avoir mis de l’eau partout dans la salle de bain – Ludmila profita du passage de Dominura dans la cuisine pour aller chercher des vêtements propres à cette dernière. Ainsi sortie-t-elle simplement un pantalon noir adorable, assortie à un pull en coton à rayures verticales, dans les tons chauds. Rien de bien extravagant, mais bien sûr très confortable, pour cette soirée passée dans l’appartement. Ne manquant pas d’adresser un regard bienveillant à son fils endormi sur son passage, la jeune femme rejoignit donc sa sœur, l’aidant à s’habiller avant de remettre en place tout ce qui avait été dérangé dans l’appartement.

    ~ Dix-huit heure.

    Ella se trouvant finalement installée devant le DVD de « Raiponce » au salon, Ludmila s’était quant à elle mise à la préparation du repas pour le dînée : Du poulet au curry, accompagné – bien évidemment – de riz et de courgettes. Prenant soin de tout préparer avec attention - suivant les consignes que lui avaient indiqué Dominura lorsqu’elle lui avait appris cette recette – la jeune Russe fut bientôt interrompue par les appels de la sonnette à l’entrée. Ses sourcils se fronçant tandis qu’elle était justement en train de terminer son plat, Ludmila ne put réellement se défaire de ses obligations pour l’instant, laissant ainsi à Dominura le soin d’aller ouvrir. Aux quelques râles de cette dernière, Ludmila sentie une vague d’appréhension l’envahir, une étrange euphorie venant faire trembler ses fines mains.

    Il était temps.

    Prenant un plateau rempli de couverts divers entre ses mains, la jeune Russe se faufila finalement hors de la cuisine, passant juste derrière Dominura lorsque cette dernière laissa entendre qu’elle arrivait. Posant ce plateau sur la table de la salle à manger – ouverte sur le salon, et donc sur la petite Ella – Ludmila commença alors à disposer de quoi profiter d’un bon repas à quatre, la fillette comprise : Les assiettes, les verres, les couteaux, et tout ce qui était nécessaire au dîner qu’elle avait préparé. Ne manquant néanmoins pas d’écouter ce qu’il se disait dans le hall d’entrée, Ludmila sentie sa gorge se nouer d’une appréhension certaine, lorsque – une fois Grace ayant avoué que la jeune Russe les avait invité – Dominura laissa passer quelques instants de silence. Finalement – son ton se faisant enjoué – la jolie blonde ne put que laisser un vague sourire rassuré se dessiner sur ses lèvres, profitant des explications de Thomas – à qui en adressa un hochement de tête poli au passage, très discrète – pour retour à la cuisine, son plateau à présent vide.

    Bam
    Bam

    Préférant laisser Dominura seule avec Grace et son assistant pour l’instant, la jeune femme rangea finalement les ustensiles qu’elle avait déjà pris soin de laver, mettant les autres dans l’évier ou le lave-vaisselle, selon leur taille. Les plats étaient à présent prêts à être réchauffés, au moment venu seulement. Entendant Dominura demander à Grace de s’installer au salon – son assistant étant finalement partie – Ludmila ne put qu’appréhender à nouveau la suite des évènements, ne sachant trop si sa belle allait continuer à l’ignorer, ou bien venir la voir pour l’incendier quant à cette étrange surprise. Sans doute quelque peu pessimiste – ou juste très craintive – Ludmila pinça légèrement ses lèvres entre elles en voyant son aimée entrer dans la cuisine, son cœur se mettant alors à battre bien plus vite que de raison.

    -

    De son côté, Ella quant à elle fût bien surprise de voir la grande femme rousse du supermarché s’immiscer dans sa petite bulle au salon, son regard océan venant scruter la jeune femme avec curiosité. Ne retirant pas son pouce de sa bouche – ce qui semblait être devenue chez elle une bien mauvaise habitude – la fillette se contenta d’offrir un sourire à Grace, lui laissant entendre quelques bredouillement enjoués :

    - Tu viens regarder Raiponce avec moi ?

    Ses sourcils se haussant en une expression adorable, la petite reporta donc finalement son attention sur la télévision, visiblement bien plus à l’aise dans cet appartement qu’en extérieur, vis-à-vis des personnes qui lui étaient étrangères. Grace venait-elle pour lui tenir compagnie ? C’est en tout cas ce que la fillette semblait croire, adorablement naïve.

    -

    Accueillant finalement sa compagne auprès d’elle, Ludmila fut agréablement surprise de voir un magnifique sourire s’étendre sur les lèvres de cette dernière. Dominura s’excusant et la remerciant tandis qu’elle se jetait dans ses bras, Ludmila quant à elle ne pu que lui offrir une tendre étreinte, terriblement soulagée de voir que sa belle était heureuse de cette surprise. Laissant finalement un sourire plus apaisé se dessiner sur ses lèvres tandis que la belle française les dévorait alors de tendres baisers – bien rendus - la jeune Russe laissa ses bras entourer fermement le corps parfait de cette dernière, profitant de ce contact fort et terriblement rassurant.

    L’une de ses mains passant finalement contre la nuque de la femme qu’elle aimait, la jolie blonde la maintenue ainsi contre elle, ses baisers dérivant un instant sur son visage, avant qu’elle ne lui laisse entendre, attentive et terriblement sincère :

    - Je… Moi aussi Trésor… Je t’aime, je t’aiiiime ♥ Tu m’as tant manqué, aujourd’hui…

    Un sourire malicieux et entendu se dessinant sur ses fines lèvres rouges, la jeune Russe fit ainsi comprendre à son aimée qu’elle ne voulait plus jamais avoir à passer de telles heures avec sa compagne, où le silence et la distance avaient été maîtres. N’était-ce pas terriblement stupide, que de gâcher ainsi bêtement leurs instants passés ensembles ? Bien sûr, tout était sans doute sa faute. Ainsi, Ludmila ne manquait pas de le signifier de par son regard, acceptant cette responsabilité tout en étant visiblement prête à faire tous les efforts du monde pour voir sa compagne continuer à sourire ainsi.

    Je te laisse me guider, à présent.
    Sais-tu, que retrouver Grace est pour moi quelque chose de terriblement angoissant ?
    Sans doute suis-je en train d’en faire toute une montage – inconsciemment – pour rien ?
    J’ai peur, de ne pas savoir comme m’adresser à elle, comment rester… spontanée ?

    Je ne veux pas tout gâcher à nouveau.
    Je sais, que je peux très bien m’entendre avec elle, pour l’avoir déjà vécu.
    Profitons alors de cette soirée, en présence de cette vieille connaissance.

    Emmène-moi là-bas.
    Prenons un verre.

    Mais avant tout,

    Embrasse-moi. ♥

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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Mar 24 Mai 2011 - 1:20

    ~ Alors que la belle brune avait rejoint sa tendre et chère conjointe à la cuisine, l'enlaçant comme jamais tout en montrant son intense euphorie, son bonheur à remarquer l'attention et les terribles efforts que son aimée avait déployé pour elle, Grace, de son côté, s'était rapprochée de la petite Ella, entrainant bien évidemment son fauteuil avec elle. Toujours terriblement classe et posée malgré son handicap pour le moins entravant, la scientifique gardait tout de même ses capacités sociales sans limites, s'intéressant tout autant aux enfants qu'aux adultes, quels que soient leurs milieux sociaux, leurs cultures, leurs âges. Après tout, pourquoi la petite russe n'aurait-elle pas le droit d'être traitée avec le même respect que l'on portait à une personne plus âgée ? Ella chassant son regard de son dessin animé pour le laisser glisser sur la jolie rousse, Grace lui adressa un sourire simple et posé, tandis que l'enfant, très naturelle et spontanée, lui demandait si elle l'accompagnerait dans son visionnage. Haussant doucement les sourcils par dessus ses lunettes de vue, la grande femme jeta un œil à l'enfant, puis au dessin animé qui défilait sur la télévision du salon, le son inférieur à la moyenne quotidienne afin de ne pas déranger le futur apéritif qui se déroulerait dans cette même pièce. Finalement, alors que la petite fille avait reporté ton attention sur l'écran, ne quittant vraisemblablement jamais le pouce qui lui servait d'outil maternel, Grace se rapprocha légèrement de cette dernière, laissant entendre d'une voix calme et complice

    « Quel est ton nom, honey ? Tu aimerais être une héroïne comme elle ? »


    De tout son être, la grande femme n'avait rien à envier à de quelconques personnages fictifs et imaginaires dont les histoires tarabiscotées faisaient le charme, tant elle avait elle-même baigné dans une autonomie extraordinaire et un altruisme tout aussi ahurissant. Il fallait bien dire que, pour atteindre une renommée et un respect aussi important dans le domaine des sciences, de la biologie et de l'anthropologie, la charmante rousse s'était donnée corps et âme à son travail, et méritait bien le statut d'héroïne pour sa dévotion au monde et à la race humaine toute entière, et personne ne pouvait remettre en doute la qualité de ses actes passés et présents.

    Bam Bam Bam Bam Bam

    Délaissant donc leur invitée tout comme la petite sœur de Ludmila, le jeune couple demeurait donc dans la cuisine quelques instants encore, sans doute conscient qu'il ne pourrait rien arriver ni à la scientifique ni à la jeune enfant. Alors... Pourquoi s'inquiéter ? Pourquoi se priver, de leurs retrouvailles, tandis qu'elles partageraient de nouveau ce soir la même harmonie ?

    Mes yeux se perdent un instant de plus dans les tiens, ma Ludmila,
    Oui, toi, ma chérie, qui m'a tant manquée.
    Et tes paroles, tout comme l'avènement que tu as organisé pour moi ce soir, me vont droit au cœur. Je connais bien, ton amour pour moi, tandis que tu le laisses encore entendre, à mon plus grand bonheur, ne manquant pas d'ajouter... Que je t'ai manquée, de ton côté aussi ? Oooh, mon amour. Une question revient encore, comme bien trop souvent : Comment avons-nous seulement pu être aussi idiotes ? Nous sommes trop sensibles. Peut-être trop sentimentales également.

    Tu es adorable.
    Et je te souris, de nouveau, avant de passer mes mains sur tes joues pâles, happant ton regard du mien, peut-être un peu trop brillant pour ne pas trahir toute ma reconnaissance pour toi. Si tu savais, comme tout cela m'enchante ! Dire, que j'ai osé t'en vouloir ! Me le pardonnes-tu seulement ? Je ne voulais pas, te faire tant de mal. Mais tu le sais. Tu le vois, n'est-ce pas ? Et je te souris encore, oui, de ma simple mais si belle joie.

    Mes lèvres passent contre les tiennes,
    En ce délicieux contact,
    Passionnel, fusionnel, amoureux, attentionné, rassurant.

    Embrassant une dernière fois sa conjointe, Dominura trouva par la suite la force de retomber sur ses pieds, cherchant à se calmer quelque peu avant de retourner au salon et de retrouver la compagnie de cette vieille connaissance, qu'elle appréciait toujours autant malgré leurs différences et ce long temps qui les avait séparées. Souriant à Ludmila, amusée mais aussi comme faussement coupable, l'Illustratrice dit alors, dans un souffle :


    « Nous devrions peut-être y aller ? »

    Oui, je te souris encore, heureuse, reconnaissante, de tout ce que tu m'offres. Mais je ne puis m'empêcher de te demander d'y retourner, me comprends-tu ? Après tout, qu'il s'agisse de Grace ou non, nous avons dans notre salon une invitée, à traiter comme il se doit, n'est-ce pas ? Oh, je dois avouer que de la savoir en compagnie de la petite Ella me donne envie de sourire. Mais tout de même ! Je n'aimerais pas que l'on m'impose cela... Alors... Je préfèrerais y aller.

    Es-tu d'accord ?

    Passant ses mains pâles et fines sur les hanches de son aimée, Dominura laissa ses lèvres maquiller entrer une dernière fois en contact avec les siennes, en un doux baisers, avant de lui adresser un clin d'œil et de tourner les talons, quittant la cuisine afin de prendre la direction du salon. Hop, hop, hop, quelques pas de ses chaussures à talons, et l'Illustratrice put trouver la belle scientifique accompagnant Ella dans le visionnage de Raiponce. Attendrie par cette vision quelque peu particulière, la belle française ralentit quelque peu le pas, avant de laisser entendre d'une voix calme et claire, d'un fond d'enjouement respectueux et poli


    « Grace, je te sers quelque chose ? »

    A l'entente de la voix de Dominura, la scientifique se détourna d'Ella – Ne manquant pas de le préciser à cette dernière afin d'éviter toute mauvaise surprise – pour regarder son interlocutrice en face, abordant de nouveau un sourire très calme et simple, mais sincère. Ses yeux verts croisant ceux, plus sombres, de la dessinatrice, elle acquiesça, prenant place autour de la table basse, ne quittant pourtant pas son fauteuil. Après s'être assurée que Grace ne manquait de rien en matière de confort, la grande femme prit place à son tour sur l'un des canapés en L, servant donc la scientifique de la boisson qu'elle avait choisi, emplissant par la suite son propre verre d'un fond de pineau, alcool qu'elle aimait particulièrement. Attendant Ludmila avant de trinquer, elle laissa alors son regard passer sur Grace : Elle n'avait pas changé. Simplement... Un peu vieilli ? Oui, très certainement. Mais ce qui la changeait le plus était une certaine douleur, qui ne se lisait ni sur son visage ni dans ses yeux, mais dans ses traits eux-mêmes.

    Cette femme avait été très forte.
    Elle l'était d'ailleurs toujours.
    Sans doutes à présent plus que jamais.


    « Eh bien... Je n'ai pas eu l'occasion de te poser la question... Comment vas-tu ? »

    Grace, dans un sourire, se redressa sans son fauteuil, se désignant toute entière d'un noble signe de main avant de hausser les sourcils, l'air sérieux mais également taquin, dans le fond. Elle répondit :

    « Ais-je l'air mal en point ? »


    Dominura, hésitant face à ce retour de question qui sonnait presque comme un pièce, pinça un instant ses lèvres entre elles, avant de répondre, dans un sourire qui laissait voir sa compréhension et sa prise de conscience :

    « Non... En réalité, je dirais même que tu te portes comme un charme, hormis le fauteuil, bien entendu... »

    « Exactement ! »


    Fronçant légèrement les sourcils, Dominura se surprit à ressentir monter en elle une certaine forme de culpabilité inexplicable, comme si elle avait été elle-même la cause de l'accident de Grace. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas, Grace, où tu trouves encore la force de te battre contre la vie, apprécier ton entourage et sourire encore, alors que tu as perdu tes jambes, outils essentiels dans ton travail. Je n'ose pas imaginer... A quel point tu as dû être... Anéantie ? Comment as-tu fait. Comment peux-tu seulement encore apprécier ce qui t'entoure ? Comment peux-tu sembler si calme, si posée, si apaisée ? A ta place... Sans doutes n'aurais-je pas tenu.

    Me serais-je... tuée ?
    Je n'ose pas penser à une telle catastrophe.

    Souriant doucement à Grace bien qu'un fond de tristesse se lisait au fond des yeux de Dominura, la grande femme enchaina la conversation, parlant avec la scientifique de divers sujets, notamment d'Edan.

    Alors que Ludmila les avait rejointes, la scientifique posa son regard intense sur elle, et, sans une once d'amertume, sans une trace de défi, demanda, comme d'une simple curiosité plus que d'une formalité ou d'une obligation :


    « Et toi, Ludmila. Que deviens-tu ? »


    Oui, je te souris,
    Très simplement,
    Tout simplement.
    Dominura a le droit d'être heureuse, n'est-ce pas ?

    Je n'ai rien oublié,
    Mais la vie m'a poussé à faire des choix.

    Et je vous vois, heureuses,
    Je dois m'en contenter.

    J'ai tout perdu, de maints accidents,
    Ceux du cœur, ceux de l'âme, et celui, qui m'a volé mes jambes,
    Mais j'ai gardé la vie,

    Que je donne à la science,
    Impassible mais chaleureuse,

    We do what we must,
    Because we can.

_________________

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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Mer 25 Mai 2011 - 0:38

    Heureuse de voir que sa surprise semblait énormément plaire à la femme qu’elle aimait, Ludmila pouvait alors laisser la pression de toute cette longue après-midi commencer à retomber. Retrouvant les bras tendres et réconfortants de la belle française, la jeune femme se sentait en effet extrêmement soulagée, ayant particulièrement souffert de cette froide distance entre elles. Finalement assez contente de ce premier pas vis-à-vis de Grace, la jeune Russe ne le regrettait en aucun cas, décidant intérieurement de prendre les futurs évènements avec confiance, et ce bien que sa possessivité ne reste bien évidemment aux aguets : Ne me laisses jamais croire qu’il puisse il y avoir quoi que ce soit de plus que de l’amitié entre vous, d’accord ? Je ne pourrais supporter ces doutes, tandis que la revoir à nouveau dans nos vies ne peut que me troubler, de par les évènements passés. Je ne veux plus douter. Je ne veux plus laisser mon cœur se fendre de jalousie et de peur, tandis que vous ne pensez finalement pas à mal, l’une comme l’autre. Vous n’êtes que des amies, oui. Des amies – Je dois respecter ça. Il le faut, pour le bien de notre famille, de notre couple.

    Bam
    Bam

    Serrant Dominura dans ses bras, Ludmila ne manqua donc pas de profiter de cette nouvelle proximité, l’embrassant de tout son amour, passionnel. Remarquant bien évidemment la lueur de bonheur qui se lisait à présent dans les yeux de sa compagne, la jeune femme n’en fut que d’autant plus ravie, ne regrettant décidemment pas sa décision : Tout ira bien à présent, n’est-ce pas ? Je veux tant que tu comprennes, comme je t’aime. Que tu vois, que je suis prête à faire les plus gros efforts, pour apaiser nos tensions. Sans doute l’avenir sera-t-il bien plus doux, lorsque mes craintes vis-à-vis de cette femme se seront totalement apaisé. Je pourrai à nouveau t’accorder mon entière confiance, sans plus aucune condition.

    Devrions-nous y aller ?

    Un adorable sourire amoureux aux lèvres, Ludmila se contenta alors d’un simple hochement de tête : Bien sûr, il fallait y aller, et rejoindre Grace au salon. La laisser seule trop longtemps avec la petite Ella ne serait certainement pas très poli, tandis que la scientifique n’avait en aucun cas accepté de venir dans le but d’accompagner une fillette qu’elle-même ne connaissait pas. Ainsi la jeune femme laissa-t-elle ses mains glisser tendrement contre les hanches de son aimée, s’accordant avec elle sur le simple fait de se rendre au salon.

    Clac
    Clac

    Obnubilée par le visionnage de son dessin-animée, Ella s’était donc néanmoins retourné quelques secondes vers Grace, lorsque cette dernière entra dans la pièce. Visiblement peu impressionnée – bien que curieuse – par le fait que cette dernière ait à se déplacer dans un fauteuil roulant - la fillette n’hésita donc pas à s’adresser spontanément à elle, avant de reposer son regard océan sur l’écran de la télévision. Aux questions de la belle rousse, Ella se contenta donc de lui donner son prénom, avant de finalement lui faire croire qu’elle n’avait pas besoin d’être une héroïne, puisqu’elle était déjà une princesse. Oh, sans doute son esprit était-il bien trop concentré sur le film, pour que l’enfant ne cherche à en dire davantage. Son pouce en bouche, Ella resta donc confortablement installée sur le sofa, ignorant quelque peu sa nouvelle compagnie.

    Fort heureusement pour cette dernière, ses deux hôtes ne tardèrent pas à entrer à leur tour au salon, Dominura ne manquant pas de lui proposer un verre. Ainsi se retrouvèrent-elles bientôt toutes les trois autours de la table basse, Ludmila quant à elle décidant de ne prendre qu’un petit verre de liqueur de cerise. Evidemment, lorsqu’elle entra dans la pièce, la jeune femme ne manqua pas d’aller saluer Grace – cette fois-ci visiblement bien plus ouverte, puisqu’elle avait elle-même engagée cette rencontre – se penchant auprès d’elle en un sourire charmant afin de lui faire la bise. En un simple regard, la jeune femme laissa également comprendre à leur invitée qu’elle lui était reconnaissante d’avoir accepté son invitation, la pardonnant ainsi pour leur première rencontre, tout en lui permettant d’arranger les choses avec son aimée.

    Hop,
    Hop.

    Prenant place auprès d’Ella – baissant davantage le son de la télévision, non sans que cela ne fasse quelque peu râler cette dernière – Ludmila ne put s’empêcher de rester quelque peu en retrait aux premiers échanges des deux femmes l’accompagnant, leur laissant le temps de se retrouver sans forcément y ajouter son grand de sel. Se souvenant alors que deux élastiques rouges étaient restés accrochés à son poignet, la jeune femme força Ella à se redresser et à se tourner quelque peu dos à elle. Ainsi se contenta-t-elle de lui faire les deux nattes qu’elle lui avait promis quelques temps plus tôt dans l’après-midi, tout en restant malgré tout très attentive à la conversation qui avait lieu autour d’elle.

    Visiblement, Grace semblait s’être plutôt bien remise de son accident, prenant avec recul cette nouvelle paralysie. Evidemment, ceci ne pouvait être que terriblement admirable, Ludmila avouant intérieurement trouver cette femme extrêmement courageuse. Habituellement, les victimes de tels accidents avaient bien plus de mal à en accepter les conséquences, bon nombre d’entre elles en venant à se tourner vers ses conseils afin de parvenir à surmonter cette épreuve. Mais Grace ? Elle semblait déjà prête à en rire, comme si tout cela n’était finalement pas si grave. Oh, après tout… Les réactions pouvaient être énormément différentes d’une personne à une autre, concernant un même évènement.

    Tic
    Tac

    « Et toi, Ludmila. Que deviens-tu ? »

    Terminant tout juste de tresser les cheveux de sa cadette – qui alors en profitant pour se blottir contre elle, toujours très concentré sur son dessin-animé – Ludmila leva alors les yeux vers son interlocutrice, ses sourcils se haussant quelque peu tandis qu’elle ne s’était pas réellement attendue à être si vite le centre de l’attention. Sentant une brève vague de panique la traverser à cette question, la jeune Russe laissa alors son regard scruter avec attention celui de Grace, lui offrant un sourire calme et posé malgré tout.

    Pourquoi cette question, Grace ? Cherches-tu à me déstabiliser, en espérant me voir te répondre que je suis actuellement sans emploi, ne sachant trop où ma carrière me mène ? Ca n’est pas ce qui m’importe, au fond. Me demandes-tu cela, afin de t’assurer de ma condition, de mes capacités à rendre Dominura heureuse ? Je ne peux m’empêcher d’être discrètement suspicieuse, tandis que tu ne me poses sans doute pas cette question en de mauvaises intentions.

    Bam
    Bam

    Répondant finalement bien rapidement, la jeune Russe laissa entendre, sincère, bien que quelque peu gênée d’avoir ainsi à parler d’elle face à Grace, qu’elle n’avait plus réellement l’impression de connaître :

    - Et bien… Je profite de chaque instant en famille, avant de reprendre le travail… ! Dans quelques semaines sans doute, il le faut bien !!

    Oui, il me faudra bien travailler à nouveau, et laisse seuls à la maison les deux êtres qui me sont le plus chers au monde. Sans doute ceci sera-t-il terriblement difficile, tandis que Dominura quant à elle pourra continuer à s’occuper de leur petit Trésor. Oh, après tout… Ludmila préférait souffrir d’une certaine jalousie infime à ce sujet, plutôt que de savoir Edan en compagnie d’un ou d’une parfaite inconnue !

    Bam
    Bam

    A peine eut-elle terminé sa phrase, que le petit interphone présent dans le salon commença à émettre quelques gémissements d’enfant. Sentant son cœur bondir à ces premiers appels, Ludmila adressa un regard tout d’abord relativement calme à sa conjointe, ne sachant trop si Edan allait se rendormir, ou s’il fallait à présent aller le chercher. Finalement – les pleurs du petit se faisant plus clairs – Ludmila décida de se lever, laissant comprendre à Dominura qu’elle voulait aller elle-même le chercher. Ella devant se résoudre à elle à nouveau seule sur le canapé – ceci ne semblant guère la déconcentrer – sa sœur ainée s’excusa donc simplement et poliment auprès de Grace, se dirigeant vers la sortie du salon.

    Clac
    Clac

    Je vous laisse seules un moment, d’accord ?
    Je vous laisse seule, et accepte de vous faire confiance.
    Qu’ai-je donc à craindre, au fond ?
    Je serai de retour, dans seulement quelques minutes.

    Clac
    Clac

    Et toi – mon petit – qui m’a tant manqué.
    Maman est là. Maman vient te chercher, mon Ange.

    Nous serons toujours là,
    Pour t’offrir notre amour. ♥

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Mer 25 Mai 2011 - 15:55

    ~ Alors que les trois femmes s'étaient retrouvées au salon, là, tranquillement assise sur leurs fauteuils ou canapés, l'atmosphère n'était pas spécialement tendue, mais pas non plus complètement sereine, comme si quelqu'un, dans cette pièce, doutait encore des intentions des autres. Dominura, de son côté, semblait parfaitement sereine, entourée de personnes qu'elle appréciait particulièrement. Grace, invitée, semblait être parfaitement à l'aise, comme à son habitude, sans pour autant laisser de côté la politesse et son respect chronique. Ella, attentive au dessin animé qui tournait sur la télévision, ne semblait pas réellement se préoccuper de ce qui pouvait être dit ou appliqué. Alors ? Il ne restait plus que Ludmila. Ludmila, oui, qui, bien qu'elle faisait confiance à sa conjointe et montrait pour Grace une calme considération, ne manquait pas de garder en elle quelques troubles. Mais... Lesquels, exactement ? Si Dominura pouvait se douter qu'un léger malêtre pouvait toujours habiter sa conjointe à la voir côtoyer la scientifique, elle ne put néanmoins pas deviner l'exactitude des pensées de la belle blonde.

    Et, il se trouvait que cette dernière se posait toujours quelques questions, intérieurement suspicieuse quant aux propos que lui avait accordés la jolie rousse. Que devenait-elle ? Oh, la question était très simple, et, en l'occurrence, posée sans arrières pensées. Grace pouvait-elle deviner les songes de Ludmila quant à la sincérité calme de cette question ? Certainement pas, puisqu'elle n'aurait jamais songé aux élucubrations capillotractées de la charmante psychologue.

    En aucun cas, elle n'avait cherché à la mettre au défi,
    A la déstabiliser.
    Ainsi, la scientifique ne laissa rien entendre, attendant très poliment la réponse de la charmante blonde, cette dernière ne tardant d'ailleurs pas à laisser entendre sa voix, légèrement déformée par une gêne plus ou moins compréhensible.

    Je profite de chaque instant en famille
    Avant de reprendre le travail
    Dans quelques semaines sans doutes
    Il faut bien

    Dominura jetant un œil à la jolie blonde, esquissa un sourire posé, comme se contentant d'apprécier ses paroles sans les juger, consciente que Ludmila arrivait très bien toute seule à défendre sa position en gardant une distance claire. Bien. Tant qu'elle n'était pas impolie... Tant qu'elle ne déclarait pas la guerre à cette femme qui n'avait fait que lui demander des nouvelles ! Ah, ah, c'était assez drôle à penser, finalement. Noyant ces pensées soudaines dans son pineau en prenant une gorgée simple de sa boisson, la grande femme réprima un sourire plus amusé, tandis que Grace approuvait la jolie blonde de quelques paroles enjouées, visiblement heureuse pour Ludmila, d'avoir pu atteindre les buts que beaucoup se donnent dans leur vie sans jamais les atteindre.

    Tu es une femme forte, n'est-ce pas, Ludmila ?
    Malgré tes réactions encore enfantines, dans certaines situations, je vois que tu es capable de tout donner, pour protéger les gens que tu aimes. La situation de ce matin ne le prouves t-elle pas très justement ? Je te souris, très simplement, buvant à mon tour.
    Quel couple spécial, vous faites~



    A peine la jolie blonde eut-elle terminé sa phrase que l'interphone transmit le message d'appel du petit Edan, ce dernier semblant alors s'être réveillé, attirant ses mères à lui en quelques pleurs fort bien retranscrits par l'appareil. Ni une, ni deux, et Ludmila fut debout, sous les yeux de Dominura ainsi que de leur invitée, semblant alors prête à rejoindre le petit garçon. Haussant doucement les sourcils face à cet élan de motivation qui lui permettrait de ne pas avoir à aller calmer Edan elle-même, Dominura esquissa à nouveau un léger sourire, approuvant le départ de Ludmila, silencieusement, consciente que cette dernière prendrait sans doutes un plaisir à voir son fils, elle qui n'en avait pas vraiment eu l'occasion de toute l'après-midi.

    Clac
    Clac
    Clac

    Quelques bruits de talons, et la jolie psychologue fut hors de vue, ce qui ne sembla pas réellement plaire à Ella, de premier abord. Heureusement, cette dernière reporta bien vite son attention sur la télévision, laissant un rire passer d'entre ses adorables petites lèvres d'enfant lorsque le cheval en trois-dimensions colla une raclée au pauvre voleur. Souriant légèrement à la vue de cet attendrissant spectacle, la jolie brune se tourna finalement à nouveau vers Grace, profitant un instant de son charisme en toute simplicité. Il fallait bien dire que cette femme avait une classe folle, même sous la force de ce handicap pour le moins entravant pour sa profession. Apparemment, elle n'avait pas laissé tomber ses recherches, ni même son centre d'expérimentations. Le seul bémol flagrant était une légère lueur qui s'était éteinte au fond de ses yeux verts, concernant sans doutes l'Australie et ses relations avec les indigènes.

    Comment vivait-elle cette si difficile séparation, elle qui se plaisait tellement dans ses multiples recherches dans le domaine social de ces tribus éloignées ? Elle n'avait plus, l'occasion de vivre cette vie sauvage, qui lui convenait parfaitement, pour son équilibre et son bien-être.

    Retenant un frisson d'angoisse empathique qui menaçait de parcourir son corps à cette idée, Dominura pinça ses lèvres entre elles, prête à ajouter quelque chose, avant que Grace ne reprenne elle-même la parole, comme passant par dessus tout silence, d'une diplomatie enviable.


    « Oh, je tenais à te donner des nouvelles de Mi'Sihka~ Mes collègues m'ont appris qu'il s'était parfaitement réintégré parmi les autochtones malgré son opération contre-nature à leurs yeux... Il se porte beaucoup mieux »


    Elle sourit, et ajouta, à la vue du visage enjoué et soulagé de l'Illustratrice qui semblait alors aux anges, rassurée de savoir que son filleul d'Australie se portait comme un charme :

    « L'on m'a fait passer ceci, pour toi~ »


    La grande femme fouillant avec certitude dans son sac à main qu'elle avait gardé auprès d'elle, Dominura haussa les sourcils, très simplement curieuse, jusqu'à ce que la scientifique ne sorte un bracelet fait d'écorces et d'herbes séchées, de fils de fourrure et de perles de terre peintes aux pigments naturels, ainsi qu'une photographie. Grace les tendant alors à la dessinatrice, cette dernière les prit entre ses mains fines, y jetant un œil de plus près, émerveillée.

    « C'est adorable... Merci !! »

    « Le bracelet a été fait par Mi'Sihka lui-même, qui tenait à te le remettre... Nous pourrons lui dire que la transmission a été faite ! »

    Laissant un léger rire passer d'entre ses lèvres maquillées, la chercheuse enchaina :

    « La photo a été prise le mois dernier et nous est parvenue par courrier... Apparemment, Antoine a pu se débrouiller pour faire accepter la prise d'images au sein de la tribu le temps de quelques minutes, j'ai pensé que ça te ferait plaisir d'avoir celle-ci~ »


    Dominura laissa alors ses yeux sombres passer sur l'image, où se tenait, fier et droit, adorable, Mi'Sihka. Seul sur la photo, il semblait être en parfaite santé, et son regard profond tenait comme en défi le photographe qui n'avait pas manqué son cliché, d'une adresse magnifique. Relevant alors le regard, émue, l'Illustratrice laissa entendre :

    « Ooooh, merci beaucoup, c'est génial... ! Il a tellement grandi, depuis la dernière fois ! »

    J'ai hâte que tu voies ça, Ludmila,
    Tu verrais, comme cet enfant est beau,
    Comme il semble reconnaissant envers la vie,
    Envers nous, de lui avoir porté notre aide !

    Je suis si heureuse,
    Tous ces souvenirs, qui reviennent,
    Ne font que renforcer mon bonheur du présent,

    Dieu merci,
    Je survis encore
    Dans ce terrible monde,
    Par amour,
    Pour l'amour,

    Et pour voir tout ce bonheur dans les yeux des personnes que j'aime
    Plus que tout.

_________________

- Dominura Romley -

-Pas un coeur de pierre mais seulement malheureuse-
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Mer 25 Mai 2011 - 21:55

    Inconsciemment soulagée de s’évader un instant du salon – la présence de Grace la mettant quelque peu mal à l’aise, bien malgré elle – Ludmila s’était donc levée aux premiers appels de son petit garçon. Impatiente de le retrouver après avoir passé son après-midi à s’interdire une quelconque visite compte tenu de la tension présente entre Dominura et elle, la jeune Russe n’avait donc pas réellement hésité, décidant de laisser à sa belle et à la scientifique l’occasion de se parler sans leur imposer sa présence, sans doute quelque peu oppressante. Etait-ce volontaire de sa part ? Non, bien entendu. Ludmila – bien qu’ayant prit elle-même l’initiative d’accueillir Grace pour cette soirée – ne pouvait s’empêcher de renfermer quelques doutes, ne sachant trop comment réagir quant à cette femme qui provoquait en elle tant d’appréhension.

    J’ai confiance, oui. Il ne faut, n’est-ce pas ? Et pourtant, ces souvenirs persistent. Nos disputes, cette relation terrifiante et malsaine, que nous pouvions entretenir à l’époque. Pourrions-nous y revenir, sans même s’en apercevoir ? Je me souviens de ce sentiment d’abandon, de terreur, lorsque tu m’as avoué, pour elle. Pire encore, lorsque tu m’as laissé entendre que tu ne voulais plus continuer ainsi, que tu ne le pouvais plus. Cette rupture m’a anéantie, bien plus encore, que ton infidélité. Je t’en ai voulu, oui. Mais ne t’en ai-je pas voulu davantage, d’être ainsi partie avec elle en Australie, sans même me prévenir ? Je comprends à présent, que tu avais réellement besoin de changer d’air, de vie. Oublier cette sombre période a sans doute pour moi été davantage difficile, tandis que la vie quotidienne continuait à me renfermer dans ces horreurs, rien ne me permettant finalement de me changer les idées. Le travail était devenu ma vie toute entière. Mais mon esprit était ailleurs, toujours : Je t’ai toujours aimé. Je n’ai jamais cessé de t’aimer, où de souffrir de notre séparation. Alors pourquoi vouloir ainsi prendre le risque de te perdre à nouveau, en la menant ainsi auprès de toi ?

    Ca n’est pas un risque, n’est-ce pas ?
    Bien au contraire, ceci ne peut être qu’un pas en avant, une façon pour moi de tourner la page, de te prouver ma confiance. Je sais que notre famille t’importe, bien plus que cette femme. Te savoir simplement heureuse de pouvoir lui parler à nouveau ne peut que me ravir, tandis que tous mes espoirs se portent alors sur la totale guérison de cette dépression chronique, qui chaque jour semble s’estomper – à mon plus grand bonheur. Tout ira mieux, lorsque nous serons finalement consciente de notre confiance mutuelle, de notre amour.

    J’irai mieux, également.
    Il le faut – Il faut oublier, avancer.

    ~

    Clac
    Clac

    Laissant donc également Ella derrière elle, Ludmila ne tarda pas à entrer dans la chambre du petit Edan, se rapprochant avec hâte du berceau dans lequel il gigotait à présent. Ses sanglots se faisant alors omniprésents, la belle Russe ne tarda pas à prendre l’enfant dans ses bras, le maintenant tendrement contre elle tout en le berçant d’une manière des plus rassurantes. Un sourire doux et aimant se dessinant sur ses lèvres fines, la jeune femme ne manqua pas d’embrasser à plusieurs reprises le visage de ce petit ange, tout en lui laissant entendre de rassurants murmures :

    - Oh mon bébé… ♥ Tu m’as manqué, tu sais ? Shh… Je suis là ~

    Edan se calmant visiblement peu à peu au contact de sa mère, cette dernière ne put que s’en réjouir, bien heureuse de voir que le petit n’avait pas totalement perdu confiance en elle, suite à son échec au supermarché. Ainsi ne tarda-t-elle pas à s’occuper de lui avec grands soins, le changeant avant de lui revêtir un adorable petit pyjama blanc à coutures bleues ciel. Passant sur son visage une petite lingette humide et odorante parfaitement adapté à sa peau afin de le rafraichir – à son plus grand plaisir, visiblement – Ludmila ne tarda donc pas à le prendre à nouveau dans ses bras, le petit étant à présent fin prêt à rencontrer de nouveau leur invitée. Le tenant contre elle d’une tendresse maternelle des plus attentives et adorables, la charmante blonde décida donc de retourner à nouveau au salon, où était déjà installé l’un des portiques du petit, aux pieds de la table basse.

    Clac
    Clac
    « Il a tellement grandi, depuis la dernière fois ! »

    Ne pouvant entendre que ces derniers mots lorsqu’elle pénétra finalement dans la pièce, Ludmila haussa légèrement les sourcils, ces quelques paroles ne pouvant qu’attiser sa curiosité. Dominura parlait-elle de Mi’Sihka ? Sans doute, oui. Qui d’autre ? Ainsi, la jeune Russe ne manqua pas de se diriger immédiatement vers sa compagne, son regard ne manquant pas de se poser par-dessus son épaule, sur la photographie que cette personne tenait entre ses mains. Son regard vrillant donc sur l’image du petit indigène, Ludmila ne manqua pas de sourire tendrement, quelques mots lui échappant, alors même qu’elle venait tout juste de retrouver les deux jeunes femmes :

    - Olala !! En effet ! Il est magnifique !

    Son sourire persistant tandis que son regard vrillait un court instant sur Grace – se doutant bien que cette photo provenait des mains mêmes de cette dernière – Ludmila semblait alors totalement ravie de voir la progression de ce charmant petit garçon, s’y étant beaucoup attaché lors de sa visite – l’année dernière. Profitant de ce rapprochement pour se pencher auprès de Dominura et lui offrir un tendre baiser au coin des lèvres – tenant fermement Edan contre elle – la jeune Russe se dirigea ensuite à nouveau là où elle était précédemment installée, non sans que Ella ne détourne finalement les yeux vers Edan.

    S’installant confortablement dans le sofa, Ludmila laissa Edan se tenir assis face à l’assemblée, son dos et sa tête se calant contre son ventre et sa poitrine. Ainsi, le petit pouvait regarder à sa guise toutes les personnes présentes au salon, ainsi que le dessin-animée à la télévision. Ses bras et ses jambes gigotant en un adorable sourire enjoué, le petit laissa donc son regard passer d’une personne à l’autre, non sans se montrer davantage enthousiaste lorsque ses yeux se posèrent finalement sur sa mère biologique.

    Ses doigts glissant contre les cheveux très fin de l’enfant, Ludmila sembla donc à nouveau prête à prendre part aux conversations, sentant Ella venir se blottir contre elle et regarder de plus prêt ce bébé qu’elle n’avait finalement que très peu vu jusqu’à maintenant. Ses yeux noisette se posant alors sur la petite curieuse, la jeune Russe lui adressa un sourire calme, laissant entendre :

    - Ton neveu est plus intéressant que la télévision, n’est-ce pas Trésor ?

    Laissant échapper un léger rire – comme prise en flagrant délit de fascination face à ce petit être si mignon – Ella releva alors les yeux vers son ainée, avouant en un sourire faussement coupable, adorable :

    - Ouiiih ~

    Consciente de la curiosité de la petite, mais également du fait qu’elle n’osait s’approcher davantage du bébé, la jeune femme laissa finalement sa main délaisser un instant son petit, venant prendre avec douceur la main de sa cadette. Amenant cette dernière avec délicatesse jusqu’à la douce joue d’Edan – y laissant glisser quelques caresses afin de guider Ella sans ces gestes – la jeune femme lui laissa finalement entendre, attentive :

    - Tu as vu comme sa peau est douce ? ~ Tu peux le caresser comme ça si tu veux, mais tu dois toujours faire trèèès attention, d’accord ? Edan est encore très petit, il faut donc le toucher avec précaution pour ne pas lui faire mal !!

    Regardant Ella avec insistance afin de s’assurer que cette dernière avait bien compris le message, Ludmila lâcha finalement sa petite main, la laissant faire lorsqu’elle approuva d’un simple signe de tête, un sourire enthousiaste se dessinant sur ses lèvres. Restant donc attentive aux gestes de sa petite sœur – craignant toujours de la voir faire un quelconque mouvement brusque envers leur petit Trésor – Ludmila leva finalement un instant les yeux vers Grace, lui adressant un sourire calme, malgré sa gêne persistante.

    Voudrais-tu le prendre dans tes bras ? Je ne sais pas, si je suis prête à ainsi confier mon petit. Edan n’est habituée qu’à Dominura et moi, tu sais ? Et puis… Ne serait-ce pas surprenant, de t’accorder ainsi tant de confiance ? Si je sais que jamais tu ne pourrais lui faire de mal, je n’ose néanmoins pas laisser cette simple proposition s’échapper d’entre mes lèvres, comme si ceci allait tout simplement à l’encontre de tous mes principes. Et pourtant… Ne serait-ce pas approprié ?

    Bam
    Bam

    Lançant un furtif regard à Dominura, Ludmila sembla hésiter un instant, avant de finalement bredouiller quelques mots, se tournant vers Grace :

    - Je-euh… Tu veux le prendre, un peu ?

    Oh, si la jeune Russe semblait quelque peu maladroite, cela n’était que parce que ces mots ne lui venaient pas réellement des plus naturellement, n’y étant pas du tout habituée. Pourtant, Ludmila semblait sincère, prête à faire un nouveau pas vers Grace en lui proposant de toucher à leur enfant. Grace en avait-elle seulement envie ? Oh, cela n’avait guère d’importance, au fond. La charmante blonde ne serait évidemment pas vexée d’une quelconque manière, en cas de refus. Ainsi se contenta-t-elle de sourire calmement, ne craignant finalement guère de laisser leur petit à la charmante rousse – ceci ne devant d’après elle pas posé problème davantage de problème à sa compagne.

    Que puis-je faire de plus, pour l’instant ?
    Je ne sais pas réellement quoi vous dire, quoi faire.
    Je ne me sens pas à ma place, tandis que les enfants sont contre moi,
    Loin de vous.

    Tout ira bien.
    Tout ira, très bien.

    Je suis heureuse de faire des efforts,
    Qui finalement m’apportent bien plus qu’ils ne me coutent.
    Je suis heureuse de les faire pour toi,
    Mon Amour. ♥

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ A nos engrenages du temps futur [ PV Ludmi ]   Jeu 26 Mai 2011 - 0:37

    ~ Alors que les deux jeunes femmes demeuraient au salon en compagnie de la petite Ella, discutant tranquillement à propos du voyage en Australie ainsi que du petit et adorable Mi'Sihka, qui avait bien grandi depuis sa dernière venue à New-York pour son intervention chirurgicale importante, la jolie Ludmila revint dans la pièce. Dominura releva alors ses yeux vert sombre vers elle, esquissant un sourire accueillant et apaisé, remarquant évidemment la présence de son fils dans les bras de cette dernière. Oooh... S'était-il réveillé à cause de leurs vives paroles ? Impossibles. Elles n'avaient ni ri de forte voix, ni même trop haussé le ton. Sans doutes le petit cherchait-il seulement la présence de ses deux mères, tout simplement. Ludmila retrouvant sa place sur le canapé, entourée des deux enfants en bas-âge – Plus ou moins – la grande femme reçut avec grand plaisir le baiser de la jolie blonde au coin de ses lèvres maquillées, se penchant ensuite légèrement vers Edan, passant un doigt malicieux sur ses petites joues rondes.

    Vraiment, cet enfant était adorable, et même plus encore.
    Comment pouvait-elle seulement se passer de lui ?
    Oh, il n'était jamais bien loin, tant la grande femme demeurait à la maison, que ce soit pour s'occuper de ses Illustrations, éviter le monde extérieur ou bien demeurer auprès de son petit garçon, avec qui elle jouait très simplement, en tout amour, en toute attention maternelle.

    Se redressant finalement, tandis que Ludmila s'adressait à présent à sa petite sœur, Dominura reporta alors son attention sur Grace, enchainant sur une nouvelle conversation tout à fait normale, sans aucunes complications, comme si l'ambiance ne pouvait être plus détendue. Quelques mots, quelques réponses, quelques rires... Et la jolie blonde, souriant à la scientifique, lui proposa de tenir l'enfant. Quelque peu surprise par cette question, Grace laissa à nouveau un sourire passer sur son visage fin, déclinant poliment l'offre de la charmante psychologue en quelques mots bien placés :


    « Je ne pense pas qu'Edan veuille réellement se détacher de sa mère pour venir dans les bras d'une parfaite inconnue, mais merci ♪ »


    Elle sourit alors, ajoutant, très simplement, d'une sincérité calme

    « Vous avez un enfant magnifique et très vif pour son âge ! C'est bon signe »


    A l'entente de ces quelques paroles, Dominura sourit à son tour, semblant comme ne pas tenir en place, plutôt enjouée à l'entente de quelques compliments au sujet de son fils chéri – Elle qui n'en recevait pas, ne quittant jamais son appartement. Trépignant sur son canapé, adorablement euphorique, elle renchérit, au grand amusement de la scientifique :

    « Oh oui !! Edan est très éveillé, il nous étonne chaque jour ! C'est incroyable à quel point il me fait penser à Maäsah, de sa curiosité ! »

    Maäsah, était un des enfants qui était né lors du voyage de Dominura en Australie, la grande femme ayant alors assisté à un accouchement en direct, de l'une des femmes de la tribu d'autochtones. Ainsi, elle avait pu suivre l'évolution du petit garçon, en tout grand bonheur. Bien qu'elle ne le montra pas ni ne laissa entendre quelques détails, l'Illustratrice songea alors, un instant, de ses propres propos, à son fils Édouard, qui n'avait alors eu pas réellement de points communs avec Edan, dans sa plus petite enfance. En effet, le petit garçon n'était pas aussi admiratif du monde qui l'entourait, et sa dose de curiosité envers les éléments extérieurs à sa personne n'avait pas été aussi développée que celle d'Edan. Retrouvant le sourire qu'elle avait quelque peu perdu au souvenir de son fils décédé – Qui gardait une place très importante dans le cœur de la dessinatrice de talent – Dominura replongea ses lèvres dans son verre, avant de continuer la conversation avec Grace mais également Ludmila, en toute légèreté.

    ~

    Comme prévu, la fin de la soirée se passa pour le mieux pour toute cette adorable petite troupe. Grace, tout comme Dominura étaient parfaitement à l'aise, et Ludmila elle-même s'était comme apaisée, prenant de plus en plus part aux conversations et aux rires, partageant même sa fort bonne humeur pour l'occasion. Alors que le repas avançait petit à petit, l'heure fila tout autant, Ella finissant par tomber de sommeil et se retrouver au lit, tout comme son cousin. Le dessert passant, le repas se finit pour le moins tranquillement, et, très naturellement, Thomas fut prévenu par Grace afin qu'il rejoigne l'appartement et l'escorte jusqu'à chez elle, comme promis.

    La scientifique partie,
    Les deux jeunes femmes furent de nouveau seules,
    Se retrouvant comme jamais,

    Le bonheur retrouvé,
    L'entente harmonieuse renaissant alors,
    Comme si l'évènement du matin ne s'était jamais passé.

    Comment puis-je seulement te remercier de tes attentions,
    Mon amour ?

    Je ne peux me passer de toi,
    Jamais, rien ne pourra nous séparer,
    N'est-ce pas ?

    Ce médecin, me dit n'importe quoi,
    Je ne me sentirai sans doutes jamais aussi bien
    Que dans tes bras

    Trésor de mes jours, comme de mes nuits,
    La reine a retrouvé son Alice,
    Partageant ses cartes, son sceptre de cœur,
    Pour le meilleur comme pour le pire.

_________________

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