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 ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫

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Dominura Romley
~ Illustratrice Renomée ~
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MessageSujet: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Ven 15 Avr 2011 - 19:22


    ~ En ce début d'après-midi, le soleil bas de l'automne laissait ses rayons passer avec tendresse par les grandes fenêtres de l'appartement New-Yorkais. Dominura, comme depuis quelques jours déjà, trainait son joli corps à travers l'appartement, dans une robe courte d'intérieur, de son éternelle couleur anis. Délaissant ses chaussures à talons pour des chaussons afin de ne pas réveiller le sommeil du petit Edan, elle se surprenait souvent à marcher, dans des directions qui dépassaient parfois sa pensée, se rendant à son atelier sans raisons, pour ensuite filer à la cuisine, se faire un café qu'elle ne voulait finalement plus et qu'elle laissait choir, à côté de la Nespresso. Quelques pas encore, et la trentenaire se retrouvait au salon, affalée dans un canapé, conservant sa grâce légendaire mais plus ses poses dignes d'une reine. Au contraire, elle semblait là, simplement là, comme un fantôme ou le cadavre d'une femme délaissée, ses cheveux attachés par une pince assortie à son vêtement laissant filer quelques mèches vagabondes.

    Pas un sourire, malgré le beau temps.
    Ludmila ? Elle ne semblait pas présente, tandis que la seule occupation probable de la grande femme, dont l'enfant était endormi, semblait être la télévision, qu'elle avait tant déplorée, durant ces dernières années. Poussant un bref soupir à l'idée de se soumettre à un tel appareil électronique, Dominura attrapa pourtant la télécommande, pressant le bouton d'allumage.

    ~TchhhhhhhHh-

    Le journal de treize heures ayant commencé depuis de nombreuses minutes, la trentenaire s'installa plus confortablement dans l'un des canapés en L, avant de finalement changer d'avis. Il lui fallait quelque chose à boire. Mais quoi ? Un café ? Non, non... Elle n'en avait pas envie – Tiens, c'était nouveau, ça ! Alors... Un chocolat chaud ? Quoi de mieux, pour réconforter son âme échappée ? Bien. Elle se ferait donc une boisson chaude et sucrée. Se relevant alors, Dominura laissa ses pas faire un détour vers la chambre du petit garçon, afin de veiller sur son sommeil. Ce dernier dormant à poings fermés, elle se détourna de lui, ne l'embrassant pas même – De peur de le réveiller – et se rendit donc à la cuisine.

    Hop, hop, hop,
    Ni une ni deux, et le lait fut chauffé, le chocolat versé dans une tasse, et la boisson préparée.

    Potof... Potof, potof, potof.

    Le canapé fut finalement rejoint en vitesse, la grande femme s'y laissant tomber, sa tasse de chocolat entre les doigts. Jetant un œil à la télévision, Dominura s'installa donc à nouveau confortablement, logeant un coussin sur son ventre et se penchant vers l'écran qu'elle regardait à présent intensément, de ses yeux verts sombre, tandis qu'une voix effrayante d'un calme pourtant violent dénonçait les nombreuses actualités, toutes plus horribles les unes que les autres.

    ¤ L'avion du Vol 603 NewYork-Tokyo, dont la disparition remonte à 2007, n'a toujours pas été localisé. A son bord, plus d'une centaine de passagers, dont aucun n'a été retrouvé. Les diverses expéditions de sauvetage se sont finalement avérées vaines, tandis qu'une nouvelle navette a été envoyée Hier, tandis que l'espoir demeure. A son bord... ¤

    Se laissant retomber dans le coussin du canapé, la grande femme soupira profondément, laissant une main claire et fraiche passer sur son propre visage, délogeant les mèches de ses cheveux bruns qui se trouvaient là, tandis qu'un regard comme réprobateur s'élançait à présent en direction de cette boite grise qui n'énonçait que des faits purement négatifs, n'arrangeant rien à ses états d'esprits quelque peu relâchés, las, désillusionnés... dépressifs ? Cette télévision ne l'aiderait en rien, en RIEN, à trouver un recul sur sa vie, tandis qu'elle demeurait là, enfermée dans cet appartement dont elle connaissait les moindres recoins !


    « C'est désespérant... Toujours la même chose... Et ces pauvres gens... Quand je pense qu'on reste là à se morfondre... »

    Ahh, mais où était passée, cette Dominura pleine de joie de vivre, de motivation au travail, d'ardeur à la tâche ? Où était cette femme, emportée par les évènements croulant des demandes, des rendez-vous, des challenges ? Il n'en était rien, en ce jour, tandis qu'elle se languissait de diversité, de loisirs, de sa Ludmila.

    Lassitude.
    Ennui.

    Je ne suis peut-être bonne, finalement, qu'à m'occuper d'Edan ?
    Ou bien... Peut-être même pas ?
    Je ne sais pas, je ne sais plus, de ce dont je suis capable.

    A part rester là
    A attendre
    A t'attendre

    Toi que je vois
    Toi, que je vis
    Mon Amour

    J'ai besoin de notre liberté.

_________________

- Dominura Romley -
♥️

-Pas un coeur de pierre mais seulement malheureuse-
-Et si vous osiez un quelconque effort ? Les sourires, ça se décroche-
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Ven 15 Avr 2011 - 22:20

    Clac
    Clac
    Clac

    Parcourant les pavés d’une charmante petite rue de New-York, Ludmila quant à elle s’occupait en faisant les magasins, en cette fin de matinée. Ayant confier sans aucune crainte le petit Edan à sa mère biologique, la jeune femme profitait donc de ces quelques instants de solitude afin de se ressourcer, comme cela lui arrivait de temps en temps – deux ou trois fois par semaine, en moyenne. Avait-elle finalement trouvé de quoi combler son manque d’activité professionnelle ? Pour l’instant, la jeune Russe ne pouvait y songer, ne se sentant pas réellement prête à laisser sa famille pour aller travailler. Ainsi – et ce même si l’argent commençait à sérieusement manquer sur son compte – la charmante blonde continuait à vivre au jour le jour, comblée de bonheur. Ce bonheur simple et rassurant, aux côtés de la femme qu’elle aimait, de leur petit garçon. Ce bonheur, qui pourtant semblait se fragiliser ces derniers temps, les colères d’Edan lui imposant de nouveau stresse et épuisement. De même, le comportement passif de Dominura ces derniers jours commençaient à inquiéter quelque peu sa conjointe, cette dernière ressentant parfois le besoin de s’évader, de fuir l’appartement où toutes deux vivaient au rythme des pleurs de leur enfant.

    Clac
    Clac

    Depuis combien de temps était-elle sortie ? Une heure, peut-être deux. Ayant prit la peine de sortir en voiture afin de pouvoir y stocker tous ses achats, Ludmila vaquait donc d’un magasin à un autre, prenant soin de faire quelques courses alimentaires pour toute la famille. Fruits, légumes, viandes, lait, eau, couches, médicaments divers, etc. Chaque semaine, tout était à refaire. Cette activité récurrente en venait par ailleurs à agacer quelque peu la jeune Russe, qui depuis des mois s’occupait absolument de tout – pour le bien-être de Dominura. Certes, cela lui faisait tout de même plaisir, que de prendre ainsi soin de la femme qu’elle aimait. Pourtant – sa fatigue commençant à se faire sentir sur son humeur au quotidien – Ludmila en venait parfois à lui en vouloir de ne pas simplement l’accompagner, et ce même si elle lui avait toujours affirmé que ça n’était pas la peine, qu’elle préférait la savoir au calme – loin des journalistes et autres photographes trop curieux.

    Ainsi venait-elle de finir d’acheter le nécessaire pour la semaine à venir, prenant à présent le temps de flâner à sa guise dans des boutiques qui alors lui semblaient plus attrayante. Voilà comment – une bonne heure plus tard – la jeune femme se retrouva chargée de sacs, provenant de divers magasins. Dans ces derniers se trouvaient visiblement des vêtements, des jouets. Tout ce qui sans doute n’était que du superflu, Ludmila consommant parfois plus que de raison lorsqu’il s’agissait de ce genre de choses. Sans doute était-ce dû au manque d’argent de son père, lors de son enfance ? La jeune femme s’en était pourtant contentée, sans réellement en souffrir. Sans doute voulait-elle offrir à son fils ce qu’il y avait de mieux… ? ~

    Clac
    Clac

    Treize heure trente passée.

    Des sacs plein les bras, la jolie blonde montait à présent les nombreuses marches menant à son appartement, se languissant d’ores et déjà de montrer tous ces nouveaux achats à Dominura. Au fond, sans doute espérait-elle décrocher quelques sourires enthousiastes de cette dernière, qui ces derniers jours lui semblait bien las. Regrettait-elle leur vie passée ? Ne souhaitant pas réellement se mettre à analyser davantage sa belle – ne désirant pas subir de nouvelles crises de colère de sa part – Ludmila évitait donc au possible de poser la moindre question, laissant simplement sa spontanéité tenter pour elle de la distraire.

    Clac
    Clac

    Refermant la porte derrière elle, Ludmila balança doucement les clés sur le petit buffet qui se trouvait là, avant d’aller simplement déposer les sacs de courses dans la cuisine. Hop, hop. En un rien de temps, la jeune femme rangea ces quelques provisions, passant par la suite par la salle de bain afin d’en ranger le reste. Son manteau ayant été déposé dans le hall d’entrée également, la charmante Russe ne fut pas dupe de l’activité de sa compagne, entendant le son émit par la télévision en passant devant le salon. Quelque peu dépitée à l’idée de la retrouver une fois de plus en train de se laisser aller devant cette boîte infernale, Ludmila décida alors de laisser l’occasion à sa conjointe d’en profiter encore quelques minutes, terminant son rangement et ne gardant en mains que les sacs contenant le surplus habituel.

    Clac
    Clac

    Un instant encore, et Ludmila fit son apparition dans le salon, un fin sourire enjoué aux lèvres. Espérant de tout cœur que ses achats pourront distraire un instant son aimée, la jeune femme décida néanmoins de venir l’embrasser tout d’abord, déposant ses sacs près du sofa où elle était installée. Son regard passant avec attention sur le désirable corps de sa belle, Ludmila se rapprocha d’elle en une fraicheur qui lui était bien souvent associée, posant un genou sur le canapé avant de passer l’autre de l’autre côté de Dominura, s’installant à califourchon sur ses jambes – lui cachant ainsi la télévision.

    - Qu’est-ce que tu regardes ?

    Que regardes-tu – mon Amour – qui puisse ainsi attirer ton attention ? Toi qui auparavant déplorais l’existence même de la télévision… Pourquoi commences-tu ainsi à la regarder ? Est-ce que notre petit ange est endormi ?

    Un sourire, amoureux, mais soucieux – Passant tendrement ses mains fraiches sur les joues de son aimée, Ludmila les laissa alors glisser avec sensualité jusque dans les cheveux de cette dernière, rapprochant son visage de son cou afin d’y déposer un tendre baiser. Sa langue glissant un instant contre la délicieuse peau nue de sa compagne, la jeune femme l’enlaça ainsi un instant, murmurant alors avec grand enthousiasme :

    - Tu veux voir ce que j’ai acheté… ?

    Une nouvelle fois ses lèvres se refermèrent contre le cou de Dominura, Ludmila s’enivrant de sa délicieuse odeur, tandis que son corps se rapprochait sensuellement du sien. De toute évidence, la jeune Russe cherchait à attirer d’attention de sa compagne, de ses mots comme de ses mouvements. Ne devaient-elles pas profiter du sommeil de leur enfant, pour se retrouver un peu ? A présent revenue apaisée de son escapade solitaire, la charmante blonde était prête à faire tous les efforts du monde pour passer un bon moment avec son aimée, ses lèvres glissant contre sa peau en une dangereuse sensualité.

    Tu me manques, tu sais ?

    Mon cher Amour ~

_________________

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Ven 15 Avr 2011 - 23:17

    ~ Lorsque la belle blonde passa la porte de l'appartement, la grande femme ne bougea pourtant pas de son canapé en L, qu'elle affectionnait tout particulièrement ces derniers temps. Son regard demeurant rivé sur la télévision qui se trouvait en face d'elle, elle ne laissa rien entendre, pas même un signe de bienvenue, alors que Ludmila entrait dans l'appartement, balançant ses clefs contre le petit meuble de l'entrée. Assez rapidement – De cinq à dix minutes plus tard – cette dernière gagnant le salon, Dominura détourna son visage de l'écran pour le porter – D'une neutralité certaine – vers la femme qu'elle aimait. Pas un de ses haussements de sourcils habituels, pas un sourire empli de bonheur ou de contentement, seulement ce regard, intense et profond, ne comprenant pas réellement de message, sinon l'acceptation de ce retour qu'elle attendait pourtant.

    Notre fils dort.
    Notre petit bébé, notre amour, est enfin calme, tu sais ?

    Et je te regarde, et je te regarde encore, tandis que tu sembles toujours aussi fraiche et pleine de vie, bien différente de moi. Quelle était la femme, que j'étais avant ? Avais-je ton sourire, tes jolis traits ? Ta joie de vivre, ton bonheur si communicatif ? Oh, oui, communicative, tu l'es bien, ma Ludmila. Pourtant, je n'arrives pas, en cet instant, à partager ces regards que tu m'offres de toute ta légèreté.

    Un baiser.
    Doux et frais, comme à ton habitude.
    N'as-tu pas peine, d'embrasser une femme telle que moi, non pas négligée mais semblant aussi lasse de la vie qui l'habite, du pessimisme qui fait à présent partie intégrante de son être ? Je n'arrives pas à te cerner, tant je ne me comprends plus moi-même, tant je me déplore. Tu sais, j'ai essayé de faire des efforts. Oui, j'ai essayé. Et pourtant ? Je n'y suis pas arrivée.

    Me pardonneras-tu ?
    J'en ai l'impression. Mais n'est-ce pas qu'une grande et belle façade, comme celle de ces hôtels semblant si luxueux, qui nous emprisonnent peu après ? J'ai peur. Peur de ton jugement, tandis que tu m'offres pourtant encore ce sourire aimant, ces attentions. Aurais-tu acheté de nouvelles bricoles, bon nombre d'inutilités qui semblent pourtant te convenir, te faire plaisir, te changer les idées ? Je ne veux pas, que tu cherches à m'oublier en te noyant dans les achats comme l'on se noie dans un alcool fort. Dis-moi, dis-moi seulement, que tu ne m'en veux pas. Puis-je seulement voir cet instant comme quelque chose de sincère ? Je doutes, je doutes, et je reste neutre. Je n'ose plus me mouiller dans ce genre de questionnements, qui pourraient me porter du tort.

    ~

    Rapidement, Ludmila s'installa à califourchon sur sa conjointe, les deux genoux rencontrant le large coussin du canapé du salon. Empêchant à Dominura de jeter un nouvel œil sur cette télévision anti-utopiste, la grande femme laissa ses yeux sombres rencontrer ceux de sa belle, toujours sans une once de réactivité positive ou négative. Pas un râle, pas un seul gémissement de désapprobation. Et cette question, très simple, presque étrangement enjouée.

    Qu'est-ce que tu regardes ?

    Se passant la langue sur ses propres lèvres, comme en signe d'une réflexion quelque peu distante – Sans trop l'être tout de même – la belle femme en robe anis finit par répondre, très naturellement :


    « Les informations de treize heures... Tu te souviens, de cette histoire d'avion pour Tokyo ? Apparemment, ils ne l'auraient toujours pas retrouvé... Pas une seule localisation d'un possible survivant... Et pourtant, ils s'acharnent encore à envoyer des missions de repérage... Je ne sais pas vraiment si c'est honorable ou désespérant... »

    Cette voix, si lasse, si troublée, sonnant comme obscure d'une douleur inexistante, semblait mettre en lumière un caractère pessimiste de la part de Dominura, ce que Ludmila était sans doutes très loin de lui connaître. D'habitude, jamais la belle brune ne laissait entendre de tels propos, clamant qu'il était exaspérant de voir que l'on s'acharnait en vain pour sauver la vie de personnes disparues il y avait de cela plus de cinq longues années. Pourtant, tel était le cas, en cet instant.

    Sans doutes Ludmila eut-elle une ravissante idée, en détournant la conversation de ses contacts aussi audacieux que plaisants, même si les réactions de Dominura ne furent pour le moins pas réellement à la hauteur de ce que son corps pouvait ressentir. Ces doigts, fins et frais, dans ses cheveux. Ces baisers, doux et tendres, empreints de sensualité, dans son cou. Et ces quelques mots. Simples mots. Une question, dans un murmure :

    Tu veux voir ce que j'ai acheté ?

    Les yeux de Dominura s'étant un instant perdus dans le vide, la grande femme les fit alors virer dans ceux de sa conjointe, qui semblait d'une humeur relativement câline et enjôleuse. Passant une main fine sur son propre visage afin d'en dégager quelques mèches de cheveux, la grande femme finit par répondre, d'une mince voix, sans réel enthousiasme mais laissant tout de même paraître un interêt convaincant :


    « Oh oui ♥ Tu n'as pas trop dépensé, j'espère ? »

    Montre-moi, ce que tu as acheté,
    Montre-moi, tes dépenses faramineuses.
    Tu me fais peur, des fois, tu sais ?

    A combien te coûte, ce sourire que tu m'offres à chacun de tes retours de courses ?
    Tes sorties m'angoissent, tandis que je demeure ici,
    Et pourtant, je ne puis que porter un vif intérêt à ta propre satisfaction.

    Et mon corps, frémissant pourtant au contact du tien, ne se rapproche pas, claironnant la lassitude de mon être, contre mon gré. Je suis réactive, intérieurement, à tes baisers comme à tes attentions. Mais comment, te le montrer, tandis que mon visage demeure dangereusement impassible ? Je ne suis pas folle. Seulement... étrangement... mal. Mal ? Dans le sens du malêtre, alors que tout ce que j'ai toujours voulu dans ma vie a fini par m'arriver.

    J'ai ton amour,
    Celui de notre cher petit.
    J'ai la reconnaissance,
    La gloire,
    L'argent,
    La considération,
    Le respect,
    La création pure, dans son plus bel état.

    Et pourtant
    Il semble tout me manquer

    Et, plus que tout,
    Alors que je te réserve mon cœur,
    Mon âme semble s'être évadée, le temps de quelques
    Longs instants.

_________________

- Dominura Romley -
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Ven 22 Avr 2011 - 14:41

    ~ Après avoir tout simplement rangé les courses dans les meubles qui leur étaient destinés, Ludmilla s’était donc rendue au salon afin d’y retrouver sa compagne, et ce non sans appréhender quelque peu cette rencontre. Dominura avait-elle seulement pu faire autre chose que rester devant la télévision, en ce jour ? Rien ne semblait contredire cette idée, tandis que la charmante française posait les yeux sur elle, sans doute lasse de son propre quotidien – et peut-être à raison. Que regardait-elle ? Quelque chose qui ne la stimulait pas véritablement, de toute évidence. Restant néanmoins positive face à tant de relâchement mental – faisant au mieux pour ne pas souffrir du comportement de Dominura, et ainsi aggraver la situation – la jeune Russe se contenta de garder un fin sourire, son regard doux et amoureux ne vrillant à aucun moment face aux sublimes yeux verts de sa conjointe.

    Tu me fais peur, tu sais ? Je n’aime pas te voir ainsi. Je n’aime pas te savoir si maussade, si détachée de la réalité. Nous sommes heureuses, n’est-ce pas ? Edan est en parfaite santé, et nous avons tout le temps nécessaire pour prendre soin de lui, de nous. Qu’en sera-t-il, lorsqu’il me faudra reprendre le travail ? Tu resteras ici, avec le tien. Avec notre fils. Tu resteras, et je serai sans doute contrainte de vous laisser, ce qui me semble pour l’instant totalement impossible.

    Je ne veux pas te laisser, dans cet état.
    Je ne peux pas même l’imaginer, et ce bien que je ne doute pas de ton attention envers notre enfant. Mais ta lassitude ne finira-t-elle pas par jouer sur ta concentration, tes réactions ?
    J’en ai peur –

    Bam
    Bam

    Ainsi Dominura regardait-elle le journal télévisé de treize Heure ? Rien de bien réjouissant, visiblement. Attentive à sa réponse, Ludmilla ne la quittait donc pas des yeux, ses mains glissant tendrement contre ses joues tandis que le monologue de son aimée l’inquiétait davantage. Envoyer du renfort pour localiser les possibles rescapés de ce crash datant d’il y a plus de cinq ans était-il honorable, ou désespérant ? Pinçant légèrement ses lèvres entre elles à ces mots, la jolie blonde ne put contenir un regard quelque peu interrogatif face à tant de pessimisme, n’y étant guère habituée de la part de sa compagne. Pensait-elle réellement, à ce qu’elle venait de laisser entendre ? Bien sûr, qu’il fallait continuer à chercher ces individus ! Et si certains étaient toujours en vie, attendant désespérément de l’aide afin de retrouver leurs familles ? Il serait sans doute inhumain de se contenter de les oublier, comme s’ils n’avaient jamais existé – délaissant leurs corps et leur mémoire.

    Se rapprochant néanmoins de sa belle afin de déposer en son cou un tendre et doux baiser, Ludmilla ne s’arrêta donc pas à ces étranges remarques, tentant au mieux de détourner l’attention de Dominura. Pourrait-elle seulement la faire sourire, au moins un instant ? Oh, Dominura semblait être un peu plus enthousiaste à l’idée de voir ce que sa conjointe avait pu acheter, sa réponse ne pouvant que faire sourire cette dernière. N’avait-elle pas trop dépensé ? Et bien, Ludmilla ne s’en était pas réellement préoccupée, persuadée que ses réserves d’argent étaient bien assez suffisantes pour combler ses nombreux achats compulsifs.

    Laissant échapper un léger rire et une moue faussement vexée quant à cette remarque, la jeune femme ne se délogea pas immédiatement de son étreinte contre l’illustratrice, ses lèvres prenant avant tout le temps de glisser contre les siennes, en quelques sensuels baisers. Ses doigts fins et frais caressant tendrement les joues de son aimée, la jeune femme ferma un instant les yeux, profitant de ces quelques minutes de calme tant que leur adorable petit garçon était encore endormi.

    Nous ne prenons plus trop le temps de nous retrouver toutes les deux, n’est-ce pas ?
    Pourtant, Dieu sait comme je t’aime – chaque jour davantage. Edan occupe nos journées, nous épuise tout autant qu’il nous comble de joie. Du moins est-ce ma vision des choses. Est-ce également la tienne ? Je ne sais plus quoi en penser, tandis que tu ne daignes plus réellement me parler, comme nous pouvions le faire il fut un temps. Mais je comprends. Je comprends, que tu puisses être parfois trop fatiguée, trop occupée. Tout ceci malgré tout m’inquiète, m’interroge.

    Es-tu réellement heureuse, avec nous ? ~

    Face à l’absence de réaction de sa conjointe, Ludmilla daigna finalement se redresser – après seulement un dernier baiser, tout aussi tendre – se détachant d’elle afin de retourner à ses achats. Hop, hop. Quelques pas, et la jeune femme attrapa un premier sac, en sortant tout d’abord quelques vêtements pour Edan. Vint ensuite une adorable robe rouge à pois blancs – qui lui était destinée – puis un haut vert anis, pour Dominura. Déballant tout cela en quelques commentaires enthousiastes et destinés à changer les idées de sa compagne, Ludmilla continua ensuite en sortant d’un autre sac un tapis d’éveil pour leur petit, ce dernier disposant de confortables coussins aux tons gris et blancs, relativement sobres. Des portiques, des tissus divers, de la musique. Tout semblait parfaitement adapté à l’âge du petit garçon, qui ainsi pourrait s’amuser seul sous les yeux de ses mères. Dans d’autres sacs, des jouets divers, ainsi que des barrettes et autres accessoires pour les deux jeunes femmes. Beaucoup de choses, en somme. Sans doute Ludmilla en avait-elle eut pour plus de cinq cent dollars, sans même s’en soucier.

    Clac
    Clac

    Revenant auprès de Dominura, la jeune femme – un sourire charmeur aux lèvres – passa avec soin son dernier achat autours du cou de sa conjointe, à savoir un magnifique collier en or blanc, où trônaient quelques pierres d’un vert anis parfaitement assorti à la robe de la jeune femme.

    Une fois cela fait, Ludmilla se rapprocha davantage de sa belle, l’embrassant sur la joue avant de finalement laisser entendre, visiblement on ne peut plus satisfaite de ce petit cadeau :

    - Il te va à merveille !! Est-ce qu’il te plait ? ~

    Mon Amour.
    Que pourrais-je faire de plus, pour te montrer à quel point je tiens à toi ?
    Et à nouveau mon corps se rapprocher du tien, mon désir se faisant chaque jour plus intense.
    Ton corps souffre-t-il toujours, de ton accouchement ? Je souffre tant, de cette abstinence prolongée, véritable torture à mes yeux. Et mes doigts glissent contre son cou, descendant dangereusement contre ton décolleté, tandis que mes lèvres se rapprochent de ton oreille, en un tendre mais fébrile murmure – appréhendant, en quelque sorte, un quelconque rejet de ta part :

    - Mon bel Amour serait-il d’accord pour profiter avec moi du sommeil de notre petit Ange ? ~

    Fermant les yeux à ces mots – profitant non sans en frémir davantage de la délicieuse odeur de sa compagne – Ludmilla laissa sa jambe glisser en de sensuelles caresses contre celles de son aimée, ses doigts jouant à présent avec prudence avec les quelques mèches de cheveux dépassant de la coiffure de Dominura.

    Mon Trésor ♥

    Sans doute suis-je en train de devenir folle.
    J’aimerais parfois que tout soit comme avant.
    J’aimerais pouvoir lire en toi le bonheur, le plaisir.
    J’aimerais te savoir heureuse, comblée de notre présence.

    Je t’en prie –
    Aide-moi seulement à savoir, à comprendre.
    Comment puis-je t’aider à sourire à nouveau ?
    Comment puis-je t’aider à retrouver le goût de vivre,
    A faire disparaître cette lueur maussade, au fond de tes yeux.

    Tu as tout ce dont on puisse rêver, n’est-ce pas ?

    Je t’aime tant,
    Peut-être trop. ♠

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Ven 22 Avr 2011 - 15:32

    ~ Lorsque les lèvres de Ludmila vinrent se refermer en quelques baisers dans le cou ou sur les lèvres de Dominura, cette dernière ne manqua pas d'y répondre, gardant tout de même un certain plaisir à ces multiples contacts, malgré le pessimisme qui occupait à présent son âme toute entière, jour après jour. Finalement, la jolie blonde entreprit le déballage de ses nombreux achats, les laissant apparaître les uns après les autres devant les yeux vert sombre de sa compagne, qui regardait toujours, entre le vague intérêt et la profonde réflexion. Oh, Ludmila, mon bel amour... Pour combien en as-tu eu, encore une fois ? J'imagine que tu n'as pas manqué, de dépenser tout ton argent, pour ces objets dont nous n'avons pas forcément l'utilité. N'as-tu pas encore un peu de mal, avec ce qui concerne les dépenses ? J'ai l'impression, que tu te camoufles sous ces achats, tandis que tu ne te rends pas compte de l'étendue des conséquences que cela pourrait avoir.

    Je remarque, pourtant, que parmi ces multiples achats, tu as songé à notre enfant, lui achetant sans doutes ce que je ne pourrai jamais aller chercher moi-même, bien trop faible encore pour sortir de cet appartement et affronter les médias qui nous traquent encore. Ainsi, je souris, je hoche parfois de la tête, je te donne quelques signes de mon attention et de mon contentement, haussant les sourcils affirmativement lorsque tu me montres cette robe, qui dois t'aller à merveille. Et ce petit haut, que tu m'as acheté ? Magnifique.

    Un sourire, sincère, malgré cette lueur morte, encore présente au fond de mes yeux.
    Et mes mains, sur tes joues. Quelques mots, soufflés, amoureux :


    « Tu es adorable~ Merci mon Ange ♥ »

    Clac
    Clac

    Quelques pas, et bientôt, Ludmila fut de retour auprès de son aimée, visiblement d'humeur malicieuse, amoureuse. Passant ses dents sur sa lèvre inférieure, la trentenaire laissa passer ses yeux dans ceux de sa conjointe, se demandant ce qu'elle pouvait bien encore manigancer. Finalement, la surprise arriva bien vite, un collier d'or blanc et de pierres anis venant à orner son cou fin et pâle. Esquissant un mouvement de surprise, l'Illustratrice porta ses doigts clairs à son collier, le laissant glisser en une douce caresse, tandis qu'elle y jetait un oeil, entre l'émerveillement et l'horreur face à un objet aussi coûteux. Haussant les sourcils, reportant son attention sur le visage de son amante, elle laissa entendre, visiblement quelque peu troublée :


    « C'est... Il est magnifique, Trésor ! Mais... C'est de la folie ! Combien est-ce que tout ça t'as coûté ?! »

    Je ne comprends pas, pourquoi tu fais toujours tout cela pour moi, mon amour ! Oh, oui, je te suis bien reconnaissante, évidemment, mais ne crois-tu pas que cela fait un peu trop pour moi ? Je ne mérite pas, ces attentions. Et les larmes me viennent aux yeux, sans doutes de joie, alors que mes doigts passent encore sur ce collier que j'aime déjà tant.

    J-Je ne sais pas quoi dire d'autre, mon coeur.
    Qu'attends-tu de moi, exactement ?
    Je cherche, à te montrer mon amour, mais sans doutes cela n'est-il pas assez ?

    S'il te plait, Ludmila... Crois-moi.
    Crois-moi seulement...
    Crois-moi.
    Comme je t'aime, même incapable de le laisser entendre aussi clairement qu'auparavant.

    M'en voudras-tu ?

    ~

    Lorsque Ludmila se rapprocha à nouveau d'elle, les doigts de cette dernière glissant contre son décolleté en un frisson frais et tout aussi excitant, Dominura ferma les yeux, pinçant ses lèvres – Non maquillées – entre elles, réprimant ses expressions d'un certain plaisir. Evidemment, l'envie demeurait. Le souhait, de sentir le corps de Ludmila contre le sien, l'intense vouloir, de comprendre que rien entre elles n'avait pu diminuer, était pur et intense. Pourtant, la talentueuse dessinatrice était-elle seulement capable, de pouvoir montrer à la femme qu'elle aimait, l'intensité de son amour ? Cela était dur. Bien trop compliqué, ces derniers temps, tandis que la réalité lui semblait si lointaine.

    Pourtant, Dominura laissa tout de même ses mains fraiches glisser contre les hanches de sa conjointe, lui volant un langoureux baiser avant de laisser son front entrer en contact avec le sien, la regardant dans les yeux, d'une brillance pourtant vacillante. Un souffle, doux, et tendre, quoiqu'un peu moins porté par l'enthousiasme qu'à l'habitude :


    « Sans aucun doutes, oui, comment refuser à une si charmante proposition ♥ »

    Mais, alors qu'elle fermait les yeux, rapprochant le corps de Ludmila contre le sien en exerçant une pression sur ses hanches afin de resserrer leur étreinte, le téléphone fixe fit entendre son appel, sonnant à travers l'appartement, à partir du petit meuble de l'entrée.

    DRIIIIIIIIIING-DRRRRRRRING-DRIIIIING !!

    Faisant mine de ne pas réellement y faire attention tout d'abord, Dominura finit par rouvrir les yeux, fronçant doucement les sourcils et se tendant tout autant, comme si son corps tout entier accusait cet appel arrivé dans de mauvais temps. Finalement, se redressant, elle laissa entendre, d'une voix préoccupée :


    « Et si c'était important... ? »

    Passant à nouveau ses mains sur les joues de son aimée, elle inclina doucement la tête, avant d'ajouter, visiblement déterminée, d'une lueur attentive :

    « J'y vais, ne bouges pas ♥ Je reviens tout de suite ♥ »

    Un baiser, et elle se délogea de l'étreinte de son aimée, tout en douceur. Laissant par la suite ses pas la mener jusqu'au téléphone, elle décrocha alors, et laissa entendre, passant une main dans ses cheveux par la même occasion :

    « Allô~ ? »

    Mais rapidement, son visage se figea, perdant de tout son sourire. Elle se pencha légèrement en avant, visiblement fort contrariée :

    « Pardon ? Grave, vous dites ? Ça doit être une erreur... Jamais je... Quoi ? Melle Ivanov ? »

    Abaissant le combiné, pinçant ses lèvres entre elles tout en fronçant les sourcils d'incompréhension relativement inquiète, Dominura fit volte-face en direction de son aimée, lui laissant entendre, cachant le haut-parleur de sa main afin d'atténuer son appel :

    « C'est pour toi, Ludmila~ »

    Que se passe t-il...
    Pourquoi la banque appellerait-elle, en me clamant l'urgence, la dangerosité de la situation ? Que se passe t-il, Ludmila ?
    M'aurais-tu cacher quelque chose ? Je ne peux pas y croire, non...

    Je te fais confiance !
    Je te fais confiance, mon amour !

    Prends cet appel...
    Et dis-moi, dis-moi, vite,
    Que nous ne sommes pas en danger,

    J'en mourrai de peine
    Et d'effroi

    Mon Amour...
    Apaise-moi.

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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Sam 23 Avr 2011 - 10:15

    ~ Sentant malgré les sourires de Dominura que son enthousiasme n’était sans doute pas aussi sincère qu’habituellement, Ludmilla ne s’en préoccupa néanmoins pas réellement, préférant continuer à se persuader que ses nombreux achats pourraient bien finir par lui changer les idées. Ainsi, lorsque son aimée la remercia pour ces quelques présents, la jeune Russe se contenta de lui offrir sourires et baisers, profitant de ces quelques instants de calme pour renouer avec le simple plaisir de voir la femme qu’elle aimait s’ouvrir quelque peu à l’optimisme, plus belle encore de ce sourire éclairant son visage. Combien ce collier lui avait-il coûté ? Assez cher, pour être honnête. Mais Ludmilla n’avait aucunement l’intention d’en parler, préférant ne répondre à cette question que d’un nouveau tendre baiser, se rapprochant amoureusement de l’illustratrice.

    Le prix n’a pas d’importance, n’est-ce pas ?
    Te faire plaisir est tout ce qui m’importe –

    Bam
    Bam

    Se rapprochant donc dangereusement de sa conjointe – plus désirée que jamais – Ludmilla tenta tant bien que mal de garder un certain contrôle sur son corps, ses doigts tremblant parfois au contact du visage de son aimée. Envoûtée par sa délicieuse odeur, la charmante blonde se rapprochait donc de plus en plus, malicieusement provocante. Dominura accepterait-elle de lui céder quelques instants, tant que leur petit Trésor restait endormi ? La couvrant de tendres baisers en l’attente d’une réponse, la jeune Russe ne se sentie que davantage engagée en sentant les mains de sa belle rejoindre ses hanches, l’attirant à elle en une sensuelle et excitante étreinte.

    Oui ? Tu as dis, oui ? Et mon cœur s’emballe, mes lèvres se tendent d’un sourire plus heureux, plus doux : Je t’aime tant. Je t’aime à en laisser mon âme brûler de tes absences, de tes doutes. Peut-être pourrais-tu te sentir mieux, si nous étions ainsi plus proches ? Je ne veux pas perdre cette occasion de te voir vivre à nouveau, comme avant. Je ne veux pas laisser échapper ces instants, si précieux. Ca n’est pas qu’une question de sexe, tu vois ? J’ai besoin de sentir ton amour, ton bonheur. J’ai besoin de les voir, balayant cette morne lassitude de ton regard émeraude.

    Bam
    Bam

    Répondant aux langoureux baisers de sa belle tout en continuant à caresser de ses doigts fins ses cheveux bruns, Ludmilla ferma donc un instant les yeux, jubilant de ces premiers contacts, profitant chaque seconde de la douce présence de la femme qu’elle aimait. Dominura semblait-elle moins enthousiaste qu’à son habitude ? Sans doute, un peu. Mais compte tenu de la présente situation, Ludmilla s’en contentait bien, estimant que cela était déjà un progrès de la part de Dominura que d’accepter de tels contacts. Ainsi ne se posait-elle simplement plus de question, et ce du moins lors des courtes secondes qui leur furent offertes avant que la sonnerie du téléphone ne retentisse.

    DRIIIIIIIIIING-DRRRRRRRING-DRIIIIING !!

    Les yeux fermés, sentant d’ores et déjà le plaisir prendre le pas sur sa raison, Ludmilla ne se préoccupa guère de ces premières sonneries, espérant grandement que Dominura en fasse de même. Si cela était important, l’auteur de cet appel réitérerait sur leurs téléphones mobiles, n’est-ce pas ? Malheureusement pour elle, la jeune Russe sentie bientôt le corps de sa belle se tendre doucement sous ses doigts, très certainement perturbée par ce foutu appel. Fronçant légèrement les sourcils d’une désapprobation désespérée lorsque sa compagne laissa entendre que cela pouvait être important, Ludmilla tentant tant bien que mal de la retenir, ses doigts se refermant contre sa taille tandis que ses lèvres couvraient son cou de baisers.

    Reste avec moi ~

    Mais bientôt contrainte de relever les yeux vers sa belle – sentant ses mains venir se poser sur ses joues, attirant son attention – la charmante blonde laissa échapper un léger gémissement de frustration : Dominura semblait déterminée à aller répondre, lui demandant déjà de ne pas bouger. Ainsi reviendrait-elle tout de suite ? De toute évidence, Ludmilla était bien peu convaincue. Et si cet appel coupait tout envie à sa compagne ? Et s’il venait – comme elle le craignait – à réveiller le petit Edan ? Ainsi la jeune Russe ne pu-t-elle s’empêcher de tenter de retenir sa belle, s’accrochant fébrilement à son bras lorsqu’elle se leva, lui laissant entendre entre désapprobation colérique et désespoir face à de probables nouvelles frustrations :

    - Noon… Trésor… S’il te plait

    Mais il était trop tard. Déjà Dominura s’était-elle dirigée vers le téléphone, y répondant en toute simplicité. Se laissant tomber dans le canapé tout en gardant un œil posé sur sa compagne, la jeune Russe tentait alors de contrôler les battements colériques de son cœur, les impatiences de son propre corps : Pourquoi fallait-il toujours que quelque chose vienne s’interposer entre elles ?

    Bam
    Bam

    Rapidement, Ludmilla pu comprendre que la situation ne tournait pas en sa faveur. Voyant le visage de sa belle se figer d’une contrariété certaine, la jeune femme fronça légèrement les sourcils, se redressant quelque peu afin de tenter de comprendre ce qu’il se passait.

    Grave ? Qu’est-ce qui était grave ? Sentant son cœur s’emballer, la jeune psychologue resta à son tour totalement figée, son corps s’immobilisant de panique à l’idée que cet appel puisse provenir de l’hôpital. Etait-ce les résultats des analyses de leur fils ? Impossible ! Elles ne devaient que lui être transmises par courrier, et ce pas avant encore au moins une à deux semaines ! Mais… Et si la procédure avait changé ? Et si une stupide assistante était à cet instant en train de révéler son secret à la femme qu’elle aimait, et qu’elle souhaitait encore protéger de cette maladie pendant un temps ?

    BamBam
    BamBam

    « C'est pour toi, Ludmila~ »

    Pinçant légèrement ses lèvres entre elles face à l’incompréhension de son compagne, ainsi qu’à cette nouvelle tension entre elles, la jeune Russe – les jambes tremblantes sur le coup – parvint finalement à se lever, rejoignant sa belle près du combiné. Passant tendrement sa main dans le bas du dos de cette dernière tout en attrapant le téléphone, la jeune femme tenta alors de lui adresser un fin sourire rassurant, ne souhaitant pas la voir ainsi s’inquiéter pour ce mystérieux appel.

    Cela ne doit pas être si grave, n’est-ce pas ?

    Bam
    Bam

    - Allô ~ ?

    Gardant les yeux rivés sur sa compagne durant un instant, Ludmilla ne tarda néanmoins pas à perdre son sourire, au fur et à mesure que la femme à l’autre bout du fil lui expliquait la situation. Ainsi était-ce sa banque ? Pourquoi donc sa banque l’appelait-elle dans une telle urgence ? Fronçant quelque peu les sourcils d’incompréhension, la jeune Russe ne parvint finalement plus à soutenir le regard de Dominura lorsqu’elle comprit ce qui était en train de se passer.

    Depuis plus de trois mois déjà, la jeune femme n’avait plus les moyens de rembourses les crédits faits à sa banque. Depuis plus de trois mois, Ludmilla avait accumulé une dette valant plus de quinze mille dollars. Ainsi ses conseillers bancaires s’étaient-ils mit d’accord sur le fait que tout accès à de nouveau crédit lui serait refusé, en cas de non remboursement de ces frais sous deux jours. Pire encore, la banque promettait une plainte en justice, si la jeune femme ne régularisait pas son compte sous sept jours.

    Face à la cruauté du système bancaire américain – bien plus dangereux que celui auquel elle était habituée, à Londres – Ludmilla se sentie un instant défaillir, pâlissant tandis qu’elle bredouillait quelques mots à son interlocutrice, promettant de passer à la banque dès le lendemain.

    Bam
    Bam

    Le téléphone fut raccroché.

    Sourcils froncés d’une panique nouvelle, Ludmilla ne pu se résoudre à affronter le regard de la femme qu’elle aimait, ne comprenant pas elle-même comment elle avait pu en arriver là. Quinze mille dollars ? C’était de la pure folie. Ainsi la jeune psychologue resta-t-elle un instant silencieuse, sachant d’ores et déjà qu’il en était fini des quelques instants de tendresse entre Dominura et elle.

    Clac
    Clac

    Par chance, Edan n’avait pas été réveillé par les sonneries du téléphone.

    Clac
    Clac

    Choquée par ce qu’elle venait d’apprendre, Ludmilla songeait alors à présent aux meilleurs moyens d’annoncer tout cela à sa conjointe, sachant pertinemment que cette dernière était la seule à pouvoir l’aider assez rapidement pour qu’elle ne se retrouve pas en procès, créant sans doute le scandale autours de leur famille. Ne parvenant pas à se remettre les idées en place, le regard se perdant dans le vague – en direction de la télévision, encore allumée – la jeune femme décida finalement de ne pas passer par quatre chemins, annonçant le tout d’une voix assez monotone et distante pour qu’on puisse comprendre qu’elle était absolument, totalement dépassée par la situation :

    - Je n’ai plus de quoi couvrir mes frais depuis plus de trois mois… La banque veut que je rembourse ma dette sous sept jours… ou ils me collent un procès

    Comment seulement ai-je pu en arriver là ? Je n’ose pas même te donner le montant. Sans doute pourrais-je vendre mon ancien appartement ? Il couvrira largement les frais, n’est-ce pas ? Mais je n’ai pas le temps. Jamais je ne pourrai le vendre sous sept jours. Jamais la transaction ne sera assez rapide. Alors quoi ? J’ai besoin d’aide. Je… Comment ai-je pu ?

    Sentant une vague de culpabilité et d’horreur s’emparer d’elle, Ludmilla resta néanmoins immobile, toujours incapable de regarder sa conjointe dans les yeux.

    Je pensais pourtant être en sécurité, pour quelques mois encore.
    Je pensais pouvoir gérer, contrôler cet argent, auquel je n’ai jamais réellement été habitué.

    Cette plainte serait pour nous la promesse d’une humiliation cuisante, par ma faute.

    Non – Qu’ai-je fais ? ~
    Mon Amour, je suis tellement,
    Tellement désolée - ♠


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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Sam 23 Avr 2011 - 11:06

    ~ Lorsque Dominura passa le combiné à sa conjointe, il était indéniable qu'elle se sentit d'un seul coup défaillir. Etait-ce une façon, de s'adresser aux gens, en ne leur annonçant rien de plus que l'extrême gravité d'une situation ? Ce genre de détails pouvaient aisément mettre l'Illustratrice hors d'elle, submergée d'incompréhension et de doutes, son monde entier, si « stable » - Si l'on puis le dire ainsi – semblant s'effondrer.

    Mon Dieu Ludmila, mais qu'as-tu pu donc faire ?
    Qui est-ce, exactement ? Une banque, ma t-elle dit ?! Mais comment cela est-ce possible ? Comment aurais-tu pu avoir des ennuis avec une banque ? Me cacherais-tu des choses ? Je veux savoir... Trésor, je t'en prie, je t'en supplie, je veux savoir... Laisse-moi entendre, laisse-moi comprendre, je ne peux pas rester ainsi, en es-tu seulement consciente ?! Je deviens folle, sous le silence et ton écoute de cet appel impromptu !

    Pinçant ses lèvres entre elles, Dominura finit par rejoindre un des deux grands canapés en L, se laissant tomber entre les coussins, manquant soudainement de force. Un instant, elle laissa son regard émeraude scruter les moindres mouvements – Plus ou moins nerveux – de sa conjointe. Celui d'après, elle cala ses coudes contre ses genoux, se prenant la tête dans les mains en dérangeant ses beaux cheveux bruns, sous un soupir visant à s'auto-rassurer. Cela ne pouvait pas être aussi grave que cela le paraissait, n'est-ce pas ? Ludmila lui avait offert un sourire rassurant. Mais pouvait-elle avoir confiance en cette expression particulière, sachant qu'une banque n'utilisait jamais des mots trop dangereux, s'il n'y avait pas une réelle menace derrière tout ça ?

    Que veux dire Grave.
    Que veux me signifier cette expression, que je puis lire en toi !
    Je brûle. Je meurs. Regarde-moi. Détache-toi de ce téléphone. Informe-moi.

    Informe-moi, je t'en supplie !

    ~

    Finalement, le téléphone fut raccroché, le bruit catégorique de la base laissant comprendre à Dominura que son aimée en avait fini avec cette virtuelle entrevue. Relevant le visage d'entre ses mains, laissant ces dernières jointes devant son visage comme en une espèce de prière désespérée – Les doigts à plats contre les autres – tandis que son corps demeurait tassé, comme supportant un poids trop élevé pour lui. Ses yeux émeraude prenant connaissance des troubles de Ludmila, l'artiste ne bougea cependant pas d'un cil, sentant son cœur s'emballer, ce dernier partant alors à vive allure, menaçant de la faire devenir complètement cinglée. Évidemment, la belle française remarqua bien le refus de Ludmila à la regarder dans les yeux, sans doutes extrêmement coupable, d'après ce qu'en laissait comprendre son aura.

    Qu'es-ce que tu as fait.
    Mon Dieu, mais qu'est-ce que tu as fait...

    Je sens, que tu es dépassée par la situation.
    Alors... Dis-moi tout. Dis-le moi, Ludmila...

    ~

    La voix monotone et distante de la jolie blonde résonnant dans l'appartement, Dominura sembla pâlir, tandis qu'elle se redressait lentement dans son canapé, les jambes serrées, ses mains se repliant contre ses cuisses, tandis que ses lèvres s'entrouvraient d'une fort mauvaise surprise, comme si elle n'en revenait pas. Que... Quoi ? Qu'était-elle en train de lui dire ? Non. Non, ce n'était pas possible. Se passant machinalement la main dans les cheveux, Dominura, son regard fuyant un instant sur le côté comme en recherche d'échappatoire réconfortant, laissa entendre, après un souffle, un rire encombré d'une nervosité effrayée :


    « Non, non, ce n'est pas possible... Il doit y avoir une erreur... »

    Finalement, elle se releva d'un seul coup, tombant sur ses deux jambes, son cœur s'emballant, tandis que, sans une once de colère pourtant, elle laissa sa voix claquer dans le salon, visiblement désespérée, comme niant la situation d'un revers de main, d'un sourire nerveux, d'un regard presque suppliant, implorant :

    « T-Tu n'as tout de même pas tant dépensé que ça, ça se saurait... Un procès... Oh mon Dieu... Oh mon Dieu !! Non, c'est impossible... ! »

    Se prenant la tête dans les mains, elle commença à faire les cent pas dans le salon, visiblement dépassée par les évènements, quelques terribles songes tourbillonnant dans ses esprits torturés. Qu'adviendrait-il de leur réputation, de sa réputation, si jamais un procès entrait en cours ? Ahhah !! Inutile d'y penser. Ce n'était pas même seulement possible. Jamais une affaire juridique n'avait débouché sur quelque chose de bon... D'autant plus que Ludmila était en tort, jusqu'en haut du crâne. Se retournant vivement vers elle, ses mains devant sa bouche, Dominura demanda, d'une voix élancée de frayeur :

    « De combien sont tes dettes ? »

    Sentant d'ores et déjà les sueurs froides, les terribles frissons emplir son corps de terreur à l'idée même qu'une pareille affaire puisse s'ébruiter, la grande femme cherchait, dans son esprit, tous les moyens pour échapper à cette infamie.
    Et si, depuis le début, Ludmila se servait de la renommée de sa conjointe pour lui soutirer de l'argent, d'une escroquerie sans limites ? Et si elle avait prévu ce genre de stratégies, dès le début, usant du chantage du procès pour récupérer des sommes monstrueuses ?
    Non... Non... Dominura ne pouvait pas croire de pareilles choses...

    Elle devait... s'ôter ces terribles idées de la tête...
    Pourtant, cela était impossible.
    Impossible, dans une telle situation.

    Comment ne pas songer au pire ?

    Oui, je suis effrayée.
    Pour nous. Mais aussi pour moi. Pour notre enfant.
    L'argent est ce qui détruit au mieux les vies que nous nous forgeons.

    Qu'a t-il bien pu se passer ?

    Je meurs
    Je meurs, d'être ainsi empêtrée dans de telles horreurs.
    Je te l'avais dit, mon Amour,

    Tu dépenses trop,
    Et je déplore à présent ce collier qui orne mon cou,
    Au prix de mes souffrances.

_________________

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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Sam 23 Avr 2011 - 15:34

    ~ Voyant Dominura perdre intérieurement son calme face à cet appel téléphonique lui étant destiné, Ludmilla ne put que se sentir coupable de tels émotions, supportant bien peu d’être responsable d’une crise de la sorte au sein de leur couple. Ainsi – par son inconscience quant à ses dépenses – la jeune femme s’était-elle retrouvée avec une dette monumentale, qui – si elle n’était pas comblée au plus vite – pouvait coûter cher à la réputation de Dominura elle-même. Ne pouvant se résoudre à la regarder à nouveau dans les yeux lorsqu’elle raccrocha finalement le téléphone, Ludmilla s’était donc contentée de s’installer sur le canapé où sa conjointe n’était pas, pinçant légèrement ses lèvres entre elles lorsqu’elle lui eut enfin annoncer l’angoissante nouvelle.

    Je n’ai plus d’argent.
    Je n’ai plus rien, sinon quinze mille dollars d’inutilités à rembourser.
    Comment ai-je pu atteindre une telle somme ? Les courses pour Edan, pour nous… Non, ça n’est certainement pas la cause principale de cette erreur. Mes achats compulsifs, les vêtements, les jouets et les bijoux ? Peut-être est-ce en partie pour cela, que mon argent a ainsi flambé. Les analyses. Les analyses, à l’hôpital. Combien était-ce ? Plus de six mille dollars, pour Dominura comme pour Edan. Douze mille, pour de simples tests ? Ludmilla ne s’était visiblement pas rendu compte de l’importance de ses dépenses, bien trop perturbée et occupée par les résultats qui en découlaient. Mais comment alors pourrait-elle expliquer tout cela à sa conjointe ? Comment expliquer la disparition d’une somme aussi conséquente ? Impossible.

    Bam
    Bam

    Je t’en prie,
    Ne m’en veux pas…

    Un souffle, suivit d’un léger rire nerveux, ne manqua pas de gêner Ludmilla davantage. Passant un instant sa main sur son visage afin de se remettre les idées en place, la jeune femme ne sut que répondre lorsque Dominura laissa entendre – sans doute sans trop y croire – qu’il devait y avoir une erreur. Finalement, sentant sa belle se lever d’un seul coup, la jeune Russe daigna relever quelque peu les yeux vers elle, écoutant ses mots d’un pincement de lèvres des plus nerveux.

    Je sais Trésor. Cela semble insensé, impossible. Je sais bien, que tu me faisais confiance, malgré certaines de mes dépenses, jugés exagérées. Je n’ai simplement pas fais attention. Un procès ? La banque ne se gênerait pas, et ce d’autant plus que ces malfrats connaissent bien notre situation financière habituelle. Ils savent, que nous vivons ensemble. Ils savent, qu’ils peuvent nous soutirer beaucoup d’argent. Si je ne les rembourse pas immédiatement, cette banque nous endettera plus que de raison, gagnant certainement le procès qu’ils engageront. Et mon Dieu, notre réputation en sera à jamais bafouée, par ma faute. Ta réputation…

    Bam
    Bam
    Bam

    Se sentant proche de l’implosion face à tant de remords et de pression, Ludmilla sentie quelques larmes lui monter aux yeux, sa gorge se serrant tandis qu’elle réalisait qu’il lui faudrait réclamer de l’argent à Dominura pour éviter tout cela. Non… Ne s’en sentant pas capable pour le moment, la jeune femme se recroquevilla quelque peu sur elle-même, repliant ses jambes sur le canapé et les entourant de ses bras, tremblant face à la situation dans laquelle elle s’était fourrée.

    Dominura faisant les cent pas devant elle, la charmante blonde resta alors des plus silencieuses, préférant se faire discrète dans ce genre de situation. Mordillant sa lèvre inférieure d’une gêne terrible lorsque sa conjointe se tourna vers elle pour lui demander à combien était sa dette, Ludmilla se sentie un instant défaillir, restant sans voix face à la soudaine panique de sa belle.

    Tic
    Tac

    Portant l’une de ses fines mains dans ses cheveux en un mouvement des plus nerveux, la jeune femme tenta alors inconsciemment d’user de ses charmes pour mieux faire passer le chiffre qu’elle était sur le point de prononcer. Esquissant un sourire en coin néanmoins empli d’une nervosité sans pareille, la jeune femme pencha légèrement la tête sur le côté, en un haussement d’épaule peu remarquable mais significatif de son mal-être quant à cette situation :

    - Quinze… ~ Quinze mille dollars…

    Son regard fuyant celui de Dominura à l’annonce de ces mots, la jeune femme sentie une perle salée glisser le long de sa joue pâle, son sourire se perdant en une expression de gêne purement insupportable. Ne sachant trop comment réagir vis-à-vis de sa compagne, Ludmilla préférait donc rester silencieuse, n’osant pour le moment pas lui demander quoi que ce soit – et priant intérieurement pour que la jeune femme en ait l’idée elle-même.

    Je te promets, que tout ira très vite bien mieux.
    Dans moins d’un mois, je t’aurai remboursé, et tout sera déjà oublié.
    Je n’ai qu’à vendre mon appartement, n’est-ce pas ?

    J’ai seulement besoin de temps.

    Mon Amour,
    Je mourrai de te nuire,
    Toi qui est d’entre nous deux – incontestablement - la plus respectable.

    Je ne suis qu’une pauvre idiote,
    Incapable de gérer son argent,
    Incapable de protéger sa famille.

    J’ai besoin de toi.



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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Dim 24 Avr 2011 - 12:21

    ~ Complètement dans un état second quant à la très mauvaise nouvelle qu'elle était censée encaisser, Dominura s'était dont relevée, alors que son amante s'était elle-même assise, visiblement troublée, également, par ce qu'elle venait d'apprendre, sans doutes à raison. Comment une telle chose avait-elle pu se produire ? L'Illustratrice aurait-elle dû surveiller les dépenses de sa conjointe avec plus de fermeté ? Oh, elle n'aurait pas pu lui mettre des barrières, n'est-ce pas ? Ludmila ne l'aurait jamais écoutée... Alors. Que faire, que faire ? Il était à présent bien trop tard, pour reculer, et la banque ne lui donnerait sans doutes pas de sursis. Deux jours ? Deux jours seulement ? Comment pouvaient-elles seulement remédier à cette terrible catastrophe ?

    Impossible.
    Sans doutes était-ce le seul mot qui pouvait venir en cet instant dans les esprits torturés de la dessinatrice.
    Impossible. Impossible. Impossible.

    Mon Dieu Ludmila... Mon Dieu, mais qu'est-ce qui t'as prit ? Où as-tu dépensé tout cet argent ?! Je ne peux pas croire que cela soit seulement du à tes achats compulsifs... Pour que tu aies une dette si grande... N'est-ce pas dû à autre chose que des robes et des colliers ? Mais alors... Quoi ? Aurais-tu préparé, un départ à l'étranger ? Souhaiterais-tu me fuir, emportant notre enfant ?

    Non... Non... Ce serait tout simplement insensé.
    Il doit y avoir une autre raison, une autre solution...

    Passant à nouveau ses mains pâles et fines sur son visage, la grande femme tenta alors de se calmer, sous de grandes inspirations, terriblement douloureuses, qui tardaient bien à passer dans sa gorge serrée d'angoisse et d'impatience quant à trouver le noeud du problème afin de le défaire. Finalement, la belle française finit par relever les yeux vers son aimée, lorsque cette dernière, étrangement assise sur l'un des canapés en L, fit mine de laisser entendre quelques mots, si peu élancés, significatifs de sa gêne, de sa culpabilité, de son mal-être.

    Quinze-mille dollars.

    PAN ! Un poignard dans le cœur, tandis que, sous le choc, Dominura eut comme un mouvement de recul, sa main de portant instantanément sur sa propre poitrine, accusant le choc d'une telle révélation. Entrouvrant plusieurs fois les lèvres en se sentant défaillir, incapable de laisser entendre quelque mot que ce soit, elle finit tout de même par laisser échapper, d'une voix claquante de surprise et d'horreur :


    « Quinze-mille Dollars ?!! »

    Les yeux écarquillés, elle tentait, de son regard, de happer celui de Ludmila, ses pupilles vrillant dangereusement sur son visage clair, où elle put d'ailleurs remarquer une larme, ronde et brillante. Le chiffre lui restant dans la gorge, Dominura sentit sa tête lui tourner, se rendant bien compte de l'ampleur des dégâts, et des réelles conséquences que cela pourrait avoir sur leurs vies. Leur réputation... Mais pas que ! Leur avenir professionnel... L'enfance d'Edan... Certes, l'Illustratrice n'était pas en manque d'argent, bien loin de là... Mais les médias sauraient sans aucuns doutes parfaitement retourner la situation à leur avantage afin de déstabiliser le couple dans leurs données sociales ! Le cœur battant, la grande femme sembla un instant tituber, avant de secouer légèrement sa tête, ses cheveux bruns voletant autour d'elle. Finalement, un souffle la rattrapa, tandis qu'elle se laissait tomber sur le canapé où ne se trouvait pas son aimée

    « Quinze-mille... Quinze-mille... Mais où avais-tu la tête, Ludmila... Qu'est-ce qu'il se passe ?! »

    Les larmes lui montant aux yeux, elle releva la tête, visiblement perturbée, ses mots lui raclant la gorge dans un sanglot alors qu'elle passait ses propres mains sur ses joues trop pâles

    « Qu'est-ce que tu as fait Trésor... »

    Je n'arrives pas à te poser les questions que je voudrais te soumettre.
    Qu'est-ce qui a pu, te porter si loin ?
    Je ne comprends pas.
    Tout me semble si lointain... Si flou !

    Fermant les yeux un instant, réprimant un gémissement de désespoir suraigu, la grande femme finit tout de même par se lever d'un bond, ses chaussons claquant le sol de l'appartement jusqu'à son atelier. Quelques longs instants de silence, où l'on pouvait entendre des bruits de fermeture éclair, de fouilles et de rapidité, puis elle reparut, son chéquier et son stylo noir à la main. Pinçant ses lèvres entre elles en jetant un oeil à Ludmila, sans réelle colère tellement elle semblait troublée, elle se rassit d'une violence contrôlée, se penchant machinalement devant la table.

    Quelques gestes, un peu brusques ou maladroits,
    Et, le stylo tremblant, elle laissa entendre, d'une voix lointaine


    « A combien pouvons-nous éviter les vagues~ »

    Je me sens comme oppressée,
    Prise en otage
    Comme désirée pour mon argent
    Tandis que j'avance une somme que je n'aurais jamais osé dépenser par moi-même.

    Cela m'arrache le cœur,
    Me noue la gorge,
    Me resserre les doigts.

    Et, d'un griffonnement, sans attendre de réponse, je note.

    15.000 $-
    Quinze-mille Dollars-
    New York
    Le 12 Décembre 2012

    Dominura R~

    Fermant les yeux, poussant un soupir qui démontrait son malêtre certain, la grande femme se releva intégralement, posant le chèque devant Ludmila, sur la table basse, laissant entendre, visiblement bouleversée, mais surtout sur le point de s'évanouir, ces sentiments se mélangeant par ailleurs à une expression de soumission désagréable :


    « J'espère que tu as conscience de ce que cela représente pour moi... »

    Puis, attrapant d'un geste large sa veste qui se trouvait sur le rebord du canapé, elle l'enfila, tournant les talons et se rendant sur la petite terrasse de leur bel appartement. Edan semblait encore endormi, mais elle, ne pourrait plus alors retrouver sa torpeur. Il fallait qu'elle se calme. Sortant machinalement son paquet de cigarettes de sa poche, qu'elle n'avait pas touché depuis des jours et des jours, elle prit un petit bâtonnet entre ses doigts fins et l'alluma d'un geste mâle. Portant ce dernier à sa bouche, elle ferma les yeux, rangeant le briquet, puis s'appuya, coudes contre la rambarde, une main venant recouvrir son visage baissé, blessé.

    Je ne suis pas, si égoïste...
    J'ai peur, pour nous,
    J'ai peur, pour lui,

    Et puis... Pour moi ?

    Cela n'aurait jamais dû se passer.
    Tous ces évènements me dépassent,
    J'aimerais mieux mourir
    Que de perdre ma réputation pour de pareilles bêtises d'argent,

    Moi qui ne jurais jusqu'alors que de la Création,
    Celle-là, pure, qui a fait mon mérite.

_________________

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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Dim 24 Avr 2011 - 14:18

    ~ Ne sachant trop comment réagir face au propre trouble de la femme qu’elle aimait, Ludmilla se retranchait alors dans une sorte de silence gêné, ne faisant qu’accroître la tension naissante. La monumentale somme de sa dette ayant été annoncée, la jeune femme réalisait plus encore à quel point son inconscience l’avait porté loin, à tel point que Dominura elle-même pourrait en subir les conséquences. Oh certes, rien n’était réellement grave, si Ludmilla avait de quoi rembourser sa banque sous deux jours. Mais comment seulement s’épargner la honte d’avoir à demander l’aide de sa conjointe ? Cela semblait absolument impossible, compte tenu de la situation.

    Tic
    Tac

    Et tu tournes, tu vires, sous mon regard désolé, troublé. Je ne voulais pas en arriver là, tu sais. Je ne pensais pas pouvoir en arriver là, subissant à présent l’angoisse de te voir me haïr, pour ces tors, plus réels que jamais. Je me suis trompée. Je ne t’ai sans doute pas assez écoutée. Je savais pourtant que la gestion de l’argent n’était pas mon fort. Je savais, qu’il me fallait – toute ma vie durant – faire attention à mes dépenses, comme je l’ai fais depuis ma plus tendre enfance. Mais il est à présent bien trop tard pour faire marche arrière, n’est-ce pas ?

    Quinze Mille Dollars, oui.
    Je comprends ta surprise.
    Je comprends ton horreur.

    Ne pouvant se résoudre à soutenir le regard de sa belle, la jeune Russe détourna un instant le sien, passant sa main sur sa joue afin d’en balayer l’unique larme qui y perlait doucement. Pinçant légèrement ses lèvres entre elles tandis que Dominura se laissait tomber dans l’autre sofa, la charmante blonde écouta sans broncher les quelques paroles de cette dernière, baissant les yeux tout en restant fébrilement recroquevillée sur elle-même.

    Qu’est-ce qu’il se passe ? Tu es malade, mon Amour. Ceci est le prix à payer, pour avoir appris cette affreuse nouvelle. Oh, sans doute n’aurais-je jamais dû faire faire ces analyses. Après tout, Jeanne m’en avait déjà donné les résultats, n’est-ce pas ? Cette garce, qui aurait simplement pu nous laisser vivre dans l’inconscience du futur, plutôt que de me torturer de ces informations. Je ne peux rien te dire. Je ne peux rien t’avouer, préservant ce sombre silence, cette gêne qui me noue la gorge, le ventre. Je me sens si mal, de t’imposer tout cela. Mais je t’en prie, ne cherche pas à comprendre. Ne cherche pas à savoir, au risque d’imaginer le pire – Je t’aime tant ♠

    « Qu'est-ce que tu as fait Trésor... »

    Portant une main à ses cheveux tant sa gêne était intense, Ludmilla parvint néanmoins à relever ses yeux dans ceux de son aimée, ressentant avec horreur le sanglot qui nouait à présent sa voix. Dominura était-elle en colère ? Oh, sans doute l’était-elle, au fond. Mais ce que Ludmilla remarquait tout d’abord était incontestablement son horreur, son trouble face à une telle nouvelle. Ses lèvres tremblant un instant face à sa compagne, son regard brillant de quelques nouvelles larmes, la jeune Russe parvint finalement à bredouiller quelques mots, ne sachant pas où se mettre :

    - Je… Excuses-moi… Je ne pensais pas

    Je ne pensais pas en être arrivée là, tu vois ? Mais je sais, qu’il est trop tard. Tu ne me feras plus confiance, n’est-ce pas ? Ce serait très certainement mon cas, à ta place. Comment pourras-tu seulement fermer les yeux sur mes dépenses, par la suite ? Je ne veux pas de ton contrôle, tout comme j’aimerais pouvoir me passer de ton aide. Je sais, que j’ai eu tors. Mais j’imagine que cela me sert de leçon : Je ferai plus attention, à l’avenir.

    Bam
    Bam
    Bam

    Un instant, et Ludmilla se retrouva bientôt seule au salon, se redressant quelque peu de sa position lorsque Dominura en sortie. Laissant échapper un léger gémissement de mal-être tandis qu’elle entendait sa compagne rejoindre l’atelier, la jeune femme reposa finalement ses jambes à terre, ses mains s’agrippant nerveusement contre le rebord du canapé où elle était assise. Son regard se perdant dans le vague tout le temps de l’absence de son aimée, la jolie blonde ne pouvait s’empêcher de sentir la culpabilité la ronger de l’intérieur, quelques larmes perlant à nouveau le long de ses joues pâles.

    Bientôt, la charmante brune revint au salon, s’installant dans le sofa, munie d’un stylo et… d’un chèque. Détournant à nouveau les yeux face à ce morceau de papier lui promettant plus encore de culpabilité, Ludmilla resta silencieuse, prenant sur elle pour ne pas éclater en sanglots aux quelques paroles de sa conjointe. Grâce à elle, les vagues seraient évitées. Mais la voir ainsi remplir ce chèque à contre cœur était pour la jeune Russe une véritable torture, cette dernière se promettant intérieurement de mettre en vente son appartement dès que le problème de la banque serait réglé. Sans doute pourrait-elle en tirer quatre-vingt mille dollars, qui lui permettraient ainsi de rembourser son aimée, mais également de trouver la possibilité de se réinsérer dans le milieu professionnel. Les cours à l’université, les séances photos et autres interventions n’étaient plus suffisants.

    Visiblement bouleversée, Dominura ne tarda pas à se lever – dans un souffle qui tendit davantage sa conjointe – déposant devant cette dernière le chèque qu’elle venait tout juste de remplir.

    « J'espère que tu as conscience de ce que cela représente pour moi... »

    Fermant les yeux à ses mots, Ludmilla sentie sa gorge se nouer davantage, détournant la tête d’un mouvement plus vif qu’elle ne l’aurait voulu. Dominura se sentait-elle réellement obligée de la faire culpabiliser davantage ? Ces mots l’anéantissaient, tandis qu’elle se sentait pourtant bel et bien contrainte d’accepter cet argent – pour le bien de leur famille. Ne répondant rien à Dominura – sans doute par manque de courage vis-à-vis d’elle, par gêne – Ludmilla resta alors ainsi figée, sentant cette dernière prendre sa veste avant de rejoindre la terrasse reliée au salon.

    Bam
    Bam

    Je préfèrerais sans doute t’entendre crier sur moi.
    Je préfèrerais que tu me frappes, plutôt que de te voir ainsi bouleversée.
    Tu n’as plus confiance en moi, n’est-ce pas ?
    Je t’en prie – Que dois-je faire, pour que tu ne me regardes plus ainsi ?
    Laisse-moi une chance, dis quelque chose !

    Bam
    Bam
    Bam

    Incapable de réagir avec maturité face à ce genre de situation, Ludmilla sentie son cœur s’effondrer lorsqu’elle lança un regard au travers de la baie vitrée, voyant Dominura allumer une cigarette avant de se pencher contre le balcon. Etouffant un sanglot de rage vis-à-vis d’elle-même, mais plus encore d’une désespoir coupable, la jeune femme s’effondra de tout son long contre le sofa, portant l’une de ses mains à sa bouche comme pour contenir quelques hurlements. Sous pression depuis déjà quelques nombreuses minutes, la jeune femme se laissa finalement de nombreuses larmes dévaler ses joues avec horreur, se repliant quelque peu sur elle-même par la même occasion.

    Les joues rosies par la colère et l’épuisement, Ludmilla ne tarda néanmoins pas à se redresser, passant vivement ses mains sur ses joues afin d’en essuyer les larmes. Refusant catégoriquement de se laisser aller ainsi à ce sentiment de culpabilité, la jeune femme se leva donc à son tour, laissant le chèque sur la table basse où il avait été déposé. Ses talons claquant nerveusement jusqu’à la salle de bain, la jeune femme se passa un instant de l’eau sur le visage, profitant de ces quelques instants de solitude pour se remettre les idées au clair.

    Clac
    Clac

    De retour au salon, Ludmilla passa finalement à son tour la porte de la baie vitrée, rejoignant sa conjointe sur le balcon. Inspirant profondément afin de ne pas se laisser intimider par les nouveaux évènements, la jeune femme se rapprocha doucement de l’illustratrice – qui devait très certainement avoir bientôt terminé sa cigarette – tentant avec appréhension une nouvelle approche. Portant ses doigts fins contre la hanche de sa belle, la jeune Russe – toujours incapable de soutenir le regard de Dominura – posa les yeux sur les bâtiments au loin, sa main glissant alors doucement mais sûrement contre celle de son aimée.

    Son ventre se tordant de douleur tant elle craignait de se voir rejetée par la femme qu’elle aimait, Ludmilla ne put néanmoins se résoudre à laisser entendre le moindre mot durant quelques secondes, refermant simplement sa main sur celle de l’illustratrice.

    Bam
    Bam

    Pinçant légèrement ses lèvres entre elles, la jeune femme parvint finalement à laisser entendre quelques mots, bien peu sûre d’elle en raison de sa culpabilité et de sa honte vis-à-vis de cette histoire d’argent :

    - MerciMaisEst-ce que… Est-ce que tu m’en veux… ?

    Sentant les larmes lui monter à nouveau aux yeux à ces mots, Ludmilla se tourna finalement vers sa compagne, ses sourcils se fronçant d’une nervosité sans pareille.

    - Je vais vendre l’appartement, tu seras très vite remboursée… Je

    Je suis si mal-à-l’aise, à l’idée de prendre ainsi ton argent. Et mon regard se détourne à nouveau, de toute ma faiblesse. Comment ai-je pu ?

    Ne m’en veux pas.
    Ne m’en veux pas,
    Toi qui compte tant,
    Toi, que pour rien au monde je n’aurais voulu décevoir –

    Mon Trésor ♦

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Dim 24 Avr 2011 - 15:17

    ~ Lorsque Dominura se retrancha sur la terrasse de l'appartement, visiblement bien déstabilisée par les évènements qui avaient frappé son si joli couple, elle ne put que profiter de ces quelques instants de calme, prompts à la faire calmer quelque peu son cœur trop hargneux. Tentant de se raisonner sur les réflexions les plus élémentaires, elle finit par complètement fermer les yeux, Ludmila ne se présentant guère à ses côtés.

    Ou bien... Plus pour très longtemps ?
    En effet, la belle blonde ne tarda finalement pas à passer, également, la porte de la baie-vitrée, refermant cette dernière derrière elle, afin de ne pas laisser entrer le froid de Décembre dans l'appartement où dormait paisiblement leur petit ange, toujours dans les bras de Morphée. Sans se retourner vers elle cependant, l'Illustratrice ne manqua pas de cerner son aura parfaitement hésitante, comme en retrait, une gêne coupable qu'elle aurait pu discerner à des kilomètres de là. Sa cigarette étant alors terminée, depuis le temps où elle avait laissé ses pas la guider au-dehors, la trentenaire écrasa son mégot sur une des barres de la rambarde, avant de le laisser choir là, sur le côté plat du balcon, déterminée à le jeter dans une poubelle un peu plus tard que de polluer le beau manteau de verdure des jardins de l'immeuble en le balançant du haut de son perchoir.

    Sentant la main de Ludmila se refermer contre la sienne, la grande femme ferma les yeux un instant, cherchant de nouveau à se calmer tandis que son cœur s'était remis à battre à mille à l'heure. Soufflant un sanglot réfréné, elle se tourna finalement vers son aimée, cette dernière laissant entendre quelques paroles, visiblement profondes de sincérité et de frayeur.

    Merci
    Mais
    Est-ce que tu m'en veux ?

    Pinçant ses fines lèvres à cette question, la talentueuse dessinatrice ne répondit tout d'abord rien, ses yeux sombres se perdant un instant sur le profil de son amante tandis que sa main avait légèrement resserré son étreinte sur la sienne, si fraiche et parfumée. Finalement, ce fut les yeux embués de larmes que Ludmila se tourna vers elle, ses yeux rencontrant les siens tandis que de nouvelles paroles fusaient, avec pourtant une profonde simplicité des sentiments, malgré une nervosité certaine.

    Je vais vendre l'appartement.
    Tu seras très vite remboursée.

    Entrouvrant les lèvres d'une surprise qu'elle trouvait bien imbécile, la grande femme fronça alors les sourcils, face à Ludmila, tandis qu'elle plaquait un de ses index si fins sur les lèvres rouges de sa conjointe, la sommant de se taire instantanément. Cette dernière en arrivant alors à ne rien pouvoir ajouter, Dominura passa ses mains sur ses joues, comme si elle la prenait pour une folle, ses yeux se raccrochant dans les siens afin de lui faire clairement comprendre le fond de sa pensée. Elle laissa alors entendre, d'une voix rapide :


    « Mais non, Mais non, trésor, je ne t'en veux pas... Je... Je suis juste très... Troublée, par ce qu'il se passe~ Je crois que j'ai besoin de temps... Dis-moi juste, que tu feras attention... »

    Resserrant ses mains, sur les joues de Ludmila, inclinant son visage afin de le rapprocher de celui de son aimée, elle répéta, d'une voix plus appuyée encore

    « Promets-moi, que tu feras attention, Ludmila... »

    Je t'en prie,
    Ne nous mets pas en danger,
    Ne nous compromets pas, alors que nous avons enfin réussi à stabiliser notre vie,
    A avoir un enfant que nous aimons de tout notre cœur

    Je ne le supporterai pas.
    Je ne peux pas perdre, ce que j'ai eu tant de mal à obtenir,
    Je t'en supplie...
    Mon Amour...

    Ôtant ses mains fines de la peau de son aimée en une caresse, retrouvant alors le contrôle de son corps tout entier, Dominura baissa ensuite les yeux, se détournant un instant de sa conjointe, pinçant ses lèvres non maquillées entre elles, une main remettant en place les mèches brunes qui s'étaient échappées de sa pince couleur anis. Elle ajouta, alors, d'une voix quelque peu échappée


    « Ne te rends pas malade pour ça, j-j'avais gardé des économies, pour notre famille »

    Même si j'aurais aimé que tu prennes garde des tiennes,
    Afin de doubler la sécurité que j'ai toujours voulu pour Edan ainsi que pour notre couple.

    Tu sais, à quel point c'est important pour moi.


    « Je ne veux seulement pas que ça s'ébruite. L'argent n'est que de l'argent, après tout. »

    Relevant les yeux vers Ludmila, elle demanda, fronçant légèrement les sourcils d'un soucis qui se trouvait alors palpable, ses appréhensions se lisant sur son visage tandis qu'elle semblait à présent implorer son aimée, ses yeux brillant légèrement de demies larmes.

    « Fais seulement en sorte que rien de tout ça ne s'ébruite~ Mon coeur »

    Une main fraiche, sur sa joue, un baiser, calme, tendre, et, après avoir repassé une main sur son propre visage, Dominura passa à nouveau la porte du balcon, entendant quelques gémissements provenir de la chambre d'Edan.

    « Ne t'en fais pas, petit Ange, Maman est là, Maman arrive~ »

    Mon petit bébé
    Ne pleures donc pas
    Nous sommes là
    Toujours à tes côtés

    Rien ne pourras jamais y changer quoi que ce soit,
    Pas même le vague que l'on puis lire dans mes yeux,
    Pas même cette obscure teinte, au fond de ma tendre voix

    Et si je vois la mort au-dessus de ton berceau,
    Peut-être faudra t-il d'autant plus prendre soin de toi,

    Au risque de porter le mal de moi.

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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Lun 2 Mai 2011 - 23:32

    ~ Rejoignant sa compagne sur le balcon de leur appartement commun, Ludmila tentait tant bien que mal de retrouver le contrôle de son esprit, détournant ce dernier de la culpabilité qui s’était alors abattue sur elle lorsque la banque avait appelé. Terriblement honteuse d’avoir ainsi à accepter une telle somme d’argent de la part de Dominura, la jeune femme s’en savait néanmoins contrainte, n’ayant absolument pas le temps de régler ce problème d’elle-même en ces délais bien trop courts. Ainsi – après s’être isolée quelques minutes afin de se décharger de ce trop plein de pression – la jeune femme pu retrouver sa conjointe, bien qu’encore incapable de retrouver l’habituelle confiance qu’elle pouvait avoir en elle.

    Est-ce que tu m’en veux, mon Amour ? Je te regarde. Je sens ton index, contre mes lèvres – Et mes sourcils se froncent d’une attention tendue : Non ? Alors pourquoi ces regards ? Est-ce une nouvelle forme de paranoïa, qui me fait lire en toi la déception ? Est-ce pour cela, que tu ne sembles pas en colère ? Tu es simplement déçue, n’est-ce pas ? Mon Dieu – Si tu savais comme je m’en veux, d’avoir été si imprudente.

    Bam
    Bam

    Attentive aux paroles de sa compagne, Ludmila ne pu soutenir son regard que quelques secondes, sentant à nouveau les larmes lui monter aux yeux lorsque Dominura avoua son trouble. Il lui fallait du temps ? Du temps pour quoi ? Bien trop en proie à la culpabilité pour comprendre tout ce que cela voulait dire, la charmante Russe ne parvint alors pas à croiser le regard de son aimée, quelques larmes venant alors perler sur les fines mains de cette dernière, alors posées sur ses propres joues.

    « Promets-moi, que tu feras attention, Ludmila... »

    Hochant simplement la tête en guise de réponse positive, la jeune femme resta alors des plus silencieuses, sentant une étrange incompréhension commencer à s’emparer d’elle face à la douceur de sa compagne. Devait-elle simplement lui en être reconnaissante ? Sans doute était-ce le mieux à faire, dans sa condition. Après tout, Dominura était des plus adorables, à ainsi la rassurer, n’est-ce pas ? Certes. Pourtant, Ludmila ne pouvait s’empêcher de se demander ce que tout cela pouvait dissimuler, la Dominura qu’elle avait toujours connu n’étant pas du genre à laisser passer aussi facilement une telle erreur. Quinze mille dollars, et pas même un cri de colère ? Pas un reproche ? Parvenant finalement à relever les yeux vers sa belle lorsque cette dernière passa ses doigts contre ses charmantes mèches brunes, Ludmila ne pu que se sentir plus mal encore à ses suivants propos.

    Je sais, que tu as des économies pour notre famille, Trésor. Je sais, que je n’ai pas réellement de soucis à me faire, de ce côté-ci. Mais en aucun cas je n’aurais souhaité avoir à te demander de l’argent. Je pensais être en sécurité, de mon propre côté. Je pensais être capable de gérer mon argent, et ce bien que je ne sois pas habituée à posséder de telles sommes. Je suis au moins à présent fixée sur une chose : Si ce n’est cet appartement, je n’ai plus rien. Et toi ? Tu veux seulement éviter que tout cela ne s’ébruite, oui –

    Subissant tant bien que mal le regard implorant de sa compagne lorsqu’elle lui demanda de faire en sorte que cette histoire ne se sache pas, Ludmila – terriblement mal et déstabilisée par tout ce qu’il se passait – ne put alors que laisser échapper un léger gémissement de détresse, bredouillant un « Oui » qui se voulait sincère, mais des plus douloureux. Evidemment, elle n’irait pas crier cette mésaventure sur tous les toits. Ainsi s’arrangerait-elle sans doute avec la banque pour que cette affaire ne s’ébruite jamais, dès l’instant où elle aurait remis le chèque de Dominura à son conseiller bancaire. La main fraiche de sa conjointe glissant contre sa joue, Ludmila se sentie un instant défaillir lorsqu’elle comprit que cette dernière était sur le point de quitter le balcon. Sentant son cœur s’emballer de peine et d’angoisse à cette idée, la jeune Russe tenta – en vain – d’arrêter son aimée, sa main se refermant dans le vide, tandis qu’elle avait seulement essayé d’attraper la sienne.

    Attends…

    Est-ce moi ? Est-ce uniquement ma perception des récents évènements, ou cette conversation a-t-elle été aussi étrange qu’elle m’a semblé l’être ? J’ai besoin de toi. J’ai besoin de t’entendre dire, que je n’ai pas été raisonnable, que j’ai mis ta réputation en danger, tout comme celle de notre famille. Pourquoi seulement me montrer ces troubles, ces craintes ? Pourquoi… Je ne sais plus où j’en suis. Je ne sais plus ce que je suis, à tes yeux. Es-tu à ce point désespérée, pour ainsi tenter de me rassurer, de nous protéger, sans même chercher à comprendre ce qu’il s’est réellement passé ? Tu n’es plus la même, n’est-ce pas ? Ou peut-être est-ce moi, qui ai tant changé ? Je suis perdue, épuisée. Et déjà je te vois passer à nouveau cette baie vitrée, rejoignant la chambre de notre cher enfant, tant désiré.

    Clac
    Clac

    Quittant à son tour le balcon – refermant la baie vitrée derrière elle – Ludmila ne tarda pas à suivre les pas de son aimée, ne se sentant pas réellement la force de rester seule pour l’instant. Prenant le chèque posé sur la table basse sur son passage, la jeune femme passa par le hall afin de le glisser dans son sac, puis rejoignit donc la chambre de son fils sans tarder. Toujours terriblement troublée et affaiblie par sa culpabilité – mais également par son appréhension concernant le comportement étrangement passif de la femme qu’elle aimait – Ludmila retrouva donc cette dernière, leur petit se trouvant à présent dans ses bras – visiblement apaisé à son contact. Pinçant légèrement ses lèvres entre elles d’une gêne incommensurable, la jeune Russe se rapprocha donc doucement de Dominura et Edan, encore incapable de prononcer le moindre mot.

    Clac
    Clac
    Clac

    Doucement – prenant soin de ne pas faire le moindre mal à leur enfant de seulement un mois – Ludmila passa ses bras autours de sa compagne, se rapprochant d’eux en une hésitante mais tendre étreinte. L’une de ses mains glissant contre la nuque de Dominura, la jeune femme y laissa glisser ses doigts avec douceur, fermant les yeux tandis que son visage venait se blottir dans son cou, ses dernières larmes séchant doucement mais sûrement contre ses joues pâles. Que pouvait-elle seulement faire de plus ? Le seul souhait de la jeune femme était à présent de rester auprès de sa famille, se simplement s’endormir auprès d’eux, et de ne plus penser à tout ce qui ces derniers temps troublaient son esprit. La maladie de Dominura, les proches résultats des analyses concernant Edan, les nuits difficiles de ce dernier, la sombre passivité de la femme qu’elle aimait… Et maintenant ce problème d’argent ? Accablée par ces pensées, la jolie blonde ne trouvait plus réellement le temps de se ressourcer, pouvant par ailleurs déduire de ces dernières minutes le fait qu’elle n’aurait pas – aujourd’hui encore – l’occasion de se retrouver un peu seule avec Dominura.

    Je t’en prie mon Amour…

    Serre-moi seulement contre toi. Serre-moi, que je ne souffre plus de ton absence auprès de moi. Je sais, que tu fais de ton mieux. Je vois, comme tu es attentive, aimante. Mais j’ai besoin de plus. J’ai besoin de te retrouver, un peu plus – Mienne.

    Serre-moi –
    Jusqu’à étouffer de toi. ♪

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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Mar 3 Mai 2011 - 17:26


    ~ Alors que la grande femme n'avait pas tardé de rejoindre son enfant, ce dernier ayant commencé à remplir l'appartement de ses pleurs et gémissements, de ses sanglots et de ses larmes, elle laissa donc sa belle conjointe sur la terrasse, là, seule, préférant sans doutes avoir un peu de distance avec les évènements, du moins pour le moment. Oui, elle était étrangement calme, elle, qui dans son habitude, aurait sans doutes laissé éclater quelques hurlements stridents, reprochant en face tout ce qui pouvait la troubler, dans de terribles cris, témoins de son malêtre. Que lui arrivait-il, exactement ? Elle-même ne le savait pas, emportée dans ce tourbillon de pensées plus étranges les unes que les autres, ces dernières la portant bien vite dans les sombres desseins de la lassitude et de l'ennui, de la terreur de vivre.

    Je ne sais pas, ce qui me prends.
    Je ne sais pas même, à quoi je pense, exactement.
    Et je tiens, là, cet enfant, qui est le nôtre, dans mes bras fins.

    Ne pas penser.
    Ne pas penser, non, à tout ce qui nous touche,
    A tes erreurs, comme aux miennes.
    Ne serons-nous donc jamais tranquilles ?
    Combien de temps, cela durera encore ? Je ne suis pas sereine. Je vis, désormais, dans la peur constante de voir notre vie se faire détruire par tous ces évènements, ce destin, qui semble en avoir contre nous, jour après jour. Deviendrais-je paranoïaque ? J'ai l'impression que, quoiqu'on dise, quoiqu'on fasse, nous ne serons jamais à l'abri de toutes ces ignominies, qui nous suivent au fil des années. N'avons-nous pas déjà assez souffert ? J'ai peur, je le crains. J'ai mal. Mes nuits se raccourcissent, tandis que je ne mange plus davantage. Et toi, même, lorsque tu me regardes... Je sens sur moi ce regard comme analysant, comme si tu me trouvais étrange... Hors de moi ?

    Je le suis en effet sans doutes un peu.
    Si tu savais, comme je tremble à cette idée ?
    Qu'est-ce qui a bien pu se passer en moi ?

    Fermant un instant les yeux tout en berçant le petit Edan dans ses bras fins, Dominura tenta de se calmer, apaiser ses esprits ainsi que son cœur, ce dernier battant bien trop vite à son goût dans sa poitrine frémissante sous cette respiration allongée. Dans ce silence et cette tentative d'attitude Zen qu'elle conservait avec peine mais volonté, elle put entendre l'entrée de Ludmila dans la chambre de l'enfant, cette dernière laissant ses pas la mener jusqu'à l'illustratrice qui tenait toujours le petit garçon dans ses bras. Un temps, deux temps, rien ne se passa de particulier, Dominura gardant son mutisme en un silence oppressant, incapable de laisser entendre quelques mots que ce soit, ne trouvant tout simplement pas quoi dire, pas quoi ajouter, à tout ce qui venait de se passer. Ne lui en voulait-elle pas ? Si, évidemment, au fond, puisqu'il s'était alors agi d'une certaine déception, concernant cette histoire d'argent. Mais, en son âme profonde, la dessinatrice ne gardait pourtant aucune rancœur vis à vis de la belle blonde, ne la rejetant ainsi pas le moins du monde lorsque cette dernière la rejoint, passant ses bras autour d'elle.

    Dominura ne cilla pas, elle, qui avait alors rouvert les yeux.
    Dominura ne trembla pas davantage, elle, qui tentait de maitriser son corps tout entier.
    Dominura ne bougea pas, comme constatant ce grand calme avec la plus grande des simplicités.

    Étrange ?
    Son comportement n'était pas réellement en adéquation avec la Dominura vive et pleine de caractère qu'elle avait l'habitude d'être, le calme ne siégeant guère à cette femme diablement excentrique, en temps normal. Mais elle restait. Elle demeurait, oui, tentant de prodiguer tout l'amour du monde à son fils, et laisser comprendre, de sa présence et de son aura, qu'elle n'en voulait pas profondément à Ludmila.

    Après tout, je t'ai laissé entendre ce que j'avais à te dire, n'est-ce pas ?
    Je ne vois pas, je ne sais pas quoi ajouter, sur le sujet. Les cris ne me mèneraient à rien.

    Aucune, de mes réactions, ne pourrait amener à grand chose, j'imagine.

    ~

    Bam Bam Bam Bam Bam

    Le cœur battant à tout rompre, la grande femme finit par se détacher, avec douceur et attention, de l'étreinte de la jolie blonde, ses quelques pas la portant jusqu'au landau où elle déposa le petit garçon avec la plus grande délicatesse, ce dernier s'étant rendormi dans ses bras. Pinçant ses lèvres non-maquillées entre elles dans une expression de légère hésitation, elle se détourna cependant bien vite du petit lit, sa main frôlant avec douceur la barre de son rebord avant de revenir à elle. Faisant à présent face à Ludmila, une lueur peinée mais aimante au fond du regard, elle l'approcha alors finalement, passant ses mains sur ses hanches, l'observant quelques instants, les yeux dans les yeux, avant de déposer un doux baiser sur sa joue, puis, sur ses lèvres si délicieuses. Un murmure, aimant, attirant et profond, elle laissa entendre :


    « Ludmila~ ... »

    Se retirant avec douceur, elle détacha ses mains d'elle en une caresse, avant de les porter à sa propre nuque. Un temps. Deux temps, et son collier fut enlevé en une tendre lenteur, tandis qu'elle reportait ses yeux émeraude dans ceux, noisettes, de sa bien aimée, glissant sa main dans la sienne afin de lui rendre le bijou, incapable de garder un tel présent, qui avait coûté si cher tandis que Ludmila elle-même n'avait pas réellement eu les moyens de le payer. Passant ses lèvres au coin de celles de la charmante blonde, elle souffla alors, avec douceur mais non sans un pincement au cœur qui pouvait s'entendre tout autant :

    « J-Je ne peux pas l'accepter pour le moment... Tu comprends ? »

    Baissant les yeux, elle ajouta, peinée de devoir dire de telles choses à son aimée, à qui elle ne voulait pourtant pas faire de mal :

    « Je t'aime mon Trésor~ »

    Je t'aime, oui, malgré ce qui nous as un jour déchirées,
    Malgré ces erreurs, conséquentes, que je me dois de rectifier.

    Sans toi, je ne serais rien.
    La reine, sans son Alice,
    N'aurait plus son cœur,
    Volé par cet obscur enfant,
    Toujours maitre des cartes.



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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Mar 3 Mai 2011 - 19:27

    ~ Incapable de réagir autrement que par une tentative d’approche de sa compagne, Ludmila ne savait vraisemblablement plus comment se comporter face à elle, culpabilisant d’avoir ainsi à accepter une telle somme d’argent de sa part, tout comme de sa propre bêtise à avoir ainsi laissé stupidement filer ses économies. Pourrait-elle seulement se pardonner à elle-même cette erreur ? Rien n’était moins sûr. Ainsi – à fleur de peau – la charmante Russe s’était tendrement blottit contre la femme qu’elle aimait, souffrant sans aucun doute de l’absence de réaction de cette dernière – qui sans doute faisait au mieux pour aider leur petit garçon à se rendormir paisiblement. Fermant les yeux tout en s’enivrant de la délicieuse odeur de son aimée, la belle blonde profitait donc de ces quelques instants pour tenter de retrouver un tant soit peu de paix intérieure – en vain.

    En effet, si Dominura ne semblait pas réellement lui en vouloir, Ludmila ne pouvait s’empêcher de ressentir quelque chose d’étrange, de terriblement inhabituel. Pourquoi sa conjointe restait-elle si passive ? Cette question ne cessait de la troubler, alors même que la belle française la repoussait doucement, sans doute dans le but de recoucher leur fils. La laissant faire sans opposer la moindre résistance, Ludmila rouvrit donc finalement les yeux, laissant ses bras retomber le long de son corps, encore tremblant d’émotion. Laissant échapper un très léger soupir intérieur, la jeune femme se contenta donc de rester silencieuse, attendant patiemment que le petit Edan soit installé afin de pouvoir être à son tour le centre d’attention de l’illustratrice – du moins, comme elle le souhaitait inconsciemment. Finalement, la belle brune ne manqua pas de lui revenir, son regard suffisant à faire frémir davantage sa compagne.

    Est-ce de la peine, au fond de tes si beaux yeux verts ?
    Je vois, que tu n’es pas en colère, que tu ne veux pas me faire le moindre mal.
    Je vois, comme tu es attentive, douce et aimante, mais… Pourquoi ?

    Bam
    Bam

    J’aimerais pouvoir lire en toi.
    Savoir, au détail près, le fond de ta pensé.
    Tu ne me cacherais pas tes rancœurs, n’est-ce pas ? Tu sais, que notre couple ne résiste pas à ce genre de secrets. Je ne veux pas revivre cela. Je ne veux pas te perdre à nouveau, par incompréhension. Je veux te comprendre, et savoir, que tu me comprends également. Est-ce si difficile ? Le dialogue nous manque à nouveau, et déjà je sens les larmes me monter aux yeux, tandis que mon nom s’échappe d’entre tes si délicieuses lèvres. Tes baisers me brûlent, tout autant qu’ils me rassurent. Je ne sais plus qui nous sommes –

    Un instant, quelques mouvements, et Dominura porta ses fines mains à sa nuque, retirant le collier d’or blanc et d’émeraude que lui avait précédemment offert sa conjointe. Restant figée face à cette image qui lui brisait littéralement le cœur, Ludmila eut un très léger mouvement de recul face aux propos de son aimée, qui alors lui expliquait qu’elle ne pouvait pas l’accepter pour le moment. Est-ce qu’elle comprenait ? Fronçant légèrement les sourcils face à cette décision qui lui échappait visiblement, la jeune femme engagea un léger signe de tête en guise d’incompréhension, ne pouvant consciemment accepter l’idée que Dominura en vienne à refuser l’un de ses cadeaux. Evidemment, d’un point de vue tout à fait terre à terre, ce cadeau n’en était pour l’instant pas réellement un, puisque la belle française en avait avancé le prix. Mais ne serait-elle pas remboursée dans environs une semaine ? Oui ! Alors à quoi bon infliger cela à Ludmila, tandis qu’elle s’était elle-même réjouit de se présent ?

    Subissant ce rendu comme une terrible et cruelle punition de la part de Dominura, Ludmila sentie donc le fin bijou glisser dans sa main, ne le retenant que du bout des doigts – son regard restant figé dans celui de son amante, terriblement troublé, jusqu’à ce que cette dernière ne les abaisse. Un détournement qui par ailleurs ne manqua pas de déstabiliser davantage la jeune Russe, une vague d’amertume et de détresse parcourant son corps, enfonçant davantage le poignard qui semblait jouer avec son cœur. Très certainement trop susceptible en ces instants pour prendre avec objectivité ce que lui témoignait sa conjointe, Ludmila se sentie tout à coup en proie à une nouvelle colère, visiblement terriblement vexée par l’attitude de la femme qu’elle aimait.

    Ses lèvres s’entrouvrant en un souffle contenu, la jeune femme fit au mieux pour contenir son angoisse et sa colère tant qu’elle était dans la chambre de leur petit garçon, lançant simplement un regard noir à Dominura avant d’avoir un mouvement de recul des plus démonstratif, sa main gesticulant entre l’illustratrice et elle, comme une nouvelle barrière physique entre elle. Ne sachant trop comment réagir, devenant folle à ainsi devoir contenir toute l’oppression qui la gagnait, la jeune femme – dans un élan de rage néanmoins silencieux – lança le collier en question à l’autre bout de la pièce, ce dernier se cognant à un mur avant de retomber au sol en un bruit claquant mais plutôt discret. Détournant les yeux de Dominura, Ludmila quitta finalement la chambre de leur fils d’un pas vif, se retenant bien de gifler sa compagne afin de la faire réagir.

    Tu dis m’aimer, mais n’ose pas même me regarder dans les yeux.
    Tu ne le penses pas réellement, n’est-ce pas ? Tu sais, que te voir me rendre ce bijou m’est insupportable.
    Je ne comprends pas, non. Je ne veux pas comprendre. Cette façon que tu as, d’enfoncer le couteau dans la plaie. Pourquoi m’humilier davantage ? Pourquoi ne pas seulement me dire ce que tu penses de moi, de mon comportement de consommatrice impulsive ?! Je veux te l’entendre dire. Je veux que tu me dises, que tu es déçue, que tu ne veux plus de mes cadeaux… Je ne voulais pas…

    Bam
    Bam
    Bam

    S’en voulant bien évidemment bien plus à elle-même qu’elle ne paraissait en vouloir à son aimée, Ludmila avait quitté cette dernière dans l’impulsivité qui était sienne en ce genre de situation, sa propre faiblesse la poussant bien souvent à agir de façon colérique et déraisonnable. Passant la porte de l’atelier afin d’y allumer son ordinateur portable, Ludmila ne tenait à présent plus en place, sortant ici-même son paquet de cigarette. Hop, hop. Un ancien verre en guise de cendrier, la fenêtre ouverte, et la jeune femme s’installa à son bureau, allumant sa cigarette tout en commençant à rassembler les papiers concernant son appartement – heureusement très bien rangés, puisque Ludmila était quelqu’un de très organisée concernant ce genre de choses. Sans tarder, elle s’attela donc à la tâche afin de mettre en vente son appartement : Organisation des visites, papiers administratifs, etc.

    Bam
    Bam

    Je ne te reconnais pas, et cela me rend totalement folle.

    Où est passé la femme qui un jour a tant crié, pour le simple essayage de l’une de ses robes ?
    Où est passé cette femme, qui parvenait à me rassurer, sans craindre les ennuis ?
    Tu baisses les bras, n’est-ce pas ? Tu ne veux que préserver ta petite tranquillité, tandis que depuis des mois, je lutte pour succomber à tous tes besoins. Tu oses dire m’aimer, sans même me regarder…

    J’ai mal, de t’en vouloir ainsi, sans doute sans véritable raison.

    Reviens-moi
    Rassure-moi

    Je t’en prie,
    Je comprends


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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Jeu 5 Mai 2011 - 17:34

    ~ La grande femme qu'était Dominura, alors délaissée dans la chambre d'Edan tandis que ce dernier n'avait pas tardé à retrouver le sommeil, ne comprit pas tout à fait la situation, lorsque cette dernière s'imposa à elle comme le glas d'une terrible cloche, signe d'un trouble certain. Ludmila... L'avait fuie ? Elle avait osé la fuir, alors qu'elle avait tenté de lui transmettre tout son amour malgré le refus compréhensible du bijou ? Comment était-ce possible ! Où était la conversation ? Où était la communication, qui était censée être source de toutes les solutions aux pires des problèmes ? La belle blonde s'était ravisée. S'était fermée. Avait fait volte face, au plus grand déplaisir de Dominura, qui, loin de ne ressentir que de la peine, serra les poings ainsi que les dents, entrant dans un état de colère plus que certain. Lâche ! LÂCHE !!

    Ludmila !
    Reviens ici immédiatement !

    Sans réellement retenir sa conjointe lorsque cette dernière avait quitté la pièce, en trombe, visiblement hors d'elle de par le geste de la femme qu'elle aimait, l'Illustratrice trépignait à présent, ne sachant pas réellement comment réagir, tout simplement incapable de se calmer alors que l'état d'esprit et le comportement de Ludmila la dépassait, et de loin. Ne pouvait-elle seulement pas chercher à comprendre, ou, du moins, lui dire en face ce qu'elle avait sur le cœur, plutôt que de filer ainsi dans une autre pièce ?!

    Incroyable.
    La situation, dérapant,
    Semblait à présent tout à fait incroyable.

    Prenant tout de même sur elle pour se calmer, Dominura ferma les yeux, respirant profondément afin de calmer ses troubles ainsi que son cœur. Ainsi, c'était comme ça que Ludmila la remerciait ? Elle ne pouvait pas y croire. Il devait y avoir un autre problème, sous-jacent. Mais tout de même... était-ce une raison pour ne pas vouloir croire ses paroles, et ainsi fuir, comme si l'Illustratrice était la fautive ? Certainement pas. Ainsi, la dessinatrice se redressa, passant ses mains sur son vêtement afin de le remettre en place, laissant ensuite ses pantoufles la guider jusqu'à l'atelier, dont elle avait entendu la porte se fermer, témoignant ainsi la présence de Ludmila en ces lieux reculés. Ouvrant donc l'espace qui la séparait de son aimée, Dominura jeta un œil à l'intérieur, remarquant la fenêtre ouverte mais aussi la cigarette que Ludmila avait allumée, avant de s'installer au bureau, pianotant vivement sur le clavier de son ordinateur portable. Pas de réaction.

    Restant silencieuse, la grande femme se décida tout de même de se rapprocher de la jeune femme, pinçant ses lèvres entre elles tout en passant une main dans ses cheveux, remettant une de ses mèches brunes en place derrière son oreille. Bien. Elle devait... rester calme. Calme, calme, calme, Dominura.

    BamBamBamBamBam.

    Finalement, emportée, sa voix dépassa ses propres pensées, claquant dans la pièce comme un coup de fouet, tandis que ses mains tremblaient d'une impatience terrible :


    « Qu'est-ce qui te prends ?! Voilà que tu ne me crois plus ? Où en es-tu, exactement, dans ta tête ? D'abord tu ne te rends pas compte de ce que tu dépenses, ensuite tu te permet de m'en vouloir alors que je n'ai rien fait de mal ?! »

    Elle ajouta, des larmes naissant au fond de ses yeux sombres, alors qu'elle n'arrivait pas à contrôler ses propres sentiments, incapable de comprendre ceux de sa belle conjointe :

    « Qu'est-ce qui se passe, dans ta tête, Ludmila ? »

    Explique-moi.
    Je t'en prie, je t'en supplie, dis-moi, ce qui ne vas pas.

    Donne-moi, les raisons de ton emportement.
    Laisse-moi entendre, ces mots, aussi terribles soient-ils. Aurais-je fait quelque chose de travers, tandis que je ne t'ai fait que comprendre que je préfèrerais porter ce collier quand ces affaires d'argent seront réglées ? Je ne pouvais pas me taire. Je ne pouvais pas faire, comme si rien de tout cela ne s'était passé.

    Comprends-moi.
    Comprends-moi, je t'en supplie,

    Je me meurs, de ces déchirures !

    Et je reste là, dans ton dos, te faisant pourtant face, comme il se doit, refusant de me perdre dans une lâcheté qui m'aurait fait rester auprès de notre si bel enfant.

    Ludmila...
    Réponds-moi seulement.

    ~

    Était-ce pourtant qu'à l'intérieur de la tête de Ludmila, qu'il se passait quelque chose ? Non, Dominura avait, elle, bien changé, mentalement. Il y avait le trouble. Les doutes. Cette terrible lassitude de la vie, comme le baby-blues encore trop récent, peut-être même actuel. Il y avait, cette forme de dépression, ce sentiment, que la vie était trop injuste avec elle, tandis qu'elle se rassurait des accidents des autres, comme des nouvelles de cet avion jamais retrouvé jusqu'alors.

    Je ne suis peut-être plus moi-même,
    Mais il faut que tu sois à mes côtés

    Ludmila,
    Pour notre bataille,
    J'ai besoin de toi.

_________________

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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Jeu 5 Mai 2011 - 19:39

    ~ Ne comprenant pas réellement elle-même ce qu’il lui prenait à ainsi fuir la compagnie de son aimée, Ludmila s’était donc réfugiée dans l’atelier, oubliant même la fraicheur extérieur lorsqu’elle décida d’ouvrir la fenêtre, bien décidée à tenter de se calmer à l’aide d’une cigarette. Ainsi s’était-elle simplement installée à son bureau, trépignant seule face à l’écran de son ordinateur, comme imaginant qu’il puisse être possible de vendre son appartement dans les minutes à venir. Malheureusement pour elle – ceci étant bien évidemment impossible - les formalités nécessaires à une telle vente contribuaient d’ores et déjà à accentuer sa nervosité. Espérant – au fond – que Dominura ne vienne pas troubler sa tentative de relaxation, la jeune Russe ne pu que se sentir plus mal encore lorsqu’elle entendit la porte de l’atelier s’ouvrir derrière elle, sachant dès cet instant qu’il lui serait tout bonnement impossible de préserver son calme.

    Pourquoi ne pas simplement expliquer à Dominura ce qui la troublait ? Par lâcheté, sans aucun doute. Ludmila n’avait jamais réellement été très à l’aise avec ce genre de confrontation, espérant toujours que la situation ne s’arrange d’elle-même. Après tout, peut-être sa conjointe finirait-elle par se ressaisir, retrouver le goût de vivre et le caractère qui avait toujours été le sien, sans même qu’elle n’ait à lui en parler ? Pourquoi restait-elle donc toujours si calme, tandis que leur couple était visiblement en crise ? Ou peut-être ne s’en rendait-elle pas même compte ? De son côté, Ludmila souffrait terriblement de la voir ainsi, lassée de tout, inactive. Elle souffrait de leur séparation, peut-être infime, mais bel et bien existante, progressive. Cette situation les éloignait peu à peu, tandis que leur adorable petit garçon leur prenait tant de temps, tant d’énergie.

    Je ne veux pas nous voir devenir comme tous ces couples.
    Je ne veux pas nous voir nous éloigner, de par la présence nouvelle de ce cher petit Trésor.
    Je l’aime tant – Oui. Mais je ne suis pas prête à sacrifier notre relation, d’une quelconque manière que ce soit.
    Tu es mienne. Tu es mienne, n’est-ce pas ? J’ai besoin de savoir, que notre fils n’empiétera pas sur ton amour pour moi. Mais sans doute me trouverais-tu monstrueuse, de réagir ainsi ? Je suis égoïste. Egoïste, et plus encore, lorsqu’il s’agit de toi – de nous. Une mère infâme, indigne.

    Bam
    Bam

    Dominura se rapprochant d’elle, son aura oppressante faisant frémir sa compagne, cette dernière ne détacha néanmoins pas ses yeux de l’écran de son ordinateur, incapable de faire face à cette femme qu’elle ne reconnaissait plus. A qui la faute ? Oh, sans doute Ludmila elle-même avait sa part de responsabilité, son humiliation personnelle concernant sa dette jouant inévitablement sur sa manière de percevoir les réactions de sa conjointe. Ainsi n’était-ce certainement pas une bonne idée de les confronter immédiatement, la charmante blonde n’étant pas réellement prête à parler calmement de ce qu’elle ressentait pour l’instant. En effet, lorsque Dominura commença à parler, Ludmila sentie tout son corps se raidir d’une nervosité et d’une colère qui la dépassaient, sa main se refermant sur la souris de son ordinateur tandis qu’elle tentait de contenir sa rage, son cœur battant bien plus vite que de raison.

    Bam
    Bam
    Bam

    Qu’est-ce qu’il me prend ? Je me sens si mal, si tu savais. Je me sens seule, je me sens faible, et ruinée, par-dessus le marché. Je me sens bête, stupide, et dépendante de ton aide financière, ce qui me semble totalement insupportable. Et en plus de cela, ton comportement depuis la naissance de notre fils – peut-être même depuis plus longtemps encore – me pousse à croire que tu n’es pas réellement heureuse, ici, avec nous. Que puis-je faire de plus ? J’ai besoin de temps. J’ai besoin de temps pour moi, d’où sans doute ces dépenses – pour lesquelles tu dois très certainement m’en vouloir, sans même oser me l’avouer, n’est-ce pas ? Ta gentillesse, ta patience et ton calme me semblent totalement surréalistes – Comment pourrais-je seulement te croire ?

    Se levant d’un bond suite à la première tirade de sa conjointe, Ludmila voulu tout d’abord la contourner afin de la fuir à nouveau, néanmoins arrêté par ses suivantes paroles. Comme si celles-ci avaient été la goutte d’eau faisant déborder le vase, la jeune femme se sentie tout à coup frémir d’une vague de colère et d’amertume, son regard – noir de reproches et d’incompréhension – croisant celui de sa conjointe en une impulsion incontrôlable. Se sachant à présent incapable de contrôler ses élans négatifs – ceux pour lesquels elle avait inconsciemment tenté de s’isoler, craignant de dire des choses qu’elles ne pensait pas – Ludmila écrasa sa cigarette tout juste entamé dans le verre à aquarelle qu’elle avait pris comme cendrier, serrant par la suite ses poings tout en tentant de retenir ses élans violents – qui alors auraient pu la pousser à s’en prendre physiquement à la femme qu’elle aimait.

    BamBamBam
    BamBamBam

    Ce qu’il se passe, dans ma tête, te dépasse complètement. Comment peux-tu seulement dire, que tu n’as rien fais de mal ? Tu m’enfonces. Tu me tortures. Pourquoi me rendre ce bijou ? Tu sais, que tu seras remboursée, n’est-ce pas ? Me le rendre est pour moi la preuve de ton manque de confiance. Ou plutôt est-ce ta façon de me montrer ta déception, ta colère vis-à-vis de ces dépenses monumentales ? Je ne te comprends plus. Et ma patience visiblement a atteint ses limites –

    Bam
    Bam

    Debout face à sa conjointe, visiblement hors d’elle-même, Ludmila ne fut pas même touchée par les larmes qui pouvaient à présent se lire au fond des yeux de sa compagne, étant sur la défensive au point d’en devenir plus agressive et égoïste qu’elle ne l’était réellement, au fond. Ne perdant pas une seconde suite aux quelques paroles de sa belle, la jeune femme laissa à son tour sa voix claquer de plein fouet dans l’atelier, déversant alors – sans penser aux probables conséquences – le flot de reproches et de troubles qui depuis des semaines hantaient ses pensées :

    - Et toi ?! TOI, QU’EST-CE QUE TU AS DANS LA TETE ?! ~ Tu passes ton temps à tourner en rond, tu regardes la télévision, tu ne t’amuses de RIEN ! J’en ai MARRE !! Tu me rends FOLLE, tu comprends ?!

    Consciente pourtant qu’il lui fallait avant tout expliquer son comportement lorsque Dominura avait voulu lui rendre le collier qu’elle venait tout juste de lui offrir, Ludmila marqua un instant de pause, ses sourcils se fronçant d’une colère intérieur, sans doute bien plus portée sur elle-même que sur sa pauvre compagne, alors contrainte de subir les conséquences de l’épuisement morale de la jeune Russe.

    - Je passe mon temps à essayer de te changer les idées, et tu ne vois RIEN ! Tu n’réalises même pas que je souffre de te voir comme ça, sans arrêt ! Et tu oses me dire que tu m’aimes ?! Je ne te croirai plus, tant que tu ne seras pas toi-même à nouveau. TuARGH ! JE DETESTE CETTE PUTAIN DE MOLASSONNE QUE TU ES EN TRAIN DE DEVENIR !

    Ne calculant visiblement plus le niveau de méchanceté gratuite de ses propres mots, Ludmila ne s’était pas même rendu compte du fait que ses joues commençaient à être inondées de larmes, tant elle était emportée dans l’exacerbation de ses maux quotidiens. Evidemment, jamais n’avait-elle réellement désirée être aussi dure – sans doute injuste – avec la femme qu’elle aimait. Mais tous ces évènements la poussaient à bout, et le fait que Dominura n’ait pas daigné lui laisser le temps de se remettre seule ne jouait certainement pas en sa faveur.

    Bam
    Bam

    Je te regarde, la colère passant, et t’implore.
    Pourquoi ne veux-tu pas seulement sourire, te réjouir de notre famille ?

    Bam
    Bam

    Détournant les yeux en un dernier souffle d’épuisement, Ludmila laissa finalement entendre, en un sanglot douloureux, qui sans doute traduisait bien mieux tout ce qu’elle ressentait, que la majorité des horreurs qu’elle avait pu dire précédemment :

    - Te savoir malheureuse avec moi me rend malade

    Je suis malade, malade, de cette sombre folie, qui ici s’empare de moi.
    Vois-tu dans quel état je suis ? J’ai seulement besoin de te sentir vivante, avec moi.
    Je veux seulement te sentir contre moi, que toute cette lassitude s’envole.

    Alice ne trouve plus sa Reine,
    Et sombre, dans ce sordide trou noir. ~

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Jeu 5 Mai 2011 - 21:03

    ~ Alors que la grande femme qu'était Dominura se retrouvait enfin face à sa belle conjointe, elle ne cilla pas, même voyant clairement la colère qui était née dans le corps tout entier de cette dernière, dans ses yeux tout comme dans ses gestes rudes. Et les paroles claquèrent. Nettes. Précises. Terribles. Ces dernières effaçant rapidement toutes traces de larmes au fond des yeux de la trentenaire.

    Ainsi, elle tournait en rond.
    Elle passait son temps devant la télévision.
    Elle ne s'amusait de rien.
    Était-ce seulement de sa faute ?! Ludmila ne pouvait-elle pas se douter qu'il y avait quelque chose, là dessous, fine psychologue qu'elle était censée être ? NON ! Elle ne s'en était jamais souciée, jusqu'à ce jour, et se prendre de telles reproches dans la figure ne plut pas réellement à la dessinatrice, pour ainsi dire. Ainsi, serrant les dents et les poings afin de s'empêcher de lui balancer quelques acides paroles au visage, Dominura se contenta d'écouter la suite, fermant son regard aux agressions de la femme qu'elle – Croyait ? - aimer.

    Je passe mon temps à essayer de te changer les idées,
    Et tu ne vois rien,
    Tu n’réalises même pas que je souffre de te voir comme ça
    Et tu oses me dire que tu m’aimes
    Je ne te croirai plus
    Je déteste
    Cette putain de mollassonne
    Que tu es en train de devenir

    Bam Bam Bam Bam Bam

    C'en était trop. C'en était trop, oui, pour le cœur, pour les nerfs, pour l'esprit déjà torturé de la grande femme, qui ne pouvait alors que ressentir une colère immense la submerger. Comment ?! Une putain de mollassonne ? C'est vraiment ce que tu penses ?! La colère que tu ressens ne pardonnera pas tes paroles, Ludmila, toi, qui n'a pas même été là pour tenter de me remonter le moral, ces dernières semaines ! Oui, tu étais là, mais pas plus présente qu'un fantôme, à mes côtés ! Je n'ai pas senti, ta motivation à me remettre sur pied ! Et si tu étais charmante avant de recevoir la nouvelle, je t'accueillais avec bonheur. Mais maintenant, MAINTENANT ?! C'en est trop. Je n'en peux plus, me retenant tout juste de ne pas te violenter, te donner la gifle de ta vie, pour te faire ravaler tes paroles abominables.

    Tu ne me croiras plus ?!
    TANT PIS ! Je ne te dirai alors plus un mot de ce que j'ai pu ressentir pour toi.
    Tes réactions, ton être tout entier, en ces instants, me dégoûtent !

    Je ne veux plus te voir.

    Trépignant dans son horreur, cet effroi, sa colère, sa frustration, Dominura ne put se résoudre à lever la main sur sa conjointe, son souffle témoignant pourtant de son manque d'oxygène et de calme certain, proche de la crise d'angoisse. Finalement, alors que Ludmila baissait les yeux, ayant vidé son sac et s'étant alors bien défoulée au contraire de son aimée, la grande femme ne put tenir cette vision, détournant la tête, même aux paroles soufflées de la jolie blonde.

    Te savoir malheureuse avec moi me rends malade.

    Mais Ludmila... Tout ne tourne pas autour de toi, tu sais ? Je ne suis pas malheureuse avec toi. Je ne suis pas malheureuse, tu comprends ?! Sauf, évidemment, lorsque je te sers de défouloir. Et je n'arrives pas à répondre à tes agressions, tant ma colère me submerge. Je ne dois pas me laisser emporter... Je me dois de me contrôler. Jamais plus, je ne serai violente avec toi. Je me le suis promis.

    Du plus profond de mon être... Je me le suis promis, bien que tu n'en sois pas consciente.

    Ainsi, Dominura, rapportant son regard émeraude sur sa si belle conjointe, laissa entendre, d'une voix calme mais étranglée de sa gorge serrée et de son cœur battant à tout rompre


    « Je ne suis pas malheureuse avec toi, Ludmila. Mais puisque tu es incapable de croire la moindre de mes paroles, je crois que je n'ai plus rien à faire ici, j'ai besoin de me calmer. »

    Je ne peux pas, rester, tandis que je suis si violente, intérieurement.
    Je ne peux pas rester,
    Pour te préserver.

    Pour rien au monde je ne voudrais te blesser,
    Ce qui, finalement, ne semble pas être ton cas.

    Tu viens de me détruire.
    Crois-tu que cela m'amuse ?

    Et je tourne les talons, sans plus un mot, sans une violence.
    Mes pas me portent,
    Au loin, encore plus loin.

    Clac clac clac clac

    Un bruit de clefs, et je m'échappe, avant de te faire du mal.
    J'ai besoin de me calmer, oui,
    Qu'importe les paparazzis,
    Qu'importe ma faiblesse,

    Je me jette au monde et ses énormes crocs,
    Tant pis si je me perds,
    Je ne m'en sentirai pas moins morte.

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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Jeu 5 Mai 2011 - 22:54

    ~ Déversant toute sa colère, toutes ses rancœurs en ce flot de paroles plus monstrueuses les unes que les autres, Ludmila ne se rendait visiblement pas compte de sa cruauté, peinant à retrouver le contrôle de son esprit face à tant de pression. Oh, sans doute aurait-elle dû prendre le temps de parler de tout cela plus tôt et plus calmement à son conjointe, plutôt que de tout lui balancer ainsi, perdant toute notion de calme. Comment avait-elle pu en arriver là ? L’angoisse de voir Dominura sombrer peu à peu, devenir cette femme étrangement vide, troublée, qui ne lui ressemblait définitivement pas. Ce secret, oppressant. L’énergie demandée par leur fils, jour comme nuit. Epuisée de ce quotidien qui ne lui convenait plus, la jeune Russe se laissait aller à des élans colériques et inconscients, tentant très certainement – au fond – de faire réagir la femme qu’elle aimait.

    Bam
    Bam

    Je ne supporte plus de te voir ainsi. Je ne supporte plus de ta savoir si mal, tandis que nous avons finalement tout ce que nous avons toujours désiré. Pourquoi suis-je totalement incapable de te comprendre ? Je n’ai pas le recul nécessaire. Je ne peux pas. Je n’ai pas l’objectivité nécessaire, pour pouvoir t’aider. Tu n’es pas l’une de mes patientes. Tu ne le seras jamais, tant je suis moi-même emmêlée dans ces histoires qui nous rongent.

    Bam
    BamBam

    Pourquoi restes-tu si calme ?! BOUGE ! Dis quelque chose ! Je ne supporte plus de te voir rester sous-contrôle, tandis que je perds moi-même mon sang-froid. Je sens ton aura, ta colère. Je comprends, que tout ce que je viens de te balancer en pleine figure, est sans doute difficile à encaisser. Alors pourquoi ne dis-tu rien ? Pourquoi me laisses-tu ainsi, sans même me rendre la pareille ? Je veux savoir, ce qui ne va pas. Je veux comprendre, mais tu ne me parles pas. Tu ne m’expliques rien, Dominura.

    -

    Tremblante de colère et d’appréhension face à son aimée, Ludmila restait donc à présent déterminée à obtenir une quelconque réponse, son cœur se déchirant à l’entente de ses propres mots. En effet, depuis quelques semaines déjà, la jeune Russe souffrait terriblement de son incapacité à rendre sa compagne heureuse, se rendant inconsciemment responsable de la distance qui s’installait entre elles. Pourtant incapable de résoudre ce problème, la jeune Russe venait donc – sans réellement s’en rendre compte – de se défouler au plus au point sur celle qu’elle ne souhaitait pourtant que voir sourire, son âme toute entière semblant se décomposer lorsqu’elle avoua que cette situation la rendait malade.

    J’ai tant besoin de toi.
    Toi, qui pourtant étais si forte.
    Tu m’avais promis, de faire des efforts, de te reprendre en main.
    Tu m’avais assuré, que tout irait bientôt mieux – T’en souviens-tu ?

    Bam
    Bam

    Dominura détournant un instant les yeux, Ludmila se sentie défaillir, son sang ne faisant qu’un tour tandis qu’une vague d’appréhension s’emparait d’elle. Les joues rosies par la colère, humides de larmes, la jeune femme ne se rendait toujours pas réellement compte de l’horreur de ses propres propos, son cœur battant si vite qu’il lui semblait ne plus pouvoir respirer. Observant d’une attention méfiante les moindres réactions de sa compagne, Ludmila put alors se rendre compte du propre état de cette dernière, qui alors semblait ne plus pouvoir respirer normalement, comme au bord de na crise de nerf. Néanmoins encore aveuglée par sa rancœur, la belle blonde ne ressentie pour l’instant aucune culpabilité à cette image, son regard noir restant rivée sur Dominura lorsqu’elle releva les yeux vers elle.

    Tu n’es pas malheureuse avec moi ? Non, je ne te crois pas. Je ne te crois pas, car tout ce que tu as pu me montrer ces derniers temps, signifiait tout le contraire. Ta lassitude vaut également pour moi, n’est-ce pas ? Je le ressens, peut-être plus que de raison. Je le ressens, et cela me tue. Notre fils seul a toute ton attention. En suis-je simplement jalouse ? Cela ne fait aucun doute. Mais peu importe : Tu t’obstines à rester calme, malgré les émotions qui se devinent à ta voix. Tu ne veux rien me dire, n’est-ce pas ? Très bien. Pars. DEGAGE ! Va te calmer, si tu ne te trouves pas déjà assez calme. Fuis-moi, si tu ne m’aimes pas assez pour tenter d’arranger les choses ! C’est ce que tu fais toujours, pas vrai ?! Tu t’en vas, comme si je n’avais pas assez d’importance, comme si je n’étais qu’une perte de temps. Tu dois sans doute te dire que je finirais par me calmer ? PUTAIN ! Je ne veux plus te voir, Dominura ! LAISSE-MOI !

    Bam
    Bam

    Folle de rage face à la réaction de celle qu’elle aimait néanmoins plus que tout au monde, Ludmila se sentie davantage humiliée, trahie, son corps se perdant en frémissements d’horreur tandis que Dominura lui laissait tout simplement entendre qu’elle avait besoin de se calmer, donc. Ne réalisant indiscutablement pas que sa compagne cherchait ainsi à éviter de la violenter, Ludmila restait totalement renfermée sur elle-même, sa propre souffrance ne lui permettant pour l’instant pas de penser à celle de son aimée. Certes, ceci était très certainement très égoïste de sa part – peut-être même ridicule ? Mais la jeune Russe était ainsi, impulsive et colérique, telle une enfant trop gâtée lorsqu’il s’agissait de Dominura.

    Je n’ai jamais voulu tomber amoureuse. Je n’ai jamais voulu d’une famille, avant de te rencontrer. Pourquoi – sorcière – m’as-tu ainsi ensorcelé, avant de finalement me faire payer cette faiblesse ? J’étais si forte, si sûr de moi – de tout. Je ne craignais rien, ni personne. Et tu es entrée dans ma vie, toi qui à présent quitte l’atelier, sans plus un mot. Ma gorge me fait mal, mon ventre se tord d’une douloureuse amertume.

    -

    Ce départ provocant à nouveau la colère et l’hystérie passagère de Ludmila, cette dernière – hors de contrôle – laissa finalement de terribles hurlements accompagnés de sanglots s’échapper d’entre ses lèvres, en ajoutant une couche avant même que Dominura n’ait eu le temps de quitter l’appartement en lui-même :

    - C’EST CA, DEGAGE !! SALE PUTAIN DE LACHE !!

    Son angoisse et sa fureur prenant le pas sur sa raison, Ludmila ne put quant à elle contrôler sa violence, tant verbale que physique. Ainsi ne put-elle s’empêcher de se défouler sur la première chaise qui lui tombait sous la main, attrapant cette dernière de pleine main avant de la lancer avec force et rapidité sur le bureau de l’illustratrice, en faisant ainsi voler et se froisser de nombreuses feuilles posées là. Un cri de rage s’échappant d’entre ses lèvres au rythme de ce geste impulsif et incroyablement violent, la jeune femme ne chercha pas le moins du monde à suivre sa compagne, entendant d’ores et déjà la porte de l’appartement se refermer derrière elle.

    Tic
    Tac

    Le souffle court, les joues rouges de colère et une chaleur étouffante s’emparant d’elle, Ludmila resta un instant ici, immobile et tremblante. Dominura était partie. Elle était partie, et son bureau se retrouvait en une pagaille phénoménale, une chaise à moitié cassée à ses pieds. Prenant le temps de se calmer un instant – sans grand succès – la jeune Russe eut bientôt la mauvaise surprise d’entendre les cris du petit Edan résonner dans l’une des pièces voisines. Se sentant défaillir à l’idée de devoir aller le consoler dans l’état où elle se trouvait, Ludmila porta sa main à sa bouche, un sanglot de désespoir et d’angoisse la faisant se replier quelque peu sur elle-même.

    Non… Trésor… Mon Dieu non, pas maintenant…

    Bam
    Bam
    Bam

    Une seconde.
    Deux secondes.

    Incapable d’entendre son enfant pleurer ainsi plus longtemps à plein poumon, Ludmila décida finalement – dans un élan maternel spontané et intérieurement violent – de le rejoindre au plus vite, faisant claquer ses talons avec rapidité en dehors de l’atelier, après seulement avoir fermé la fenêtre restée ouverte.

    Clac
    Clac
    Clac

    En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, la jeune mère s’était retrouvée proche du berceau du petit garçon, le prenant soigneusement dans ses bras – malgré ses tremblements – afin de tenter de le calmer. Evidemment, son propre stresse ne manquant pas de se répercuter sur l’enfant, ce dernier ne se sentie visiblement pas assez serein pour se rendormir, sans doute fort troublé par les cris de Ludmila elle-même.

    Une minute.
    Cinq minutes.
    Vingt minutes.

    Des pleurs, toujours des pleurs. Berceuses, baisers, promenades dans l’appartement : Rien ne semblait fonctionner. Edan avait-il faim ? Cela était évidemment une possibilité. Néanmoins incapable de lui fournir elle-même ce qu’il désirait, la jeune Russe – encore terriblement troublée par sa dispute avec Dominura, se demandant où cette dernière avait bien pu se rendre – sortie finalement l’adorable porte-bébé / écharpe qu’elle avait acheté quelques jours plus tôt, y installant le petit avec délicatesse.

    Bam
    Bam

    Une fois Edan installé, Ludmila continua ses vas-et-viens dans l’appartement, des larmes d’épuisement et d’angoisse perlant toujours le long de ses joues pâles tandis qu’elle souffrait terriblement d’en être arrivée là avec la femme qu’elle aimait. Quand reviendrait-elle ? Incapable de répondre à cette question, ne sachant pas même si Dominura avait prit son téléphone, la charmante blonde tentait pour l’instant d’apaiser son fils, remarquant peu à peu que cette nouvelle installation semblait parvenir à le calmer, peu à peu. Chantonnant doucement et caressant son dos avec douceur et tendresse, Ludmila ne cessa pas un instant de marcher, réalisant peu à peu qu’elle avait dépassé les bornes en parlant ainsi à son aimée.

    Peux-tu sentir, mon cœur battre si fort, contre ton si petit corps ?
    Je ne te mérite sans doute pas, petit Trésor.
    Je fais tant de mal à ta maman, tu sais.

    Mais sens-tu comme je l’aime ?
    Je l’aime, plus que ma vie.

    Mon Ange – Mes Amours,
    Pardonnez l’impulsive,
    Monstrueuse.


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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Jeu 5 Mai 2011 - 23:50

    ~ Ne prenant pas réellement garde aux paroles lancées de Ludmila qui lui parvenaient aux oreilles tandis qu'elle sortait dans la rue, la grande femme contenait toute sa souffrance, toute sa rage, les mots de son aimée lui résonnant dans la tête avec une importance folle. Était-elle devenue mollassonne ? Jamais ! Ludmila était aveuglée, ridicule ! L'illustratrice se vouait, corps et âme, à la bonne santé de leur enfant, lui portant toute l'attention dont il avait besoin ! Et si elle se relâchait, devant la télévision notamment, ce n'était que pour se changer les idées de cette vie morne, tandis qu'elle n'avait plus l'amour dont elle avait besoin de la part de sa conjointe ! Certes, elle n'était pas toute blanche non plus, quelque peu hors d'elle à certains moments, ne se reconnaissant même pas.

    Mais était-ce une raison ?
    Méritait-elle tellement, ces terribles paroles, odieuses, infernales ?!
    Non, non, non, NON !!

    Évidemment, avant de sortir, Dominura avait enfilé un manteau bien fermé, par dessus sa robe de chambre fine, ainsi que ses éternels talons couleur anis, tout de même consciente que sortir en chaussons dans la rue ne lui attirerait pas les faveurs des passants, qui la prendraient pour la dernière des cinglées. Cependant, aucun maquillage n'était né sur son visage déformé par la souffrance, et ses cheveux fous s'échappaient de sa pince assortie à son vêtement.

    Clac clac clac clac clac

    Je ne veux pas penser, à toutes ces ignobles choses, que tu m'as laissé entendre.
    Je ne peux pas y croire ! Je ne peux pas y croire !

    Tu me tueras, Ludmila. Tu me tueras, le sais-tu ?
    Je n'arrives pas à me calmer. Je n'arrives pas à persuader mon pauvre corps de faire cesser ces battements de cœur bien trop puissants et rapides à mon goût. Et cette angoisse ? Et cette crise de panique certaine ? Il faut que je m'arrête. Il faut que je quitte ce corps. Il faut... Il faut que je me réveille. Pitié, réveillez-moi, dites-moi, que ce n'est pas ma personne, qui se laisse ainsi submerger par ces terribles sentiments ! Je ne veux pas... Je ne veux pas, finir comme ces femmes désespérées, au bord de la crise de nerf dans la terreur de leur vie !!

    Des larmes perlant sur ses joues blanches et trop pâles pour être dans leur état normal et constant, Dominura s'abandonnait dans ses folies du cœur, de l'âme, des nerfs, marchant en plein milieu de la route, comme inconsciente du danger terrible qui s'annonçait à elle.

    Je ne veux plus...
    Je n'en peux plus... !!

    ~GNIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIHHHHKKKK~
    ~SBLAAAAM !!~


    « HYAAAAAAAAAAAAAAHHHH !!! »

    Un hurlement strident, terrible, déchira l'atmosphère de la rue, une voiture, n'ayant pas eu le temps de freiner, heurtant la jeune femme de plein fouet, la propulsant au loin, son pauvre corps de chiffon roulant sur le sol, cognant l'asphalte avec violence.

    Un temps. Deux temps.

    Alors que le sang et les égratignures commençaient à se faire terribles, la grande femme tenta de rouvrir les yeux, le cœur battant à tout rompre tandis qu'elle demeurait consciente, accidentée, blessée, meurtrie. Rapidement, elle entendit une voix lointaine, auprès d'elle, sans pouvoir y répondre. Allait-elle bien ? N'était-ce pas trop grave ?

    Bam Bam Bam Bam

    Ludmila...
    Pardonne-moi...
    Je me meurs.

    ~

    TILILILILILI~♫♪

    Le téléphone portable de Ludmila sonna une fois. Deux. Sur son écran, un numéro inconnu, dont le possesseur semblait déterminé, borné. Finalement, alors que la messagerie vocale s'enclenchait, un homme parla, d'une voix éteinte, rapide, et soucieuse :


    « Mademoiselle Ivanov ? Je m'appelle... Henry Jamson. Vous ne me connaissez pas, mais... J'ai une mauvaise nouvelle... Une certaine... Dominura Romley vient d'avoir un accident, je me suis permis de la conduire aux urgences... Apparemment, elle n'a été capable de prononcer que votre nom... Alors... »


    Biiiiiiiiiiiiip~

    Fin des messages.

    ~

    Un malheureux accident, oui, une femme renversée par une voiture.
    Et mon amour,
    Je me réveille, dans cette chambre d'hôpital, douloureuse et sonnée, des larmes perlant le long de mes joues trop pâles.

    Que m'est-il arrivé ?
    Seigneur, non, pas de torture supplémentaire, je vous en supplie.

    Trésor, ma Ludmila,
    Pardonne-moi... Je n'ai pas été capable d'être la femme que tu voulais que je sois...
    Et je demeure, là, attendant ton amour,

    Alors que,
    Sans ce dernier,
    Sans doutes aurais-je prié pour mourir en ce jour.
    Triste marionnette d'un destin tragique.

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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Ven 6 Mai 2011 - 0:40

    ~ Obnubilée par l’idée d’apaiser son fils en le promenant d’une pièce à l’autre de l’appartement, Ludmila ne s’était alors aucunement souciée de son téléphone portable – alors laissé sur l’un des meubles trônant dans le hall d’entrée. Néanmoins, ce ne fut que lorsque le petit Edan fut enfin calmer – tendrement endormi contre sa poitrine – que la jeune femme décida de tenter de prendre des nouvelles de sa conjointe, ne sachant trop si cette dernière avait prit le temps d’attraper son téléphone avant de partir. Evidemment, à ce stade, la charmante Russe – bien que toujours en colère – commençait peu à peu à se rendre compte de la cruauté de ses propos, ces derniers ayant bien évidemment clairement dépassé sa pensé. Mais pourrait-elle seulement demander à Dominura de rentrer, après cela ? Oserait-elle-même l’appeler, tandis qu’elle se savait coupable, honteuse d’être une si mauvaise conjointe, impulsive ? Cela faisait bien longtemps – pourtant – que les deux jeunes femmes ne s’étaient pas si violemment disputées. Peut-être trop longtemps ? Il semblait à présent évident qu’elles ne pouvaient s’empêcher d’en arriver là, les quatre années passées depuis leur rencontre en étant le principal témoin. Combien de cris, combien de ruptures ? La souffrance restait la même, terrible, insupportable.

    Mon Amour ~
    Une fois de plus, je t’ai laissé partir.
    Une fois de plus, je t’ai poussé à vouloir me fuir, me quitter.
    Oserais-je seulement te parler, au moment de ton retour ?
    Je te crains, tu sais. Je te crains, sans doute bien plus que ce que tu ne l’imagines.
    J’ai parfois l’impression de n’être qu’une enfant, à tes côtés. Je suis dépendante, capricieuse, colérique. Je suis égoïste, impulsive et mauvaise, lorsque – à force de retenu – ma souffrance explose. Mais je sais – au fond – que tu n’es pas l’unique responsable. Pire encore, je sais pertinemment, que tu ne fais pas exprès d’être ainsi, subissant toi-même cette lassitude qui te ronge. Alors que faire ? Sans doute aurais-je dû être plus patiente.

    Rentre à la maison, ma Chérie.
    Reviens-moi – Je te promets d’être plus attentive.
    Mon Dieu – Pourras-tu seulement me pardonner ?

    Clac
    Clac

    Se déplaçant doucement afin de ne pas réveiller son enfant, Ludmila prit donc son téléphone dans l’une de ses mains, la seconde restant dans le dos du petit garçon, bien qu’il soit d’ores et déjà soutenu par l’ingénieuse installation du porte-bébé. Un regard. Deux appels manqués. Un message vocal. Pinçant légèrement ses lèvres entre elles, ses sourcils se fronçant d’une anxiété nouvelle, la jeune femme ne tarda pas à composer le numéro de son répondeur, portant alors l’appareil à son oreille tout en caressant doucement de sa main libre la tête de son petit garçon, adorable.

    Tic
    Tac

    Cette voix inconnue, fébrile. Henry Jamson ? Et alors ?! Fronçant davantage les sourcils face à l’hésitation inquiétante de cet homme, Ludmila se sentie finalement défaillir à la suite de ses propos, recalant sa main dans le dos du petit lorsqu’elle comprit approximativement le sens de ce message vocal.

    Dominura.
    Un accident.
    Aux urgences…

    BamBamBam
    BamBamBam

    Manquant jeter son téléphone contre la porte face à elle tant ce message lui était purement insupportable, Ludmila laissa – bien malgré elle – échapper un sanglot de détresse et d’angoisse, ses mains se mettant à trembler tandis qu’elle tournait quelque peu sur elle-même, cherchant des yeux son sac à main. Edam gémissant quelque peu sous les mouvements plus vifs de sa mère, cette dernière tenta tant bien que mal de le rassurer, sentant son cœur s’emporter avec une telle violence qu’il lui semblait ne plus pouvoir avancer. Bientôt aveuglée par le flot de larmes qui s’écoulaient de ses yeux bruns, la jeune femme ne savait pour l’instant pas réellement à quoi s’en tenir, ne sachant que le fait que Dominura ait pu prononcer son prénom. Cela signifiait-il qu’elle était en vie, en bonne santé ? Rien ne semblait indiquer pareille chose, ni même l’inverse. Alors que faire ? Que penser ? Sous la panique, la jeune femme se précipita dans la penderie où se tenait leurs manteaux, attrapant tout d’abord celui du bébé qu’elle gardait contre elle. Contrainte de le sortir de cette confortable position pour le couvrir, la jeune femme ne tarda néanmoins pas à le réinstaller, couvrant également sa tête de son petit bonnet, et ses si fines mains d’adorables moufles chauffantes. Hop, hop. En un rien de temps – et sans réellement réfléchir – la jeune femme s’était à son tour vêtu de son manteau, maintenant Edan contre elle tout en prenant son sac, ses clés.

    SHCLAC

    Fermant la porte derrière elle, Ludmila ne perdit pas une seule seconde, protégeant son enfant du froid jusqu’à finalement monter dans le premier taxi passant. Fort heureusement, le trajet jusqu’à l’hôpital n’étant pas bien long, la jeune femme ne fut guère embêtée par le chauffeur, au sujet de la sécurité du bébé. Et si ce point ne pouvait que l’inquiéter, Ludmila estimait néanmoins qu’il valait mieux ne pas perdre une seconde, ne pouvant supporter une minute de plus ce suspense insupportable concernant l’état de santé de la femme qu’elle aimait.

    Clac
    Clac
    Clac

    Edan gémissait. Ludmila pleurait, incapable de retenir ses larmes, tant la culpabilité la rongeait.

    Clac
    Clac

    Passant la porte des urgences, la jeune femme se dirigea immédiatement dans le hall, demandant où était sa compagne. Une vieille femme lui répondant, Ludmila continua son chemin, commençant à assez bien connaître cet hôpital pour savoir où se trouvait la chambre indiquée. Ainsi continua-t-elle sans attendre, passant ses mains sur ses joues afin d’en essuyer les larmes, quand elle n’était pas en train de caresser tendrement son fils, ce dernier étant visiblement très troublé par tout ce remue-ménage. Avait-il faim ? Devait-il être changé ? Dans l’urgence, Ludmila n’avait absolument pas pensé à prendre quoi que ce soit pour lui. Mais après tout, cet hôpital devait être équipé, n’est-ce pas ? Sans doute – Oui.

    Clac
    Clac

    Qu’est-ce que tu as fais, Dominura ?
    Qu’est-ce qu’il t’a pris ? As-tu pris la voiture ?
    Mon Dieu, je mourrais de te savoir en danger de mort.

    Clac
    Clac

    La porte s’ouvre,
    Mon cœur semble prêt à imploser.

    Je suis là, mon Amour.
    Je suis là, crevant intérieurement de ma propre bêtise,
    Souffrant d’avoir ainsi crié sur toi.

    Me pardonneras-tu ?
    J’ai tant, tant besoin de toi…



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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Ven 6 Mai 2011 - 14:54

    ~ Suite au terrible accident survenu en plein milieu de la voie d'une rue de New-York, la grande femme qu'était Dominura s'était alors retrouvée à l'hôpital de la ville, sous la protection des médecins afin que l'affaire ne s'ébruite pas de trop. Sans doutes cet événement aurait-il fait des vagues monstres auprès des médias et des paparazzi, si jamais quelques sombres informations avaient filé de l'hôpital. Heureusement, la conscience et le statut de la dame Romley lui avaient permis d'éviter qu'une telle catastrophe ne survienne. Tant mieux, au moins, c'était quelque chose de réglé. Mais, alors qu'elle se réveillait, douloureuse et torturée, dans cette chambre austère et froide, entièrement peinte de blanc, rien, autour d'elle, ne sembla la rassurer.

    Elle se souvenait, de tout.
    De sa dispute avec Ludmila,
    Des terribles mots de cette dernière,
    De ses propres sentiments,
    De l'immonde bruit de cette voiture, fonçant sur elle à une vitesse modeste mais assez force pour la propulser au loin.

    Clignant légèrement les yeux de ses paupières meurtries, la grande femme jeta un œil à ce qui dépassait des couvertures, tandis que son dos était relevé par le lit incliné. Là, elle put remarquer la superficialité mais l'étendue des dégâts. Partout, sur son corps pâle, des bleus et des écorchures dessinaient leurs sombres esquisses, tantôt de rouge, tantôt de gris, alors que de nombreuses blessures s'étalaient sur ses bras, laissant paraître ses chairs ouvertes et son sang encore frais, bien que récemment nettoyé par les infirmières. A son poignet gauche, une attèle. Avait-on eu le temps de la radiographier, alors qu'il lui semblait avoir été consciente pendant le transport ?

    La dessinatrice, il fallait bien le dire, n'avait pas vraiment eu la notion du temps, ces dernières heures.
    Depuis combien de temps était-elle là, au fait ?
    Quelques minutes ? Une heure ? Plus ? Impossible à savoir. Elle ne savait pas même l'heure à laquelle elle avait quitté l'appartement, à vrai dire. Il y avait eu, dans sa tête, bien d'autres songes qui avaient dissipé ce besoin constant de l'être humain à se situer précisément sur le cadran d'une journée plus ou moins remplie.

    Bam Bam Bam Bam

    Et mon cœur bat de plus belle.
    Je sens, les mèches folles de mes cheveux retomber contre mon visage, ces derniers étant relâchés ayant repris une place naturelle sur mes épaules tremblantes. Je puis goûter, au sang sur ma lèvre fendue, tandis que mon visage me fait mal, sans doutes ayant subi quelques coupures, quelques coups.

    Et toi, Ludmila...
    Où es-tu ?
    Notre bébé va t-il bien ?
    J'ai peur, j'ai si peur, de ce qu'il nous est arrivées.
    Méritons-nous vraiment tant de malheur ?

    Ah, si je pouvais ne plus souffrir des paroles que tu m'as jetées, balancées, comme sans sentiments. Pourtant... Je me cherche de les oublier, je voudrais faire, comme si elles n'avaient jamais eu leur place dans ma vie. En serais-je seulement capable ? Je t'aime. Oui, je t'aime tellement... Alors je t'en supplie.

    Ne m'oublies pas.
    Ne m'oublies simplement pas.

    T'as t-on seulement prévenue ?
    Je panique.

    Faisant soudainement violence à son propre corps afin de se redresser un peu plus dans son lit, Dominura chercha brusquement autour d'elle son téléphone portable, afin de prévenir elle-même sa conjointe de l'endroit où elle se trouvait, si jamais cette dernière s'inquiétait de son non-retour. Mais... Rien. Le petit appareil n'était pas sur sa table de chevet. Et... Damned ! Elle l'avait laissé à l'appartement, n'est-ce pas ? Oui, dans le salon, sur la petite table basse... Comment avait-elle pu seulement l'oublier ?

    Se maudissant elle-même, épuisée, la dessinatrice finit par se laisser retomber dans le lit, sa tête heurtant alors en un bruit sourd les énormes et confortables oreillers. Fermant les yeux, elle poussa alors un profond soupir, tentant, tant bien que mal, de calmer sa triste panique.

    Mais, alors qu'elle se perdait dans ses exercices de relaxation,
    Un bruit lui vint.
    Bruit de porte, presque face à elle.

    Rouvrant ses yeux vert sombre, elle scruta alors l'entrée,
    Et cette personne...


    « Ludmila... ! »

    Une voix soufflée,
    Des larmes, montantes, dans ces yeux sombres,
    Un air effrayé, désolé, aimant, implorant.

    Je ne voulais pas...
    Sans doutes ais-je été inconsciente ?

    Mais ne m'en veux pas...
    J'ai besoin de toi.
    Je t'aime tellement,

    J'aurais aimé mourir pour toi.

_________________

- Dominura Romley -
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Sam 7 Mai 2011 - 15:14

    ~ Quelle heure était-il ? Ludmila n’en avait absolument aucune idée. Le temps semblait comme s’être arrêté, depuis l’instant où le message de cet homme avait retenti à son oreille. Dominura était à l’hôpital, suite à un accident. Quel genre d’accident ? La jeune Russe ne pouvait le savoir, ne parvenant qu’à couvrir son fils avant de filer de leur appartement, prenant le premier taxi qui la mènerait à la femme qu’elle aimait. Son cœur battant plus vite que de raison, la charmante blonde semblait alors plus que troublée par les évènements, maintenant son fils contre elle tandis que ses pas la menaient d’ores et déjà jusqu’à la chambre de l’illustratrice.

    Clac
    Clac
    Clac

    De nombreuses larmes inondant ses joues bien pâles, Ludmila ne pouvait s’empêcher de ressasser en boucle les terribles paroles qu’elle avait pu balancer à la figure de son aimée, provocant donc le départ précipité de cette dernière. Bien sur, tout cela n’avait néanmoins pas été totalement gratuit, ces mots révélant une véritable souffrance chez la jeune Russe. Mais de toute évidence, sans doute aurait-elle pu en parler avec plus de calme, plutôt que d’attendre, de prendre sur elle, et de finalement se faire entendre avec violence. Consciente de son erreur, Ludmila ouvrait donc la porte de la chambre de sa belle avec grande appréhension, craignant non seulement l’état dans lequel cette dernière se trouvait, mais également la rancœur qu’elle pouvait avoir préservé à son égard – compréhensible.

    La porte s’ouvrit, et son nom fut soufflé, non sans que cela n’éveille à nouveaux les profondes tortures de son âme. Dominura était consciente, vivante. Entre soulagement et profond désespoir à l’idée d’avoir laissé une pareille chose arriver, Ludmila referma finalement la porte derrière elle, étouffant un nouveau sanglot lorsque ses yeux se posèrent sur sa compagne. Perfusée, cette dernière semblait visiblement bien amochée par cet accident, son visage étant recouvert d’égratignures – bien que nettoyées – et de bleus. Son regard passant un instant sur le bandage qu’elle avait décelé au poignet de Dominura, Ludmila leva finalement les yeux vers elle, pinçant légèrement ses lèvres entre elles, contenant son irrésistible besoin de s’effondrer en excuses et en larmes d’horreur. Rien de très grave ne semblait s’être pourtant produit. Mais au fond, l’importance de cet accident n’en était pas moindre à ses yeux.

    Sentant Edan recommencer à gigoter et à gémir contre sa poitrine – commençant visiblement à avoir faim – la jeune femme resta pour l’instant on ne peut plus silencieuse, ne sachant trop comment réagir face à une telle situation. Usant alors de son fils comme prétexte pour gagner du temps, la jeune femme – sans le déloger de sa position – prit soin de lui retirer ses moufles, son manteau et son bonnet. Une fois le petit libéré de ces vêtements d’extérieur, la jeune femme retira son propre manteau, puis rassembla son courage afin de s’approcher de son aimée. Bien sûr, tout cela se passa bien plus rapidement que cela en avait l’air.

    Clac
    Clac

    Son regard scrutant avec plus d’attention les blessures visibles de son aimée, Ludmila – ses sourcils restant froncés de culpabilité et de désolation – n’osa alors en aucun cas toucher au visage de cette dernière, craignant que la moindre caresse puisse éveiller sa douleur. Passant fébrilement et nerveusement l’une de ses mains dans ses cheveux, la jeune femme laissa finalement entendre, visiblement gênée, contenant son amour en restant pour l’instant renfermée dans la situation telle qu’elle l’était lorsque toutes deux s’étaient quittées :

    - Que… Qu’est-ce qu’il s’est passé… ?

    Baissant un instant les yeux sur Edan, Ludmila sentie quelques larmes rouler à nouveau le long de ses joues fraiches, restant ainsi debout à côté du lit de sa compagne, sans trop savoir où se mettre. Pourquoi tant de gêne, tandis qu’elle avait elle-même imaginé s’écrouler dans les bras de la femme qu’elle aimait, lorsqu’elle l’aurait retrouvé ? Son cœur ne se calmant pas, la jeune femme sentait son corps réagir bien étrangement face aux blessures de sa conjointe, lui donnant une insupportable envie de fuir, lâche qu’elle avait toujours été en cas de problème au sein de son couple.

    Bam
    Bam

    Je te regarde pourtant, et ne voit rien de repoussant. Peut-être ai-je seulement peur, de te faire mal ? Mes doigts glissent tendrement contre la joue si douce de notre enfant, tandis que mon regard peine à soutenir le tien. Que dois-je faire ? Je suis si maladroite – J’ai si mal. Combien de fois t’es-tu ainsi retrouvé à l’hôpital, par accident ? Combien de fois vais-je t’y retrouver, souffrante et malheureuse ? Je n’ai pas la force, Dominura. Je suis épuisée. Et si ma colère s’est évanouit, je ne suis pour autant pas moins apaisée en ce qui concerne ton état psychiatrique. Peut-être au contraire ? Qu’est-ce qu’il t’a prit ? T’es-tu mise en danger… consciemment ?

    J’ai besoin de savoir.

    Bam
    Bam

    Parvenant finalement – suite à de longues secondes d’hésitation – à se rapprocher plus clairement de son aimée, Ludmila laissa sa main délaisser un instant Edan, cette dernière glissant alors très doucement – en une caresse frôlée – contre quelques mèches brunes et rebelles, les recalant attentivement derrière l’oreille de leur propriétaire. Pinçant légèrement ses lèvres entre elles à nouveau, la jeune Russe ne put rien ajouter de plus pour l’instant, seul son regard traduisant l’effervescence de ses sentiments et ressentis, tandis que le petit – précédemment aidé par la charmante blonde – s’était finalement mit à sucer son pouce.

    Vois-tu, comme je t’aime, comme je suis inquiète ?
    Que t’est-il arrivé, mon Trésor ? Etait-ce réellement, un accident ?
    Nous ne pouvons pas continuer ainsi. Je ne peux pas seulement rester là, à te regarder te détruire. Tu deviens dangereuse, pour toi-même. Et peut-être également pour notre fils ? Je ne sais plus quoi en penser. Je ne sais plus quoi faire, ni quoi te dire. Nous avons besoin d’aide, n’est-ce pas ? J’en ai besoin –

    Bam
    Bam

    Et les larmes coulent, roulent.
    Je m’en veux tellement, d’avoir été si mauvaise.
    Pardonne-moi seulement – mon Amour ~

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Sam 7 Mai 2011 - 18:56

    ~ Ludmila. Ludmila. La jolie blonde venait d'entrer dans la chambre d'hôpital dans lequel résidait alors sa conjointe, dans un état assez particulier. Il fallait dire, tout de même, que Dominura s'était révélée assez résistante, notamment suite à ce choc pour le moins violent, malgré tout. Elle ne s'en était sortie qu'avec une foulure du poignet gauche ainsi que quelques sanguinolentes égratignures, mais, d'après les vérifications médicales, rien n'avait été cassé, ni même endommagé sur d'autres points. Levant les yeux vers la personne qu'elle aimait tant, la dessinatrice ne manqua pourtant pas de froncer quelque peu les sourcils, ne comprenant pas réellement les diverses expressions qui pouvaient passer sur le visage de la jeune psychologue.

    Qu'est-ce que...
    Qu'est-ce que ce regard, qui demeure sur ton visage, pourtant si magnifique ?

    Tu... Est-ce que tu m'en veux encore, Ludmila ?
    Croyais-tu réellement, ce que tu m'as laissé entendre, tout à l'heure ?

    Je ne peux pas...
    Je ne peux pas, soutenir cette vision, tandis que tu t'occupes de notre enfant, n'osant plus même me regarder dans les yeux. Ludmila... J'aimerais crier, hurler. Regarde-moi... Regarde-moi, je t'en supplie... Qu'importe, les gestes de notre bébé... J'ai tellement, tellement besoin de toi ! Ne serait-ce... Qu'un regard ? Une attention ? Je voudrais, que tout cela ne soit qu'un cauchemar. Mais si je me trouvais dans quelque sorte de mauvais rêve... Tout ne se serait pas passé ainsi, n'est-ce pas ? Je me réveillerais, je verrais, que tout cela n'était que pure invention.

    Dis-moi,
    Dis-moi seulement, que tu m'aimes encore.
    Je ne tiens plus,
    Et je souffre, tant du cœur que de ces blessures que tu peux voir en moi.

    Je t'en supplie...
    Regarde-moi, seulement.

    Et tes larmes me tuent, me déchirent, alors que je comprends tes tremblements, face à mon état physique. Mais n'est-ce dû qu'à ça ? Je n'arrives pas à décrypter au fond de tes yeux noisette, sur les traits de ton visage. Je te vois, seulement nerveuse, simplement gênée, comme si je n'étais... Qu'une simple et odieuse... Connaissance. Et tes mots, les seuls mots que tu m'accordent, me donnent seulement l'impression d'un poignard au fond de mon cœur encore chaud et palpitant, paniqué.

    Que s'est-il passé ?

    Refermant sur eux-mêmes les doigts de sa main encore valide, Dominura pinça ses lèvres entre elles, remarquant sans peine les larmes de sa conjointe, mais ne sachant guère comment les prendre, exactement. La dessinatrice, en cet instant, n'était plus même capable de porter attention à son enfant, tant sa relation avec Ludmila la troublait, voyant bien que cette dernière n'était plus réellement capable de lui faire face de tout son amour, envers et contre tout. Que s'était-il passé, dans leurs vies, dans leurs âmes, pour que cela aie de telles conséquences ? Étaient-elles devenues... De simples étrangères ? Non. Jamais. Cela était tout simplement impossible.

    Je ne pourrais... Jamais.

    Prenant une légère inspiration tandis qu'elle sentait les doigts de Ludmila passer contre son visage, replaçant quelques mèches brunes et folles derrière son oreille, Dominura répondit à sa question, d'une voix soufflée et douloureuse :


    « J-J'étais dans la rue... Peut-être... Sur la route... Lorsqu'une voiture m'a percutée »

    Je ne peux pas en dire plus, les souvenirs me manquent. Qu'est-ce que je faisais là ? Pourquoi est-ce que je me trouvais dans une situation pareille ? Pourquoi cet accident ? Et mon regard se baisse, des larmes de douleur et de peine commençant à les submerger, bien malgré moi, pourtant toujours emplie de rancœur à ton sujet.

    Tu... Ne t'es pas réellement inquiétée à mon sujet ?
    Pas un mot aimant,
    Pas une seule question sur mon état, sur ce que je ressens ?

    Je ne te reconnais pas.
    Je ne te reconnais plus.

    S'il te plait...
    J'avais tant besoin de toi,
    Voilà presque, que je regrette ta venue.

    Pourquoi es-tu là, si ce n'est pas pour me rassurer ? Tu n'es donc arrivée que pour m'observer, me faire comprendre que tu m'étais supérieure ? Et je meurs, je me détruis, face à toi, le cœur battant, incapable de croire à tes larmes, tant je n'y vois pas ton amour. Vais-je me réveiller... ? Quand vais-je me réveiller... ? S'il vous plait...

    Knock Knock Knock !

    Relevant le regard vers la porte, la grande femme, après avoir pincé ses lèvres entre elles, réprimant une grimace au goût de sang présent dans sa bouche, elle donna l'autorisation d'entrer. Un médecin arriva, lui faisant face, au pied du lit.


    « Mademoiselle Romley... Vous êtes réveillée. Comment vous sentez-vous ? »


    Dominura répondit alors, tentant de garder son calme même si elle aurait voulu éclater en sanglots, plus de par la présence de Ludmila que par sa réelle douleur :


    « B-Bien, docteur. »

    Ce dernier, rajustant ses lunettes arrondies, continua :

    « Nous allons devoir procéder à un test psychologique post-traumatique, mademoiselle. »


    Se retournant vers Ludmila, il ajouta, d'une voix froide :

    « Veuillez nous laisser mademoiselle. »


    Dominura, à cette information, se redressa vivement, fronçant ses fins sourcils bruns entre eux et tonnant d'une voix comme paniquée

    « Q-Quoi ?! Non, Ludmila ! »

    Deux médecins entrèrent, l'un se postant aux côtés de Dominura, l'autre commençant à forcer le départ de Ludmila et d'Edan, clamant alors, d'une autorité certaine

    « Madame, veuillez me suivre s'il vous plait. »


    S'il te plait
    Ne me laisses pas seule
    Ne me laisses pas
    Je t'en prie !

    Je n'y survivrai pas,
    Mêlée de crainte et de haine, de peines,

    Je t'implore
    Horrifiée

    Je n'ai pas eu de ton amour
    Dont j'ai pourtant tant besoin

    Maintenant plus que jamais.

_________________

- Dominura Romley -
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Sam 7 Mai 2011 - 22:48

    ~ Sommes-nous réellement devenues de simples étrangères, l’une envers l’autre ? Ces dernières semaines me poussent à croire que – en effet – nous nous éloignons, peu à peu. Pourquoi ? L’épuisement, les sautes d’humeur, ta lassitude… Comment pourrais-je seulement réagir, face à toi ? Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Je ne sais pas pourquoi, nous nous retrouvons à présent ici. Il m’est ainsi on ne peut plus difficile de te regarder en face, tant mon cœur se déchire d’une incertitude nouvelle : Est-ce que tu as volontairement mit ta vie en danger, Dominura ? Etait-ce à cause de notre dispute ? A cause de moi ? Tu ne serais pas sortie, si je n’avais pas tant crié sur toi. Tout est ma faute, et je suis à présent incapable de faire marche arrière, incapable de te dire à quel point je suis désolée, et comme je t’aime. Tu n’es plus toi-même. Je ne te reconnais plus. Et ces égratignures sonnent à présent pour moi comme le reflet de mes propres erreurs, de la souffrance que j’ai pu t’infliger.

    BamBamBam
    BamBamBam

    « J-J'étais dans la rue... Peut-être... Sur la route... Lorsqu'une voiture m'a percutée »

    Peut-être… sur la route ? Evidemment, tu étais sur la route ! Comment as-tu pu seulement y mettre les pieds, sans même regarder autour de toi ? Impossible. C’est impossible.

    Détournant un instant son regard face à cette réponse succincte mais diablement efficace, la jeune Russe resta finalement silencieuse, ramenant sa main à elle en un frémissement nerveux. La glissant jusqu’à ses joues afin d’en essuyer les larmes – néanmoins de plus en plus nombreuses – la jeune femme ne pu guère plus que précédemment montrer un quelconque soutien à son aimée, étant indiscutablement bien trop troublée pour cela. Comment un tel accident avait-il pu se produire ? Cette question lui revenait sans cesse, tandis que le comportement de sa compagne ces derniers temps la poussait à penser que cette dernière avait pu aller jusqu’à le provoquer elle-même. Evidemment, tout cela semblait absolument impensable, insupportable. Dominura ne pouvait pas être inconsciente à ce point, n’est-ce pas ? Edan avait besoin d’elle.

    J’ai besoin de toi…

    Penses-tu que je ne suis venue ici que pour te torturer davantage ? Penses-tu que cela est si facile, de te voir ainsi, tandis que nous nous sommes quittées en des termes exécrables ? Je ne sais simplement pas comment m’y prendre, avec toi. Je ne le sais plus, tant tu me sembles différente, ces derniers temps. Je t’aime, oui. Je t’aime à en mourir. Mais que puis-je faire de plus ? Te le dire dès maintenant me semble impossible, tant je reste sous le choc, cet accident éveillant en moi de bien nombreux et sombres questionnements.

    ~

    Dominura baissant les yeux, Ludmila laissa échapper malgré elle un léger soupir sangloté, massant doucement le dos d’Edan d’une main, tandis que la seconde passait nerveusement sur son visage. Le petit garçon recommençant – une fois de plus – à se mouvoir contre elle, Ludmila fronça légèrement les sourcils, se mettant alors à faire les cents pas dans la chambre hospitalière afin de l’apaiser. Epuisée et au bord de la crise de nerf, la jeune Russe laissa à nouveau éclater quelques silencieux sanglots face à l’insistance de son fils, priant alors intérieurement pour qu’il cesse de gémir, avant qu’elle n’en vienne à vouloir le laisser dans un coin afin de fuir. Evidemment, Ludmila était consciente que jamais – au grand jamais – elle n’oserait faire une chose pareil à cet enfant qu’elle aimait plus que tout, cette dernière continuait à prendre sur elle, ne pouvant simplement pas communiquer avec son aimée pour l’instant, que ce soit à ce sujet, ou concernant d’autres.

    Tu sais, je crois qu’il a faim. Mais tu ne peux plus le nourrir pour l’instant, n’est-ce pas ? Alors quoi ? Je le laisse seulement attendre, que tu ne sois plus sous perfusion ? Je ne sais pas quoi faire. J’aimerais pouvoir me concentrer sur toi, tenter de retrouver la force de te dire comme je t’aime, de te rassurer. Mais la fatigue et l’attention que me demande actuellement notre fils me font littéralement perdre la raison, au point où je reste absolument incapable de te dire le moindre mot.

    Knock Knock Knock !

    Ce fût donc au tour des docteurs d’entrer dans la salle. Ces derniers demandant à Dominura si elle se sentait bien, Ludmila laissa son regarder se porter à nouveau vers cette dernière, l’observant avec grande attention. Terriblement coupable de ne pas pouvoir se montrer plus démonstrative à son égard, la jeune femme se sentait finalement soulagée de par la présence de ces hommes – qui quant à eux savaient alors exactement ce qu’il y avait de mieux à faire avec leur patiente.

    Tic
    Tac

    « Nous allons devoir procéder à un test psychologique post-traumatique, mademoiselle. »

    Sentant son cœur s’emballer à cette idée, Ludmila se tourna alors vivement vers le médecin, sentant ses lèvres s’entrouvrir nerveusement tandis qu’il lui demandait froidement de partir. Restant totalement figée face à cette demande soudaine et insupportablement impérative, la jeune femme fronça soudainement les sourcils, incapable de réagir d’une quelconque autre façon pour l’instant.

    Un test psychologique. Ce test, qui sans doute pourrait nuire à la réputation blanche et parfaite de l’illustratrice, ces derniers temps. Ce test, que Ludmila elle-même avait déjà pu déjouer, quelques années plus tôt, et ce afin de protéger la femme qu’elle aimait. Pouvait-elle seulement se permettre d’user de sa renommer – cette fois-ci – pour libérer sa belle de cette difficile confrontation avec un psychologue ?

    Face à l’impulsion paniquée de sa compagne, Ludmila se tourna vivement vers elle, retenant Edan contre elle tandis que son regard – troublé par l’incertitude – croisait celui de son aimée. Non… ? Non. Dominura semblait clairement s’opposer à son départ, tandis que l’un des médecins commençait à vouloir forcer son départ. Impulsive et empli de doutes quant à cet entretien privé auquel elle n’était pas conviée, la jeune Russe sentie sa main partir d’elle-même, repoussant d’un mouvement vif et nerveux cet homme qui lui demandait froidement de le suivre. Lui lançant un regard noir – retrouvant sa stature et son aisance professionnelle dans ce genre de cas, et ce bien malgré les larmes qui perlaient sur ses joues – la jeune psychologue se rapprocha finalement de la femme qu’elle aimait, son cœur battant si vite qu’il lui semblait être proche de l’évanouissement.

    Clac
    Clac

    Sa décision était prise.

    Clac

    Se penchant vers sa compagne, Ludmila usa de ses dernières forces psychiques afin de capter le regard de cette dernière, sa voix fébrile et pleine de larmes lui laissant alors entendre, non sans une étrange culpabilité, une impuissance et une désolation certaines :

    - Je… Je suis désolée… Je ne peux pas te laisser continuer comme çaTuNous avons besoin d’aide

    Un flot de larme venant se déverser le long de ses joues à ces mots, Ludmila passa tendrement sa main dans les cheveux de son aimée, bien que faiblement, puisqu’elle craignait sans cesse d’accentuer sa douleur. Prenait-elle la bonne décision, en laissant ainsi sa compagne seule avec ces hommes ? Avait-elle réellement besoin de leur expérience, de leur savoir, pour aller mieux ? Elle-même dépassée, Ludmila savait qu’elle ne pouvait plus se permettre de gérer seule la situation, doutant encore du fait que Dominura ait pu se jeter elle-même sous les roues de cette voiture. Par ailleurs, oserait-elle seulement le lui avouer, si cela était bel et bien le cas ? Une personne extérieur serait sans doute bien mieux placer, pour juger la situation.

    Bam
    Bam

    Embrassant sa conjointe sur le front, Ludmila se redressa doucement – pour Edan bien plus que pour elle-même – ajoutant en un murmure fébrile mais on ne peut plus sincère :

    - Je t’aime… Je t’aime et je n’ai fais qu’aggraver la situation

    Consciente de ses propres erreurs à l’égard de Dominura, Ludmila choisissait donc volontairement de la laisser entre les mains de quelqu’un d’autre, sachant pourtant que cela puisse ne pas plaire à la principale concernée. Un dernier regard – aimant et implorant de pardon – et la jeune Russe tourna les talons, suivant finalement cet homme infâme, sans plus aucune résistance.

    Clac
    Clac

    Suis en train de t’abandonner ? Suis-je trop faible, trop stupide, pour gérer moi-même la santé mentale de la femme que j’aime ? Moi qui jamais n’ai eu le moindre problème, avec mes patients. Moi qui suis pourtant reconnue pour mon talent, dans ce foutu pays. Je n’ai pas su te protéger. Je ne sais pas, te protéger. Sais-tu, que tu es en danger, si je continue ainsi à te protéger du service public ? Je ne peux pas. Je ne peux plus, mon Amour. Et je m’éloigne de toi, déchirée par cette culpabilité terrible, épuisée par les sanglots de notre enfants – soudainement plus vifs, plus troublants. Edan veut retrouver sa maman. Edan n’est pas bien, avec moi, tu vois ?

    Bam
    Bam

    La salle d’attente.
    Des murs blancs.
    Des malades.

    Un biberon de lait maternel entre les mains – gracieusement offert par la stagiaire présente à l’accueil – et Ludmila restait là, à se demander ce qu’il pouvait se passer dans cette chambre, en son absence. Forçant son fils – non sans grande peine – à se contenter de cette tétine plutôt que de l’habituel sein de sa mère, la jeune femme restait silencieuse, vaporeuse, terriblement troublée.

    Tic
    Tac

    Le temps défile, loin de toi.
    Nous retrouverons-nous bientôt ?

    Mon Amour,
    Ma Passion –

    Jamais je ne pourrai aimer davantage.
    Jamais je ne pourrai souffrir davantage,
    Sinon pour toi – Ma précieuse amante ♥

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Shut Your Eyes and Sing to Me ♫    Dim 8 Mai 2011 - 0:23

    ~ La grande femme, redressée dans son lit, ne pouvait plus que ressentir l'immonde et puissante détresse de l'abandon, tandis que les médecins venaient de se concerter dans sa chambre, au nombre de trois, visiblement déterminés à lui voler son intégrité, sa conjointe ainsi que son enfant. Avaient-ils seulement l'intention de lui faire passer des tests psychologiques ? Non... Non, c'était impossible ! Elle n'en avait pas besoin, n'est-ce pas ? Quelle était donc cette idée saugrenue ?! Pouvait-on seulement la forcer à passer de tels examens ? Pas sans son consentement, n'est-ce pas ? … Eh bien, apparemment, si. Visiblement, les docteurs étaient venus dans cette pièce, s'étaient rassemblés en ce lieu, lui laissant bel et bien comprendre qu'elle n'aurait pas vraiment le choix dans cette décision médicalement déjà abordée.

    Sous l'évènement tout à fait particulier qui se déroulait à présent au sein de la chambre de Dominura, sembla alors prise d'un semblant de détermination à approcher de nouveau sa conjointe, se rendant auprès d'elle comme pour la rassurer de la présence de ces médecins. Mais, alors que l'illustratrice à s'attendait à une quelconque forme de paroles qui la rassureraient, Ludmila se contenta de capter son regard pour lui faire passer un message...

    Message des plus terribles.

    Je suis désolée
    Je ne peux pas te laisser comme ça
    Tu
    Nous avons besoin d'aide.

    Dans le corps, dans l'esprit de Dominura, tout sembla alors s'arrêter. Le temps ne défilait plus, tandis que son visage perdit de toute ses couleurs, sa lèvre tremblant alors en un mouvement las et lent, terriblement douloureux. Que se passait-il. Avait-elle seulement bien entendu les paroles de sa conjointe ? Non. Impossible. C'était un cauchemar. Rien qu'un cauchemar !! Ludmila ne pouvait pas avoir laissé entendre une chose pareille...

    Dominura crut, un instant, finalement devenir réellement folle. Était-ce dans son esprit seulement, ou se perdait-elle à se demander si elle était en train de rire nerveusement – Très nerveusement – ou de laisser des larmes d'horreur et de peine rouler sur ses joues trop pâles ?

    Ludmila ne pouvait pas, l'avoir abandonnée ainsi.
    Ce n'était pas possible...
    Venait-elle de lui dire... Qu'elle la pensait cinglée ? Complètement folle ?
    Non... Non... Non... Non...
    Nous n'avons pas besoin d'aide !
    Tu ne peux pas... Avoir dit une chose pareille...

    Tu ne m'as pas laissé entendre ton amour !! Prouve-moi ! Prouve-le moi, que je ne suis pas folle, que tu ne m'abandonneras pas ici... NE ME VOLES PAS MON ENFANT ! Ne me détruis pas le cœur, ou j'en mourrai... J'en mourrai Ludmila... Le sais-tu ?!

    ~

    Quelques instants, et, Ludmila, comme contrainte de laisser son amante seule dans cette pièce avec ces terribles médecins, laissa un baiser passer sur le front de la dessinatrice, puis, quelques mots, indiquant certes son amour mais également beaucoup de torture, que Dominura ne sembla pourtant pas prendre pour elle-même, ne sachant plus vraiment quoi penser, avec toutes ces abominations qui semblaient avoir prit place dans sa vie. Désirait-elle vraiment la laisser entre les griffes de ces charlatans ?! Professionnellement... Elle ne pouvait pas faire une chose pareille, n'est-ce pas ? Utilisant cette solution de défaut pour éviter de lui dire les choses en face ! Tu ne m'as jamais parlé, Ludmila, du fait que nous avions un différent concernant ma psychologie ! Crois-tu réellement que j'en ai besoin, comme tu viens de me le laisser entendre ?!

    Je ne crois pas, tes mots qui m'ont dit que tu étais désolée.
    Je n'en crois pas une bribe...
    Tu m'as mentie... Mentie ! Mentie !!

    JE NE PEUX PAS Y CROIRE !

    De grosses et lourdes larmes commençant à glisser le long de ses joues trop pâles, la grande femme se redressa totalement dans son lit, se faisant elle-même violence tandis que ses yeux assistaient au terrible spectacle de Ludmila quittant la pièce, son malheureux fils dans les bras, la laissant à sa douleur, sans même l'avoir rassurée, bien au contraire. Alors que la belle blonde passait la porte, la grande femme commença alors à se débattre dans son lit, comme le démon, cherchant à s'arracher sa perfusion, hurlant dans sa chambre, d'une voix désespérée et déchirante, souffrante et torturée


    « JE N'AI PAS BESOIN D'AIiiIiIIDE ! JE N'AI PAS BESOIN D'AIDE ! LUDMILA !! LUDMILAAAhHHHh !! »

    Mais la porte se referma sur l'image de sa conjointe, Dominura se débattant de plus belle dans son lit, menaçant de casser les appareils alentours tandis que son visage s'était métamorphosé d'une crise soudaine, ses yeux grands ouverts et ses sourcils largement froncés faisant le témoignage de ses nerfs lâchant prise sous son mental ordinairement d'acier :

    « JE NE SUIS PAS FOLLE ! LACHEZ MOI ! LACHEZ MOIIiiiIiI !! »

    « Calmez-vous Mademoiselle !! Mademoiselle ! »


    Deux des médecins, sous l'ordre de leur supérieur, s'étaient jetés sur elle afin de la contrôler, elle, qui se débattait avec hargne et puissance, ses larmes coulant le long de ses joues pâles en de terribles brûlures. Et, alors que l'image d'Edan emporté par Ludmila lui revenait à l'esprit, elle hurlait à nouveau, le son transperçant les parois de la chambre, jusqu'à la salle d'attente

    « JE N'AI MEME PAS PU LE TOUCHER ! ELLE M'A VOLE MON ENFAAaAaaANT !! LAISSEZ-MOI PARTIIiIiHhHiIiiR ! LAISSEZ-MOI RETROUVER MON BEBE !! »


    Ses hurlements s'harmonisant de gémissements, de cris de rage, de cris du cœur, du désespoir, de la souffrance profonde d'une mère ou d'une amante délaissée à la folie, la grande femme semblait à présent prise par une sorte de démence, que le psychiatre ne manqua pas d'établir comme profondément ancrée en elle. Soucis post-traumatique ? Sans doutes quelque peu, également. Sans doutes l'illustratrice n'aurait-elle pas été tant paranoïaque, en cas contraire.

    « Dr Chayson ! Le tranquillisant s'il vous plait ! »


    Seringue. Un coup sec, précis, hâtif, déterminé, dans le bras de Dominura eut tôt fait raison d'elle, cette dernière cessant alors immédiatement de se griffer et se débattre, pour retomber dans ses coussins et les profondeurs abyssales de son lit, le regard hagard mais non moins effrayé, perdu, terrorisé.

    Que... M'avez-vous fait ?!
    Je... Sombre...

    Rendez-moi mon amour,
    Ma Ludmila,
    Ma raison de vivre,
    Mon enfant...
    Rendez-moi mon existence
    Mes joies
    Mes larmes de bonheur,
    Mon plaisir

    Rendez-moi...

    Mon âme.

    ~

    Clopf. Clopf. Clopf.
    Des pas, feutrés, de médecin, vers la salle d'attente. Un regard froid, distant, peut-être trop professionnel, sans doutes pas assez rassurant pour une telle nouvelle. Un homme, grand, austère, obscur, une voix. Voix masculine à l'attention de Ludmila, qu'il regardait alors de ses yeux sombres et bien pu amicaux.


    « Rassurez-vous, Le Docteur en Psychiatrie Charles Jamson va prendre en charge votre conjointe. Vous pouvez rentrer chez vous. »


    Un temps,
    Deux temps.

    Comme je t'aime, Ludmila,
    Comme je sombre,
    Tandis que je hurlais ma peine de te perdre

    Tandis que je te cherchais auprès de moi
    Incapable de raisonner
    Terriblement perdue

    De moi,
    De toi,

    Je me meurs,
    Ou même,
    Mon corps est déjà froid,

    Je suis morte.
    Loin de tes bras.


    Bam.
    Bam Bam Bam Bam Bam.

_________________

- Dominura Romley -
♥️

-Pas un coeur de pierre mais seulement malheureuse-
-Et si vous osiez un quelconque effort ? Les sourires, ça se décroche-
[Ps : Lien musical]
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