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 ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫

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Dominura Romley
~ Illustratrice Renomée ~
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MessageSujet: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Lun 9 Mai 2011 - 14:19

    ~ Combien de temps avait passé, exactement, depuis la fameuse dispute entre Dominura et sa jeune conjointe ? Depuis l'accident qu'elle avait subi, une voiture la heurtant de plein fouet tandis qu'elle qu'elle s'était retrouvée – Elle ne savait trop comment – en plein milieu de la route ? Quelques semaines, tout au plus. Deux, peut-être trois. Un mois ? Hm. Le temps prenant un malin plaisir à défiler sans réellement s'annoncer, l'Illustratrice ne portait plus réellement d'attention aux jours qui filaient à la vitesse de la lumière, se rendant, deux fois par semaine, chez son psychologue et psychiatre, sous les voeux des médecins et ceux de Ludmila. Pour combien de temps encore tout cela allait-il durer ?

    Les séances s'enchainaient sans cesse.
    Et, à chacune de plus, l'esprit de Dominura se renfermait davantage, cette dernière se perdant désormais dans ses songes les plus profonds, emportée par ses sentiments, ses ressentis, mais également les paroles, les conseils de celui qui était censé l'assister dans le retour de sa santé physique et mentale.

    Malheureusement, il se trouvait que ce psychiatre n'était autre qu'une personne machiavélique et toute aussi douée, n'hésitant pas un instant à se jouer de la relation entre Dominura et sa conjointe pour monter la trentenaire contre la femme qu'elle aimait.

    Les notions d'argent, avaient étés remises sur le tapis.
    Leurs échanges ambigus également,
    Tout autant que les doutes de la grande femme, qui n'avaient pas manqués d'être renforcés.

    Désormais c'était terriblement clair.
    Ludmila ne pouvait que se jouer d'elle, de ses airs, de son faux amour, voulant certainement profiter de son argent, de sa notoriété. Après tout, n'était-elle pas partie d'un plus bas statut dans la société, au sein des médias ? Dominura l'avait élevée, à un rang bien plus important... Et maintenant ? Maintenant, elle se moquait d'elle. Peut-être avait-elle d'ailleurs profité de sa capacité à mettre au monde un enfant pour avoir son propre bébé, n'attendant alors que le moment idéal pour partir avec, ainsi que la fortune de l'Illustratrice.

    Évidemment, aux débuts de son soin, Dominura avait réussi à faire la part des choses. Mais, fragile psychologiquement, elle n'avait pas manqué de se persuader des explications de son médecin, qui semblaient alors avoir leur capacités de probabilité. Depuis le début du traitement, la grande femme ne manquait pas de fuir quelque peu la jeune femme, et, lorsqu'elle la croisait, quelques regards distants barraient leur contact, alors que la dessinatrice semblait se retrancher dans une certaine forme de paranoïa. Ludmila pouvait sans doutes voir, que quelque chose avait changé dans les esprits de la grande femme. Mais au fond... Cela n'était en rien de sa faute. Elle s'était confiée, abandonnée, à cet homme qui était censée l'aider, sous les conseils de la belle blonde.

    Tu savais, ce que tu faisais, n'est-ce pas ?
    Finalement... Peut-être que j'ai bien fait, de croiser sa route ?
    Tu avais raison.
    Peut-être à ton propre tords ?
    Il m' a ouvert les yeux.

    Il m'a fait comprendre, ce qu'il n'allait pas dans ma vie.

    Tu ne te joueras plus de moi, Ludmila,
    Désormais, je demeurerai prudente.
    Et, si mon amour pour toi n'a pas tari, demeurant intouchable,

    Je me méfie désormais,
    Comme un chat craintif, courbant le dos sous les caresses avant de s'éclipser dans les profondeurs obscures du néant de la sécurité fictive.

    ~

    Dominura, durant la période de son traitement, s'était remise à ses Illustrations. Mais, en ses dessins, il n'y avait plus que des couleurs extravagantes d'obscurité, fort contrastées cependant, démontrant alors les troubles qui occupaient désormais la plus grande partie de ses esprits. Je met sur papier, mes peines, cette manipulation dont je me crois la victime, appuyée et conseillée par mon médecin.

    ~

    Rentrant de l'hôpital suite à son dernier rendez-vous de la semaine, la grande femme passa la porte de l'entrée de l'appartement, déposant négligemment ses clefs sur le petit meuble de l'entrée avant d'accrocher son manteau dans le hall. Posant son sac tranquillement, Dominura regagna la cuisine, laissant sa voix porter dans l'appartement, très clairement :


    « Trésor ? ♥ Je suis rentrée ! »

    Un temps, et elle entama la préparation d'un de ses éternels cafés, comme à son habitude. Ensuite, elle irait rendre visite à son cher petit Edan, ce dernier pouvant toujours baigner dans l'amour de sa mère, cette dernière ne le négligeant pour rien au monde malgré tout ce qu'il se passait dans sa tête.

    S'asseyant un instant sur la chaise de la cuisine,
    La grande femme ferma les yeux, se retenant quelques larmes, au souvenir des terribles propos de son psychiatre. Devait-elle réellement refaire le point sur sa vie, sur sa relation avec Ludmila ?

    Oui... Et non...
    Elle l'aimait bien trop
    Pour vouloir se poser de douloureuses questions.

    Je t'en prie,
    Mon amour,
    Ne m'en veux pas.

    Je ne sais plus exactement
    Qui je suis,
    Marionnette entre ses mains de fer,

    Âme perdue
    Entre les griffes de ce metteur en scène.
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Lun 9 Mai 2011 - 16:12

    ~ Jeudi 3 Janvier 2013 –

    Cela faisait déjà presque quatre ans, que Dominura et Ludmila s’était rencontrée, cette dernière ayant postulé pour un simple rôle d’assistante. Ce qu’il s’était passé ensuite avait totalement dépassé les espérances de la charmante Russe, alors dans une situation des plus modestes à l’époque. Avait-elle été attirée par la notoriété de sa patronne, son argent ? Non. Absolument pas. Ces faits même contribuaient à accentuer sa gêne vis-à-vis de cette nouvelle relation, alors même que l’amour restait pour elle un sentiment des plus flous, dangereux. Sans doute aurait-elle simplement fuis la situation, si son désir de poursuivre sa vie avec la belle française n’avait eu que de superficielles raisons. Non – En effet, sa passion seule l’avait convaincue de ne pas se défiler face à cette femme impressionnante. Cette étrange fascination, cet amour, des plus purs. Ainsi pouvait-on se demander comment – suite à une rupture, une vie commune de plus d’un an et un enfant – les deux femmes avaient pu en arriver à ce stade critique de leur relation.

    Allaient-elles continuer ainsi longtemps ? Finiraient-elles par se séparer à nouveau ? Impossible. Cette simple idée suffisant à plonger Ludmila dans un profond désespoir, la jeune femme – ces derniers temps – prenait donc incroyablement sur elle pour ne pas mettre trop de pression à la femme qu’elle aimait. Ainsi, lorsqu’elle la sentait réticente à ses approches – ce qui était quasiment toujours le cas depuis son retour de l’hôpital – la charmante blonde se contentait de l’accepter et de s’effacer, et ce bien que cela la torture intérieurement. Pourquoi donc ce psychiatre ne parvenait-il qu’à l’éloigner davantage ? Si Dominura semblait être plus dynamique concernant son travail et Edan, il en était tout le contraire vis-à-vis de leur relation.

    Toujours terriblement épuisée par les demandes d’attention de leur fils, la jeune femme en était même venue à abandonner l’idée d’obtenir quoi que ce soit de physique avec sa compagne, allant jusqu’à préférer dormir dos à elle, dans leur lit commun. Pourquoi ? Tout simplement parce que – à force de distance – la belle Russe ne pouvait que se sentir rejeter, ne comprenant pas réellement pourquoi Dominura semblait ainsi se méfier d’elle. Doutait-elle de son amour ? Ludmila ne manquait pourtant pas d’attentions à son égard, prenant toujours le soin de faire les courses pour leur famille, s’intéressant à ses créations, etc. Ces créations, qui par ailleurs lui semblaient être bien plus sombres qu’auparavant, sans pourtant qu’elle n’ose aborder le sujet. Peut-être était-ce un moyen pour elle de se libérer de son mal-être ? Sans doute.

    Evidemment, la vente de son appartement n’avait pas tardé à rembourser les quinze milles dollars que Ludmila devait à sa conjointe. Soulagée d’avoir pu régler ce problème sans que cela ne s’ébruite, la jeune Russe était néanmoins à présent étrangement troublée, ne sachant trop si – justement – cet appartement ne lui aurait pas été d’une précieuse utilité dans les jours à venir. Et si la situation s’aggravait ? Oh, tout restait pourtant très politiquement correct, entre les deux jeunes femmes. Mais qu’en serait-il, lorsque l’une d’elle en viendrait à vouloir briser la glace ? Ludmila ne se sentait pas la force de continuer ainsi bien longtemps, préférant malgré tout laisser le temps à Dominura de se remettre les idées en place, avant de lui dire clairement ce qu’elle pensait de la situation. Peut-être était-ce une erreur. Une erreur, comme celle qu’elle avait faite, en cachant sa maladie à la belle française. Fort heureusement, Ludmila avait enfin reçu les propres résultats de leur petit garçon : Négatifs. Gardant ce soulagement pour elle-même, la jeune femme réalisait néanmoins peu à peu l’ampleur de son mensonge, bien qu’incapable d’aborder ce sujet pour l’instant, également.

    ~

    Dominura étant donc à l’un de ses rendez-vous chez le psychiatre, Ludmila quant à elle était restée à l’appartement afin de prendre soin de leur petit garçon. Avait-elle commencé à chercher de quoi travailler ? Non, pas réellement. Son appréhension à laisser Dominura seule à la maison avec leur fils n’ayant fait que s’accroitre ces dernières semaines, la jeune femme ne se sentait pas réellement capable de reprendre une activité professionnelle immédiatement. Ainsi se contentait-elle en ce jour de communiquer avec Edan, se trouvant par ailleurs au salon en sa compagnie lorsque Dominura laissa entendre sa voix. Installé confortablement dans le siège / tapis de jeu que lui avait acheté la jeune Russe il y a quelque temps, l’enfant laissa échapper un léger gazouillement d’excitation à l’entente de cette voix, ses bras et jambes se mettant soudainement à gigoter tandis qu’un adorable sourire pouvait se lire sur son visage.

    Mettant de côté toute son appréhension à se confronter à nouveau à sa compagne – sa gêne ne pouvant être plus intense qu’à l’instant où elle revenait de ces fameux rendez-vous – Ludmila laissa échapper un léger rire attendri face à cette adorable réaction. Accroupie face à son enfant, la jeune femme le détacha finalement de son siège, le prenant dans ses bras avant de se redresser totalement. Maintenant Edan contre elle – ses petits bras se repliant adorablement contre sa poitrine – Ludmila fit donc quelques pas en direction de la cuisine, bien décidée à retrouver son aimée et à l’embrasser – quoi qu’elle puisse en penser.

    Hop
    Hop

    Vêtue d’un simple jean usé, d’un pull rouge échancré mais sexy, et se baladant les pieds nus et les cheveux lâchés, la jeune femme retrouva donc la femme qu’elle aimait, cette dernière étant d’ores et déjà installée sur une chaise de la cuisine, dans l’attente de son café. Son odeur fruitée se mêlant à celle de sa compagne lorsqu’elle pénétra dans la pièce, Ludmila esquissa un fin sourire à l’adresse de cette dernière, sentant Edan s’agiter à nouveau contre elle lorsqu’il remarqua la présence de sa seconde mère. Se penchant doucement vers Dominura, la jeune Russe déposa un bref mais doux baiser au coin de ses lèvres, comme bien trop hésitante pour tenter d’atteindre ses lèvres elles-mêmes.

    - Bonjour ! ~

    Non. Non, Ludmila ne poserait pas cette stupide question : Cela s’était-il bien passé ? Dominura devait bien savoir – au fond – que sa compagne préférait attendre qu’elle lui en parle d’elle-même, si jamais elle le désirait. En effet, la jeune psychologue quant à elle trouvait plus prudent de ne pas mettre trop de pression à sa belle à ce sujet, la laissant décider du moment où elle voudrait enfin lui parler de tout ce qu’il se passait dans sa tête.

    Quelque peu poussée par l’insistance du petit Edan, Ludmila étouffa à nouveau un léger rire, tendant prudemment le petit à sa mère biologique, tandis qu’elle laissait entendre, amusée :

    - Mais oui mon cœur, ne t’en fais pas ! Maman est là et va te donner à manger !!


    Ce petit fourbe ne perdait pas le nord, de toute évidence ! Evidemment, sans doute était-il également heureuse de voir Dominura, la jeune Russe n’en doutait pas. Mais sa faim semblait également quant à elle se faire de plus en plus impatiente, laissant à nouveau Ludmila incapable de répondre à ses besoins. Un biberon ? Non – Edan en avait déjà eu bien assez, lorsque Dominura était à l’hôpital.

    Hop
    Hop

    S’installant à son tour sur l’une des chaises de la cuisine, la jeune femme laissa alors son regard se poser sur le beau visage de sa compagne, son sourire se faisant plus calme tandis qu’elle semblait inconsciemment l’interroger au sujet de son rendez-vous. Comme cherchant à lire en elle une once d’information, la belle blonde resta silencieuse, pinçant légèrement ses lèvres entre elles tandis que son regard laissait transparaitre un fond de tristesse, une interrogation implorante.

    Que t’a-t-il dis, aujourd’hui ?
    Est-ce que tu m’aimes, à nouveau ?

    Je suis sans doute trop impatiente.
    Je ne tiens plus, à l’idée de te savoir si distante,
    Si loin de moi – Pour combien de temps ?

    Ne me tourne pas le dos.
    Je suis là pour toi,
    Plus que quiconque.

    Bien plus que lui,
    N’est-ce pas ? -

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Lun 9 Mai 2011 - 20:19

    ~ La grande femme qu'était Dominura, assise sur cette confortable chaise de cuisine, s'était un instant encore perdue dans sa tasse de café, ses yeux sombres glissant sur les mouvements circulaires qu'elle exécutait avec sa cuillère. Cling, cling, cling. Un soupir, et la trentenaire passa une main dans ses cheveux, toujours quelque peu troublée par ses visites médicales en compagnie de son psychiatre. Comment tout cela était-il seulement possible ? Ludmila pouvait-elle réellement faire preuve du machiavélisme dont il lui avait parlé l'homme, à ainsi s'être jouée d'elle ? Le monde entier de l'Illustratrice semblait s'être alors complètement retourné, troublant complètement sa manière de vivre, mais également son état d'esprit et son sommeil. Paranoïaque, elle sursautait au moindre bruit, se retournant vivement, de peur qu'il ne s'agisse là d'une quelconque mauvaise nouvelle concernant Ludmila. De même, lorsque cette dernière sortait, elle s'assurait de toujours de connaître les moindres faits et gestes de sa belle conjointe, craignant certainement la fuite de cette dernière en compagnie de son enfant unique.

    Serais-tu capable, de me voler mon bébé, notre bébé ?
    Non... Non...
    Je ne le crois pas un instant.
    Ce n'est tout simplement pas possible, n'est-ce pas ?

    Je ne comprends pas. Je ne comprends plus... Je n'arrives plus vraiment à faire la part des choses, tandis que mes esprits se troublent, depuis le début de mes entretiens avec cette personne si sage et pourtant si mystérieuse, semblant pourtant vouloir mon plus grand bien. Avais-je réellement besoin, de ces remises en question ? Tu semblais le croire, tandis que je le déplore à présent, devant de plus en plus méfiante vis à vis du monde qui m'entoure.

    Je n'avais pas, tant de mal, auparavant,
    A te regarder en face sans ciller, sans laisser mes songes m'emporter une fois de plus.

    Comment puis-je seulement faire abstraction de tous ces étranges propos qu'il m'a alors tenu sur moi, sur mon passé, sur mon couple ? Serais-tu capable de me cacher des choses si importantes ? Si, tout d'abord, je n'en croyais pas un mot... Je n'en suis plus si sûre de moi. Ludmila... Tu t'approches de moi, une fois de plus, me faisant sursauter. Et, alors que mes yeux sombres se perdent sur ton si parfait visage, une question me foudroie à nouveau : Que me veux-tu, exactement ?

    Qu'attends-tu réellement de moi, trésor ?

    Seulement... Un bonjour. Naturel, spontané. Dois-je me culpabiliser, d'ainsi douter de toi ? Je ne contrôle pourtant pas, tous ces questionnements que le psychiatre a introduit en moi, peut-être contre mon gré, contre mon conscient tout entier. Tu m'as l'air inoffensive, là, tandis que tu t'avances, que tu m'offres un tendre baiser, très naturellement, au coin des lèvres. Du calme. Du calme, Dominura.

    Alors que le petit Edan recommençait à gigoter, appelant sans doutes sa mère – Et, par la même occasion, son repas – la grande femme se dût bien de laisser apparaître son sourire, sincère et tendre, maternel, tendant les bras alors que la jolie blonde – Cachant peut-être fort bien son jeu – lui donnait l'enfant, qu'elle colla bien vite contre sa peau blanche, caressant les joues de ce dernier du bout de ses doigts fins. Quelques échanges, entre la trentenaire et l'enfant, purement magnifiques, très naturels, comme une complicité douce et délicate. Finalement, Dominura agrandit son décolleté, tirant quelque peu sur sa robe afin de nourrir le petit garçon, ce dernier bougeant quelque peu contre elle afin de chercher son sein, visiblement heureux de retrouver celle qui l'avait mis au monde. Accordant encore quelques instants à son fils, passant sa main libre sur sa petite tête chevelue, Dominura releva pourtant les yeux vers sa conjointe, lorsque cette dernière s'assit, sur une autre des chaises de leur immense cuisine. Pinçant ses lèvres entre elles, la dessinatrice tenta de faire abstraction de sa dernière visite chez le médecin, afin de ne pas déclencher les hostilités dans un moment aussi calme, tandis qu'elle n'avait rien de vraisemblable à reprocher à sa pauvre aimée.

    Tu me regardes, ainsi.
    Si sincère ?
    D'un sourire léger, mais non moins triste.

    Que vois-tu de moi, exactement ? Tu me crois folle. Tu aurais voulu, que je restasses à l'hôpital, n'est-ce pas ? Ainsi, tu te serais débarrassée de moi. Non... Non... Non... ! Mais pourquoi penses-tu de pareilles choses, Dominura ? C'est ridicule. Tu vois bien, pourtant, qu'elle t'aime, au plus profond d'elle-même. Oui, je le vois. Je le vois bien. Et je déplore, cette nouvelle façon que j'ai, de voir le mal partout. Pourquoi mes esprits ne peuvent-ils pas se garder de tout ce tracas, seulement profiter, de ton sourire, de ta présence, de tes affections ?

    BamBamBamBamBam.

    Replongeant un instant son regard dans sa tasse à café, histoire de retrouver quelque peu son calme tandis que son cœur avait commencé à s'emballer, l'Illustratrice finit par retrouver son contact visuel avec celle qui était sa conjointe, hésitant un instant avant de laisser entendre, d'une voix calme et soufflée, afin de ne pas troubler la tranquillité du petit être qui se trouvait dans ses bras


    « Nous avons parlé... D-De... »

    Mais le silence se fit de plomb, Dominura, ses mains commençant doucement à trembler, n'arrivant pas le moins du monde à continuer sa phrase. Finalement, baissant le regard vers son fils qui avait rapidement terminé son repas, elle passa ses mains sur le petit corps de ce dernier, se relevant alors, le maintenant contre lui avec tout l'amour qu'il se devait de recevoir. Pourtant, elle le tendit à nouveau à Ludmila, fuyant du regard un instant

    « Tu peux le tenir, s'il te plait ? »

    Puis, elle fit volte-face, s'échappant vers la fenêtre de la cuisine et s'y arrêtant, là, regardant au dehors, croisant les bras sur sa poitrine, ses mains sur ses propres épaules, son expression se transformant en une légère moue de malêtre et d'infinie tristesse, gardant alors son mutisme qu'elle ne pouvait trancher par une quelconque explication de son état.
    Je retiens mes larmes.
    Je ne peux rien te dire.
    Je ne peux rien te laisser entendre.

    Je ne sais pas même, si je suis encore capable de te regarder en face,
    Tant je doutes de moi,
    Tant je commence à te craindre, ou, plutôt, craindre tes réactions.

    Tu m'as vendue, à ces médecins,
    Peu importait alors mon état.

    Croyais-tu vraiment que je serais dangereuse pour notre fils ?
    Je... J'ai toujours prit soin de ma famille.

    Édouard... N'est mort que par accident.
    Par accident, tu entends ?

    Et je me meurs,
    Me décompose,
    Silencieusement,
    Les yeux dans ce vague incertain,
    D'une profonde tristesse,

    Quand donc pourrai-je revenir parmi vous,
    Tendres humains dont j'envie l'existence,

    Le démon est apparu en moi,
    Dévorant mes entrailles et mon âme,
    Faisant de moi son disciple,
    Vulgaire sbire de ce fuel de feu et de sang.
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Lun 9 Mai 2011 - 21:36

    ~ Ayant finalement confié Edan à Dominura, Ludmila s’était donc installée proche de ces derniers, visiblement dans l’espoir d’avoir une quelconque discussion avec la femme qu’elle aimait. Se doutait-elle seulement de tout ce qu’il pouvait se passer lors de ces séances de thérapie ? Non, absolument pas. Et il ne lui venait pas même à l’idée que ce psychologue puisse avoir pour ambition de pousser son aimée à douter d’elle, de leur relation. Un professionnel pouvait-il réellement se permettre ce genre de chose ? Bien sûr que non. Et dans des cas de conflits ressemblant à celui au sein de son couple, la jeune psychologue n’avait quant à elle jamais cherché à rejeter la faute sur le conjoint de son patient – bien au contraire. N’étaient-ils pas là – psychologues – pour apaiser les tensions et les divers sentiments obscures de ceux qui avaient fait appel à eux ? Ainsi, la charmante blonde ne pouvait vraisemblablement pas imaginer l’horreur qui se tramait dans son dos, constatant simplement les étranges réactions de sa compagne face à elle.

    Pourquoi fuis-tu ma présence, mon contact ?
    Pourquoi fuis-tu mes regards, utilisant Edan comme prétexte pour gagner du temps ?
    Je ne suis pas ton ennemie, tu sais. Je suis celle qui sans doute t’aime le plus au monde. Je suis celle qui – bien que faisant d’innombrables erreurs, inconsciemment – te veut le plus grand bien. J’aimerais tant, que tout redevienne rapidement comme avant. Que tu te rendes compte de mon amour, de ce bonheur – pourtant si proche. Nous avons tout. Tu as tout, pour être heureuse. Pourquoi ne veux-tu pas seulement ouvrir les yeux, et te rendre compte ? ~

    Prenant sur elle pour ne pas se montrer impatiente – se contentant de regarder sa belle dans l’attente d’une quelconque réaction de sa part – Ludmila laissa un instant glisser ses yeux bruns sur la poitrine de Dominura, son sein étant à présent accaparé par leur adorable petit garçon. Sentant son cœur se serrer tandis que l’allaitement de leur fils devait sa seule occasion d’admirer les formes de sa compagne, la jeune femme détourna finalement les yeux, comme simplement gênée d’oser imaginer frémir d’envie devant cette scène pourtant si pure et naturelle. Non, elle ne pouvait pas. Son corps pourtant réagissait malgré lui, la frustration du désir contenu provocant en elle une étrange colère, néanmoins elle-même parfaitement dissimulée.

    Bam
    Bam
    Bam

    Relevant finalement les yeux dans ceux de son aimée, la jeune femme sentie son cœur s’emballer aux premiers mots de cette dernière, espérant sans doute qu’il était temps pour elles de discuter de l’avancé de Dominura avec son psychiatre. Ils avaient parlé de… ? Non. Plus rien. Un soupir intérieur faisant se nouer son ventre d’une angoisse nouvelle, Ludmila ne mis que très peu de temps avant de comprendre que Dominura n’irait finalement pas plus loin cette fois-ci. Ainsi frustrée de ne pas savoir, la jeune Russe se contenait néanmoins, passant seulement nerveusement ses doigts contre ses cheveux blonds, dégageant quelques mèches rebelles de son pâle visage. Dominura baissant les yeux, Ludmila quant à elle souhaita persister un instant, observant avec attention la nouvelle nervosité de son aimée.

    Que se passe-t-il, au juste ? Pourquoi ne veux-tu pas me dire ? Pourquoi ne veux-tu pas me parler, Dominura ? Je ne te comprends pas. Je ne peux pas te comprendre, tandis que déjà – fuyant mon regard – tu me rends notre enfant, comme te libérant d’un poids indésirable. Oui, je peux le tenir. Mais ne veux-tu pas profiter quelques instants de sa présence ? Edan ne tardera pas à s’endormir à nouveau : Sans doute aimerait-il passer plus de temps avec toi, tu ne crois pas ? Non. Non…

    Reprenant donc le petit dans ses bras – le calant contre son torse et épaule afin de soulager son estomac tout juste rempli – Ludmila se leva à son tour, embrassant doucement la tête de ce dernier tout en le berçant calmement. Son regard suivant néanmoins la belle française avec attention, la jeune femme resta un instant perplexe, pinçant ses lèvres entre elles tandis qu’elle hésitait entre insister ou simplement la laisser un peu seule. Dominura avait-elle besoin de temps, avant de lui parler ? Cela faisait déjà un mois, que ces séances s’enchainaient, deux fois par semaine. Cela faisait un mois, et aucune évolution – sinon négative – ne s’était faite sentir dans son comportement vis-à-vis d’elle.

    Restant à distance lorsque Dominura se rapprocha finalement de la fenêtre de la cuisine, Ludmila – cédant une fois de plus en ne souhaitant pas troubler davantage la femme qu’elle aimait – laissa finalement entendre, en un souffle qui se voulait rassurant, mais traduisant néanmoins – malgré elle – une certaine perte de confiance, une tristesse et une crainte certaine que tout cela ne s’arrête jamais :

    - C’est pas grave…

    Ca n’est pas grave, non. Nous parlerons plus tard – Lorsque tu seras prête.

    Y avait-il une quelconque rancœur, dans ces simples mots ? Non, absolument pas. Ludmila semblait visiblement sincère, sa voix ne trahissant aucune colère, aucune amertume. Son trouble seule sans doute suffisait à rendre ces mots plus difficiles à entendre – et à prononcer – qu’ils ne l’étaient réellement.

    Hop,
    Hop.

    Sans plus un mot – sentant son fils commencer à doucement s’endormir contre elle – la jeune Russe quitta finalement la cuisine, se dirigeant dans la chambre de ce dernier. Bordant le petit dans son berceau avec tendresse, Ludmila l’embrassa une dernière fois sur le front, avant de finalement quitter cette pièce, refermant doucement la porte derrière elle, afin que l’enfant ne soit dérangé par aucun bruit.

    Faisant un rapide tour par l’atelier afin de récupérer son téléphone portable, Ludmila eut finalement la mauvaise surprise de voir qu’elle avait reçu un message. Un message d’une personne, dont elle n’avait pas la moindre envie d’entendre parler. Son cœur se mettant à battre à vive allure, la jeune femme se dirigea finalement dans sa chambre, refermant la porte derrière elle tandis qu’elle ouvrait ce fameux message.

    # Message Reçu – Jeanne ROMLEY
    Je viens demain. Si tu ne me laisses pas voir ma sœur et mon neveu, je lui dis tout. xoxo

    Se laissant tomber assise sur le lit face à cela, Ludmila sentie tout à coup son cœur s’emplir d’une pression supplémentaire, la colère s’emparant d’elle tandis que – dans une impulsion désespérée et colérique – elle laissa ses doigts composer le numéro de téléphone de Jeanne, portant finalement l’appareil électronique à son oreille. Non, elle ne pouvait pas la laisser faire ça. Pas maintenant.

    Biiiip


    Biiiip


    Espèce de sale petite pute. Penses-tu que je vais te laisser ainsi pourrir ma dernière chance de m’en sortir avec ta sœur ? Jamais, je ne te laisserai lui parler. C’est à moi, de décider. C’est à moi, de choisir si oui ou non, elle doit savoir. Et ça n’est certainement pas à toi de lui dire la vérité. Non, non… Je vais te tuer, si tu oses faire une chose pareille. Et jamais, jamais tu ne verras mon enfant. Combien de fois faudra-t-il te le dire ?

    La colère m’emporte.
    Est-ce toi ? Ta messagerie ?
    Quoi qu’il en soit, ma voix déjà claque, tonne d’une froide détermination.

    Je t’interdis de venir ici.
    Je t’interdis de lui adresser la parole.
    Enfoirée – qui de ce chantage, me fait perdre la raison - ♠

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Mar 10 Mai 2011 - 14:03

    ~ Alors que la grande femme demeurait là, face à la ville de New-York qui apparaissait derrière les vitres claires de la fenêtre de la grande cuisine, elle garda le silence, pinçant ses fines lèvres entre elles, réprimant de nouvelles larmes venues d'on ne savait où. Comment pouvait-elle penser à ce qui se passait au fond d'elle-même, tandis que Ludmila, qu'Edan, avaient besoin d'elle ? Sans doutes était-elle quelque peu égoïste, dans le fond, tout comme sa tendre conjointe lui avait déjà fait remarquer par le passé. Mais en cet instant... était-ce réellement de sa faute ? Elle n'arrivait plus, à faire la part des choses, à songer à autre chose qu'à ses troubles, dont elle aurait pourtant aimé faire part à son aimée.

    Je ne peux pas... Te laisser entendre ce qui me passe par la tête.
    Je n'arrives qu'à le dire... A cet homme, extérieur à ma vie. Peut-être pour notre plus grand malheur ? Les mots ne s'alignent plus, tandis que je n'arrives pas à me positionner, face à toi. C'est terrible. Cela me ronge, me détruit, petit à petit, tandis que tu te fane également – Nos conversations ne sont plus ce qu'elles étaient.

    Mais si je ne te dis rien,
    Toi, tu me caches des choses. Importantes ? Cela fait un moment, que je trouves que tu ne réagis plus comme dans ton état normal, que tu me regardes, soit avec trop d'amour – Ce qui, avouons-le, pourrait paraître suspect – soit trop de distance. Ainsi. Comment réagir ? Je ne suis pas assez forte, en ce moment, pour pouvoir répondre à cette question. Alors je tourne les talons. Je fuis, alors que ce n'est pas moi.

    Depuis quand est-ce que je montre ce visage lâche,
    Cette incapacité à affronter les choses telles qu'elles sont ?

    Je ne me reconnais plus.
    A mon plus grand malheur sans doutes.

    BamBamBamBamBam

    Ce fut le cœur terriblement battant, emporté, que Dominura prit en compte les paroles soufflées par Ludmila, qui, pourtant, n'y avait pas mis une once d'amertume. Ce n'est... Pas grave. Pas grave. Non, en effet... Ce n'est pas grave. Ou bien... Si, justement ? Je ne sais pas, si au fond, je te remercie ou bien si je souffre que tu n'aies pas insisté afin de savoir les profondeurs de mon malêtre. Si tu avais insisté, sans doutes t'aurais-je repoussée une fois de plus, hurlant pourtant ce besoin de te savoir près de moi, ce besoin évident de te dire tout ce qui me torture. Mais, en l'occurrence, tu sembles encore vouloir fuir la réalité, abandonnant peut-être un peu trop rapidement à mon goût. Oooh, ma Ludmila... Comment te laisser ainsi partir, prenant notre enfant contre toi, comme voulant me l'enlever, une fois de plus ?

    Douleur.
    Passion.
    Torture.
    Distorded Face.

    Ne m'abandonnes pas ! Pas... Une fois de plus ! Mon amour... Ah, si seulement j'avais su, si seulement je savais, comment te garder auprès de moi ! Peut-être... M'ouvrir davantage ? Les paroles que je laisserais pourtant entendre ne seraient pas des plus joyeuses, sans doutes, mon esprit étant alors parfaitement incapable de voir le côté blanc de cette fumée opaque qui nous entoure.

    Et je te laisse partir.
    Et je ne te regardes pas, mon cœur se soulevant alors que ton aura s'échappe de la pièce, tout autant que celle de notre petit garçon, que tu portes à coucher. Pourrai-je seulement regretter, plus tard, d'avoir perdu quelques uns de ces instants précieux, de ma vie ? Sans doutes, oui, c'est pour cela, Ludmila, que tu devras sans doutes me les rappeler. Ma mémoire se fait floue, tandis que le temps semble se distordre, terrible et impassible.

    Le temps... N'est plus notre allié, Ludmila.
    Il nous rapprochera, ou nous éloignera peut-être.
    Il fera grandir notre enfant,
    Il marquera nos visages de ces rides inqualifiables,
    Il se jouera, de ma mémoire comme de mes souvenirs.

    Comment encore vouloir faire face à ce genre de choses ?
    Un temps. Deux temps. Tu es partie. Je me perds encore.

    ~

    Quelques longues minutes passèrent, durant lesquelles, tout d'abord, Dominura demeura là, à sa fenêtre, avant de finalement revenir en solitaire devant sa tasse de café dont elle n'avait pas encore touché une goutte. Avait-il tiédi ? Oh, non, puisque tous ces évènements, s'étaient mine de rien déroulés très rapidement. Tentant de reprendre la raison ainsi que de calmer ses songes plus morbides ou déplacés les uns que les autres, Dominura ferma les yeux, portant attention au moindre détail sonore alentour. C'est là qu'elle entendit des hurlements sourds, provenant d'une pièce lointaine de la maison, le feutre de ces sons pourtant balancés avec haine et puissance n'étant alors due qu'à l'épaisseur des murs et d'une porte fermée. Depuis la cuisine, vraisemblablement, la dessinatrice ne put rien déchiffrer. Pas une once, pas une bribe de mots lui parvint. Cependant, alors qu'elle se redressait, la bataille semblait toujours faire rage.

    Dans... La chambre ?

    Mais... Ludmila, n'étais-donc tu pas toute seule, lorsque je suis rentrée ? Si, je suis certaine que si. Il n'y a aucune aura d'une tierce personne, dans notre appartement. Alors... Le... Téléphone, sans doutes ?

    Pinçant ses fines lèvres entre elles, une fois de plus – Signe d'une angoisse grandissante mais surtout d'une nervosité plus grande encore – la belle française se décida alors à se rapprocher de sa propre chambre, où se trouvait une Ludmila visiblement emportée. Passant sa main sur la poignée, alertée par les cris de sa merveilleuse compagne, elle entra doucement, laissant entendre, visiblement soucieuse


    « ...Ludmila, trésor... ? »

    Mais un mot, un nom, lui claqua aux oreilles, sous l'impulsion de sa belle, qui, visiblement, attaquait une jeune femme, de l'autre côté du combiné. Jeanne.

    BamBamBamBamBam

    Non... Impossible ? La grande femme balbutia, son cœur s'emportant d'un seul coup tandis que sa lèvre inférieure s'était entrouverte, de par la surprise quelque peu... spéciale, oui, mauvaise :


    « Jeanne ? »

    Fronçant les sourcils, plus d'une horrible incompréhension que de colère, la grande femme sentit son corps comme fondre sous des frissons de sueurs froides. Ludmila avait donc... Encore des contacts avec Jeanne ? Mais pourquoi se disputaient-elles. S'étaient-elles mises d'accord pour lui soutirer de l'argent, et à présent, se bataillaient-elles pour le partage du butin ? Ha... Ha ha... Ridicule, n'est-ce pas ? Mais qu'est-ce qui prouvait, alors, qu'elles ne complotaient finalement pas, toutes les deux, depuis le début, comme un signe de vengeance ?! Non... Impossible ! Paranoïa.

    Pourtant,
    Le psychiatre avait bel et bien parlé de la famille, avec Dominura.
    Et Jeanne ne faisait-elle pas partie de ses craintes premières ?

    Je ne peux pas...
    Ludmila,
    Explique moi


    « Qu'est-ce qui se passe ici ? Ludmila ? »

    Je t'en prie
    Dis-moi
    Qu'il n'y a rien entre vous

    Je me meurs
    Et mes yeux vrillent dans les tiens, sans agressivité, sans amertume... Juste, une certaine douleur de trouble, d'incompréhension. Dis-moi... Dis-moi seulement,

    Aime-moi.
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Mar 10 Mai 2011 - 15:02

    ~ Une intenable vague de colère et d’angoisse s’étant emparée d’elle à la lecture du message de Jeanne, Ludmila oublia finalement la présence même de sa compagne dans la cuisine, leurs problèmes actuels, et tout ce qui s’en suivait. Prenant à cet instant plus à cœur le fait d’épargner à sa conjointe l’intervention indésirable de sa sœur cadette au sein de leur foyer – souhaitant également la protéger de la terrible réalité qui attendait sa vie future – la jeune Russe n’avait donc pas hésité une seconde avant directement téléphoner à la jeune française, cette dernière ne tardant pas à lui répondre. Ainsi commencèrent à s’enchaîner cris et menaces, d’un côté comme de l’autre. Ce qu’il en ressortait ? Jeanne continuait à insister, persistant dans l’idée de tout avouer à son ainée, au cas où Ludmila ne s’arrangeait pas pour la laisser la voir, ainsi que son neveu. Tentant tant bien que mal d’expliquer à Jeanne qu’elle ne pouvait absolument plus rien faire pour elle à ce niveau là, la jeune Russe parvint néanmoins à focaliser la conversation qui l’intéressait réellement, son cœur battant si vite qu’elle commençait à avoir bien du mal à se contrôler – ses joues étant à présent roses de colère et d’agacement.

    Tic
    Tac

    La porte s’ouvrit.

    La voix de Dominura se perdant dans la pièce, Ludmila – qui alors était dos à elle – ne s’en rendit pas immédiatement compte. Jeanne étant justement en train de demander pourquoi elle se priverait de révéler ce terrible mensonge à sa sœur, la jeune Russe – emportée et terriblement rageuse – lui laissa donc entendre, d’une détermination certaine et implorante, sincère dans ses propos comme dans son désir d’empêcher que toute cette histoire ne s’aggrave davantage :

    - Ca n’est pas le moment… Elle n’est pas prête ! Ne lui fais pas ce mal supplémentaire Jeanne ~

    Oui, c’est ta sœur, après tout. Toi, qui a toujours cru bon de t’en venter. Toi, qui – justement – disait être la personne la mieux placée, pour la protéger. Tu es totalement incapable de contrôler tes pulsions. Tu es incapable de prendre soin d’elle, préférant te montrer égoïste pour tenter de t’en approcher. Mais si tu veux réellement que Dominura ne te haïsse pas davantage, sans doute vaudrait-il mieux pour toi rester en retrait – du moins, pour quelques temps encore. Sais-tu, que ta chère sœur est déjà si fragile ? Elle ne doit rien savoir. Pas maintenant. Ce serait la condamner – nous condamner – à ne plus jamais pouvoir se remettre de ces multiples et désagréables expériences. Je ne veux pas prendre ce risque, mais…

    Bam
    Bam


    Le prénom de Jeanne venait d’être prononcé, là, derrière elle. Sentant son souffle se couper sur le coup, Ludmila ne répondit finalement plus rien aux attaques de Jeanne, à l’autre bout du fil – cette dernière semblant comprendre qu’elle ne devait rien dire pour l’instant, mais rageant toujours d’une incroyable fureur quant à l’idée de ne pas pouvoir fixer un quelconque compromis avec Ludmila, et ce afin de pouvoir leur rendre visite à New-York. Se tournant vivement vers la source de cette interrogation angoissée, Ludmila croisa alors le regard de sa compagne, ses lèvres s’entrouvrant tandis que son visage se mettait soudainement à pâlir. Depuis combien de temps, était-elle là ? Qu’avait-elle entendu ?

    Bam
    Bam

    Laissant Jeanne se défouler seule un instant – gardant néanmoins le téléphone contre son oreille – la charmante blonde laissa ses yeux bruns s’accrocher au magnifique regard de son aimée, cherchant à savoir – en une lueur nerveuse et coupable – ce que cette dernière avait bien pu entendre. Comment pouvait-elle seulement se sortir de là, à présent ? L’interrogation persistant sur le visage de sa compagne, la jeune femme restait donc figée, ne pouvant prononcer le moindre mot, et ce jusqu’à la prochaine intervention de l’illustratrice elle-même, qui – effectivement – ne pouvait pas réellement comprendre pourquoi sa sœur était toujours en contact avec sa conjointe.

    « Qu'est-ce qui se passe ici ? Ludmila ? »

    Ses lèvres se refermant en un pincement nerveux sur le coup, Ludmila laissa encore quelques secondes filer ainsi, attendant finalement que Jeanne se taise avant de bredouiller quelques mots, visiblement très gênée et troublée de se retrouver en une telle situation – dans l’incapacité de fuir pour l’instant :

    - Je… Je dois raccrocher…

    S’il te plait. N’oublies simplement pas, tout ce que je t’ai dis. Tu ne dois pas venir. Pas maintenant. Tu ne dois rien lui dire, au risque de la détruire davantage. Ou peut-être suis-je en train de faire une terrible erreur ? Quoi qu’il en soit, ça n’est pas à toi, de lui laisser entendre cette nouvelle.

    Ainsi – en un mouvement lent et terriblement tendu – Ludmila détacha le téléphone de son oreille, raccrochant avant de seulement y refermer ses doigts. Son souffle semblant rester bloquer dans son œsophage, la jeune femme resta un instant encore totalement figée, cherchant un moyen ou un autre de se sortir de cette délicate situation. Que pouvait-elle seulement dire, pour justifier cet appel ? Rien de bien convainquant, de toute évidence. Pourtant contrainte de dire quelque chose, la jeune femme en vint finalement à bredouiller à nouveau quelques mots, cette fois-ci à l’adresse de son aimée – qu’elle semblait supplier du regard.

    N’insiste-pas, s’il te plait.

    - Je… Rien… ! Rien de très important… !

    Ah oui ? Et pourtant, n’était-ce pas justement tout le contraire ? Ludmila s’enfonçait, à présent incapable de faire marche arrière. Ainsi – préférant dédramatiser la situation en admettant que Dominura n’ait entendu que le prénom de sa sœur – la jeune Russe n’ajouta rien à ce sujet, passant nerveusement l’une de ses mains dans ses cheveux avant de commencer à marcher – pieds nus, toujours – en direction de la porte d’entrée de la chambre. Bien qu’elle devait pour cela passer juste à côté de sa compagne, la jeune femme semblait bel et bien prête à fuir la situation, les larmes lui montant aux yeux tandis qu’elle se doutait du fait que Dominura ne pourrait cette fois-ci pas la croire. Mais que pouvait-elle alors s’imaginer ? –

    Je ne peux pas te parler de ça, Trésor.
    Je ne peux pas t’en parler, car nous ne sommes pas assez fortes.
    J’ai besoin de te savoir inconsciente, de ne pas aggraver la situation en t’apprenant cette nouvelle. J’ai besoin de rester près de toi, sans avoir à me justifier. Ne me fais-tu pas confiance ?

    Oui, fais-moi confiance.
    Ne pose pas de questions,
    Je t’en prie - ♠

_________________

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Mar 10 Mai 2011 - 15:59

    ~ Décidément, dans le couple entre la jeune Illustratrice et l'ex-psychologue, rien n'allait plus. Tout n'était plus que distorsions diverses, basées sur bon nombres de secrets tous aussi tordus et profonds les uns que les autres. Comment cela était-ce seulement possible ? La conversation n'était plus, et, alors que Dominura allait au plus mal, Ludmila avait été totalement absente pour elle. Rien de tout cela ne serait arrivé, si, sans doutes, la jeune blonde avait prit une once de responsabilités, confiant Dominura à une aide spécialisée, elle qui n'avait alors que subi qu'un petit trouble post-natal, sorte de baby blues sans réelles conséquences. Mais il était vrai que désormais, tandis que Ludmila lui cachait la moitié de sa vie et confiait l'autre moitié au pire des charlatans, le cerveau de la grande femme s'était complètement détraqué, soulignant l'incapacité de Ludmila à voir la vraie vie en face, elle, qui semblait ne savoir profiter de l'instant présent que lorsque ce dernier s'avouait fraichement positif.

    Et le négatif, dans tout ça ?
    Comment peux-tu me laisser seule, dans un moment pareil, Ludmila ?

    Voilà maintenant, cerise sur le gâteau comme on dit, que tu t'affaires avec ma sœur, celle-la même que je hais davantage à chaque visite, à chaque entretien, tandis que tu ne semblais pas plus la trouver sécurisante. Pourquoi, dans ce cas, t'acharnes-tu à lui parler, à lui permettre d'entrer en relation avec nous ? Es-tu totalement inconsciente ! Elle, qui a embrassé sa propre sœur, le jour de son mariage ! Elle, qui a voulu nous séparer tant de fois, qui serait, qui sait, peut-être prête à faire du mal à notre enfant pour se venger de ses multiples déceptions !

    Serais-tu totalement inconsciente, mon amour ?
    As-tu seulement pensé à Edan ?
    Mon cœur se serre, à cette pensée, à cette vision. Mon petit garçon...
    Tu ne peux pas, l'avoir mis de côté. Tu ne peux pas, me reprocher de ne pas en prendre soin, moi qui suis présente à ses côtés chaque jour tandis que tu fais comme si ce n'était que ton propre enfant ! Je ne suis pas une étrangère. Je suis sa mère ! Et j'ai le droit, de savoir, ce que tu trafiques derrière mon dos, si j'estime que cela puisse mettre notre petit garçon en danger !

    Une fois de plus, les pensées de la grande femme se perdirent en de multiples élucubrations plutôt négatives, cette dernière se gardant pourtant bien de montrer quoi que ce soit à sa conjointe, sur laquelle elle avait pourtant déposé des yeux aussi anxieux qu'interrogatif, ses pupilles sombre vrillant sur son visage si pâle, soudainement nerveux. Peut-être est-ce que l'inconscient de Dominura exagérait-il quelque peu la situation, la faisant dramatiser les évènements pour la pire des solutions ? Peut-être bien, oui, en effet. Mais au fond... En était-elle seulement responsable ? La paranoïa prenait le pas sur la raison, tout comme la folie se faisait petit à petit une place entre ses doutes et ses multiples appréhensions. Ludmila, Ludmila... Dis-moi seulement que tout cela est faux. Dis-moi, que ce que je puis penser est totalement erroné, indigne de ma personne.

    BamBamBamBamBam

    Mais mon cœur bat si vite, que j'en croirais mourir.
    Et je te regarde, encore et encore, comme à la recherche d'informations,

    Et tu nies.
    Encore, toujours. Terriblement, et faussement.
    Je ne te reconnais pas. Ou plutôt, je te reconnais bien, à fuir de nouveau la réalité, tentant de me faire croire qu'il n'y a rien. Rien. Est-ce vraiment le mot, que j'aurais souhaité entendre ?

    Il ne peut pas « rien » y avoir, si tu étais en communication avec ma sœur,
    Si tu hurlais comme si ta vie en dépendait, à en prendre le risque de réveiller notre adorable fils, pourtant si profondément endormi dans la chambre voisine. Je te regarde, et te demande, clairement. Qu'est-ce qu'il s'est passé. Dis-le moi. Maintenant. Je ne peux pas te faire confiance, c'est ça ? Ces sentiments de malheur que j'éprouve en moi me feraient presque pitié, tant je me déplore et je me vomis, je me crache, d'être aussi angoissée à la seule idée de te perdre, toi, qui ne sembles pourtant pas réellement te soucier de mon état craintif et soucieux.

    BamBamBamBamBam

    Quelques pas, de la part de la jolie blonde.
    Qu-Quoi ? Aurais-tu l'intention de fuir également de ta présence physique ?
    Détournant le regard, passant auprès de moi comme si de rien n'était ?

    Donne moi un indice.
    Dis-moi, seulement quelques mots.

    Rassure... Moi ?

    Juste, une once de vérité, sous ce masque de mensonge et de peur.
    Juste, de quoi me donner une certaine fierté, à être auprès d'une personne franche, et sincère. Dois-je te pousser à bout, pour trouver la clef de nos problèmes ? Je ne veux pas avoir à en venir à de tels extrêmes. S'il te plait. Ne me forces pas, à faire une chose pareille.

    Attrapant doucement mais fermement le bras de sa conjointe, la grande femme fit rapidement tourner cette dernière vers elle, ses yeux sombres et magnifiques, d'une couleur intense, plongeant au fond des siens dans un silence tout d'abord persistant, mais de plus en plus estompé sous son souffle chaud. Finalement, Dominura relâcha son étreinte, passant une main sur sa joue de la femme qu'elle aimait, son regard vrillant dans le sien, d'un certain doute mais d'une force plus grande encore, tandis que sa voix s'épancha dans un murmure :


    « Tu ne chercherais pas à me blesser, n'est-ce pas ? »

    Je cherche, la sincérité au fond de tes paroles. Mais tu vois bien, qu'au fond des miennes, je reste aimante et j'appuie sur la confiance que je te porte. Car je peux te faire confiance, n'est-ce pas, mon trésor ? Tu n'aurais pas envie, de la perdre, tandis que notre couple avance droit vers le vide, vers le néant, vers les falaises ? Il faut être deux, pour s'en sortir. Car si l'une tombe, l'autre, pourra toujours la remonter ; Si l'on est seul, alors l'on tomberait à coup sûr, franc, certain.

    Ramenant sa main à elle, faisant toujours face à Ludmila tandis que cette dernière s'apprêtait à vouloir sortir, Dominura sortit son téléphone portable de la poche de sa robe, composant un numéro sous le yeux de son aimée. Faisant un pas en arrière, elle montra l'image qui se trouvait sur le cadran de l'appareil : Jeanne.
    Ses yeux félins plongeant au plus profond de ceux de la belle blonde, Dominura laissa entendre, très calme, visiblement certaine de ce qu'elle voulait savoir.


    « Dis-moi ce qu'il se passe, Ludmila. Dis-le moi ou je m'en informerai moi-même, tu sais que j'en suis capable... »

    Pinçant ses lèvres fines, elle ajouta, tandis qu'aucune agressivité ne demeurait dans ses paroles, seulement imprégnées d'une certaine tristesse déterminée :

    « Que faisais-tu au téléphone avec ma sœur, petit chat ? »

    Dis-moi
    Seulement la vérité.
    Une bribe, seulement ?
    Cela me conviendrait.

    Contente-toi
    De me rassurer,
    Je n'en rajouterai pas.

    Comprends-moi seulement,
    Oui, comprends-moi.
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Mar 10 Mai 2011 - 17:20

    ~ Fuir – Fuir pour ne pas s’emporter, pour tenter d’abréger ces souffrances. Fuir, pour ne pas faire face, à la vérité. Suis-je indigne de ta confiance ? En un sens, un sans doute. Je ne peux pas rester là, à te regarder droit dans les yeux – incapable de t’avouer le véritable sujet de cette conversation téléphonique. Je ne peux pas te rassurer, tant la culpabilité me ronge, me pousse à croire qu’il me serait impossible de te dire quoi que ce soit, sans que nous nous disputions à nouveau. Le silence vaut-il seulement mieux que les cris ? Je n’en suis pas certaine. Mais ne suis-je pas la seule à crier, ces derniers temps ? Tu ne te ressembles plus. Mon comportement est sans doute étrange, différent : Nous tournons en rond, l’une après l’autre, sans plus jamais nous croiser –

    Fuyant donc le regard de sa conjointe après lui avoir répondu en faignant le manque d’intérêt de sa discussion avec Jeanne, Ludmila s’apprêtait alors à quitter la chambre, priant intérieurement pour que Dominura ne fasse rien pour la retenir. Pourtant, à peine passa-t-elle à ses côtés que la jeune femme sentie les doigts fins de sa belle se refermer sur son bras, ce contact provocant en elle une sorte de frisson dérangeant, angoissant : Pourquoi ne me laisses-tu pas partir ? Laisse-moi tranquille. Laisse-moi seule, Dominura. Ne t’ai-je pas moi-même laissé un peu de répit, ces dernières semaines ? Je sens bien, que tu n’as pas la force – ni même l’envie ? – de me parler de tes rencontres avec ce psychiatre. Mais je ne dis rien. Je n’insiste pas, te laissant le temps de venir à moi, de ton propre gré. Pourtant, Dieu sait comme j’aimerais pouvoir me rendre compte de la façon dont il s’y prend, avec toi. Est-il bon psychologue ? Compte tenu des résultats, j’en viens à en douter.

    Bam
    Bam

    Son regard vrillant finalement dans celui de son aimée, Ludmila pinça nerveusement ses lèvres entre elles, sentant son cœur s’emballer à nouveau tandis qu’elle comprenait que – cette fois-ci – peut-être ne s’en sortirait-elle pas si facilement. Contenant sa gêne lorsque Dominura laissa glisser sa main contre sa joue – subissant ce contact avec culpabilité, tel une gifle camouflée – la jeune Russe se sentie finalement défaillir face au murmure soufflé de sa compagne. Cherchait-elle à la blesser ? Bien au contraire.

    Bam
    Bam

    Mes sourcils se froncent, d’une douloureuse incompréhension.
    Est-ce vraiment ce que tu penses ? Ce que tu penses de moi ?
    Penses-tu que je serais toujours auprès de toi – à subir l’horreur de ces derniers temps – si je ne voulais pas ton bonheur, si je ne t’aimais pas – du plus profond de mon âme ? Je ne sais plus, ce que tu penses, ce que tu crois. Sans doute nous-sommes nous perdues, trop occupées par nos propres maux, notre fatigue et l’amour que nous portons à notre enfant. Te rends-tu seulement compte, de ce que nous sommes en train de lui faire, à douter ainsi l’une de l’autre ? Je me sens tellement mal, vis-à-vis de lui, comme de toi. Nous qui pourtant pensions pouvoir offrir le meilleur à notre petit bébé, en venant à nous déchirer, à ne plus communiquer – telles deux inconnues, incapable de se dire les choses, telles qu’elles sont.

    Est-ce ma faute ?
    Est-ce ma faute, si tu doutes ainsi de moi ?
    Je fais tout, pour que tu ne souffres de rien.
    J’éloigne la presse, les médias.
    J’éloigne ta sœur, et te préserve de cette maladie – tant que cela m’est encore possible.
    Je suis capable de tant, pour te protéger de tout cela. Peut-être de trop ?

    Voilà où en sont les limites.
    Tu penses que je cherche à te faire du mal.

    Suivant les moindres mouvements de Dominura lorsque cette dernière sortie son téléphone – Ludmila restant figée sur sa précédente question au point de ne pas réellement savoir quoi lui répondre – cette dernière se sentie défaillir à nouveau lorsque sa compagne lui montra l’image de Jeanne sur son téléphone, comme lui promettant d’ores et déjà de contacter elle-même sa cadette. Ses sourcils restant nerveusement froncés lorsqu’elle releva les yeux vers le visage de sa conjointe, Ludmila resta à nouveau silencieuse, prenant simplement sur elle la nouvelle menace que lui prodiguait la belle française, visiblement déterminée malgré son calme effrayant.

    Que je te dise ce qu’il se passe, ou tu t’en informeras toi-même ? Oh, je sais, que tu en es capable. Mais je t’en prie, ne fais pas ça… Qui sait ce que cette idiote serait capable de te dire, et ce dans l’unique but d’obtenir ton attention, tout en me balayant sur son passage. Et pourtant, je comprends. Je comprends, que tu puisses douter de moi, de ma sincérité à ton égard. Je ne suis pas tout à fait honnête, pour des raisons qui me sont personnelles. Je n’ai pas la force de tout avouer : Ca n’est pas le moment. Non – comme je l’ai laissé entendre à Jeanne, il me semble que tu n’es effectivement pas prête à entendre la vérité. Alors quoi ? Je dois trouver quelque chose. Et je trouverai, avant que tu n’en viennes à parler à cette petite garce, qui une fois de plus vient semer le trouble dans notre couple – comme si la situation actuelle ne suffisait pas.

    « Que faisais-tu au téléphone avec ma sœur, petit chat ? »

    Je ne supporte pas, cette détermination triste, au fond de tes yeux. Suis-je si cruelle ? Je ne me rends pas compte. Je ne m’en rendais pas compte, Trésor. Mais je ne peux plus me défiler à présent, n’est-ce pas ? Alors parlons. Parlons, de ce qui peut être dis, dans l’attente du bon moment – qui n’existe sans doute pas, en toute objectivité - pour te dire la plus entière vérité.

    Ses lèvres étant pincées entre elles tandis qu’elle regardait sa belle dans les yeux, Ludmila sentie les siens s’embuer de quelques larmes, prenant néanmoins sur elle afin de les contenir. Laissant quelques secondes de silence se glisser entre elles, la jeune femme prit finalement son courage à deux mains, son regard fuyant un instant tandis que sa voix s’élançait doucement, brisant le calme de leur chambre à coucher :

    - Jeanne veut vous voir, Edan et toi.

    Là n’était que la simple et stricte vérité. Que dire de plus, pour justifier ses élans colériques, les cris qui – malheureusement – avaient très certainement attirés Dominura jusqu’ici ? Ses yeux noisettes replongeant avec amour mais hésitation dans ceux de son aimée, la jeune femme continua finalement, faisant un pas en avant afin de laisser l’une de ses mains glisser doucement contre la joue de la belle française – se montrant tendre, malgré sa nervosité :

    - Elle ne me contact que pour insister à ce sujet mais

    Fronçant légèrement les sourcils tout en implorant sa compagne de ses yeux sombres de ne pas insister, la jeune psychologue continua, ses doigts glissant tendrement contre quelques mèches de ses doux cheveux bruns par la même occasion :

    - Je ne veux pas que tu t’inquiètes à ce sujet… Laisse-moi gérer ça, d’accord ?

    Je t’en supplie Trésor. Tu as déjà bien d’autres choses en tête, n’est-ce pas ?

    Bam
    Bam

    Evidemment, ça n’était pas tout. Mais – parvenant peu à peu à retrouver son assurance – la jeune Russe pu contenir ses troubles, et ainsi se montrer relativement convaincante. Sans doute valait-il mieux en rester là, à présent. Laissant échapper un léger soupir afin de se décharger de toute la pression qu’elle avait pu accumuler depuis cet appel, la jeune femme ne parvint finalement plus à détacher son regard de celui de sa compagne, se rapprochant doucement de cette dernière, sa main libre venant se refermer doucement et sagement contre sa taille.

    Un regard,
    Sur tes lèvres.

    Et les miennes se pincent à nouveau,
    Mes yeux bruns retrouvant les tiens, d’une demande implicite et hésitante.
    Est-ce que tu me crois ? Me fais-tu confiance, à présent ?

    J’aimerais t’embrasser.
    J’aimerais t’enlacer,

    Et mourir dans tes bras,
    Afin d’oublier – ♥

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Mar 10 Mai 2011 - 17:58

    ~ A présent face à sa conjointe, Dominura ne se sentait absolument pas prête à baisser les yeux ou à se laisser marcher dessus, ce qui aurait sans doutes été une nouvelle faiblesse, une nouvelle faille dans sa force mentale pourtant encore existante, dans le fond. Elle ne pouvait pas laisser les choses se passer ainsi, et demeurer dans le trouble. Impossible ! Tout simplement impossible. Alors, elle avait demandé, à ce que les choses soient mises au clair, sans détour possible. Cette fois, inutile de se défiler, Ludmila pouvait voir, au fond de ses yeux sombres, que la belle française ne se laisserait pas berner par un énième mensonge, qu'elle ne laisserait pas la jolie blonde lui filer entre les doigts tout en gardant la solitude de l'inattention et l'angoisse d'un esprit sombre.

    Non, cette fois, tout devait s'éclaircir.
    Et les paroles de la grande femme ne manquèrent pas de sonner, dans la pièce, comme d'une tendre mais intense détermination à s'apaiser quelque peu. Dis-moi. Dis-moi seulement, la vérité, et je cesserai de t'en vouloir pour rien, à me fier à mes premières impression. Si tu ne me dis rien, tu te douteras sans doutes bien que la première chose qui me viendrait à l'esprit serait prise comme une vérité absolue ? Il n'y a plus de place à l'imagination, lorsque nous sommes dans une pareille brèche, mon amour. J'ai peur.

    J'ai peur.
    Et, sous tes mots,
    Je préfère m'imaginer des ponts de pierre plutôt que ceux de cordes,
    Au-dessus de ce vide terrible qui nous guette.

    Alors réponds-moi, réponds-moi seulement, franche et sincère, je ne me permettrai pas de te juger davantage.

    BamBamBamBamBam

    Un instant de silence perdura, avant que Ludmila ne pince nerveusement ses fines lèvres maquillées entre elles, comme doutant quelque peu et réfléchissant tout autant aux paroles qu'elle laisserait entendre à sa jolie compagne. Leurs regards se croisèrent, comme signe de la pureté de la sincérité, bien que celui de Ludmila se retrouva bien rapidement embué de larmes, avant que sa voix ne s'élève en quelques étranges paroles, étranglées. Jeanne voulait les voir, elle et leur petit garçon ? Impossible. Ou bien... Si, justement ? Cela était parfaitement probable, étant donné les machiavéliques plans de cette odieuse sœur. Mais alors... Était-ce pour cela, que Ludmila avait laissé entendre de telles paroles, avait ainsi élevé la voix ? A ces nouveaux questionnements intérieurs, Dominura se perdit quelque peu en elle-même, les paroles de Ludmila lui résonnant dans la tête, tandis que son visage affichait à présent une expression plus horrifiée qu'auparavant, gardant tout de même un calme olympien.

    Une main, sur la joue de la grande femme.
    Un échange, malheureux, mais profond, et sincère.
    Quelques nouvelles paroles, tout aussi appuyées, franches.

    Jeanne la contactait afin d'insister à ce sujet. Au sujet de... ? Faire pression sur la pauvre Ludmila afin de voir Dominura et Edan !! Ah ! Voilà bien une chose dont cette garce de sœur Romley était bien capable de faire, afin de semer la panique au sein du couple, de la famille ! Pinçant ses lèvres en réprimant un frisson d'effroi à l'entente de ces mots, Dominura laissa son regard intense, amoureux et attentif entrer dans celui de la magnifique blonde, se délectant de cette proximité calme, de chacun de ses traits, choses qu'elle n'avait pas pu faire pendant bien longtemps mais dont elle profitait à présent, sous cet élan de franchise profonde qui la rassurait, malgré la gravité de la situation.

    Étrangement, mon cœur s'apaise, tout autant qu'il se déchire.
    Ainsi, il ne s'agit là que de pression, de tentative de corruption, que tu cherches à dévier ? Peut-être, certainement même, pour mon bien ? Dire, que j'ai pu penser aux plus horribles choses, à ton sujet, Ludmila... Tu ne sais pas, quelles sont ces visites, ces rendez-vous, qui me tuent. Cet homme me rends folle. Il me ramène à mes propres terreurs, et m'y enferme, paranoïaque.

    Je suis à présent
    Enfermée dans ma propre cage dorée,
    Incapable de m'en sortir,
    A part, peut-être, par le biais de tes yeux,

    Lorsque j'y vois une once de vérité,
    Car la Vérité, oui, cette Vérité, est celle qui libère, qui apaise, qui reconstruit.

    Je me ressource, auprès de toi.
    Comme avant. Comme au tout premier jour. Cette sensation, merveilleuse, de renaitre.
    Renaitre plus fort. Renaitre plus pur. Renaitre aimant et altruiste,
    Ne serait-ce que quelques instants.

    ~

    Finalement, quelques dernières paroles en virent à clore le sujet, Ludmila laissant entendre à l'illustratrice qu'elle ne voulait pas qu'elle s'inquiète à ce sujet. Pouvait-elle faire l'effort de laisser son aimée gérer de pareilles choses, alors qu'il s'agissait de sa propre sœur ? Dominura hésita un instant, ses yeux sondant comme ceux de son aimée, de leur intensité sombre et profonde, ne lui laissant aucun répit, analysant sa franchise et toute la confiance qu'elle pouvait mettre en elle. Tu me promets, que cela n'est que pour notre bien à tous, Ludmila ? Me promets-tu, de tout faire pour protéger notre enfant, si je te laisse te débrouiller seule à cette affaire ?

    Je ne puis qu'accepter.
    Accepter, afin de te montrer, la confiance que je te porte,
    Oui, cette confiance, toujours présente, au plus profond de moi.

    Et je me rapproche quelque peu, mes yeux s'arrêtant dans les tiens. Un souffle, un murmure, peut-être même une once de léger sourire, là, au coin des lèvres, se voulant rassurant :


    « Tu ne voulais pas que je m'inquiète, n'est-ce pas petite fleur ? »

    Elle lui accorda un tendre baiser, au coin des lèvres, avant d'ajouter, la dépassant alors, se dirigeant vers la porte et se retournant vers elle, en un regard profond, entre la taquinerie et le sérieux d'une tristesse infinie :

    « Mon psychiatre a souligné le fait que la communication soit importante. Même si tu te gardes bien de me donner les détails, j'aimerais que tu me parles de ces choses, qui nous concernent toutes deux, qui concernent notre petit garçon. »

    Un léger sourire, comme pour souligner sa confiance en elle, et Dominura passa la porte, rejoignant la chambre d'Edan, se penchant au-dessus de son petit lit, caressant sa douce joue d'un de ses longs doigts fins, murmurant quelques douces paroles

    Dors, mon tout petit,
    Nous sommes là
    Aimantes,
    Pour toi,
    Et à jamais.
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Mar 10 Mai 2011 - 19:32

    ~ Consciente de dissimuler une fois de plus une part de vérité à la femme qu’elle aimait, Ludmila parvenait donc néanmoins à prendre sur elle pour ne rien montrer de sa propre culpabilité. Avouant donc à Dominura que sa sœur cadette insistait et usait de pression sur elle dans l’unique but de voir son ainé et son neveu, la jeune Russe s’était quelque peu rapprochée de sa belle, profitant de ces instants de calme et de sincérité pour se ressourcer quelque peu. Dominura la croyait-elle ? Visiblement, oui. Ainsi, au léger rapprochement de cette dernière, Ludmila se pu que sentir une vague de soulagement l’envahir, un très fin sourire venant répondre à celui de sa belle. Trouvant dans ses beaux yeux verts de quoi retrouver le courage de croire en l’avenir de leur couple, la charmante blonde resta un instant ainsi fascinée, espérant intérieurement que cet instant ne se termine jamais.

    « Tu ne voulais pas que je m'inquiète, n'est-ce pas petite fleur ? »

    Ses sourcils se fronçant quelque peu d’une gêne palpable à ces quelques mots, la jeune Russe n’en répondit finalement rien, se contentant de scruter sa belle avec attention : Te moques-tu de moi, Dominura ? Je ne sais plus, comment prendre ce calme. Me penses-tu sincère, où te renfermes-tu à nouveau, faignant la confiance ? Non. Jamais tu ne ferais une chose pareille, n’est-ce pas ? Je décide ainsi de ne pas perdre cette assurance retrouvée, passant contre ta joue le bout de mes doigts, d’une tendre et délicate caresse.

    Je ne veux pas que tu t’inquiète, en effet. Bien plus que tu ne le crois. Bien plus que je ne te le laisse penser. Alors – s’il te plait – ne t’inquiètes pas, et fais-moi seulement confiance. Tu n’as pas besoin de soucis supplémentaires, n’est-ce pas ? Peut-être – de mon côté – aurais-je besoin d’aide. Mais jamais, jamais je ne pourrais alors te l’avouer : Ce secret me ronge, me glace. J’en suis à présent prisonnière, au risque de te perdre. Que diras-tu, lorsque tu en prendras finalement connaissance ? Ces mensonges ne seront peut-être pas aussi justifiés à tes yeux, qu’ils le sont aux miens. Et alors, sans doute devrais-je subir les conséquences de mes actes, de mon audace. Je t’en protègerai, aussi longtemps qu’il me sera possible de le faire.

    Bam
    Bam

    Fermant un instant les yeux au baiser de Dominura au coin de ses lèvres, Ludmila sentie son ventre s’enflammer un instant, ses joues rosissant quelque peu tandis qu’elle s’attristait d’ores et déjà de voir sa compagne se défaire de sa faible mais pourtant présente étreinte. Un fin soupir soulevant sa poitrine lorsqu’elle vit Dominura se diriger vers la sortie de la chambre, Ludmila resta quant à elle figée sur place, regardant sa belle et croisant son regard lorsqu’elle lui adressa ses derniers mots. Un fond de taquinerie, sous ce triste sérieux ? Touchée en plein cœur par cette expression des plus significatives, la jeune Russe ne put soutenir davantage le regard de son aimée, baissant les yeux un instant lorsqu’elle se mit à parler des conseils de son psychiatre. La communication est importante, oui. Evidemment, la jeune psychologue en était elle-même consciente, ne trouvant donc rien à redire à ce commentaire tout à fait cohérent de la part du nouveau médecin de sa compagne. Mais était-ce si évident ?

    « Même si tu te gardes bien de me donner les détails, j'aimerais que tu me parles de ces choses, qui nous concernent toutes deux, qui concernent notre petit garçon. »

    Son regard croisant à nouveau celui de Dominura avant qu’elle ne sorte – malgré le rassurant sourire qu’elle lui adressait - Ludmila sentie son cœur s’effondrer à nouveau, prenant ces mots comme une sorte de reproches, masqués derrière l’étrange air qu’affichait à présent sa compagne. Depuis quand – au juste – se disaient-elles ainsi les choses ? Si Dominura ne faisait en apparence preuve d’aucune amertume, le ton qu’elle employait ne pouvait que faire douter sa compagne, cette dernière restant perplexe face à tout cela – bien qu’étant finalement parfaitement d’accord avec le fond de ces pensées. Bien sûr. Il fallait qu’elle communique davantage, qu’elle cesse de mettre ainsi Dominura de côté – pour la protéger. Tout cela ne finirait-il pas par mettre leur famille en danger ?

    Bam
    Bam

    Pourquoi es-tu partie si vite ? Pourquoi ne veux-tu pas simplement rester avec moi, et profiter quelques instants du sommeil paisible de notre enfant ? Je ne te demande qu’un peu d’attention. Depuis combien de temps, ne nous sommes-nous pas enlacés, vraiment ? Sans parler de sexe en particulier, depuis combien de temps, n’avons-nous pas eu ce genre de contact, simple, doux et rassurant ?
    J’ai toujours, tellement besoin de toi,
    Mon Amour. ♥

    ~

    Incapable de rester seule dans cette chambre, Ludmila ne tarda pas à en sortir à son tour, rejoignant sa compagne dans la chambre de leur fils. Dominura accepterait-elle sa présence, maintenant qu’elles avaient commencé à faire un pas, l’une vers l’autre ? Souhaitant continuer dans cette voie, la jeune Russe tentait donc finalement une nouvelle approche, passant dans le dos de Dominura avant de coller son corps au sien, ses bras entourant tout d’abord sa taille d’une tendre étreinte. Fermant les yeux après avoir accordé un tendre regard à leur fils endormi – étant donc également face à son berceau – Ludmila laissa ses lèvres se refermer en de tendres baisers contre la nuque nue de sa belle, ses mains caressant son ventre et ses hanches en tout en préservant une sagesse hésitante.

    Ne pas aller trop vite.
    Ne pas se montrer trop imposante.
    Ne pas insister – si Dominura en venait à la repousser.

    Ses gestes se faisant tendres et sensuels, la jeune femme laissa finalement quelques murmures se glisser à l’oreille de son aimée, calme et sincères, bien qu’indiscutablement avide d’une quelconque tendresse :

    - Quand pourrais-je retrouver… ma fougueuse amante ? ~

    Ses lèvres glissant finalement dans le cou de sa compagne, Ludmila laissa doucement – fourbe – sa main glisser vers le bas-ventre de sa conjointe, oubliant un instant la présence d’Edan, emportée par la renaissance de sa passion, sans doute provoquée par cette lueur d’espoir entre elles, quelques secondes plus tôt.

    J’ai simplement besoin de sentir ton amour, tu sais.
    Et si tu n’as pas la tête à ça, si tu n’en as pas envie,
    Alors j’aimerais seulement pouvoir te l’entendre dire.

    Tout comme toi, je n’ai besoin, que d’être rassurée.

    Alors dis-moi.
    Dis-moi seulement,
    Que nous ne sommes pas étrangères,
    L’une, contre l’autre ~ ♥

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Mar 10 Mai 2011 - 22:02

    ~ Dominura, suite à cette petite confrontation avec Ludmila, confrontation qu'elle avait réussi à calmer de ses paroles calmes et posées et de la confiance qu'elle avait porté en sa conjointe, s'était alors rendue jusqu'à la chambre de son petit garçon, retrouvant ce dernier, qui dormait profondément dans son petit lit de bébé. S'inclinant auprès de lui, de toute sa douceur, la grande femme passa sa main sur sa petite joue, la caressant de ses doigts de dessinatrice, frais de fins, pâles et élégants, emplis d'une grâce certaine et d'une attention pure et maternelle. Les yeux mi-clos, Dominura s'abandonnait ainsi à quelques paroles, marmonnées, chantées, d'une douceur intense, cherchant comme à rassurer l'enfant de sa présence et de sa tendresse tandis qu'il n'était pas même perdu dans ses propres pleurs.

    Dors, dors, mon tout petit,
    Ne te préoccupes donc pas, de ce que tu as pu entendre, en ces autres et terribles pièces.
    Tes mères, t'aiment toujours autant,
    Plus que tout au monde.

    Te doutes-tu seulement, de cette attention que nous te portons, toutes deux ?
    Je ne sais pas, malgré tes jolis sourires et tes yeux qui nous suivent à présent avec cette petite lueur adorable, si tu as conscience de ce qui se passe réellement autour de toi. Vois-tu, tout ce qui nous trouble, tout ce qui nous déchire tout autant que ce qui nous lie ? Tu n'as jamais mérité, mon petit Edan, de te retrouver, tout comme nous, dans une telle situation.

    Et je te regarde,
    Doucement,
    Tendrement,
    Entendant déjà ta seconde mère, que j'aime tant, entrer dans la pièce.

    Ce ne sont plus des doutes, seulement un léger vent, auquel je ne fais plus tant attention, maintenant que mon cœur s'est apaisé. Et je me redresse, et je me relève, acceptant ces quelques doux baisers dans ma nuque qui se perd à présent en de nouveaux frissons de plaisir ou d'effroi. Je ne peux pas me passer de toi... Non, je ne peux plus me passer de toi, mon amour, mon trésor, tandis que ton corps se rapproche du mien, sans que je n'arrives à savoir si je veux de cette présence auprès de moi... Ou bien si je cherche à m'en échapper. Tes murmures, me font frémir, alors que tes mots me touchent droit au cœur, comme la renaissance d'un souvenir lointain.

    Une flamme, au fond de moi,
    Semble comme se rallumer,
    Me faisant fermer les yeux, incapable de réprimer ces sentiments qui demeurent en mon âme toute entière, à risquer de me faire flancher dans les pires abysses.

    BamBamBamBamBam

    Se retournant soudainement vers la belle blonde, la grande femme laissa ses yeux passer dans les siens, d'une profondeur intense, tandis que ses doigts fins glissèrent contre son front, rajustant une de ses mèches blondes derrière l'oreille, ne la quittant plus du regard. Je me perds, à l'intérieur de tes pupilles sombres, comme cherchant en toi une réponse à ta propre question, comme voulant voir en toi le reflet de ce que tu penses de ma personne, en cet instant même. Est-ce que... Tu me reconnais seulement ? Tes dires semblent me dire le contraire, alors que, pourtant, l'envie, le plaisir et le désir semblent toujours étrangement présents. Ne suis-je pas tout simplement devenue folle ? J'aimerais, encore demeurer, avec toi, à jamais, comme nous avons toujours vécu notre vie commune.

    Avant, nous nous posions moins de questions, n'est-ce pas ?
    A moins qu'elles... N'aient simplement étés que différentes ?

    Notre vie n'a jamais été facile.
    Et je te souris, incapable, en cet instant, de te refuser quoi que ce soit, une partie de mon esprit cédant à ta torride demande tandis qu'une autre se rebelle intérieurement, se retourne, se fâche, comme prête à faire cesser mes forces vitales. Je profite, de chaque instant, de chaque caresse.

    Mon front contre le tien,
    Mon regard se fait plus profond, plus insistant, plus lumineux mais plus entendu également.
    Accordé à mes sourires, accordé à mes soupirs, que je t'offre, sans plus une once d'hésitation, cherchant comme à lire en toi, toute entière,

    Te dévorer,
    De ces yeux qui ne voient que toi,
    Comme la vengeance par le plaisir,
    De tout ce mal que tu m'as fait.

    Je ne suis ici qu'à toi,
    Et je ne m'offrirai pas à tes bras, ma très chère fleur,
    Cette fois, ce sera moi, qui te dévorerai, te faisant comprendre, ce que cela fait, lorsque l'on n'a plus le contrôle. Ni sur son corps. Ni sur son âme. Je te détruirai de cette envie, de ces frissons, de ce plaisir, psychopathe de ton amour et de ces tendresses. Meurs, de jouissance contre moi, tandis que mes mains passent contre ton visage frais, je sens cette flamme euphorique remonter en moi. Quelques caresses maladroites, fougueux baiser.

    Une jambe, passant contre tes cuisses,
    Des yeux fermés, mes lèvres contre les tiennes,

    Je veux ta mort tout comme ta délivrance,
    Toi qui ne semble penser qu'au plaisir,
    Je te ferai souffrir de trop en avoir,

    Entre mes mains,
    Tu succomberas à mes charmes,

    Me retrouvant,
    Il n'y a plus de place au regret.

    Tic, Tac, Tic, Tac.
    Tendres amants.

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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Mer 11 Mai 2011 - 16:08

    ~ Bien qu’appréhendant sans doute intérieurement un quelconque rejet de la part de sa conjointe, Ludmila s’en était donc finalement approchée, laissant ses mains glisser contre son corps en de sensuelles caresses. Quelques mots, et ce baisers – tendres, aimants, mais également brûlant de ce désir intenable, insatisfait depuis de bien trop nombreuses semaines. Comment pouvait-elle seulement tenir, elle qui n’avait jamais été habituée – depuis ses seize ans – à se passer si longtemps de ces dangereux contacts ? Cette étrange passade dans leur couple ne manquait pas de lui faire se remémorer – à son plus grand malheur – les quelques mois ayant suivi leur rupture, lorsque Dominura – sans même lui dire – avait pris l’avion pour l’Australie. Ces mois, durant lesquels la jeune femme ne pensait plus qu’au travail, refusant catégoriquement d’être approchée par qui que ce soit. Qu’elles soient séparées – à l’époque – ou entremêlées dans les troubles actuelles, le désir, le plaisir de la charmante Russe n’appartenaient qu’à Dominura – toujours. Comment alors ne pas souffrir de se voir s’éloigner ainsi de la femme qu’elle aimait ? La seule idée de devoir s’en séparer à nouveau suffisait à briser le cœur de Ludmila, cette dernière tentant donc sa chance – comme cherchant à profiter de cette courte mais relativement positive conversation pour avancer davantage.

    Te montrer mon désir n’est-il pas un moyen de communication comme un autre ? Tu ne peux pas nier, que le sexe a toujours été pour nous un élément moteur. Nous ne parlions au peu, au tout début, n’est-ce pas ? Et pourtant, nous nous comprenions. Je pouvais lire, ces sentiments, ces émotions, dans ton regard. Je pouvais apprendre de toi, te découvrir davantage, lorsque nous nous libérions de nos positions respectives.

    Et maintenant ? J’ai parfois l’impression d’être la seule, à vouloir retrouver la flamme et la passion qui nous liait autrefois. Je me sens seule, sale, de te vouloir mienne ainsi, tandis que tu ne cesses de me fuir. Sans doute ne devrais-je pas m’y prendre ainsi. Sans doute devrais-je me montrer plus raisonnable, ne pas même ressentir cette envie, lorsque l’incompréhension nous déchire.
    Je n’en suis pas capable – Tant je t’aime ~

    Bam
    Bam

    Sentant finalement Dominura se retourner vers elle, Ludmila laissa ses mains glisser dans le bas du dos de cette dernière, son regard croisant alors immédiatement le sien. Un sourire doux et malicieux se dessinant doucement sur ses lèvres face à celui de sa compagne, la jeune femme se sentie soudainement terriblement heureuse, les battements de son cœur se ravivant d’une joie tendre et sincère, balayant ainsi une bonne partie de ses angoisses. Etait-elle seulement en train de rêver ? Non. Dominura la regardait, ses yeux brillant de cet air entendu et adorable, comme elle ne les avait pas vu depuis bien trop longtemps. Ses dents glissant un instant sur sa lèvre inférieure tendis qu’elle sentait les doigts de l’artiste passer contre son front, Ludmila laissa alors ses yeux noisettes scruter avec attention ceux de sa belle, comme cherchant en eux une quelconque confirmation à ce qu’elle ressentait à présent.

    Son front se reposant un instant contre celui de Dominura, Ludmila ne manqua alors pas de répondre à ses sourires, sentant son corps se réchauffer d’une douce tendresse face aux expressions de sa belle.

    Es-tu sincère, à me regarder ainsi ? Je ne sais pas, ce que tu penses. N’est-ce pas étrange ? Tu ne semblais pourtant pas réellement ravie de me voir, tout à l’heure. Comment savoir – alors – si tu ne fais pas cela uniquement pour me faire plaisir, voir me faire cesser cette acharnement, pourtant apaisé ces derniers temps ? J’aimerais pouvoir être certaine, que tout cela est réel. Que tu ne me caches rien, que notre couple est capable de se remettre des derniers évènements. Mais je profite, de chaque seconde, de chaque geste.

    Bam
    Bam

    Répondant bientôt avec plaisir et amour aux fougueux baisers que lui offrait sa compagne, Ludmila sentie son corps se perdre en quelques souffles d’envie, ses mains appuyant sensuellement contre le bas du dos de sa belle afin de la rapprocher d’elle davantage. Sentant la jambe de cette dernière glisser contre sa cuisse, la jeune femme ne manqua pas d’en frémir, ses lèvres se refermant avec passion contre les siennes – délicieuses. L’une de ses mains vint finalement rejoindre la nuque de la jeune femme, la caressant avec tendresse tandis que Ludmila tentait de ne pas se laisser aller à un emportement déplacé.

    Es-tu seulement consciente, que je ne veux pas de sexe, pour du sexe ? Je te veux toi. Je veux te retrouver, et pouvoir à nouveau te parler librement. Ces contacts nous aideront-ils à y parvenir ? J’en ai l’espoir, tandis que déjà mon corps réagit à tes attentions, mon ventre se crispant parfois d’une difficulté certaine à contenir mon envie. Je veux te sentir davantage, contre moi. Mais je ne veux pas tout gâcher, tu comprends ? Je ne veux pas aller trop vite, ni même te donner l’impression de ne vouloir que cela. Si la fouge et l’impatience a pu nous exciter à de bien nombreuses reprises par le passé, je crains qu’ils ne nous anéantissent davantage, en de telles circonstances.

    Bam
    Bam

    Rouvrant un instant les yeux, Ludmila laissa un souffle d’envie séparer doucement ses lèvres de celle de sa belle, captant alors à nouveau son attention, son charmant sourire illuminant ce visage peu à peu devenu si monotone. Ses yeux brillant d’une malice et d’une tendresse nouvelle, la jeune femme repoussa néanmoins quelque peu son désir, souhaitant être absolument certaine que Dominura était sur la même longueur d’onde – afin de ne pas compliquer les choses davantage, donc :

    - Ma Chérie… J’espère que tu sais… à quel point je t’aime


    Murmurant ces quelques mots afin de ne pas réveiller leur petit garçon – dont elles occupaient à présent la chambre – Ludmila ne perdit pas un instant son sourire, seul son regard semblant vriller un instant : Tu le sais, n’est-ce pas ? J’aimerais pouvoir t’en dire davantage, sans avoir l’air ridicule. J’aimerais pouvoir te dire, comme je souffre de me sentir ainsi si loin de toi, ces derniers temps. Comme je m’en veux, de t’avoir lâchement confié à ce psychiatre, me déchargeant sans doute d’un poids qui – de par ma faiblesse ces derniers temps – auraient pu causer notre perte. Je ne pouvais pas simplement continuer ainsi, à fermer les yeux, tu sais ? Tu t’es mise en danger, en marchant – inconsciente – sur cette route. Tu t’es mise en danger, et cela a été trop, pour moi.

    Bam
    Bam

    Tu ne m’as pas repoussé.
    Je sais, à présent. Je sais, que tu ne me détestes pas totalement.
    Alors regardes-moi. Et dis-moi, que tu es consciente de mon amour.
    Tandis que mes doigts – fourbes d’une malice entendue – glissent contre ton décolleté, s’attelant sensuellement au déboutonnage de ta robe. Mon visage se rapproche du tiens. Mes lèvres frôlent ton oreille, d’un tendre et sincère murmure, sans doute excitant malgré lui :

    - Reviens-moi

    Et mes lèvres se referment - juste là - dans le creux de ton oreille, où ton parfum sans doute se fait le plus délicieux. Je sais, que tu souffres également. Mais que puis-je faire, si nous ne nous retrouvons pas, comme avant ? Nous avons besoin de calme, d’amour et de stabilité. Je suis prête à faire tant d’efforts, pour nous. Je suis prête à me faire violence, pour te parler davantage, et écouter ce que tu as à me dire.

    Mon Amour,
    Dis-moi, que tu tout va s’arranger.
    Reviens-moi, et continuons,
    Ensemble ~ ♥

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Mer 11 Mai 2011 - 17:41

    ~ La grande femme qu'était Dominura, malgré les troubles de son âme, pouvait-elle seulement détester celle qu'elle aimait tant ? Non. Impossible. Même si elle pouvait douter, de par les mots de son psychiatre, des réelles intentions de Ludmila, l'illustratrice ne pouvait en venir à lui vouer une quelconque haine, tant elle y était attachée, tant elle l'aimait, corps et âme. Certes, elle n'arrivait plus à faire la part des choses, concernant leur relation. Certes, bien qu'elle y mettait tout son cœur, elle n'arrivait plus à lire au fond des magnifiques yeux de sa tendre conjointe. Mais il n'y avait pas là une once de reproche ou d'amertume, seulement la tristesse profonde de ne plus pouvoir se retrouver elle-même, la retrouver, elle, en tant que femme en qui elle pouvait porter une confiance aveugle.

    Pourtant, de la confiance, elle lui en donnait.
    Elle voulait lui en donner, des plus profonds espaces de son esprit meurtri.
    C'est pourquoi, en cet instant, elle s'était abandonnée dans ses bras, priant intérieurement pour que tout redevienne comme avant, sans cette folie absurde qui semblait la guetter, jour après jour, semaine après semaine, son état empirant d'ailleurs sous les yeux de la jeune Ivanov.

    Je ne sais pas, si je peux encore passer mes mains sur ton corps sans ressentir le frisson du doutes, sous le plaisir que je semble vouloir atteindre dans tes bras. Je ne sais pas, si je peux encore te regarder dans les yeux sans qu'une certaine lueur te montre encore que je me pose des questions à notre sujet. Mais tout cela est normal, n'est-ce pas ? Nous avons une vie. Une sécurité. Une famille, que nous avons construite ensemble, un enfant, que nous chérissons plus que tout.

    Il est normal, alors, de vouloir le meilleur pour notre existence,
    N'est-ce pas ?
    Tu serais incapable, de me dire le contraire, ma tendre et douce, mon aimée Ludmila.

    Ainsi je te regarde,
    Je me noie dans tes yeux, sous tes caresses,
    Dans ces baisers que je t'offre alors, plus insistants, plus fougueux, attirants et sensuels, comme au premier jour.

    Je fais... Comme abstraction de mes troubles.
    Mais ma détermination me trahit, tandis qu'en mes gestes peuvent se lire un désir intense de te retrouver, de faire ressurgir en toi cette personne que j'ai tant aimé, que j'aime encore, que je recherche à nouveau dans le moindre de tes regards et de tes mouvements.

    Tu me dis, vouloir de moi.
    Puis-je te croire ?
    Oui, je te crois.
    Peut-être est-ce une faiblesse de ma part, mon psychiatre irait sans doutes en ce sens...
    Mais je te crois.
    Quitte à en périr, oui, à mon plus grand péril.

    Je prends le risque, par amour.
    En ferais-tu autant pour moi ?

    ~

    BamBamBamBamBam

    Le cœur battant, Dominura s'était donc bel et bien rapprochée de son aimée, lui laissant alors la joie de l'espoir, de pouvoir retrouver cette personne qui lui avait tant manquée. Et si la clef de leur relation serait sans doutes la franchise, la clef de leurs contacts demeureraient la confiance aveugle, l'emportement, comme elles l'avaient si bien développé au fil du temps.

    Un sourire. Un sourire, profond, intense, indéniable, auquel Dominura ne put réprimer une réponse, étirant ses jolies lèvres maquillées en un autre sourire tout aussi magnifique. Quelques murmures. Était-elle consciente de l'amour que Ludmila lui portait ? Vraisemblablement, oui. Ainsi, comme la belle blonde put le constater, sa conjointe ne la repoussa pas, engageant, au contraire, un contact plus proche encore, plus fusionnel. Et, alors qu'elle passait une main douce et fraiche sur la joue de sa belle, la grande femme murmura à son tour, également dans un soucis de ne pas réveiller le petit Edan qui dormais là, mais aussi dans une sensualité certaine et rassurante


    « Oui, je le sais... Je t'aime tant, mon amour... »

    Avait-elle l'air d'une parfaite idiote, là, ses yeux profonds se délectant de ceux de son aimée tandis qu'elle laissait entendre des paroles qui auraient pu être prises comme la pire des niaiseries ? Pas le moins du monde. Car il y avait là la profondeur du sujet, de leur attachement. La profondeur de la franchise, de la sincérité émouvante.

    Je ne pourrais pas me passer de toi, le sais-tu ?
    Et je souffre, de cette distance,
    J'ai souffert, de tes mots, de mon accident,
    Qui n'aura fait que nous déchirer davantage.

    Pardonne-moi.
    Pardonne mes attitudes, mes troubles.

    Je ne suis heureuse qu'auprès de toi.

    La grande femme dût réprimer un frisson, un frémissement de son corps tout entier lorsqu'elle entendit le murmure de sa conjointe, ses baisers, au creux de son cou, ces derniers attirant bien rapidement un intense désir, qu'elle n'avait pas ressenti depuis bien longtemps. Etaient-ce ces évènements, le fait que Ludmila ne lui dise jamais ce qui n'allait pas entre elles, qui avait bloqué en elle le pouvoir de ressentir le besoin d'avoir le corps de sa conjointe auprès du sien, contre le sien ? Inévitablement.

    Ainsi, en cette journée
    Tout semblait s'éclaircir,
    Comme le soleil ressurgissant d'entre les nuages.

    Echangeant un regard entendu et malicieux avec sa conjointe, Dominura laissa alors entendre, d'une voix suave et magnifique, que l'on ne lui connaissait plus depuis longtemps


    « Mais c'est à vous, de me revenir, Mademoiselle Ivanov~ »

    Et, attrapant son aimée par la main, elle se détacha d'elle pour l'entrainer dans la chambre voisine, la leur, faisant glisser ses mains sur son joli corps de femme avant de pousser son amante sur le lit, se retrouvant à califourchon sur elle, tandis qu'elle se penchait, couvrant son cou de baisers, laissant ses lèvres atteindre son oreille

    « Tu m'as manquée...♥ Petit chat. »

    Et je te cherche encore,
    Je tente de nous retrouver
    Sous la violence de notre plaisir

    Tu es mienne, Ludmila
    Et s'il le faut
    Je te tuerai
    Pour te garder auprès de moi.
    A jamais.
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Jeu 12 Mai 2011 - 17:05

    ~ Profitant de chaque seconde passée sensuellement blottie contre le corps chaud et rassurant de sa compagne, Ludmila ne pouvait contenir son immense joie, celle d’avoir ainsi retrouvé espoir, confiance. Etait-il possible, que tout s’arrange ainsi, si simplement ? Qui sait. Leur avenir restait en péril, tandis que les deux jeunes femmes semblaient pourtant parvenir à surmonter leurs troubles respectifs. Souriant donc d’une malice aimante et entendue, Ludmila ne pu qu’être d’autant plus heureuse lorsque sa belle lui laissa entendre qu’elle était consciente de son amour. Et qu’elle l’aimait également ? Ces mots faisant naître en elle une nouvelle flamme de passion et d’excitation, la charmante Russe ne put alors contenir un léger rire, de simple et pur bonheur. Se faisant néanmoins très discrète afin de ne pas réveiller leur enfant, Ludmila resta donc ainsi au plus proche de sa belle, ses doigts s’attelant à une tâche qui n’était pas sans lui rappeler de nombreux et délicieux instant : Le déboutonnage de la robe de sa conjointe.

    Pinçant légèrement ses lèvres entre elles d’une tendre et malicieuse attention face aux regards des plus attirants que lui lançaient sa magnifique conjointe, Ludmila resta alors un instant silencieuse, focalisant entièrement son attention sur cet agréable vent d’air frais entre elles. Non, ça n’était évidemment et définitivement pas qu’une histoire de sexe. La jeune Russe désirait – certes – le délicieux corps de sa conjointe, mais privilégiait néanmoins le rapprochement spirituel qui ici semblait les réunir. Lui en voulait-elle, d’avoir refusé tout contact, ces deux derniers mois ? Bien sûr que non. Si le jeune couple n’avait pas réellement parlé de tout cela, Ludmila restait consciente que sa compagne avait besoin de temps pour se remettre de cet évènement – heureux bien sûr – mais également physiquement douloureux. Néanmoins, l’absence de tendresse et de lien physique entre elles – aussi sage soit-il – lui avait terriblement manqué, à l’en faire douter sur leurs capacités à surmonter toutes ces émotions, ensembles.

    Bam
    Bam

    Ce que je lis dans tes yeux pourrait à présent me faire pleurer de joie, le sais-tu ? Je suis heureuse. Simplement heureuse, de te voir ainsi sourire, frémir sous mes baisers, comme aux premiers jours. Je suis heureuse de te sentir contre moi, d’entendre tes mots – sans cette étrange distance, qui ces derniers temps semble nous poursuivre. Et tes murmures m’attirent, comme ils me rassurent. Serait-ce à moi, de te revenir ? Très bien. Si tu l’entends ainsi, alors, je viendrai à toi. Comme je le tente pourtant chaque jour – sans doute non sans énormément de maladresse – depuis de nombreuses semaines.

    Hop,
    Hop.

    En un rien de temps, Ludmila fut bientôt attirée dans la chambre voisine, serrant tendrement la main de Dominura dans la sienne – un sourire profondément heureux et euphorique s’étendant sur ses fines lèvres rouges. Se laissant simplement tomber sur le lit – ses cheveux s’y étalant gracieusement – la jeune femme mordilla un instant sa lèvre inférieur, son cœur s’emportant davantage lorsque sa compagne vint s’asseoir à califourchon contre elle. Son regard vrillant un instant sur la poitrine à présent découverte de cette dernière, la jeune Russe étouffa un léger souffle en sentant ces excitants baisers contre son cou, puis ces murmures, plus émouvants encore qu’elle ne l’aurait cru.

    Oh, mon Amour…
    Tu m’as manqué, toi aussi.
    Tu m’as tant manqué, que je n’ose à présent plus songer à la position dans laquelle nous nous trouvions, il n’y a seulement que quelques minutes. L’appel de Jeanne n’aura finalement pas eu que des mauvais points, n’est-ce pas ? Je comprends mieux, à présent. Je comprends, qu’il ne me faut plus fuir, mais seulement t’expliquer, te rassurer. Je sais pourtant, que tu es bien assez sage et mature – bien plus que moi – pour comprendre ce que j’aimerai pouvoir te dire. J’ai simplement si peur – toujours – de te blesser davantage, d’accentuer tes troubles – bel et bien présent, quels qu’en soient les instants que nous partageons actuellement.

    Bam
    Bam

    Mes mains glissent un instant contre tes cuisses, passant sous cette pourtant si jolie robe. Mes lèvres cherchent les tiennes, se perdant un instant dans ton cou, contre tes joues. Et un souffle brûlant m’échappe, empli de passion et d’amour, avide d’une tendresse passée mais en proie à renaître :

    - Mhmm… Viens par là

    Comme je t’aime.
    Toi, mon seul et unique amour – A Jamais.

    Bam
    Bam

    Ses ongles se refermant un instant contre les sublimes jambes de sa belle – toujours terriblement parfaite à ses yeux, et ce bien malgré les quelques changements de son corps suite à sa grossesse – Ludmila laissa finalement l’une d’elle venir rejoindre la nuque de Dominura, y glissant quelques sensuelles caresses – avide de nouveaux baisers. Ne précipitant pas les choses, la jeune Russe se montrait alors d’une tendresse incroyable, prenant plaisir à laisser ses doigts glisser contre la peau de sa belle, parcourant finalement une à une chaque partie de son corps, d’une grande attention sensorielle. L’impatience ne semblait plus être de mise, tandis que la charmante blonde se sentait à présent en totale confiance, souhaitant laisser à sa conjointe le plaisir de diriger la situation à sa guise.

    Nous avons du temps devant nous, n’est-ce pas ?
    Edan est tout juste endormi, et ne se réveillera sans doute que dans une heure – Peut-être deux ?
    Si l’un de nos téléphones se met à sonner ? S’il quelqu’un frappe à notre porte ? Il attendra, n’est-ce pas ?
    Je veux te retrouver, te redécouvrir. Je veux te sentir, te goûter. Et déjà ton odeur me rassure, tes baisers m’attirent. Ma notion du temps finira par se perdre, à ainsi me complaire dans ces divins échanges.

    Mes doigts rejoignent à nouveau ta robe, en ouvrant les derniers boutons. D’une douce sensualité, je laisse mes mains glisser contre tes épaules, descendant ensuite doucement contre ta poitrine. Je ne sais pas, d’où me vient cette étrange fascination, ces derniers temps. Oh, il semble évident que tes seins m’ont toujours incroyablement attirés, comme bien sûr absolument chaque parcelle de ton délicieux corps. Mais… Je me prends parfois à les observer d’une envie terrifiante, jalousant notre fils d’y avoir accès plusieurs fois par jour. Non, non, ce ne sont pas des joues, ni-même des objets. Pourrais-je seulement un jour t’avouer ces pensées ? Non. J’ai tant honte, parfois, de te désirer ainsi. Tes seins – donc – m’attirent et me fascinent. Ainsi je laisse y glisser mes doigts, mes yeux, avant de finalement relever mon sombre et malicieux regard dans le tiens :
    Ils sont miens, n’est-ce pas ? Edan s’échappe un instant de mes songes : Tu n’es plus sa mère. Tu es mon amante, la femme que j’aime – uniquement.

    Bam
    Bam

    Laissant échapper un léger rire heureux et malicieux quant à son propre regard entendu, la jeune femme se sentie rougir légèrement, attirant à nouveau Dominura à elle tout en se maudissant d’avoir décidé – ce jour précisément – de se mettre en pantalon. Ne souhaitant néanmoins pas rester passive vis-à-vis du plaisir de sa compagne, la jeune femme ne tarda pas à laisser l’une de ses jambes se replier doucement, entrant ainsi en contact avec l’entrejambe de cette dernière. Une, deux… trois secondes ? Mes doigts glissent sur ta joue. Mes doigts se perdent, contre ta peau nue, de ces jambes qui m’attirent.

    Embrasses-moi encore, Dominura.
    Je ne veux plus parler, je ne veux plus respirer.
    Mon corps est tiens : Guide-moi seulement –
    Et je t’obéirai – Fourbe et Déterminée,
    A t’aimer - ♥

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Jeu 12 Mai 2011 - 17:55

    ~ La grande femme retrouvant à présent sa tendre conjointe et semblant quelque peu se retrouver elle-même par la même occasion, ne manqua pas d'avoir en l'esprit quelques pensées au sujet d'un quelconque dérangement. Et si quelqu'un en venait à frapper à la porte ? Elle n'irait pas répondre, et empêcherait par ailleurs la jolie Ludmila de le faire. Et si leurs téléphones sonnaient ? Cela n'importait pas plus. Que ce soit quelqu'un d'important, un rappel de la banque, un quelconque éditeur ou bien une énième librairie en recherche d'auteurs afin d'organiser des stands de dédicaces... Dominura n'en avait, en cet instant, strictement rien à faire, préférant de loin rester là, entre les bras attentifs et aimants de sa compagne.

    Hmmmh... Ludmila. Étrangement, l'impression qui passent en mon corps tout entier, en mon âme, semble être comme un frisson de retrouvailles suite à une longue séparation, un voyage forcé. Comme si... Nous ne nous étions pas reconnues, depuis tout ce temps, étrangères l'une pour l'autre tandis que je n'arrivais plus à lire tes sentiments, en toi, au fond de tes yeux noisette. Et je redécouvre, le plaisir de sentir tes mains contre ma peau, la présence de tes doigts contre ma hanche ou bien ma nuque, la profondeur de tes baisers... L'intensité de mes émotions, la splendeur de ton parfum, la magnificence de tes traits, de ton visage tout entier.

    Comment ais-je seulement pu être tant aveugle ?
    J'ai peur, que les doutes reprennent le dessus sur ma raison,
    Que cet homme, vil et fourbe, machiavélique, en vienne à porter nos efforts à néant.

    Dois-je m'en vouloir ?
    Je suis juste... Quelque peu... Fragile ?
    Moi, qui était si sûre de moi, moi, qui étais si forte, il n'y a pas de cela si longtemps.

    Est-ce vraiment moi, Dominura, cette femme, partie en Australie vivre en Australie auprès des autochtones durant une année entière, loin de la technologie et du confort du continent Américain ? Est-ce vraiment moi, qui ai vu tant de fois la mort en la surmontant toujours, en cherchant d'aller de l'avant pour contrer le danger ? Est-ce vraiment moi, oui, cette femme puissante en son esprit, qui avait appris que la matérialité n'avait pas réellement de raisons d'être, préférant l'aspect humain, social, de la vie ?

    J'ai l'impression...
    D'avoir tout oublié de cette vie.
    D'être devenue...
    Oui, comme tu le dis, ma Ludmila,
    Une putain de mollassonne. Une putain de faible. De lâche.

    Trouillarde et peureuse.
    Est-ce là l'effet de la crainte pour la famille ?
    Je ne suis plus seule.
    Sans doutes est-ce là, le soucis majeur...

    Une autre vie est en jeu, tandis que je ne peux plus songer à mon propre développement. Après tout, j'ai toutes les raisons, d'avoir peur, n'est-ce pas ? J'ai la sécurité du petit Edan en jeu. Je n'ai plus le droit, d'être épanouie pour moi-même. Je n'ai plus le droit. Édouard... Mon petit... En a été la pire victime. Victime de mon incapacité, à réagir au bon moment. Je ne peux plus rien faire de ma vie, maintenant qu'Edan est là. Je me suis, comme verrouillé des portes, enchainé les mains et les pieds. Mon dieu... Mais pourquoi est-ce que mes pensées sont si troubles, si détestables ? Voilà le visage de cet homme, qui me reviens. Je ne serai jamais heureuse. Je ne pourrai plus jamais être simplement heureuse...

    STOP !!

    Fermant un instant les yeux tandis que ces horribles pensées s'enchainaient au plus profond de son esprit et que Ludmila terminait de déboutonner sa robe avec sensualité, Dominura rouvrit cependant rapidement ses paupières maquillées de vert anis, la profondeur de ses yeux sombres glissant en ceux de sa conjointe en une lueur aimante et passionnée, cachant parfaitement bien tous les songes qui étaient passés en elle en une bribe de secondes à peine.

    Tu es là, auprès de moi.
    Plus rien d'autre ne compte.
    Plus rien d'autre n'existe.
    N'est-ce pas ?

    Tu es à moi.
    Rien qu'à moi.

    Et déjà, je me penche en caresses, en baisers, mes doigts glissant le long de ta nuque, de ton cou, arpentant les coutures de ton décolleté avant de se perdre contre la peau blanche de ta poitrine. Mon corps, fait comme pression au tien, tandis que je demeure, là, te soumettant à la contrainte de m'avoir au-dessus de toi, sans pour autant t'imposer un quelconque réel emprisonnement physique. Encore un instant, et un souffle se perd d'entre mes lèvres fines, qui, alors, esquissent un sourire entendu, profond et fourbe, quelque peu emporté sans doutes, alors que ta jambe remonte contre cette partie si sensible de mon corps, que tu connais si bien.

    HhhHh~ !

    Se penchant légèrement plus vers sa conjointe, couvrant à présent sa peau – Au dessus de son décolleté – de baisers, l'illustratrice laissa glisser ses mains le long du corps de la belle blonde, passant sur son ventre, ses hanches, en de terribles et sensuelles caresses. Encore plus bas, oui, petit à petit. Bientôt, elle en arriva à déboutonner son pantalon, le lui ôtant avec lenteur et sensualité amusée, ne quittant pas son beau visage des yeux – Non sans se contorsionner quelque peu, l'on devra bien l'avouer. Ceci fait, elle remonta alors au niveau de son aimée, passant ses mains sous le haut de cette dernière, se mordant la lèvre inférieure en un sourire entendu et quelque peu taquin.


    « Tu es... A moi~ ♥ »

    Un léger rire faussement machiavélique passant d'entre ses lèvres fines, la grande femme fondit alors avec plus de détermination sur sa conjointe, une main contre sa joue, dévorant ses lèvres de fougueux et intenses baisers, ses doigts libres se faufilant alors jusqu'à l'entrejambe de cette dernière, y insistant en de terribles caresses.

    HhhHh~

    Comment puis-je seulement
    Avoir ces instants de doutes,
    Alors que je suis si heureuse,
    De te voir auprès de moi,
    Jour après jour.

    Malgré notre séparation,
    Nous nous retrouvons
    Enfin
    Corps et âme,
    Envers et contre tout.
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Sam 14 Mai 2011 - 16:35

    ~ Se laissant aller dans les bras de sa conjointe, Ludmila ne pouvait en effet être consciente des pensées et des doutes de cette dernière, Dominura parvenant donc à merveille à les dissimuler. Profitant quant à elle de chaque seconde passée sans plus se poser la moindre question, la jeune Russe ne pouvait plus à présent que sourire, jubiler intérieurement de la renaissance de son bonheur avec Dominura. Tout allait s’arranger, n’est-ce pas ? Dis-moi, que tout va s’arranger. Je ne veux plus jamais te voir si loin de moi, si longtemps. Je ne sais pas, ce que cet homme peut te dire. Je ne sais quelles sont ces idées, qu’il ose te mettre en tête. Mais tout cela ne doit plus avoir d’importance. Peut-être suis-je finalement celle qui pourra un jour te permettre de retrouver le sourire ? Je ne m’en sentais pas capable. Je ne m’en sentais plus capable, tandis que la fatigue et les secrets se sont accumulés entre nous. J’aimerai être plus présente, pour toi. Mon Amour. ♥

    Ludmila était-elle consciente du fait que Dominura se sente – en quelque sorte – prisonnière de son nouveau rôle de mère ? Pas vraiment, non. Puisqu’elles n’en avaient jamais parlé ensembles, la jeune femme n’osait pas imaginer une pareille chose, ne ressentant pas du tout – de son côté – cette sensation de contrainte. Edan était pour elle un petit miracle, le plus beau cadeau qu’il soit pour leur couple. Et bien qu’elle se sentait elle-même responsable de sa santé, de sa sécurité, la jeune Russe n’en oubliait pour autant pas sa propre vie, faisant parfaitement la différence entre sa vie de femme, et sa vie de mère. Etait-ce tout simplement parce que – contrairement à elle – Dominura avait porté leur enfant durant ces huit mois de grossesse ? Etait-ce de part son expérience passée – et douloureuse – avec Edouard ? Ludmila serait bien surprise d’avoir connaissance de ces troubles, fermant les yeux sur cette possibilité quant au comportement de sa belle ces derniers temps.

    Tu es toujours la même – au fond – n’est-ce pas ?
    Notre fils a besoin de toi, épanouie. Il a besoin de te sentir heureuse, et non pas de te voir te sacrifier pour lui. Tu es une mère formidable, tu sais ? Mais pour le bien de tous, tu dois aussi rester cette femme attirante et dynamique, que j’ai toujours connue. Cette femme que j’aime, plus que tout au monde.

    Bam
    Bam

    Tout s’enchaîna finalement bien rapidement. Bientôt, la charmante blonde pu sentir son corps se cambrer d’impatience, là, prisonnier de la sensuel pression soumise par celui de la femme qu’elle aimait. Bientôt, cette dernière prit soin de lui retirer son pantalon, dévoilant ses fines jambes nues avant que ses mains ne viennent se refermer contre la nuque de sa belle. Son regard noisette ne la quittant pas une seule seconde, la jeune femme mordilla un instant sa lèvre inférieure, laissant échapper un très léger rire heureux et aimant aux quelques paroles de l’illustratrice.

    Suis-je à toi ? Oh oui, je suis tout à toi, mon Trésor.
    Jamais je ne souhaiterais être entre d’autres bras, tandis que les tiens me rassurent, m’apaisent et m’excitent. Cette excitation, qui monte en moi – terrible – à en faire rosir mes joues. Et ton rire m’amuse, tout autant qu’il m’entraine davantage, dans ces élans sensuels, cette sauvage envie de toi.

    Un instant, quelques mots, malicieux et emportés, mais sincères :

    - HhHh… !! OuihH… Je ne suis qu’à toihH

    Embrasses-moi.
    Embrasses-moi encore,
    Je te suis prisonnière ~

    Fermant les yeux lorsque Dominura fondit à nouveau sur elle, Ludmila répondit à ses baisers avec plaisir et passion, ses mains se posant contre les joues de la belle brune, l’attirant ainsi davantage à elle. Sentant son corps se cambrer contre le sien – sans même qu’elle ne puisse le contrôler – la jeune femme ne pu contenir un terriblement sensuel soupir de plaisir lorsqu’elle sentie les premières caresses de Dominura glisser contre son intimité. Etouffant quelques gémissement tandis qu’elle avait à présent bien du mal à ne pas mordiller amoureusement les lèvres de sa compagne – son souffle ne lui permettant plus guère de lui offrir de véritables baisers – la jeune femme resta quant à elle figée ainsi quelques instants, brûlant de son propre plaisir.

    Son désir était tel – suite à ces quelques mois d’abstention – que la jeune Russe se sentait d’ores et déjà proche de l’orgasme, devant prendre sur elle pour ne pas laisser son excitation la pousser à négliger les propres désirs de sa belle. Ainsi se força-t-elle quelque peu à ménager ses ressentis, ses cambrures se faisant plus douces tandis qu’elle portait à nouveau ses mains au niveau des épaules de Dominura, faisant glisser sa robe avant de la jeter tout simplement un peu plus loin. Clac. Clac. Dégrafant sensuellement le soutien-gorge de sa belle, Ludmila ne tarda pas à l’en défaire à son tour, l’attirant ensuite à elle en un souffle sauvage et déterminé :

    - Viens contre moihHh… HhhHh ~

    Je veux te sentir, contre mon corps.
    Je veux te sentir vivre, contre moi.
    Retire-moi donc ce pull, qui me sépare encore de toi.

    Ses jambes s’écartant très doucement tant son corps s’emballait sous l’excitation, la jeune Russe laissa finalement glisser sensuellement sa cuisse contre l’entrejambe de sa belle, ses mains restant sur ses joues tandis qu’elle lui volait à nouveau quelques langoureux baisers.

    Serre-moi encore.
    Embrasse-moi,

    Mon Ange ♥

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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Sam 14 Mai 2011 - 17:17

    ~ Alors que la grande femme se retrouvait dans les bras de la personne qu'elle aimait plus que tout au monde, certaines pensées ne pouvaient cependant toujours pas s'échapper de son esprit, malgré ses plus grands efforts. Pourquoi, ces songes parasites s'obstinaient-ils à demeurer dans son âme toute entière, tandis qu'elle aurait pu, en cet instant, être la femme la plus heureuse du monde ? Elle avait, sous ses mains, sous ses baisers, la plus belle des compagnes, qui ne cherchait, au fond, qu'à faire son bonheur. Et dans la pièce d'à côté, un petit garçon des plus parfaits, qui semblait se développer le meilleur du monde. L'illustratrice vivait avec sa petite famille dans un immense et merveilleux appartement New-Yorkais, sa réputation n'avait subi aucune ombre depuis longtemps, et son travail en tant que dessinatrice avait été depuis très longtemps reconnu et acclamé à travers le monde. Que demander de plus ? De telles réactions, de tels comportements, ne mettraient-ils pas hors d'elles de nombreuses femmes, envieuses de la situation absolument incroyable de la belle française ? Elle avait tout pour elle. La beauté. La richesse. La renommée. L'amour. La famille. Que demander de plus, alors ?

    Peut-être simplement...
    La stabilité mentale.

    BamBamBamBamBam

    Le cœur battant, l'excitation à son comble, la grande femme ne pouvait s'empêcher de laisser quelques soupirs de plaisir passer d'entre ses jolies lèvres maquillées, alors qu'elle se délectait du parfum de sa belle, cette dernière frissonnant et se cambrant sous ses doigts, ses mouvements, ses gestes bien placés.

    Et je te recherche, oui, je te cherche, et te trouves, comme avant, comme au premier jour, me doutant bien que mon corps t'avait sans doutes manqué, ces derniers temps. Étrangement, dans l'instant présent, je n'arrives pas à m'en sentir coupable. Est-ce une faute ? Je ne voudrais pourtant pour rien au monde que tu me délaisses, que tu en désires un autre, une autre. Ne m'abandonnes pas, tout simplement. Je serai davantage à tes côtés, désormais...

    Mais je t'en prie,
    Dis-moi, toujours, toute la vérité.
    Rien que la vérité.

    Et mes doigts, contre ton corps pâle et précieux, d'une clarté éclatante, semblent te préserver, semblent te laisser comprendre que tu es à moi. Oui, mon amour, tu es mienne, corps et âme, pauvre Alice prise entre les griffes d'une sombre reine, égoïste et égocentrique, avide et avare, possessive. Je te fais comprendre, de mes frissons, de mes frémissements, des cambrures de mon corps, de mes gémissements, que je ne désires que toi, que ce instant ne puis que me procurer un intense plaisir. Et pourtant ? Pourtant, sous mes souffles, sous mes mots, sous cette notion de possession et de domination que je t'impose avec sensualité et respect... Demeure un mal-être étrange, comme si je demeurais en dehors de moi-même, incapable de me revenir, malgré tous mes efforts.

    Pourtant, tu sens mon plaisir,
    Sous tes doigts,
    Sous tes mouvements,
    Sous nos baisers torrides.

    HhHhHHh~

    Ludmila. Ne t'arrêtes pas.

    Et je me délecte, et je jouis de cette étrange puissance qui renait en moi de nos contacts, de cette voix que tu me laisses entendre en un souffle terrible, entre quelques uns de nos intenses baisers. Que je vienne, contre toi ? Déjà, nous sommes nues, tant nos mouvements semblent traverser le temps, en une vitesse incroyable, sans réellement nous laisser le temps de nous rendre compte ce qu'il se passe réellement entre nous, dans ce profond contact, cette communion de nos corps entremêlés.

    BamBamBamBamBam

    Tout va si vite,
    Si lentement pourtant

    Laisse-moi te posséder
    Un instant encore
    Laisse-moi te donner le plaisir,
    Laisse-moi jubiler de ces retrouvailles

    Quelques souffles
    Quelques gémissements,

    Oh, Ludmila.
    Tu m'auras faite mourir,
    Plus violemment encore, que bien des rencontres de nos corps, de nos âmes.

    ~

    Quelques longues minutes avaient passées, depuis la fin de leurs ébats. De longues minutes, oui, durant lesquelles les deux jeunes femmes avaient pu reprendre quelque peu leur souffle, leurs esprits, s'échangeant quelques dernières douces caresses, quelques regards doux, apaisés, pour ne pas dire « satisfait », mot pourtant véridique mais quelque peu déplacé, sans doutes, dans ces circonstances. Installée auprès de cette femme qu'elle aimait tant, la grande femme, de son côté du lit, s'était tournée vers cette dernière, alors appuyée sur le flanc, une main sous sa tête, observant la jolie blonde de ses yeux d'un vert sombre et profond, magnifique, brillant.

    Aujourd'hui, tu as pu effacer quelques uns de mes doutes.
    Pourtant, cela ne suffira peut-être pas, tu sais ? J'ai besoin de savoir.
    De tout savoir, ce qui te troubles.

    Est-ce impossible ?
    Mes questionnements, pourtant, ne se lisent pas au fond de mes yeux, emplis d'amour.

    Oh, oui, je t'aime, comme au premier jour.
    Peut-être plus encore ? Oui, bien plus encore.

    Et ma main, passe contre ta joue, alors que j'esquisse un beau sourire, fin et silencieux, plus profond sans doutes et plus franc, plus sincère que jamais : Je t'aime. Quelques mots suffiraient ? Un murmure, tout simplement ressenti du plus profond de moi-même, calme intense et soudain :


    « Tu es si belle... Je t'aime tant, Ludmila. Pardonne-moi, pour mon comportement, ces derniers temps. Je ne sais plus exactement où j'en suis~ »

    Mais je t'aime,
    Le sais-tu ?
    Sans doutes peux-tu le lire,

    Oh, oui.
    Tant et tant.
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Sam 14 Mai 2011 - 19:38

    ~ Se cambrant sous l’immense plaisir que lui offrait à présent sa compagne, Ludmila ne se doutait donc pas une seconde des troubles pensées qui pouvaient encore hanter les esprits de sa conjointe. Oh, tout cela était sans doute bien mieux ainsi, pour l’instant ? La jeune Russe – peut-être égoïste, inconsciemment – souhaitait simplement profiter au maximum de ces quelques instants de pur bonheur qui lui étaient offerts, non sans que cela ne lui semble des plus bénéfiques pour son couple. Depuis combien de temps, n’avait-elle pas ainsi ressentie l’amour de sa conjointe ? Ses soupirs, ses frissons, et la pression de son corps contre le sien, parvenaient finalement à la rassurer concernant l’état actuel de cette dernière. La force de son désir bousculant à présent son corps, la jeune Russe se sentait intérieurement jubiler, retrouvant là la femme qu’elle avait toujours connue : Charismatique, déterminée et terriblement sexy.

    La seule présence de ton corps, contre le mien,
    Tes sourires, tes regards, ne peuvent que me combler d’une satisfaction saine et honnête : Tu es là. Bel et bien là, tandis que je me sens comme revivre, retrouver cette vie qui devrait être la nôtre, à chaque instant. Es-tu seulement consciente, de tout ce que nous avons ? Je le suis, déplorant ainsi davantage tes élans pessimistes, cette lassitude dans laquelle tu t’es peu à peu renfermée, craintive.

    Bam
    Bam

    Le temps défilant, les minutes qui suivirent continuèrent donc ainsi, laissant à Ludmila le plaisir de goûter à nouveau à l’extase, en compagnie de cette femme si puissante à son égard. Puissante, oui. Que cela concerne son humeur, son désir, ou ses plus intimes réactions, Dominura possédait indéniablement un étrange et fascinant pouvoir sur sa compagne, cette dernière ne pouvant à présent plus imaginer une seule seconde pouvoir se passer d’elle. Retrouvant une confiance infinie et aveugle envers son aimée, la jeune Russe laissa finalement son plaisir s’exprimer sans réelle pudeur, ses membres se crispant contre Dominura tandis que ses gémissements s’étaient faits plus profonds, troublant de sincérité, quelques larmes de pur bonheur perlant les long des ses joues, à présent rosies par le plaisir.

    Je suis à toi.
    Je suis à toi,
    A Jamais –



    -
    -

    Se retrouvant donc entièrement nue suite à ces ébats des plus rassurants et jouissifs, Ludmila ne semblait à présent plus pouvoir perdre l’adorable sourire qui illuminait son visage, étant elle-même également tournée face à sa compagne, allongée sur leur lit commun. Ses doigts glissant toujours en de tendres et amoureuses caresses contre les courbes parfaites de son aimée, la jeune femme ne pouvait s’empêcher de lui voler quelques brefs baisers, se montrant sa doute plus présente et attentive qu’elle ne l’avait été lors de ces derniers mois. Incapable de la quitter des yeux une seule seconde, Ludmila priait alors intérieurement pour que ces instants de bonheur paisible durent encore quelques minutes. En d’autres termes, la jeune Russe – et ce bien qu’elle aimait terriblement passer du temps avec leur fils – espérait sincèrement que ce dernier laisse ses mères seules encore un moment, restant profondément endormi.

    J’ai tant de choses à te dire, tu sais ? Tous ces mots, qui habituellement peuvent me sembler superflus, évidents. Tout cet amour, que je te porte, mais que je ne peux t’avouer – ou d’une manière bien trop maladroite à mon goût. Nous n’avons pas réellement eu l’occasion de nous retrouver ainsi depuis bien trop longtemps, n’est-ce pas ? Peut-être est-ce ma faute. Je n’aurai jamais dû faire semblant de ne rien voir, lorsque tu as commencé à aller mal. J’aurais dû me montrer plus présente, te parler davantage, plutôt que de me renfermer sur mes propres craintes, mes frustrations.

    Bam
    Bam

    Dominura prenant finalement la parole, Ludmila laissa ses doigts venir glisser dans les cheveux bruns de cette dernière, profitant du fait qu’ils soient détachés pour cela. Préservant son calme, apaisée par le doux et sincère sourire de sa compagne, la jeune femme ne pu que sentir le sien s’étirer davantage, aux propos de cette dernière. Suis-je si belle, que me le laissent lire tes si jolies yeux verts ? Pas autant que toi, tu sais ? Tes mots me touchent, me rassurent. Je te pardonne, mon Trésor. Mes yeux te le prouvent, te l’indiques : Je ne t’en veux pas. Je sais, que tu ne sais plus réellement où tu en es. Mais… Pourquoi ? Je m’inquiète, de voir ainsi cette sorte de baby-blues persister, tandis que la majorité des jeunes mères finissent par se remettre, au bout de seulement quelques jours. Edan a déjà deux mois et… Regretterais-tu notre choix ? Ce choix, que je t’ai sans doute poussé à faire, par amour. Je voulais tant cet enfant. Je le veux, et l’aime – de tout mon cœur.

    Mais toi ? Tu n’étais pas d’accord, au début. As-tu accepté, uniquement pour me faire plaisir ? J’ai peur – au fond – de t’avoir poussé à tenir à nouveau ce rôle de mère, contre ta réelle volonté.

    Bam
    Bam
    Bam

    Sa main glissant tendrement contre la joue de sa belle, Ludmila laissa finalement son index passer contre les lèvres de cette dernière, un sourire tendre et rassurant accompagnant ce geste symbolique. Se rapprochant quelque peu de Dominura – sa main revenant finalement se caler contre la courbe de sa hanche – la jeune Russe offrit un nouveau baiser à son aimée, avant de reculer quelque peu son visage, happant son regard une nouvelle fois tout en lui laissant entendre un murmure des plus calmes, sincère :

    - Je sais Trésor… Ne t’inquiète pas… Je ne t’en veux pas

    Son sourire persistant malgré le tournant plus sérieux que prenait la conversation, la jeune femme laissa un instant glisser son nez contre la joue de sa belle, cette caresse malicieuse permettant par la suite à la jeune Russe de venir murmurer quelques mots à l’oreille de son aimée :

    - Je t’aime tellement… J’ai été idiote, tellement… Egoïste… Excuses-moi…

    Oui. J’ai été idiote, égoïste, lorsque je t’ai laissé croire que tout allait bien, que je ne me doutais de rien. J’ai été idiote et lâche, lorsque je t’ai avoué, que la situation ne pouvait plus durer, te confiant à un parfait inconnu. Je m’en veux, de t’avoir ainsi laissé imaginer que je puisse vouloir me débarrasser de toi, en te forçant à suivre cette thérapie. N’est-ce pas ce que tu penses, au fond ? Je sais, que tu m’en as voulu. M’en veux-tu, encore ? J’aimerais parfois pouvoir faire marche arrière, à présent bien peu convaincue par les bienfaits de cet homme sur ton moral – au contraire ? J’aimerais pouvoir assister à l’une de ces séances, voir de moi-même, quels méthodes sont employés par ce psychiatre, face à toi. Mais c’est impossible, à présent. Je dois lui faire confiance. Je dois te faire confiance. Et pourtant, ne devrions-nous pas en parler ?

    Bam
    Bam

    Un baiser, et la jeune femme replongea avec amour et tendre attention dans le regard émeraude de sa compagne, lui laissant entendre quelques nouvelles paroles, dépourvues d’un quelconque aspect négatif :

    - Je n’aurais peut-être pas dû te pousser à voir cet homme… Est-ce que… Est-ce que tu voudrais me parler, de ce que tu ressens ?


    Evidemment, son sourire se faisait bien plus doux, approprié à la situation. Pour la première fois sans doute depuis bien longtemps, Ludmila ne prononçait ses mots que par simple et pur amour, la spontanéité lui revenant tandis qu’elle se sentait à présent plus en confiance auprès de sa conjointe. La jeune femme ne souhaitait visiblement pas non plus user de ses talents de psychologues – en étant de toute façon incapable lorsque cela concernait sa belle – l’on pouvait voir dans ses yeux bruns que cette demande était tout simplement une immense preuve d’amour et d’attention, un désir profond de rassurer la femme qu’elle aimait – si elle lui en laissait seulement l’occasion.

    Toujours très attentive, la jeune femme ajouta, ses doigts glissant en de tendres caresses contre la hanche de son aimée – sans plus aucune ambigüité :

    - Dis-moi, ce qui ne va pas… De quoi as-tu peur… ?

    Ces mots – ainsi murmurés – n’impliquaient en aucun cas une quelconque pression exercée sur sa belle. Ludmila exprimait seulement son désir de comprendre, de l’aider. Evidemment, rien ne semblait forcer Dominura à répondre à ces questions, la jeune Russe souhaitant néanmoins clarifier son propre point de vue, afin de montrer à la femme qu’elle aimait qu’elle lui était totalement ouverte et disponible.

    Tu peux me parler, tu sais ?
    Je suis prête à tout entendre.
    Je sais, que tu ne simules pas ce mal-être, que tu tentes pourtant de faire des efforts.
    Je sais, que tu souffres de tout cela, sans pourtant vouloir m’en parler.

    S’il te plait… Parle-moi. Parle-moi et avançons,
    Avant que tu n’en viennes à regretter, ces instants perdus.
    Notre fils a besoin de nous.
    J’ai besoin de toi,

    Râ ♥

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Sam 14 Mai 2011 - 22:47

    ~ Tranquillement allongée auprès de sa conjointe, Dominura ne bronchait pas, terriblement calme, demeurant là, aux côtés de la femme qu'elle aimait, sans laisser filer davantage de mots que ceux d'excuse et de respect. Elle la regardait alors, de ses yeux verts et profonds, se doutant bien de l'amour que lui portait Ludmila. Oui, toute cette attention, dont elle était toujours très fière, dont elle se délectait, jour après jour, bien consciente qu'il s'agissait là d'un bien plus que précieux. Comment pouvait-elle seulement l'avoir perdue un jour ? Finalement... Peut-être ne l'avait-elle jamais laissée derrière elle. Car même lors de cette période, où Ludmila était accompagnée de la fameuse Violet, n'avait-elle donc point gardé un œil sur l'Illustratrice, refusant alors que cette dernière n'ailles trop loin avec la jeune et trop flamboyante rousse de l'immense bar qu'elles avaient fréquentées en soit-disant amies ? Ah ! Il s'était passé tant de choses, depuis qu'elles s'étaient rencontrées.

    Et pourtant, Dominura avait toujours eu une pensée pour sa belle,
    Ne pouvant pas un instant se passer d'elle,
    Même là bas, au loin, dans cette Australie profonde et reculée.

    Je dévore, ces attentions, ces regards que tu m'offres. Tu sais, Ludmila... Ce que tu disais, à propos de mon malheur est tout à fait faux. Faudrait-il que je te le répète, une fois de plus ? Que j'agite une quelconque banderole, que je le hurle sur les toits ? Je suis heureuse, avec toi. Oui, sans doutes la plus heureuse des femmes. Si seulement, ce mental ne se jouait pas tant de moi !

    Je donnerais n'importe quoi,
    Pour être stable.
    Mes richesses ? Mon statut ? Oh, je les troquerais bien, contre un peu de sérénité. Mais n'est-ce pas ce que l'on a commencé à faire, en faisant appel à ce psychiatre afin de prendre soin de moi et de mes maux ? Il me fallait une écoute. Un avis professionnel. Mais maintenant... N'est-ce pas tout simplement pire ? Parfois, j'en doutes. J'en doutes, et pourtant, séance après séance, semaine après semaine, j'y retourne, toujours pimpante, attendant comme mon verdict, passant à la guillotine de mon bourreau, souffrant en chœur avec mon corps tout entier, avec mon âme, sous les yeux acerbes de celui qui m'écoute, peut-être un peu trop machiavélique.

    A moins que je ne sois tout simplement...
    Paranoïaque ?

    BamBamBamBamBam.

    Encore un instant. Non, plutôt deux. Et les paroles de la grande femme semblèrent instantanément atteindre la personne de son aimée toute entière, cette dernière laissant ses magnifiques yeux noisette se perdre dans ceux, d'un vert sombre mais profond, de la trentenaire, très attentive et tout aussi calme, directe, franche et sincère. Un sourire, heureux, paisible, fut alors échangé, malgré le sérieux très clair de la conversation. Une évocation sobre et sérieuse devait-elle forcément être synonyme d'une interdiction de montrer son véritable bonheur ? Loin de là. Ainsi, ni Dominura ni Ludmila ne se privèrent de laisser les coins de leurs bouches s'étirer en un échange intense et apaisé.

    Quelques douces caresses,
    Un murmure en retour, aussi doux que le ronronnement d'un chat apaisé.

    Je ne t'en veux pas.

    Étrangement, même si Dominura n'avait pas réellement des monstruosités à confesser pour apaiser son âme de toutes traces d'une culpabilité quelconque vis à vis de la belle blonde, elle prit les paroles de cette dernière avec le plus intense des soulagements, profondément heureuse d'entendre de tels propos venir d'entre les lèvres si délicieuses de sa bien-aimée, entre quelques baisers. Et puis ? Une tendre caresse, du bout du nez. Un signe d'affection félin, tout à fait particulier, mais non moins agréable. De nouvelles paroles. Terriblement senties, débordant d'une vérité plus qu'émouvante.

    Je t'aime tellement
    J'ai été idiote
    Tellement égoïste
    Excuses-moi

    Fermant un instant les yeux, profitant du contact de Ludmila contre sa joue pâle, Dominura fit tous les efforts du monde afin de garder son calme et ne pas se laisser envahir par quelques larmes que ce soit. Ainsi, tentant de calmer son cœur ainsi que sa respiration, elle laissa un sourire passer sur son visage fin, comme d'un remerciement plus puissant que les mots eux-mêmes, glissant une main fine et pâle dans les magnifiques cheveux de la jeune russe.

    Je ne t'en veux pas, mon Amour...
    Du moins, je le crois bien ?
    Cet homme, ce psychiatre, aura peut-être tôt fait de m'ôter ces doux songes de mon esprit.

    Mais tu demeureras, n'est-ce pas ?
    Jure-moi, Ludmila. Jure-le moi... Je t'en supplie.

    Rouvrant les yeux, Dominura profita un instant du nouveau baiser que Ludmila lui offrit, y répondant avec tant de douceur que de passion, ne pouvant s'empêcher de prolonger ce contact si plaisant, avant que la belle psychologue n'ajoute quelques paroles murmurées, laissant alors planer un nouveau doute à propos du médecin par lequel Dominura était suivie. La belle blonde avait-elle quelques doutes à son sujet, à présent ? Le songeait-elle comme indigne de pratiquer une quelconque thérapie, et d'autant plus sur la personne qu'elle aimait ? La santé de Dominura était en jeu. La santé... Mentale, de Dominura était en jeu !

    Je n'aurais peut-être pas dû te pousser à voir cet homme.
    Voudrais-tu me parler, de ce que tu ressens ?

    Fronçant très doucement les sourcils, comme d'une certaine incompréhension à cette question, la grande femme passa alors sa main douce et fraiche sur la joue de la jeune blonde, happant le regard de cette dernière du sien, d'un sombre vert. L'échange fut tout d'abord silencieux, avant que la dessinatrice ne laisse entendre, d'une douceur tendre, rassurante :


    « Ne doutes pas, trésor... Tu savais, ce qu'il fallait faire, sans doutes mieux que moi. Si c'est pour le bien de notre couple... De notre famille, alors je ferai tout ce qui est en mon pouvoir, même me remettre entièrement en question. »

    Oui, s'il le faut.
    Tu le sais bien, n'est-ce pas ?
    Je le fait avec amour. Sans plus d'amertume ?
    Je ne t'en veux plus sur ce fait – Même si, au fond, quelques doutes demeurent, malgré moi.

    Et mes yeux, vrillent dans les tiens, à ta nouvelle question. De quoi... Est-ce que j'ai peur ? Oh, Ludmila, ma Ludmila. Tu sais, qu'il me serait impossible, de te dire, toutes les raisons de mes peurs ? Elles sont... Bien trop présentes. Bien trop importantes. Bien trop imposantes, pour nous. Elles représenteraient un tel fardeau, pour toi, si seulement tu en connaissais l'étendue ? Non. Je ne puis pas... Oh... Mais je t'aime tant... Et... Je te fais... Tant... Confiance. A nouveau... ?

    Dieu seul sait, à quel point je t'aime.
    Et, je t'avais promis la franchise, n'est-ce pas ?

    Ma main vient alors chercher la tienne, la resserrant doucement, dans un tremblement, et ma voix se hache, tandis que ma voix se perdent en mots tout aussi calmes qu'étranglés d'un sanglot inexistant :


    « Je ne veux pas... Reproduire la même erreur qu'avec Édouard, Ludmila... Oh, j'ai si peur...! D'être une mauvaise mère... Une mauvaise conjointe, pour toi... »

    Je t'en prie, mon amour,
    Ne me juges pas.
    Sais-tu, comme tout cela me terrifie ?

    Je ne saurais vivre,
    Sans toi,
    Pardonne... Ces peurs,

    Ne m'abandonne pas.
    Jamais.
    Petit chat~
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Dim 15 Mai 2011 - 0:30

    ~ Mon Amour. J’aimerais pouvoir lire en toi, et comprendre. J’aimerais savoir, pourquoi tu sembles parfois si troublée, si seule. Mais tu n’es pas seule, tu le sais bien, n’est-ce pas ? Je voudrais que tout puisse simplement redevenir comme avant, que tu n’aies plus à voir ce psychiatre. Alors je t’interroge, je te questionne, tendre et calme : Ai-je fais une erreur, en te poussant à accepter cette thérapie ? Ne préfèrerais-tu pas que nous réglions ce problème, ensemble ? Je peux t’écouter, te parler. Je peux prendre sur moi, mettre de côté mon orgueil, si c’est ce dont tu as besoin. Qu’importe alors si tout ce que tu as à dire est susceptible de me blesser : Je dois apprendre à me contrôler face à cela, n’est-ce pas ? Tout ne peut pas toujours être rose, j’en suis consciente.

    Bam
    Bam

    Adressant un sourire tendre et aimant à sa belle lorsque cette dernière vint caresser sa joue, Ludmila laissa ses propres doigts venir tendrement glisser le long de son bras, frôlant sa peau nue d’une sensible et douce caresse. Ainsi la belle française ne tarda pas à lui répondre quelques mots, la jeune femme laissant son regard scruter le sien sans une once d’amertume, ni plus même de distance : Je t’écoute, simplement. Et j’entends, ce que tu as à me dire. Que je cesse de douter ? Comment pourrais-je, tandis que tout ce qu’il se passe actuellement entre nous est en partie ma faute ? Comment peux-tu être si sûre, que je savais mieux que toi, ce qu’il était bon de faire – ou non ? Je n’en savais rien. Je n’en sais toujours rien, Dominura. L’angoisse et l’épuisement m’ont seulement poussé à baisser les bras. Alors sans doute – oui – était-ce à ce moment-ci la meilleure chose à faire, afin que je cesse enfin d’aggraver la situation au sein de notre couple.

    Bam
    Bam

    Malgré ses doutes personnels, Ludmila ne pouvait alors s’empêcher de sourire tendrement quant aux suivants propos de sa compagne : Etait-elle réellement prête à tout, pour le bien de leur famille ? Ces simples mots la rassuraient terriblement, au fond. Dominura avait-elle pour autant besoin de se remettre totalement en question ? Le problème n’était pas sa personnalité, ni même son caractère. Le problème n’était-il pas simplement, d’ordre chimique ? Si certaines circonstances avaient pu favoriser son comportement négatif, on ne pouvait néanmoins nier que la belle française restait consciente de la réalité – Peut-être un peu trop ? La réalité du monde, ces horreurs – qu’elle pouvait voir à la télévision - semblaient parfois lui nuire également. Mais tout cela ne voulait pourtant pas dire que Dominura était foncièrement malheureuse : La preuve en était là, en ces instants, de ces quelques confidences.

    Je suis heureuse, de pouvoir être là, simplement, avec toi. Je suis si heureuse, de pouvoir ainsi te parler, tandis que nous n’avons vraisemblablement pas eu de véritable conversation depuis des mois. Penses-tu que tout cela puisse durer ? J’ose l’espérer, tandis que je sens ta main venir serrer la mienne, mes doigts se faufilant en une tendre étreinte entre les tiens. Je te regarde, l’une de mes jambes venant frôler la tienne, d’une simple caresse, douce et rassurante. De quoi as-tu peur, mon Amour ? Je sens ce sanglot, contenu dans ta voix.

    Bam
    Bam

    Parvenant à préserver son calme malgré les quelques nouvelles paroles de sa belle, Ludmila se montra alors toujours très présente, ses sourcils se fronçant néanmoins quelque peu d’un attention douce et soucieuse : Tu ne veux pas reproduire la même erreur, qu’avec Edouard ? Mon Dieu, Trésor… C’était un accident. Tu n’es pas une mauvaise mère, ni-même une mauvaise conjointe. Comment ai-je seulement pu te laisser perdre ainsi confiance en toi ? C’est impossible. Ces mots me glacent, malgré cette tendre attention, que je puis toujours t’offrir. Mes doigts glissent finalement contre ta joue – à nouveau – tandis que mon regard se fait plus intense encore, une lueur de détermination aimante brillant au fond de mes yeux sombres :

    - Chérie… C’était un accident… Tu es une mère formidable tu sais

    Indiscutablement sincère dans ses propos, Ludmila ne dramatisait néanmoins pas la situation – contrairement à ce qu’elle avait pu faire par le passé – se contentant de rester calme et attentive, douce et tendre envers la femme qu’elle aimait. Ainsi, cette conversation pouvait continuer à évoluer relativement sereinement, la jeune femme laissant ses lèvres se refermer un instant au coin de celles de sa compagne, en un bref mais doux baiser, aimant et rassurant – avant qu’elle ne continue sur sa lancé, un sourire sincère renaissant bientôt sur ses fines lèvres roses :

    - Tu as vu comme notre fils te regarde, ses sourires ? Edan t’adore, c’est évident !


    En effet, le petit garçon – ces derniers temps surtout, puisqu’il commençait à offrir de véritables sourires – ne manquait pas de s’extasier lorsqu’il entendait ou voyait Dominura entrer dans la pièce, laissant ses bras et ses jambes gigoter adorablement dans l’unique but de voir sa mère biologique le prendre dans ses bras.

    Continuant ainsi en quelques enthousiastes murmures, la jeune Russe ajouta :

    - Et je ne pourrais être plus heureuse qu’avec toi…

    Un nouveau baiser volé, et la jolie blonde bougea à nouveau un instant, se rapprochant de Dominura davantage – leurs poitrines se frôlant, tout autant que leurs jambes. Passant son bras libre autour d’elle, la jeune femme laissa sa main glisser contre la nuque de sa compagne, l’enlaçant avec tendresse, tandis qu’elle tentait de la rassurer, de la guider, de ces quelques tendres paroles :

    - Je sais que nous sommes en sécurité avec toi, Trésor… Je n’ai jamais douté de tes capacités à prendre soin de nous… Tu n’as pas à avoir peur tu sais… Tout ira bien
    ~

    Oui, je me sens en sécurité, en confiance, avec toi. Je sais, que tu ne feras jamais rien pour mettre en danger notre fils, ou moi-même. Je sais, que tu feras toujours bien attention à lui, comme tu fais attention à moi. Cette somme d’argent - que tu m’as prêté pour nous sortir d’affaire – n’en est-elle pas la preuve ? J’ai confiance en toi, oui. Mais tu dois à présent être toi-même consciente, de tes capacités à nous protéger. Tu ne peux pas continuer à vivre dans la crainte, n’est-ce pas ? Une crainte – qui plus est infondée – qui peu à peu te mène à perdre confiance en toi, chose que je déplore – au fond.

    Tout ira bien, Dominura.
    Laisse-toi seulement aller.
    Vivons, et profitons de ce bonheur.

    Je t’en prie.
    Je t’en prie,
    Cesse de douter,
    Pour Nous ♥

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Dim 15 Mai 2011 - 1:26

    ~ La grande femme qu'était Dominura pouvait-elle seulement se voir en tant que bonne mère ? Rien n'était moins certain, finalement. En effet, si elle n'en avait jamais douté jusqu'à la mort précoce de son fils Édouard, rien n'avait plus jamais été pareil, par la suite. D'ailleurs, si Ludmila n'avait pas été la personne se retrouvant à ses côtés afin de partager sa vie, sans doutes la grande femme n'aurait-elle jamais voulu de nouvel enfant. Peut-être était-ce là, que résidait le problème ? Oh, ce n'était pas un réel problème, seulement un point qu'il ne fallait certainement pas oublier, lorsque l'on considérait l'Illustratrice sur son plan psychologique et mental. En effet : Comment pouvait-elle alors aborder un enfant, son enfant de chair et de sang, alors qu'elle s'était d'ores et déjà juré qu'elle ne donnerait plus la vie si c'était pour engendrer une nouvelle mort ? Dans le cas d'Edan, tout était différent, bien entendu ; Mais il n'empêchait que cette hantise persistait, jour comme nuit, la culpabilité du « remplacement » rongeant la grande femme jusqu'au plus profond de son âme.

    En soi, avec du recul et d'un point de vue extérieur, ce n'était pas là un remplacement mais plutôt une nouvelle chance de ravir l'humanité d'un nouvel être tout à fait parfait. Comme dirait ma maman, l'amour ne se partage pas, il se multiplie. En l'occurrence, là était bien le point à souligner : Dominura ne remplaçait pas Édouard, n'en ayant absolument pas la volonté, mais avait accompli son désir de donner à nouveau de l'amour à un enfant... Son enfant, l'enfant qu'elle avait « eue » avec Ludmila, agrandissant ainsi leur petite famille.

    Mais comment, alors, expliquer de pareilles choses à un femme dont le passé avait laissé ses cicatrices, la rendant incapable de toutes visions de compromis ? Si le psychiatre l'enfonçait d'ailleurs bien sur un point, c'était celui là : La culpabilité. Tandis qu'elle se confiait, il approuvait ses craintes, la menait toujours sur les chemins dangereux du doute, alors qu'il n'en était rien, en réalité. Seule Ludmila pouvait sans doutes réussir à calmer la grande femme. Peut-être, quelques autres êtres de confiance ? Ils n'étaient pas beaucoup. Seulement... Oui, sa tendre conjointe, mais également son frère Claude. Claude, qui demeurait malheureusement bien loin, et qui n'avait eu vent des angoisses de sa jeune sœur.

    Nous n'avons pas des vies faciles.
    Mais l'on se doit de faire avec, n'est-ce pas ?

    Je t'en supplie, Ludmila...
    Ne me laisse pas sombrer, dans ces craintes infondées.

    Prends ma main
    Dis-moi, que tu es heureuse
    Dis-moi, que notre enfant l'est tout autant, malgré son jeune âge.

    Je suis aveugle,
    Incapable de voir, de distinguer du flou.
    Qu'est-ce qui signe ce bonheur, autour de moi ?

    Tes yeux, emplis d'amour ? La joie, sur le visage de ce petit être qui est également notre fils adoré ? Tes mouvements, tes gestes, tes attentions ? Est-ce là une preuve, ou bien, tout simplement, comme le dirait mon psychiatre, une manière de caresser les problèmes d'un revers de main, dans une onde rassurante mais tout aussi aliénante ? Je ne sais plus réellement où j'en suis. Je ne peux pas t'en parler, petit chat... Je ne suis pas certaine, que tu comprendrais de quoi je voudrais parler, exactement. Je ne veux pas t'alerter. Je ne veux pas, que tu aies pitié de moi, ou que tu me dises, tout simplement...

    C'est n'importe quoi.

    J'ai besoin, de cet amour que tu m'offres sans conditions. J'ai besoin, de nos échanges, de nos rapprochements, de nos élans d'affection plus ou moins intenses, plus ou moins appuyés. Je me délecte, oui, de ces instants, comme celui-ci, où nous pouvons nous retrouver, au calme, afin de discuter. Cela n'arrive plus tant, n'est-ce pas ? Est-ce de ma faute ? Sans doutes, moi qui me renfermais, incapable de trouver en moi le moment pour engager la conversation sur ces sujets fâcheux.

    Mais j'ai eu tord.
    Tu m'écoutes. Tu es là, de ta haute présence,
    Me rassurant, peut-être comme je ne le mérites pas.

    BamBamBamBamBam
    BamBamBam

    Laissant ses yeux sombres passer en ceux de Ludmila tandis que cette dernière se perdait toujours en tendres caresses apaisantes, Dominura ne manqua pas d'écouter avec la plus grande attention – Amoureuse et sage – les propos de la jolie blonde. Un accident. Cela n'avait été... Qu'un accident. Était-elle réellement, la mère formidable que Ludmila semblait avoir connu ? Bien que les propos la touchassent sans peine, l'Illustratrice ne put néanmoins pas s'empêcher de pincer légèrement les lèvres à ces paroles, doutant quelque peu de l'authenticité des dires de sa conjointe, qui ne l'avait alors jamais côtoyée, à l'époque. Avait-elle été si bonne mère ? L'être omniscient qui écrit cette narration vous dira que oui. Oui, dans ses jeunes années, Dominura avait été l'épouse parfaite, et la parfaite mère, apportant au petit Édouard tout l'amour dont il avait besoin et qu'il méritait d'avoir, de sa simple présence sur terre. Le petit garçon s'était développé à merveille, aux côtés de cette grande dame qui n'avait absolument rien manqué de son éducation.

    Pouvait-elle seulement encore en douter ?
    L'accident semblait lui avoir fait oublier ses prouesses.

    L'on ne se pardonne pas si facilement... La mort de son enfant.

    A la suite des paroles de Ludmila, la belle française put, étrangement, retrouver un fin sourire, attendri, ému. Edan semblait l'adorer ? C'en était certain, bien que jamais elle n'aurait voulu voir les choses en face, comme incapable de se rendre compte de ses bienfaits auprès de l'enfant. Elle sourit donc. Oui, de ce sourire pur, magnifique, sans compromis.

    Ludmila... Tu es si charmante...
    Et mes doigts, passent encore sur tes joues en de tendres caresses, alors que je ne te quitte toujours pas des yeux. Comment ais-je pu être aussi égoïste ? Ne pas voir, toute l'attention que tu me portais, l'œil que tu avais sur notre famille ? Peut-être suis-je trop impulsive, et je le déplore. Me pardonneras-tu seulement ? Je semble avoir été l'auteur de tant de pêchers, à côté de toi, qui pourrait s'apparenter à l'incarnation de l'altruisme, de l'amour même.

    Je ne pourrais être plus heureuse qu'avec toi.

    De toute évidence, ces quelques mots n'eurent qu'un effet purement positif sur Dominura, qui, son visage se tendant en une expression de joie émue, embrassa son aimée, ses mains se perdant sur son beau visage tandis qu'elle murmurait, profondément heureuse


    « Pour ma part... Je n'en ai jamais douté, petit chat... ♥ »

    Je ne suis heureuse
    Qu'à tes côtés.
    Te faudrait-il plus de preuves ?

    Ces doux instants font pourtant office d'un tellement beau tableau, puissant témoignage de mon amour pour toi, sans limites et sans buts. ♥

    BamBamBamBamBam

    Leurs corps se rapprochant quelque peu, Dominura ne manqua pas de profiter de ce mouvement engagé par Ludmila pour se blottir contre cette dernière, dans une étreinte purement rassurante. Des doigts passant machinalement et tendrement dans la nuque de la magnifique jeune femme, Dominura laissa ces derniers manipuler les ondulations de quelques mèches de la psychologue, simple geste d'affection certain tandis que son regard ne quittait pas le sien, brillant d'une allure nouvelle et plus sereine, quoiqu'encore quelque peu troublée, à raison.

    Je sais que nous sommes en sécurité avec toi trésor
    Je n'ai jamais douté de tes capacités à prendre soin de nous
    Tu n'as pas à avoir peur tu sais
    Tout ira bien

    Esquissant un doux sourire à l'entente de ces paroles, Dominura vola un nouveau baiser à Ludmila, fermant les yeux sous son impulsion aimante et sensuelle, communiquant sa joie certaine à sa belle. Finalement, se décalant très légèrement du visage de la ravissante blonde, elle laissa entendre, dans un murmure


    « Je ne veux pas te délaisser, trésor... Promets-moi, que tu feras tout, pour apaiser tes troubles et me rappeler mon amour pour toi, si j'en viens à décliner dans ma raison... »

    Je ne veux pas
    Te faire payer le fruit de mes terribles élucubrations
    J'ai peur, du temps
    Celui-là même, qui me fais oublier où j'en suis
    Qui je suis

    Jamais je ne voudrais te manquer de respect
    Promets moi, que tu veilleras sur notre amour
    Promets-le moi
    Ma Ludmila


    « Je ne suis pas capable, de nous protéger de Jeanne~ S'il te plait... Sois forte pour nous, ma chérie »

    Peut-être est-ce beaucoup te demander
    Mais
    J'en avais besoin
    Il fallait, que je me repose sur toi, dans mes mots.
    Que je te fasse comprendre

    Ma confiance en toi.
    Je veux, que nous nous retrouvions,
    Je voudrais, profiter de notre vie.

    La seule,
    L'unique,
    Celle qui vaut le coup
    D'être vécue à tes côtés,
    Pour toujours.
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Dim 15 Mai 2011 - 21:28

    ~ Son regard scrutant avec attention et amour celui de sa belle, la jeune Russe ne profitait donc de ces quelques instants de calme et d’intimité entre elles afin de tenter – spontanément – d’arranger quelque peu les choses dans leur couple. La communication semblait passer, et ce bien que les deux jeunes femmes – l’une comme l’autre – étaient dans l’incapacité de dire absolument toute la vérité sur leur état d’esprit. Ludmila se trouverait-elle totalement démunie, si elle apprenait finalement que sa compagne – poussée par son psychiatre – se songeait être possiblement manipulé par sa conjointe ? Sans doute, oui. Sans doute en viendrait-elle à lui dire – en effet – que tout cela est absolument n’importe quoi. Que dire de plus ? Jamais la charmante blonde n’avait cherché, d’une quelconque manière, à utiliser la femme qu’elle aimait. L’argent, la célébrité, la reconnaissance… Non, elle n’en avait jamais vraiment voulu. Et si encore était-ce le cas ? Ludmila avait acquis sa propre indépendance vis-à-vis des médias, de par son travail au Defraway’s. Etait-ce grâce à Dominura ? Non. Et si leur couple était très certainement bien plus médiatisé qu’elle seule, la jeune femme n’en avait finalement que faire, préférant – de loin – songer à leur amour, à leur famille.

    Evidemment, Ludmila comprenait les craintes de sa compagne, concernant sa relation avec leur fils. Sans doute était-ce bien plus simple – pour elle – qui jamais encore n’avait eu d’enfants. Le traumatisme dû à la mort de son premier enfant ne pouvait que se manifester à présent, compte tenu de l’actuelle situation. La vie toute entière de la belle française en avait été chamboulée, détruite. Sa vie de mère, particulièrement. Alors ? Alors la jeune Russe ne pouvait que tenter de la soutenir, tandis qu’elle savait – au fond – que la naissance d’Edan contribuait parfois à remémorer à sa mère biologique cette terrible tragédie.

    Mais ça n’était qu’un accident, oui. Tu n’as rien pu faire – Ca n’est pas ta faute. Edouard serait certainement très heureux, de voir sa mère se reconstruire, s’offrir une nouvelle chance. Tu ne le remplaces pas. Ton fils est irremplaçable, et tu le sais. Nous avançons seulement, tout en ne l’oubliant pas. Tout comme je n’oublie pas, qu’à deux reprises, j’ai volontairement interrompu mes propres grossesses, sans doute indigne d’être mère à l’époque. Je doute parfois, d’avoir pris les bonnes décisions. Je doute, et je m’en veux, d’avoir été si cruelle envers ce simple embryon, la seconde fois. N’était-ce pas une preuve, de mon manque d’instinct maternel ? Mais devrais-je pour autant me priver de ce nouveau bonheur, avec notre fils ?

    Le passé est derrière nous. Et s’il reste dans nos esprits, nous ne pouvons nous priver de vivre pour autant, n’est-ce pas ? Je veux vivre avec toi, avancer – avec toi. Tu mérites ce bonheur.

    Tu mérites d’être heureuse, mon Amour. ♥

    ~

    Caresses et baisers se mêlant à ces tendres échanges, la charmante blonde restait donc proche et attentive de sa belle, écoutant ses mots avec grande attention, un sourire aimant restant dessiné sur ses fines lèvres. N’avait-elle jamais douté ne pouvoir être plus heureuse qu’avec Ludmila ? La jeune femme ne pouvait qu’en être touchée, émue. Passant un instant ses dents sur sa lèvre inférieure en un sourire plus franc, Ludmila n’ajouta néanmoins rien de plus, restant attentive aux suivants propos de sa belle.

    Que je te promette de te rappeler ton amour pour moi ?

    Laissant échapper un doux et fin rire à ces mots, Ludmila laissa à nouveau son nez frôler celui de sa belle, lui laissant entendre d’un naturel amusé mais terriblement tendre :

    - C’est promit ! Mais ça n’arrivera pas… !

    Ta raison ne décline pas, mon Amour. Tu es seulement troublée, perdue, de temps en temps. Et je sais, que dans ces instants, je ne fais rein – véritablement – pour arranger les choses. Je me braque, je me ferme. J’aimerais te faire parler, quitte à te violenter. Mais je sais à présent que ça n’est pas une solution, bien au contraire. Je serai plus présente, à l’avenir. Je serai plus disponible, et me chargerai donc de Jeanne, comme tu me le demandes à présent. Je serai forte pour nous, oui. Je n’avais pas l’intention de la laisser s’immiscer entre nous, tu sais ? Je suis consciente du fait que tu aies besoin de calme, de repos. Cette histoire avec ta sœur ne doit plus te troubler davantage : Je m’en occupe. Peut-être même a-t-elle déjà compris ? Je me chercherai néanmoins de la rappeler, ce soir, sans doute.

    Bam
    Bam

    Se blottissant donc plus encore contre sa compagne, la jeune Russe laissa son visage glisser dans le cou de cette dernière, la couvrant de baisers, tandis que ses mains glissaient sur ses joues, dans ses cheveux. Laissant échapper un soupir de bien-être et d’apaisement, la jeune femme laissa finalement entendre un fin murmure en guise de réponse, tandis qu’elle s’enivrait visiblement – et sans s’en cacher – de la délicieuse odeur de sa belle :

    - Mhmm… Ne t’inquiète pas pour Jeanne… Elle ne viendra pas nous embêter…


    Ses lèvres se refermant en de rassurants baisers contre la peau nue de sa belle, Ludmila laissa finalement sa jambe passer sensuellement par-dessus celles de la charmante française. Se redressant un instant tandis que ses baisers avaient finalement rejoins les lèvres de sa compagne, la jolie blonde s’installa finalement à califourchon contre son aimée, leurs corps nus étant intimement liés, sans pour autant que cela ne porte de quelconques sous-entendus sexuel.

    Profitant seulement ainsi de ces quelques minutes de tendresse pure, la jeune Russe – souriante et aimante – ne s’attendait pas à entendre d’ores et déjà les quelques appels de leur fils au travers de l’interphone placé dans la chambre. Aux premiers gazouillements de ce dernier, la jolie blonde se contenta de faire comme si de rien n’était, songeant certainement qu’Edan allait finir par se rendormir. Avait-il déjà faim ? Impossible, c’était trop tôt. Alors quoi ? Un quelconque besoin d’être changé ? C’était une possibilité. Restant néanmoins contre sa compagne, Ludmila ne manquait pas de tendresse à son égard, caressant sa peau si douce, ses joues, ses beaux cheveux bruns.

    Tic
    Tac

    Non. Rien à faire. Les secondes passaient, et les légers bredouillements d’Edan se transformaient peu à peu en quelques pleures, appels auxquels Ludmila ne pouvait visiblement plus résister. Laissant échapper un léger soupir de désolation dans le cou de sa belle, la jeune femme se redressa finalement quelque peu, laissant son regard croiser à nouveau les magnifiques yeux verts de Dominura. Un sourire tendre éclairant toujours son pâle visage, la jeune Russe lui laissa alors entendre, non sans montrer à sa compagne qu’elle aurait aimé rester un peu plus de temps encore ainsi avec elle :

    - Ne bouge pas… Je vais le chercher.

    Ses lèvres venant happer les siennes en un bref mais terriblement tendre baiser, Ludmila se leva finalement, sautant du lit avant de se diriger vers la sortie de la chambre. Hop, hop. Ne songeant pas une seconde à se rhabiller au passage, la jeune femme se rendit donc entièrement nue dans la chambre de leur fils, ce dernier criant à présent à plein poumons. Devrait-elle se montrer plus pudique, en présence du petit garçon ? Cela n’était visiblement pas son intention, la jeune femme estimant qu’il n’y avait absolument rien d’anormal à ce qu’un enfant soit conscient du corps de ses parents – chose qui, bien entendu, n’était sans doute pas en accord avec l’avis de la majorité. Attentive et douce, la jolie blonde le prit finalement dans ses bras, faisant ainsi immédiatement cesser ses pleurs - Preuve que l’enfant n’avait visiblement qu’une envie : Retrouver un peu de compagnie. S’assurant qu’il n’avait pas besoin d’être changé, Ludmila lui adressa alors un calme et malicieux sourire, consciente du petit manège de ce bambin.

    - Hhey… Tu ne voulais plus être tout seul, petit malin ?

    Evidemment – de la chambre – Dominura pouvait continuer à entendre ce qu’il se passait ici-même. Ne s’attardant pas ici, Ludmila céda finalement au petit caprice de leur enfant, le maintenant contre elle tandis qu’elle faisait simplement demi-tour, retrouvant sa belle dans leur chambre commune. Hop, hop. En un rien de temps, la jeune Russe retrouva son lit, installant délicatement Edan au beau milieu de ce dernier, de telle sorte qu’il puisse être entouré de ses deux mamans. Visiblement bien plus heureux ici, le petit gesticulait à présent vivement, son sourire et ses regards cherchant indiscutablement l’attention des deux jeunes femmes.

    Passant un instant son index contre la joue si douce de leur bébé, Ludmila releva finalement les yeux vers sa compagne, lui adressant quelques nouvelles paroles, en un sourire doux et apaisant, bien qu’un brun de malice coupable ne se lise dans ses yeux bruns :

    - Je crois que je ne pourrai jamais rien lui refuser… ; Tu m’apprendras ?

    Tu sais, comme j’ai du mal à ne pas céder, lorsque notre enfant pleure. Peut-être aurais-je dû le laisser seul, le pousser à se s’endormir à nouveau ? Il n’aura pas beaucoup dormis, aujourd’hui. Je ne sais pas, ce qu’il y a de mieux. Mais, tu vois ? Je te fais confiance – également – pour ce genre de chose. Je sais pertinemment, que l’éducation de notre fils sera parfaite, si tu ne me laisses pas n’en faire qu’à ma tête. Tu es bien plus douée que moi, pour savoir ce dont il a réellement besoin. J’en suis consciente, oui.

    J’ai besoin, j’ai envie d’apprendre, de ton expérience.
    J’aimerais que tu te rendes compte, de ton instinct, de tes capacités naturelles, avec Edan.

    Et ma main glisse à nouveau contre ta joue,
    Mes lèvres se referment doucement, contre les tiennes.

    Je vous aime tant, tous les deux.
    Je vous aime, plus que tout.
    Bien plus que moi ~

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Dim 15 Mai 2011 - 22:43

    ~ En ces instants de calme et d'intimité, Dominura ne put que profiter pleinement des attentions de sa belle, s'en ressourçant sans doutes bien plus que de raison, profondément heureuse sous les baisers et les caresses de la femme qu'elle aimait plus que tout au monde. Je me sens bien, oui, dans tes bras, alors que tu n'as de cesse de me rassurer, aujourd'hui, me faisant me sentir plus vivante que jamais. Et, en ces doux moments, la voix masculine et monocorde de mon psychiatre semble bien lointaine, tellement... Ridicule ? Oui, ses dires semblent s'estomper de mes esprits et de mes songes, alors que je me sens à présent si bien, auprès de toi. Comment ais-je pu seulement douter de ton amour, de tes profondes intentions ? Je ne suis pourtant pas si facile. Je ne suis pas si faible, si manipulable, si influençable.

    Et si... Et si cet homme se jouait de moi ?
    Non. Tu as accordé ta confiance en ce médecin, je dois en faire de même. Il n'y a aucunes raisons, pour que ses propos soient infondés. Mais alors... Qui croire ? Lui, que je ne connais que depuis quelques semaines ? Toi, avec qui j'ai partagé ma vie depuis de longues années, malgré nos anicroches, malgré nos troubles et nos anxiétés ? Nous n'avons jamais été très claires – Peut-être un peu malsaines... Mais je ne peux me permettre, de douter de toi.

    Mes esprits s'entrechoquent. Je ne sais plus qui croire. Un peu des deux ? Tu me sembles sincère. Mais pourtant... Pourtant, oui, le doute persiste, envers et contre moi, comme une bataille incessante au plus profond de mon âme. Je sais, que tu n'as jamais eu besoin de moi pour réussir. Et si j'ai pu être pour toi une sorte de tremplin... Tu n'as jamais profité un seul instant de ma personne en tant que renommée, n'est-ce pas ? Tu penses à notre couple. Notre bien-être. Notre enfant. Notre famille. Comment ais-je seulement pu être si personnelle, si égoïste ?

    Je ne sais pas même si je dois me remettre en question...
    Pourtant, moi et moi seule suis en mesure de le décider.

    Le temps nous est peut-être compté.
    Qui sait, si nous ne mourrons pas demain ?
    Cette crainte s'installe, demeure.

    Je ne voudrais pas te perdre,
    Et encore moins dans une rancœur quelconque, dans une haine infondée.

    Je ne te hais pas, Ludmila... Toi, que j'aime tant et tant.

    Montres-moi, que cet odieux personnage a tort. Démontre-moi, pourtant, que son statut de médecin puis lui donner raison. Je ne veux pas m'être faite embarquée dans les délires sombres d'un charlatan, par pure faiblesse d'esprit. Il y aurait en moi une si grande humiliation ! Je veux qu'il ait tort. Je voudrais avoir tort, en te croyant toi, plutôt que lui. Ou bien... Non ? J'espère le contraire. J'espère faire le bon choix, en te faisant confiance.

    Mon dieu...
    Je ne sais plus où j'en suis.

    Bam Bam Bam Bam Bam
    Bam Bam
    Bam

    Un instant encore, de tendresse, d'amour, et les gémissements enfantins d'Edan se firent entendre, depuis le babyphone installé sur le chevet du lit des deux grandes femmes. Fermant les yeux un instant, Dominura se sentit alors comme incapable de laisser Ludmila filer d'entre ses baisers, continuant bien entendu à prolonger ces derniers, peut-être comme une mère indigne, mais surtout comme conjointe aimante et possessive. Évidemment, Dominura était bel et bien consciente qu'il faudrait que l'une d'entre elles se lève pour rejoindre leur enfant, leur petit garçon, tellement adorable, encore si petit.

    Mais...
    Ne me laisses pas ?

    Trop tard. Je sens déjà, ton corps m'échapper, se relever, tandis que je fais de même, prête à t'accompagner. Mais, quelques mots me parviennent, de ta douce voix. Que je ne bouges pas ? Mais, Ludmila... ! Tu vas le chercher. Oh, d'accord. Fais donc cela, tandis que je t'attends ici, encore difficilement remise de mes émotions passées en ta compagnie.

    La belle française s'étant très simplement redressée dans leur lit commun, elle se contenta alors d'attendre sa bien-aimée, enfilant très rapidement sa chemise de nuit vert anis qui se trouvait dans les parages, là, juste derrière son oreiller rembourré de coton confortable. Passant une main dans ses cheveux bruns, elle ne put alors que sourire, entendant les quelques paroles que Ludmila avait réservées à son enfant, qui semblait alors s'être instantanément calmé en présence de sa mère. Il n'y avait pas à dire, la jolie blonde était d'une présence maternelle tout à fait adorable et parfaite, prêtant attention au petit garçon comme personne. Cela n'éveillait en rien la jalousie de l'Illustratrice, cette dernière ne pouvant en être que purement heureuse pour le petit Edan : Leur petit était alors terriblement bien entouré, n'est-ce pas ? Il ne pourrait que grandir dans les meilleures conditions possibles.

    Merci, petit chat.

    Bam Bam Bam Bam Bam

    Rapidement, Ludmila fut donc de retour, déposant délicatement Edan sur le lit tandis que les yeux de Dominura suivaient les moindres mouvements de sa tendre compagne, se délectant évidemment de son corps nu à son passage. Cependant, son attention se porta bientôt sur l'enfant, qui, entouré de ses deux jolies mamans, commençait à faire son numéro de charme, de ses gazouillements – Mon dieu, que je hais ce mot – ainsi que de ses sourires, capable d'en attendrir plus d'une. Répondant aux appels du petit garçon, Dominura se pencha alors vers lui, prenant alors ses mains dans les siennes en un harmonieux mouvement, ses lèvres s'entendant en un sourire maternel et aimant qui ne manqua pas de faire son effet sur le bébé, ce dernier poussant une petite exclamation que l'on pouvait facilement rapprocher de l'expression d'un certain contentement.

    Mon petit Edan,
    Qu'est-ce que tu es beau !
    Nous sommes, toutes deux très fières de toi, alors que tu montres tant d'interêt à la vie, à ce qui peut alors t'entourer, du meilleur au plus mauvais. Tes pleurs n'étaient là que pour attirer notre attention, n'est-ce pas ? Petit diable !

    Aux paroles de Ludmila, la trentenaire releva la tête vers cette dernière, lui offrant un sourire amusé et taquin, avant de répondre, d'une voix enjouée :


    « Alors comme ça, j'ai le rôle de la marâtre ? Charmant, ma chérie. Merci beaucoup. »

    Faussement vexée, elle haussa les sourcils avant de laisser un rire passer d'entre ses lèvres maquillées, offrant un vif baiser à sa conjointe, avant de reporter son attention sur le petit d'homme qui se trouvait là, en plein milieu du lit.

    « Mais regardez-moi ça... Quelle énergie ! On se demande de qui il tient ! »

    Se penchant vers son fils, la grande femme le couvrit de baisers – Ce qui ne manqua pas de faire rire ce dernier, l'enfant s'exclamant de quelques mouvement gigotés, de quelques éclats d'une joie adorable – chose qu'elle n'avait pas faite depuis bien longtemps, se contentant bien souvent de laisser paraître son amour dans ses gestes et dans ses regards, ses mots, plutôt que dans un partage aussi proche. Ce genre de contact, elle n'avait jamais pu l'offrir à Edan, tant cela, jusqu'à présent, lui avait fait se remémorer de terribles souvenirs.

    Et pourtant,
    Pourtant, oui, en cet instant, elle le fit.
    Amusée, complice, mutine, merveilleuse mère.

    Si je vis, à présent,
    Ce n'est sans doutes que pour vous,
    Plus que pour moi.

    Vous êtes tout,
    Mon bonheur.

    Et, relevant mes yeux sombres mais lumineux d'une tendresse certaine vers toi, mon amour, je t'invite à me rejoindre, près de notre enfant, t'offrant un doux baiser, mon regard se perdant dans le tien en un pincement de lèvres ému :


    « L'enfant parfait d'une femme parfaite. ♥ »

    Je t'aime, Ludmila,
    Et cet enfant, est le nôtre.
    Pour moi, tu es la personne, avec qui je l'ai conçu.

    Peu importe les gênes,
    Tant l'amour demeure,

    Ce petit garçon, si merveilleux,
    Est le tien comme le mien,
    Notre bébé, notre petit chat, notre aventure,
    Notre futur.
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MessageSujet: Re: ~ Les lumières de l'âme comme du monde ♫   Lun 16 Mai 2011 - 17:11

    ~ Laissant donc sa conjointe seule un instant afin d’aller chercher leur adorable petit garçon, Ludmila ne tarda pas à revenir, déposant le petit entre elles, délicatement. Totalement subjugué par ce petit être charmant, la jeune Russe sentie son rythme cardiaque s’accélérer de bonheur lorsqu’elle vit Dominura s’approcher de lui, prendre ses si petites mains dans les siennes, un sourire maternel et tendre se dessinant sur ses jolies lèvres roses. Passant un instant ses dents sur sa lèvre inférieure en un sourire des plus heureux, Ludmila ne put donc que préserver une bonne humeur rayonnante, ne s’étant finalement jamais sentie aussi bien depuis la naissance de leur fils. Reportant un instant son regard sur ce dernier – visiblement bien heureux d’être entourée de l’attention de ses deux mamans – la charmante blonde laissa donc glisser son index contre sa joue, son amour maternel semblant ici des plus évidents, sincère.

    Tu grandis si vite, petit cœur.
    J’aimerais tant pouvoir te garder auprès de nous ainsi, jusqu’à la fin de nos vies.
    Tu n’as pas si souvent eu l’occasion de nous voir ainsi proches et heureuses, n’est-ce pas ? Pourtant, Dieu sait comme cette harmonie entre nous était la principale cause de nôtre désir de te voir naître et vivre parmi nous. Je déplore nos cris, cette distance qui s’installe parfois entre nous, et qui – certainement – ne manque pas de se répercuter sur toi. Est-ce que tu te rends compte, de nos déchirures, comme ici, de notre amour – passionnel ? J’espère pour t’épargner davantage nos disputes, à l’avenir.
    Tu n’as pas à subir cela.

    Nous n’avons pas, à subir cela.

    Bam
    Bam

    Dominura relevant finalement les yeux vers elle, la jeune Russe ne manqua pas de réagir quant à sa réponse à sa précédente question : Dominura avait-elle le rôle de la marâtre ? Ses sourcils se haussant d’une surprise certaine – Ludmila comprenant à présent que ses paroles pouvaient prêter à confusion – cette dernière laissa alors échapper un léger rire, son visage se transformant en une moue adorable tandis qu’elle répondait dans une certaine précipitation, sur une fausse défensive démontrant qu’elle comprenait bien là que sa compagne n’était absolument pas sérieuse, lorsqu’elle lui avait fait cette remarque :

    - Noooon… !! J’ai jamais dis çaaa !!

    Un léger rire s’échappant à son tour d’entre ses fines lèvres démaquillées, la jolie blonde répondit alors tendrement au baiser de sa belle, sa main venant glisser sur sa joue en une caresse complice et amoureuse.

    Tu es une mère merveilleuse, oui. Et je m’en rends davantage compte, lorsque je te vois ainsi t’adresser à notre fils, te pencher vers lui et le couvrir de baisers. De qui tient-il ? De toi, bien plus que de moi, sans doute. Mais je sais – au fond – que les gênes ne font pas tout. Edan pourra peut-être me ressembler, sur certains points ? Mon sourire ne peut que s’étendre davantage, tandis que tes baisers provoquent ses rires, encore faibles, mais tellement adorables. Qu’il me ressemble ou non, je considère et considèrerais toujours cet enfant comme le mien – et ce bien malgré la loi, qui encore me l’interdit. Tu ne me l’enlèveras jamais, n’est-ce pas ? J’ai confiance en toi, oui. Je sais que tu feras toujours ce qu’il y a de mieux, pour Edan comme pour moi.

    Un nouveau baiser, et la charmante Russe se sentie rosir quelques peu aux nouvelles paroles de sa conjointe. L’enfant parfait, d’une femme parfaite ? Son regard scrutant avec grande attention et passion celui de son aimée, la jolie blonde laissa glisser sa main contre la joue de cette dernière, ses doigts passant un instant dans ses cheveux lâchés par la suite. Lui volant un nouveau baiser – émue et indiscutablement plus heureuse que jamais – la jeune Russe se pencha finalement à son tour vers le petit garçon, s’allongeant davantage – sur le côté, et toujours entièrement nue, donc – embrassant la petite tête de ce dernier tout en posant sa main sur son ventre. Un sourire bienheureux aux lèvres, la jeune femme ferma alors les yeux, relevant doucement le bout de ses doigts afin de demander implicitement à sa belle de venir la rejoindre, ne serait-ce que la frôler.

    Le bout de son nez restant en contact avec les cheveux fins et bruns de son petit, la jeune femme laissa finalement entendre quelques murmures, visiblement prête à rester ainsi encore quelques instants :

    - Je vous aime tant, mes Amours

    Oui – Plus que tout. Restons un peu là, d’accord ?
    J’ai tant besoin, de vous sentir contre moi, tous les deux.

    Tu vis dans mon cœur,
    Dès maintenant, jusqu’à la nuit des temps.

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