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 ~ Si jamais... Et nous, amours ♥

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Dominura Romley
~ Illustratrice Renomée ~
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MessageSujet: ~ Si jamais... Et nous, amours ♥    Dim 6 Mar 2011 - 20:47

    ~ Une semaine déjà s'était déroulée depuis l'accouchement à la maison de Dominura. Entourée de la femme qu'elle aimait ainsi que de leur enfant, la trentenaire s'était bien remise de ses faiblesses, retrouvant, jour après jour, un semblant d'éveil ainsi que plus d'énergie, moins prompte à s'endormir à tout-va. Pour le plus grand bonheur des deux jeunes femmes, l'enfant ne pleurait pas tant, mis à part au moment des repas – Bien évidemment – Et dès lors qu'il restait dans son berceau, éveillé, durant trop de temps loin d'elles. Également, le petit Edan semblait plus que curieux, vif et attentif à tout ce qu'il l'entourait, tout comme Dominura l'était à son âge. Ravie d'observer de telles envies de découverte dans les yeux de leur enfant – Bien que ce dernier n'était pas en mesure de commencer ses aventureuses échappées dans l'immense territoire de l'appartement New-yorkais – la grande femme se prêtait avec joie à ses élans maternels et à l'éducation du petit d'à peine une semaine.

    J'aime, me réveiller chaque matin, malgré l'aube, afin d'aller chercher notre enfant dans son berceau. J'aime, pouvoir ouvrir les yeux à tes côtés, mon amour, ravie de cette vie que l'on construit ensemble. Depuis une semaine, pas un pas de travers, pas un conflit, alors qu'Edan nous prends une grande partie de nos journées, lorsqu'il ne dors pas. Pourtant, je m'enchante encore de nos moments de tendresse, tandis que je te retrouve, que je me perds dans tes bras, plus encore qu'auparavant.

    Parfaite.
    Notre vie est tout simplement parfaite, n'est-il pas ?
    Car tu es à mes côtés,
    Et notre fils a la meilleure des santés du monde.

    Que pourrait-il alors nous arriver ?

    Pas un instant, sans que nous ne prenons garde. Pas une minute, sans que nous songions à ce qui constitue désormais notre quotidien, pour notre plus grand contentement. Et je me réveille alors, en cette nouvelle journée, aussi fraiche que je l'étais autrefois, retrouvant maintenant mon corps, celui que je connaissais, celui que j'appréciais entièrement. Je me sens... légère ! Fraiche, en bonne santé. Et cela m'enchante, oui, car cela joue rapidement sur mon humeur, plus spontanée, comme la femme que tu connaissais alors que tu n'étais que mon apprentie.

    Comme retrouver une jeunesse,
    N'est-ce pas merveilleux ?

    Entendant les pleurs du bébé au loin, Dominura se redressa doucement, se penchant tendrement au-dessus de sa conjointe afin de lui offrir un doux baiser, ses doigts se perdant un instant contre sa joue, plaçant une de ses magnifiques mèches blonde derrière son oreille. Tu es si belle, petite fleur... Comment ais-je pu être si mauvaise, avec toi, ces derniers moi ? Comme si j'étais aveuglée par mes maux, incapable de voir ton vrai visage, que je connaissais pourtant si bien.

    Me pardonnes-tu, mon amour ?
    Dors, encore un instant,
    Je reviendrai te voir,
    Si Edan ne me sollicite pas de trop.

    Se levant alors, la grande femme passa sa robe de chambre ainsi que ses chaussons, bien décidée à gagner la chambre de l'enfant qui réclamait l'allaitement. Frissonnant un instant de la fraicheur de Novembre qui la prenait au réveil, Dominura attrapa d'une main sa pince à cheveux, remontant ses derniers négligemment afin de les attacher en vitesse, quittant alors la chambre pour celle qui fut la pièce destinée au sommeil des amis. Hop, Hop, ni une ni deux, et elle se penchait déjà au-dessus du berceau du petit garçon, son regard tendre passant sur le sien, bien éveillé. Et, alors qu'elle passait ses mains de chaque côté de son minuscule corps, l'attirant à elle pour le maintenir à ses côtés, elle murmura, d'une infinie douceur, d'un ton chantant, harmonieux, de sa si belle voix :


    « Shhh... Mon tout petit, maman est là... Shhh... Shhh, mon ange... ♥ »

    Le berçant un instant dans ses bras, elle finit par prendre place dans le siège à bascule design qu'elle et Ludmila avaient acheté avant la naissance, afin de nourrir le petit qui s'était déjà raccroché à son sein. C'est la mine apaisée que la grande femme s'en occupa de longues minutes, jouant des mouvements du siège pour rendormir le petit, ce qu'il ne tarda pas à faire, une fois rassasié. Le replaçant dans le berceau, elle l'embrassa doucement sur le front, passant une dernière fois ses doigts contre ses petites joues fragiles, laissant entendre tendrement :

    « Dors, mon tout petit... ♥ »

    Se détachant enfin de son si adorable fils, Dominura commença à marcher en direction de la porte d'entrée, afin d'aller récupérer le courrier. Croisant Ludmila sur son passage, elle haussa doucement les sourcils, lui disant, d'une voix chantante :

    « Bonjour trésor ♫ Bien dormi ? Je suis allée nourrir Edan, le pauvre était tout impatient »

    Un bref baiser, et elle laissa ses pas léger la guider jusqu'à la porte, visiblement très heureuse dans sa vie, pour le plus grand bonheur de sa conjointe, qui avait pu la voir si mal. Sautillant presque en ayant retrouvé son corps si sain, la grande femme se rendit jusqu'à la boite aux lettres, y trouvant les habituelles factures, ainsi qu'une enveloppe, au nom de Ludmila et d'elle-même. Rejoignant la cuisine afin de profiter de sa tasse de café matinale qu'elle avait pu retrouver avec joie – Mais que celle du matin, attention ! - elle ouvrit donc l'enveloppe, jetant un œil à son contenu. Un petit mot, ainsi qu'un article de magazine. Haussant les sourcils, elle s'adressa à son aimée :

    « Oh, c'est Bernard ! ♫ Il nous souhaite de très bons voeux de famille, et nous as joint un article parlant de la naissance d'Edan ! Tiens... Mais comment les journaux ont-ils su... ? Personne n'a pu les avertir, c'est étrange... Ils ne connaissent heureusement pas son nom »

    Laissant les papiers de côté sur la table, elle prit sa tasse et but une gorgée de la boisson chaude qu'elle contenait, avant de se redresser soudainement, le regard un peu perdu, avant de s'exclamer, se levant d'un bond :

    « Oh non ! Mon dieu... J'ai oublié Edan ! Il pleurait, tout à l'heure... Et moi je prends tranquillement mon café, alors qu'il n'a pas même eu droit à son déjeuner... !! »

    En cet instant,
    Le silence était roi,
    Le petit garçon dormait paisiblement, sans un pleur, sans un cri,
    Dans son berceau choisi avec amour par ses mères.

    Pourtant, après un bref baiser adorable et amoureux de la part de Dominura,
    Cette dernière s'élançait déjà vers la chambre,
    Vers son enfant,
    Cet amour de fils auquel elle était tant attachée.

_________________

- Dominura Romley -

-Pas un coeur de pierre mais seulement malheureuse-
-Et si vous osiez un quelconque effort ? Les sourires, ça se décroche-
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Si jamais... Et nous, amours ♥    Dim 6 Mar 2011 - 21:55

    ~ Déjà une semaine s’était donc écoulée depuis l’accouchement de Dominura. Une semaine de pur bonheur, tandis que l’enfant se portait à merveille, la belle française retrouvant peu à peu l’usage complet de son corps, à présent incontestablement plus libre de ses mouvements. Heureuse de voir que tout se passait merveilleusement bien, la jeune Russe passait donc à présent le plus clair de son temps à prendre soin de la femme qu’elle aimait, mais aussi de leur petit garçon, adorable et relativement calme. Appréciant chaque seconde passée auprès d’eux, Ludmila ne cherchait donc pas encore à reprendre une quelconque activité professionnelle, décidant de prendre son temps et de profiter au maximum de sa petite famille.

    Je suis heureuse,
    Plus épanouie que jamais.

    Je t’aime tant.
    Je vous aime, tant.



    Encore paisiblement endormie lorsque Dominura sortie du lit se matin-là, Ludmila ne pu guère se rendre compte des caresses de cette dernière, se retournant seulement quelque peu vers elle, inconsciemment attirée par la tendresse bienveillante de sa compagne. Ainsi resta-t-elle encore quelques minutes sous les douces et chaudes couvertures de leur lit commun, ne se réveillant que plus tard – paradoxalement – lorsque le petit Edan cessa de pleurer. Ouvrant doucement les yeux, la jeune femme décida finalement de sortir du lit au bout de quelques minutes, se dirigeant alors immédiatement vers la chambre du bébé. Malheureusement pour elle, le petit avait déjà terminé de prendre son petit-déjeuner, la jeune Russe ne pouvant profiter de l’adorable vision qu’était l’allaitement – chose qu’elle appréciait tout particulièrement. Adressant néanmoins un tendre sourire à sa belle lorsqu’elle la salua, Ludmila lui répondit d’un simple hochement de tête, ayant l’esprit encore quelque peu embrouillée par le sommeil, tout juste réveillée.

    Oui, j’ai très bien dormi, mon Amour.
    Peut-être trop peu ? Je ne peux pas m’empêcher d’être inquiète, de me réveiller en d’horribles sursauts, lorsque le petit se met à pleurer, réclamant ton lait. Je suis sans doute trop nerveuse, trop angoissée à l’idée qu’il puisse lui arriver quoi que ce soit. Mais je me rendors finalement, lorsque tu es de retour auprès de moi. J’aime tes bras, ces étreintes – plus que jamais. J’aimerais tant ne plus avoir à te quitter, jamais. Que nous restions éternellement ainsi, tous les trois. Mon Ange. Mes amours. ~

    Hop,
    Hop.

    Laissant finalement Dominura quitter la chambre après lui avoir offert un tendre baiser sur les lèvres, Ludmila s’approcha quant à elle du berceau, un fin sourire aux lèvres. Ne souhaitant pas brusquer son fils et lui permettre ainsi de rester dans cette adorable phase d’endormissement, la jeune femme se contenta de se pencher doucement au dessus de lui, déposant sur son visage quelques tendres et doux baisers, tandis que quelques murmures glissaient d’entre ses lèvres, attentive, maternelle :

    - Bonjour Edan ♥ - Fais de beaux rêves, petit Trésor ~

    Ses doigts glissant tendrement sur la petite joue extrêmement douce du nouveau-né, Ludmila se redressa finalement, décidant de laisser l’enfant tranquille tandis qu’elle-même rejoignait sa conjointe dans la cuisine. Cette dernière ayant déjà une tasse de café dans la main, Ludmila se contenta de l’embrasser brièvement mais tendrement sur la joue au passage, prenant quant à elle son habituelle tasse de thé. S’installant face à sa conjointe autours de la table de la cuisine, la jeune Russe – encore quelque peu endormie – resta donc attentive aux paroles de sa belle, un fin sourire serein persévérant sur ses lèvres encore dénuées de maquillage.

    Bernard ? Oh, comme c’est gentil de sa part ! Sans doute faudrait-il l’inviter à passer, un de ces jours. Peut-il se permettre un voyage à New-York ? Qui sait. Rien ne nous coûte d’essayer : Je serais absolument ravie de le revoir, après tout ce temps. Après tout ce qu’il a fait, pour nous. Et cet article ? Je n’aime pas bien cela, tu sais ? Espérons qu’ils ne cherchent jamais à savoir son nom, à avoir son image. Je refuse de les laisser publier une photo de notre bébé, tandis que son visage n’a aucune raison d’apparaître aux yeux de tous. Je refuse de laisser ces monstres approcher notre fils, et espère donc ne pas voir d’articles possédant plus de détails que ce dernier, qui passe à présent entre mes doigts, sous mon regard – distant d’une désapprobation certaine.

    Dominura se levant d’un bond, Ludmila releva finalement les yeux vers elle, fronçant légèrement les sourcils d’interrogation tandis qu’elle portait sa tasse de thé à ses lèvres, en buvant une gorgée. Quelques secondes, et la jeune femme se sentie soudainement pâlir, son rythme cardiaque s’accélérant aux quelques paroles de son amante. Tu as oublié Edan ? Mais… Que veux-tu dire ? Bien sûr que non, tu ne l’as pas oublié !

    Bam
    Bam
    Bam

    Dominura lui offrant un bref baiser avant de tourner les talons en direction de la chambre, Ludmila sentie ses lèvres s’entrouvrir légèrement, se remémorant soudainement l’existence de la maladie de sa conjointe qui – par moment – pouvait ainsi s’éveiller et la faire oublier certaines choses. Soudainement prise de panique, la jeune femme préféra alors ne rien faire, plutôt que de se lancer directement à la poursuite de sa conjointe, éveillant ainsi ses soupçons. Restant donc quelques secondes à table, Ludmila ne se leva que plus tard, rejoignant néanmoins Dominura avant qu’elle ne prenne ne petit dans ses bras. Refermant tendrement sa main sur l’avant-bras de la jeune femme, à l’entrée de la chambre d’Edan, la jeune Russe la força doucement à se rapprocher d’elle, sa main libre passant sur sa joue tandis qu’elle lui laissait entendre, un doux sourire aux lèvres :

    - Laisse-le dormir Trésor… Regarde… Il dort profondément.

    Posant un bref mais tendre regard sur leur fils, Ludmila passa par la suite ses deux mains sur les joues de sa compagne, rapprochant son visage du sien afin de lui offrir un doux baiser, faisant au mieux pour dissimuler l’élan de panique qui la prenait alors. Réalisant également qu’elle n’avait aucunement songé à aller faire les tests concernant les possibles gênes touchés par la maladie concernant Edan, la jeune femme ajouta, au bout de seulement quelques longues secondes, calme – et espérant sincèrement que Dominura ne se pose pas de questions :

    - J’aimerais l’emmener à l’hôpital aujourd’hui… Seulement pour nous assurer que tout va bien…

    Un sourire confiant, un baiser – frôlé – et la jeune femme ajouta, tendre et malicieuse :

    - D’accord ?

    Tu n’auras pas à venir, tu sais.
    Tu ne dois pas venir.

    Oh, les tests classiques seront de mise, bien évidemment.
    Mais je dois aussi m’assurer, que notre enfant ne souffrira pas,
    De ce qui touche actuellement ta propre mère.
    De ce qui te touche actuellement, toi.
    Mon Amour ~ Tu ne dois pas savoir.

    Jamais.
    ~

_________________

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Si jamais... Et nous, amours ♥    Lun 7 Mar 2011 - 20:53

    ~ La grande femme, visiblement déterminée à aller donner le sein à son enfant – Croyant dur comme fer qu'elle avait failli à cette tâche – se rendait donc à grand pas feutrés vers la chambre du petit Edan, afin de l'allaiter. Franchissant le pas de la porte, elle fut soudainement contrainte d'abandonner son élan, retenue par le bras, Ludmila y ayant refermé sa main.

    Que... ?

    Se retournant alors, non pas énervée mais plutôt interloquée, la grande femme entrouvrit ses lèvres fines, haussant les sourcils, l'air complètement désemparé, incapable d'ajouter quoi que ce soit : Que se passait-il ? Que me veux-tu, ma Ludmila ? As-tu été surprise, de ma réaction si vive ? Crains-tu que je dérange notre fils, à ainsi le rejoindre tandis qu'il a sans doutes besoin de moi, moi, qui l'ai indignement oublié tandis qu'il m'appelait de ses malheureux pleurs ?

    Se retrouvant d'un seul coup tout contre sa belle conjointe, Dominura n'en revenait pourtant pas davantage sur terre, clignant des yeux un instant, d'une adorable mine, toujours quelque peu interloquée. Recevant avec douceur la caresse de son aimée sur sa joue pâle, la trentenaire fronça légèrement les sourcils aux paroles de la belle blonde : Que... Quoi ? Il dort... profondément, dis-tu ? Mais... C'est vrai ! Je n'entends plus ses pleurs, je n'entends plus ses cris, je ne ressens plus son besoin de ma présence, de mon sein... Ludmila... Serais-je en train de devenir folle ? Baissant les yeux un instant, la grande femme se perdit en mouvements un peu maladroits, comme si elle s'apprêtait à parler, à dire quelque chose, avant de bredouiller, les mains de Ludmila se déposant sur ses joues fraiches :


    « Je... Ne... Je me souvenais que... »

    Non, non, Dominura. Edan n'avait plus besoin de toi, tu sais ? Tu lui as donné, ce dont il avait besoin... Et désormais ? Seul le sommeil pourrait lui être utile, pour son développement, son épanouissement. Alors ? Contente-toi, de garder ce silence qui va si bien à cette ravissante chambre, contente-toi, de profiter des baisers de ta conjointe, si douce, si attentive.

    BamBamBamBam

    Je ne comprends pas. Non, quelque chose m'échappe, tandis que je tente de me remémorer tout ce court début de journée. Je me suis levée, entendant les larmoiements de notre enfant. Je me suis penchée au-dessus de toi, mon amour, afin de profiter de ta présence, de ta beauté, t'embrassant à nouveau par la même occasion. Ensuite... Ensuite je me suis levée. Je suis allée chercher le courrier, ai ouvert la lettre de Bernard, et puis... Me suis rendue compte d'avoir oublié Edan ? Mais alors... Comment peut-il avoir été nourri, comment peut-il dormir aussi profondément, comme s'il avait été rassasié au possible, tout comme il s'endort après mon habituel allaitement ? Ludmila... Ludmila, tu me caches quelque chose. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. T'en serais-tu occupée, seulement ? L'aurais-tu calmé, pour qu'il s'endorme ainsi en oubliant son repas ?

    Je me souviens de tout.
    Je me souviens de tout... Pourtant, quelque chose passe encore au-dessus de mes songes, étrangement.

    Aux nouvelles paroles de Ludmila, la grande femme se redressa, comme giflée de plein fouet par les mots de sa belle. Une fois de plus complètement bouleversée, elle sembla se raidir d'un seul coup, encaissant apparemment très mal la nouvelle : L'hôpital ? Comment ça, emmener Edan à l'hôpital ? D'une lenteur funeste, Dominura passa ses mains sur celles de sa conjointe, les prenant entre ses doigts et les rabaissant jusqu'à leurs ventres respectifs, les serrant davantage, alors que son regard se perdait désormais dans le sien, plein d'incompréhension. Finalement, après un frisson d'horreur qu'elle ne put contrôler et qui se répandit sur l'intégralité de son corps, elle entrouvrit les lèvres et rajouta :


    « Pour quoi faire trésor... Edan va très bien... ? »

    La fin de sa phrase montant quelque peu dans les aigus interrogatifs, Ludmila put rapidement se rendre compte du malaise de sa conjointe, les pensées de cette dernière virant assez vite à la paranoïa : Ludmila pensait-elle qu'elle devenait irresponsable, à avoir oublié de le nourrir ? Croyait-elle qu'elle n'arriverait pas à l'élever convenablement ?

    Non... Non...
    Je suis une bonne mère Ludmila,
    Je suis une bonne mère, je te le promets !

    Jetant quelques regards furtifs à son fils encore endormi dans le berceau, ses yeux faisant bien rapidement le voyage entre sa conjointe et l'enfant, Dominura, serrant de plusieurs à-coups les mains de son aimée dans les siennes, balbutia, semblant céder à la panique, son cœur battant de plus en plus rapidement au fur et à mesure de ses propres paroles :


    « J-Je m'en occupe très bien... Je t'assure que je m'en occupe très bien Ludmila ! »

    Son souffle se faisant plus profond mais plus saccadé, plus difficile, elle ajoutait toujours, sans laisser le temps à sa conjointe la possibilité de la calmer immédiatement, tant ses esprits s'évadaient dans les pires craintes de sa vie, ses expériences passées.

    « Je n'y ai plus pensé, c'est tout ! M-Mais je te jure que ça ne se reproduira plus ! Je m'en occupe très bien... Tu sais, que je ne le laisserai pas mourir... Tu le sais... ?!! »

    Ses derniers mots s'élevant en une voix plus forte, emportée de la panique et de la peur, la voix de la trentenaire semblait s'être étranglée tandis que les larmes lui montaient aux yeux. S'il te plait... S'il te plait, ne m'enlève pas mon enfant... Je ne suis pas mauvaise, je ne suis pas quelqu'un de mauvais... Jamais je ne laisserais mourir notre enfant... !

    Tu le sais, tu le sais ?!

    Entendant ou sentant le trouble de sa mère, le petit Edan s'éveilla, se perdant alors dans des pleurs qui semblaient alors déchirer l'atmosphère d'une touche adorablement angoissée. Aussitôt, Dominura relâcha la pression sur Ludmila, accourant jusqu'au berceau afin de prendre le bébé dans ses bras fins, le berçant déjà afin de calmer ses pleurs, lui qui semblait alors commencer à s'apaiser sous le ton chantonnant de l'illustratrice :


    « Dors, mon gentil Edan ♫ Dors, mon tout petit... ♪ »

    Maman est là,
    Maman t'aime, tu sais,
    Tu ne seras pas obligé d'aller à l'hôpital,
    Je te soigne bien... Jamais je ne te laisserais aller mal,
    Jamais tu ne mourras... Je te survivrai toujours,
    Tu restera notre petit prince ♥

    Alors qu'elle se retournait vers son aimée, les sourcils légèrement froncés de panique, la grande femme resserra l'enfant contre elle, comme pour le protéger. Quelques larmes coulant toujours de ses yeux chargés d'incompréhension – Tandis qu'elle demeurait encore dans sa phrase hypersensible et fragile psychologiquement – elle laissa entendre, un peu hors d'elle, comme effrayée :


    « Je suis capable d'en prendre soin... En doutes-tu ? »

    Non... Non... Non... Non !
    Tu me fais confiance, n'est-ce pas ?
    Tu me fais confiance, petit chat...

    S'il te plait...
    Ne doutes pas de moi...
    Je le protégerai

    Toujours

_________________

- Dominura Romley -

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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Si jamais... Et nous, amours ♥    Lun 7 Mar 2011 - 22:07

    Rejoignant donc très vite sa conjointe dans la chambre spécialement aménagée pour leur petit garçon, Ludmila tenta tant bien que mal de comprendre ce qu’il pouvait se passer dans la tête de Dominura, espérant du plus profond de son cœur que cet égarement était dû à la fatigue, et non à sa maladie. Pourtant – au fond – la jeune femme savait bien, que ce genre de chose pouvait arriver, de temps à autre. Mais bientôt, la belle française retrouverait ses esprits, pas vrai ? Quoi qu’il en soit, Ludmila ne pouvait que patienter, passant tendrement ses mains sur les joues de son aimée – attentive. Voyant Dominura se déstabiliser lorsqu’elle remarqua que – en effet – Edan était bel et bien en train de dormir, la jeune Russe se contenta de caresser quelque peu sa joue, lui souriant tendrement, rassurante.

    De quoi te souvenais-tu, mon Amour ? Tu vois bien, que notre petit Trésor a été nourri. Sans doute ne dormirait-il pas ainsi, dans le cas contraire. Mais ça n’est pas grave, tu sais. Et mes mains serrent tendrement les tiennes, tentant de te rassurer tandis que mes mots ne feront que te troubler davantage. Et déjà tu te figes, rabaissant nos bras d’un mouvement terriblement lent, qui m’effraie – bien malgré mes sourires. J’ai peur, lorsque tu te perds ainsi. Peur, que jamais tu ne me reviennes. Mais tu ne dois pas savoir. Tu ne dois te rendre compte, de rien.

    Ainsi je te regarde, de ces yeux qui ne brillent que pour toi, dissimulant l’inquiétude qui tiraille pourtant mon corps, mon pauvre cœur : Je veux l’emmener à l’hôpital, pour savoir s’il sera lui-même victime de cette maladie, qui actuellement te trouble tant, sans même que tu ne le saches. Je veux m’assurer, qu’il n’aura rien. Peut-être me rassurer, soulager ma conscience des risques pris sans même t’en parler, ou davantage me faire sombrer dans le mensonge et l’angoisse ?

    Tu ne fois rien savoir.
    BamBam
    BamBam

    Pinçant légèrement ses lèvres entre elles en sentant Dominura paniquer lorsque le mot « hôpital » fût finalement prononcé, la jolie blonde ne put alors plus réellement la rassurer, la belle française – toujours quelque peu perdue dans ses songes – ne lui laissant plus guère de temps de parole. Ainsi Ludmila se contenta-t-elle de regarder avec attention son aimée, s’imprégnant de ses mots comme de ses craintes, ne sachant trop comment la rassurer pour l’instant. En effet, Edan allait très bien. Mais ne valait-il pas mieux l’emmener faire quelques tests de plus, afin de s’assurer qu’il ne s’était rien passé de dangereux pour son avenir, durant cette semaine ? … Consciente que ces arguments ne tenaient guère debout, Ludmila n’avait néanmoins pas grand-chose de mieux pour convaincre son aimée, ne souhaitant également absolument pas se raviser concernant cette visite soudaine.

    J’ai besoin de savoir.
    J’ai besoin de savoir s’il va bien, tu comprends ?
    Cela ne durera pas longtemps. ~

    Bam
    Bam

    « Je m’en occupe très bien ! »

    Fronçant légèrement les sourcils – impuissante face à la panique de sa conjointe – Ludmila tenta de la rassurer de ses regards, lui montrant ainsi que cela n’était absolument pas ce qu’elle avait voulu dur en proposant cette visite. Incapable de prononcer le moindre mot, la jeune femme entrouvrit néanmoins quelque peu les lèvres un instant, souffrant terriblement – bien qu’elle tentait également de le dissimuler – de voir la femme qu’elle aimait douter ainsi de sa confiance en elle, concernant leur enfant.

    Penserais-tu que je puisse douter de toi ? Je ne doute pas de tes capacités à être une bonne mère, tu sais. Cela n’a rien à voir avec toi, mon Amour. Le laisser mourir ? Mon Dieu, mais à quoi penses-tu ? Jamais je n’aurais songé à une chose pareille. Jamais. Et mes yeux se remplissent de larme, tandis que je comprends ces peurs, que je lis dans tes yeux, dans tes mouvements, si nerveux.

    Je n’ai pas peur de toi. Je n’ai pas peur de te laisser notre enfant, tu sais.
    Edouard… C’était un accident, n’est-ce pas ? Jamais n’ai-je pensé le contraire.
    C’était un accident – Tu ne pouvais rien y faire. Mon Ange - - -

    BamBam
    BamBam

    Son cœur battant à tout rompre aux paroles emportées de son aimée, Ludmila sentie ses mains glisser fébrilement des siennes lorsque le petit se mit à pleurer, Dominura accourant auprès de lui, attentive et maternelle. La regardant alors prendre Edan dans ses bras, Ludmila resta figée à sa place, ses sourcils restant quelque peu froncés tandis qu’elle souffrait terriblement de cacher ainsi à sa conjointe ce qui en cet instant même la troublait terriblement. Plus aucun sourire. Appréhension ? Sans doute. L’appréhension des réactions de la charmante brune, et non concernant ses capacités à protéger leur fils, bien entendu. L’appréhension de la voir rester ainsi évasive, hypersensible. Mais Ludmila contenait ses larmes, s’approchant doucement de sa compagne lorsqu’elle lui demanda – troublante – si elle doutait de sa capacité à prendre soin de l’enfant.

    Bam
    Bam
    Bam

    Tentant tant bien que mal d’esquisser un fin sourire, la charmante Russe passa le dos de sa main sur les joues de sa compagne, essuyant ainsi ses larmes avec douceur. Mettant de côté ses propres craintes – et ce pour ce qu’elle pensait être le bien de tous – la jeune femme laissa alors finalement entendre le son de sa voix, répondant avec douceur :

    - Bien sûr que non… Mon cœur

    Pinçant légèrement ses lèvres entre elles, Ludmila adressa un doux regard à Edan – qui semblait déjà s’apaiser dans les bras de sa maman – avant de finalement regarder à nouveau Dominura dans les yeux, tendre et rassurante. Un instant, et elle ajouta, ses doigts glissant amoureusement contre sa joue :

    - Je ne doute absolument pas de toi… J’aimerais seulement être certaine qu’il va parfaitement bien… Tu comprends ?

    Je veux être certaine qu’il grandit normalement, que son statut de prématuré ne lui cause pas de tors. M’assurer qu’il n’a aucun problème moteur, cérébral et… génétique. Ca ne sera qu’une simple visite de routine, à tes yeux comme aux siens. Je t’en prie. Je t’en prie mon Amour, fais-moi confiance.

    Craignant malgré tout de voir Dominura se braquer à nouveau contre elle, la jeune Russe ajouta, se voulant rassurante, son regard ne quittant pas celui de son aimée, terriblement sincère :

    - Je t’assure que cela ne sera pas long. Je l’emmènerai en début d’après-midi et

    Un sourire, et la jeune femme se contenta de pincer ses lèvres entre elles, comme se ravisant dans son argumentation – estimant que cela ne valait pas réellement la peine d’en ajouter davantage. Son regard se faisant volontairement plus malicieux, la jeune femme regarda avec plus d’amour encore sa compagne, ses deux mains se posant à présent sur ses joues tandis qu’elle terminait, douce et aimante :

    - Tu pourras en profiter pour te reposer un peu… Je pense que tu en as besoin Trésor…

    Je pense qu’il faut que tu te reposes davantage. Le médecin ne t’avait-il pas dis de ne pas trop t’agiter ? Et déjà il me semble que tu restes bien trop longtemps en activité, toujours attentive aux moindres mouvements de notre enfant. Il va bien, tu sais. Il me semble qu’il va parfaitement bien. Mais je ne peux m’empêcher d’avoir peur, d’imaginer le pire. Laisse-moi y aller.

    Je t’en prie mon Amour.
    Fais-moi confiance.

    Laisse-moi l’emmener. ~


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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Si jamais... Et nous, amours ♥    Mar 8 Mar 2011 - 21:39

    ~ Lorsque la grande femme fut face à sa conjointe, le bébé dans les bras, elle ne sut pas immédiatement où se mettre, comment réagir. Comment pouvait-elle laisser Ludmila l'emporter loin d'elle, à l'hôpital, comme si quelque chose n'allait pas chez lui, de part sa faute ? Non... Non, Non, mon amour... Je ne peux pas te laisser y aller... Tu le sais, n'est-ce pas ? J'ai bien trop peur, que, malgré tout ce que tu me laisses entendre, tu ne me croies pas capable de m'en occuper correctement, de par mes terribles expériences passées. Mais... Tu as confiance en moi, pas vrai ? Mes yeux cherchent la réponse, vrillant sans cesse sur ton visage si fin, si beau. Et j'enlace notre enfant, comme pour le protéger, toujours légèrement tremblante, sur mes gardes.

    BamBamBamBamBam

    Comment puis-je savoir ? Mon dieu, comment puis-je savoir ?

    Rapidement, visiblement très attentive aux ressentis et craintes de son aimée, la charmante psychologue s'avança, passant ses mains sur les joues de Dominura, balayant quelques larmes silencieuses au passage. Leurs regards profonds s'entrecroisant, la grande femme ne put maintenir le sien sous l'oppression, le détournant rapidement tout en laissant échapper un demi-soupir d'angoisse.

    Ne me tortures pas davantage, mon amour...
    Si tu savais, comme c'est dur.

    Quelques paroles. Si douces, si calmes, si rassurantes, malgré tout. Alors... J'ai tort, une fois de plus, sur toute la ligne ? Deviendrais-je paranoïaque ? Il faut que je me calme... Il faut que je me calme... Il faut que... Je respire...

    BamBamBamBamBam

    Relevant les yeux vers son aimée, la grande femme se relâcha quelque peu, pinçant simplement ses lèvres entre elles, les sourcils légèrement froncés. Quand voudrais-tu y aller, Ludmila ? Immédiatement ? Mais nous venons de nous lever... Et puis... Edan s'est déjà rendormi si profondément ! La belle blonde prenant bien attention à ce que sa conjointe aie compris ses attentions, Dominura ne put que lui être reconnaissante, hochant simplement la tête, sans un mot. Finalement, Ludmila lui laissant entendre qu'elle le mènerait alors en début d'après midi, la grande femme put s'apaiser quelque peu, mais ne laissa pas un sourire marquer son visage aux paroles plus amusées de son aimée. Crois-tu réellement que j'ai besoin de sommeil ? Je ne me sens pourtant pas spécialement fatiguée. Mais alors... Qu'est-ce qu'il m'arrive ?

    Le surmenage, sans doutes.
    Oui, j'imagine que ça doit être cela.

    Esquissant finalement un vague sourire – Encore perdu – à Ludmila, Dominura tourna finalement les talons, déposant le bébé dans son berceau, lui murmurant quelques douces paroles avant de le laisser tranquille, ses doigts faisant office d'une dernière caresse avant qu'elle ne quitte la pièce d'un pas feutré, prenant par ailleurs son aimée par la main.
    Viens, simplement, que je t'embrasse, encore une fois.

    Il y a des choses, qui m'échappent encore,
    Mais c'est la vie, n'est-ce pas ? Oui, alors je l'accepte, silencieusement,
    Me laissant aller dans tes bras.

    ~

    Aux coups des treize-heures et demie environ, Ludmila fut donc partie pour l'hôpital en compagnie du bébé, laissant Dominura seule à l'appartement, dans ses songes, dans ses troubles, dans sa fatigue qui finalement se révélait plus conséquente qu'elle ne le croyait tout d'abord. Rejoignant finalement un des fauteuils du salon afin d'entamer ses habituels exercices de relaxation et de respiration, l'illustratrice n'eut pas le temps de s'adonner à grand-chose, entendant déjà son téléphone portable sonner au loin.

    VvvVvVVvVvrRrrRrhHhHhh !
    VvvrRrRrrHhHhHrrRrhHh !
    VvvvRrRrrrVvvrRrrhHhHHHhHhVvvrRr !

    Fermant les yeux d'agacement face à tous ces objets qui se mettaient toujours à se déclencher au mauvais moment – Soit lorsqu'elle était tranquillement installée – la trentenaire respira à fond avant de se lever tout de même, s'appuyant sur les accoudoirs afin de se donner un peu d'élan. Évidemment, le temps qu'elle récupère son énergie afin de rejoindre la chambre où elle avait laissé le petit appareil, ce dernier avait cessé ses dures lamentations, mais Dominura ne doutait pas une seconde qu'un message vocal suivrait, si tant était que l'appel fut important.

    Passant devant la chambre de son fils, elle ne put s'empêcher d'y jeter un bref coup d'œil, quelque peu troublée par son absence imposante. L'ambiance dans la maison, sans lui, ne semblait plus être la même, qu'il pleure ou non. Soupirant afin de se décharger de ses énergies anxieuses, elle avança dans le couloir, ignorant ses propres élucubrations, afin de regagner sa chambre.

    BamBamBamBamBam

    Qui était-ce, alors ? Le temps ne fut pas réellement long avant qu'elle ne le sache : Le téléphone ne tarda pas à se remettre à vibrer, affichant un numéro inconnu. Ce fut en fronçant les sourcils qu'elle s'y précipita tout de même, décrochant dans un élan qui s'apparentait à celui de la vague de crainte, comme si cela pouvait être l'hôpital, lui annonçant la mort de son aimée ainsi que de son petit ange. A l'autre bout du fil, une voix, lointaine, mais reconnaissable.


    « Bonjour, Dominura. »


    Se figeant d'un seul coup, la grande femme eut une grande inspiration névrosée, alors que son interlocutrice – Oui, car c'était une femme – n'ajoute dans la foulée, précipitamment :

    « Attends-Ne raccroches pas... ! »


    La respiration de Dominura se détendant d'un seul coup, elle changea de face presque immédiatement, son ton s'entendant comme distant, d'une froideur pourtant calme :

    « Jeanne. Que me veux-tu ? Je croyais que nous avions étés claires... »

    « Dominura, voyons... Je voulais simplement te féliciter pour le petit Edan... Une vraie perle, à ce qu'on dit ? Le vrai portrait de sa mère... »


    « Ça suffit, Jeanne. Arrête ce ton ironique immédiatement. Qu'est-ce que tu veux ? »

    Un silence se fit, quelques instants encore, et Jeanne revint finalement à la charge, très simplement, d'une voix calme et plate :

    « Désolée Domi', je ne voulais pas te vexer. Tout va bien pour vous ? Dis-moi... Je voulais te dire que je viendrai sans doutes vous voir, toi et le petit, dans les prochains mois, je serai de passage sur New-York ♥ »


    « Hors de question, Jeanne, tu le sais bien !
    »

    Répondant cette phrase plutôt simpliste mais couverte de sens, se sentant un instant défaillir, la grande femme dût s'asseoir un instant, dans l'immense crainte de devoir faire à nouveau face à Jeanne, que ce soit de près ou de loin

    « Je ne veux plus que tu me rappelles, Jeanne. Tu m'entends ? »

    BamBamBamBamBam

    « Pas de problèmes, grande sœur. Mais avant de raccrocher, j'aimerais te dire une dernière chose... Prends garde à Ludmila, elle te cache quelque chose. Si tu ne veux pas me croire, ne me crois pas, mais sache que je serai toujours là pour toi si tu en as besoin. Je t'aime Domi', a très bientôt. »


    Clic~
    Tûûûûût, tûûûût, tûûûut...

    Raccrochant alors de son côté, la grande femme sentit l'effroi lui parcourir le corps, le dos, l'échine toute entière, alors qu'elle se repliait sur elle-même, tremblante, ne sachant plus quoi faire de ces nouvelles, de ces paroles si terribles.

    Ludmila...
    Ludmila, reviens-moi vite...
    Et dis-moi
    Que rien de tout cela n'est vrai
    Par pitié

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- Dominura Romley -

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MessageSujet: Re: ~ Si jamais... Et nous, amours ♥    Mar 15 Mar 2011 - 11:44

    ~ Comment Ludmilla pouvait-elle faire ? Comment devait-elle faire pour rassurer sa conjointe, tandis qu’elle-même ne savait plus réellement où tout cela les menait ? Cette visite à l’hôpital n’était peut-être finalement qu’un prétexte pour fuir l’appartement, permettre à la jeune Russe de s’éloigner un instant d’une femme qu’elle ne reconnaissait que physiquement, tout en allant chercher une aide extérieure et indirecte. La culpabilité persistait, tandis que la charmante blonde continuait à mentir ouvertement à la femme qu’elle aimait, lui cachant la vérité sur son état de santé, peut-être même également cela de leur fils. Il fallait qu’elle sache, avant tout. Si Edan n’avait rien, sans doute valait-il mieux pour elle qu’elle persiste à ne rien vouloir dire, sachant pertinemment que Dominura serait folle de rage d’apprendre que ce petit manège durait depuis déjà un an. Depuis le mariage de Jeanne, cette furie dont Ludmilla préférait oublier l’existence.

    Ainsi se contentait-elle simplement de rester silencieuse à ce sujet, soulagée de voir que Dominura se faisait peu à peu à l’idée de la laisser emmener leur bébé à l’hôpital. Oh, cela ne durerait sans doute pas très longtemps : Une heure, peut-être deux ? Qui sait. Rapidement, Edan fût donc à nouveau bordé dans son adorable berceau, Ludmila se contentant de regarder sa belle avec attention, son cœur se serrant d’une certaine angoisse. Dominura allait-elle rester ainsi, éternellement troublée ? Certes, son accouchement avait dû l’épuiser, la naissance du bébé la sensibiliser davantage, mais… Quoi qu’elle en dise, la jeune Russe ne se sentait pas réellement la force de continuer ainsi, ayant elle-même terriblement besoin d’être protégée, rassurée…

    Pourrais-je un jour à nouveau me reposer sur toi, sans craindre de te troubler plus que tu ne l’es déjà ?
    J’ai besoin de toi. Besoin de ta force, de tes sourires. Besoin de sentir que tu es confiante, que rien ne t’effraie. Je me perds, malgré mon bonheur. J’ai peur. Si peur d’avoir fais un bien mauvais choix, en décidant de ne rien te dire. Mais il est trop tard, et déjà je n’ai plus qu’à prendre ta main, tenter – sans grand succès – de me rassurer en t’emportant avec moi, un baiser au coin des lèvres, un sourire – aimant – éclairant mon visage anxieux.

    ~

    La matinée passant, Ludmila ne manqua donc pas de se préparer pour une visite à l’hôpital, prévoyant d’ores et déjà le siège destiné à Edan – pour le taxi. Tentant au mieux d’oublier l’absence de sa conjointe, la jeune femme avait donc repris ses activités habituelles, ne manquant pas d’accompagner son aimée lorsque leur fils réclamait leur attention, pour une raison ou une autre. Ainsi les heures semblèrent défiler bien rapidement, la jeune Russe prenant – avant de partir – grand soin de couvrir son fils de multiples couches de vêtements, ainsi que d’un adorable bonnet. Hop, hop. Une fois l’enfant installé dans son siège – et relativement calme, puisqu’il venait tout juste d’être nourri – Ludmila retrouva sa conjointe afin de lui laisser le temps de leur dire au revoir – et ce bien qu’ils ne tarderaient pas à revenir.

    Clac
    Clac

    Posant un instant ses mains sur les joues pâles de sa compagne, Ludmila lui adressa un sourire tout aussi tendre que rassurant, l’embrassant sur les lèvres après lui avoir assuré qu’ils reviendraient vite.

    Clac
    Clac

    Calant avec grand soin le siège du petit sous son bras – ne manquant pas de lui adresser de nombreux regards afin de se rassurer de sa sécurité – Ludmila descendit donc les marches de l’immeuble, ayant précédemment appelé un taxi. Les cheveux attachés d’un simple pince noire, des lunettes de soleil devant les yeux, la jeune Russe semblait ainsi être en parfaite sécurité, n’ayant pas la moindre envie d’être reconnue durant cette courte visite à l’hôpital. Ainsi protégée – ou presque – des photographes et autres journalistes trop curieux, la jeune femme rejoignit son taxi, y installant Edan avec soin avant de simplement jouer avec lui durant tout le trajet.

    Mon Trésor. ♥

    Sais-tu comme je t’aime, alors que tu ne fais partie de notre vie que depuis quelques jours ? Je t’aime, plus que tout. Et je te regarde, portant tes mains à ta bouche, calme – magnifique. Tu lui ressembles. Tu lui ressembles, et cela ne peut que me faire sourire, tandis que tout cela me réjouit, malgré toutes les craintes que cela peut engendrer en moi. Votre sécurité compte plus que tout. J’aimerais vous garder contre moi, vous protéger – chaque seconde.

    Tic
    Tac

    Finalement, le trajet ne fut pas très long jusqu’à l’hôpital, Ludmila y menant donc le petit, sans embûches. Hop, hop. Bientôt, l’enfant fût pris en charge par un pédiatre, ce dernier lui faisant tout d’abord passer tous les tests de base avec brio. Puis il fallut lui prendre un peu de sang, afin que des analyses soient faites concernant la maladie génétique qui peut-être coulait en son sang. Evidemment, ce prélèvement ne manqua pas de provoquer une réaction plus vive chez l’enfant, ce dernier s’étant mis à crier, et ce bien que Ludmila l’ait gardé dans ses bras, le berçant par la suite avec tendresse.

    Shh… Shhh… Mon petit… C’est finit…

    C’est ma faute.
    Tout est ma faute.
    Et la culpabilité, l’épuisement poussent ces larmes à me monter aux yeux.
    Que vais-je faire ? Comment te rassurer ? Comment lui dire… ?

    Bam
    Bam
    Bam

    Il ne faut rien dire.

    Bam
    Bam

    Une heure passa ainsi, avant que la jeune Russe ne se lève donc – son fils dans les bras – le serrant doucement contre lui afin de le rassurer et de faire cesser ses pleurs. Son cœur battant à tout rompre tandis qu’elle ne savait trop si elle était réellement capable de soulager son bébé sans l’aide ni la présence même de Dominura, la jeune femme fit néanmoins de son mieux, tentant de se détendre afin de ne pas transmettre son angoisse à Edan – sans grand succès. Finalement, la jeune femme n’eut d’autre choix que de remettre l’enfant dans son adorable siège, décidant de rentrer au plus vite à l’appartement.

    Les résultats n’arriveront que dans quelques semaines.
    Il me faudra être à nouveau patiente, craindre – de ne jamais sortir de ce chaos.

    Clac
    Clac

    Fort heureusement pour tous, le trajet en voiture semblait avoir été très efficace quant à l’apaisement du petit garçon, ce dernier s’étant finalement considérablement calmé, reprenant ses activités d’observation – adorable. Ainsi Ludmila put-elle se détendre quelque peu, l’admirant inlassablement jusqu’à le reprendre sous son bras, remontant les marches de l’immeuble avant de passer la porte de l’appartement. Sans attendre – n’aimant guère l’idée de laisser son enfant dans ce siège qui le distançait d’elle – la jeune femme reprit donc son fils dans ses bras, ce dernier gazouillant quelque peu tout en semblant chercher quelque chose, gigotant contre elle.

    Mhm… ?

    Ignorant absolument tout de ce qu’il avait pu se passer ici en son absence, Ludmila laissa alors échapper un léger rire cristallin, terriblement attendrie par les mouvements du petit garçon. Ce dernier en effet semblait alors chercher contre Ludmila de quoi se nourrir, ignorant sans doute que cette dernière n’était pas apte à lui donner ce qu’il désirait. L’embrassant tendrement sur le front, la jeune femme délaissa donc finalement toutes ses affaires dans le hall d’entrée, et ce dans le but de retrouver sa compagne – espérant bien entendu que cette dernière ait eu le temps de se reposer, et ainsi de se donner un peu d’énergie.

    - Nous sommes rentrés Trésor !

    Arrivant finalement face à Dominura, Ludmila lui adressa un sourire amusé tout en mettant ses paroles en relations avec les mouvements persistants du bébé, ce dernier commençant par ailleurs à s’énerver et à gémir tant il semblait avoir faim.

    - Je crois bien que ce petit bonhomme a encore faim.

    Un sourire en coin.
    Un regard brillant, amoureux.

    Tu m’as manqué, tu sais ? Je n’aime pas, m’éloigner ainsi de toi.
    Sans doute ai-je été bien mal habituée, ces derniers mois.

    Que s’est-il passé en mon absence ?
    T’es-tu seulement reposée un peu, comme je te l’avais conseillé ?
    Mon Amour. Mes Amours… A jamais ~

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Si jamais... Et nous, amours ♥    Mar 15 Mar 2011 - 15:13

    ~ La grande femme, attendant minute après minute le retour de sa conjointe, n'arrivait d'ores et déjà plus à se concentrer sur quoi que ce soit, ni au sujet de son enfant absent, ni au sujet de son travail qu'elle devrait sans doutes reprendre sous peu. Il semblait évident, à présent plus encore qu'auparavant, que l'appel de Jeanne avait provoqué en elle de maints troubles, tous aussi angoissants les uns que les autres. Sa sœur, revenir sur New-York ? Revenir, parmi elles, et passer les voir, tandis qu'Edan était si petit ? Non ! Elle ne pourrait pas surmonter une telle épreuve tout en restant stoïque, et déjà sentait-elle le danger pour son enfant.

    Jeanne ne devrait pas l'approcher.
    Pas un instant,
    Une seconde.
    Dieu seul saurait ce qu'elle serait capable de lui faire, par vengeance, par amour, par frustration !

    Non, non, non,
    Cela était tout simplement impossible.

    Et puis... ses dernières paroles... Que voulaient-elles dire, exactement ?! Ludmila lui cacherait quelque chose ? Oh, non non non, absolument pas. Cela aussi, était strictement impossible. Peut-être parce que les deux jeunes femmes s'étaient promis de ne plus jamais rien se cacher ? Peut-être parce que l'une, tout comme l'autre, n'aurait plus de secret face à sa conjointe ? Jeanne avait tout faux. Tout faux, n'est-ce pas ? Ludmila n'était pas comme ça...

    Non...

    Malheureusement, plus le temps passait, plus la trentenaire sentait son cœur s'emballer, comme une puissante angoisse naissant en elle et lui brûlant le sang, le corps tout entier. Les doutes, finalement s'installaient dans son esprit renfermé sur lui-même, alors que seuls les mots demeuraient, clinquants, terribles, effrayants. Il fallait qu'elle soit sûre... Certaine ? Qu'elle se rassure. Qu'elle demande à Ludmila ? Mais comment pouvait-elle lui dire quoi que ce soit, elle qui avait déjà tant besoin de la présence de son aimée pour se consoler du terrible appel de celle qui se voulait encore être sa sœur, envers et contre tout ?

    BamBamBamBamBam

    Mon Amour,
    Reviens-moi vite.

    Que je sache... Que je sache, vraiment.

    ~

    Soudain, la porte d'entrée laissa filer un bruit de clefs tournées, un bruit de pas, un léger claquement calme, quelques gazouillements enfantins, une aura d'arrivée tout comme de légère fraicheur. Dominura, se redressant quelque peu – Quoique toujours aussi tremblante – put rapidement se retrouver nez à nez avec la femme qu'elle aimait, cette dernière semblant d'une bien bonne humeur, magnifiquement sereine. La lèvre tremblante, les yeux embués de larmes, l'illustratrice n'entendit que quelques bribes des paroles de Ludmila, cette dernière signifiant alors que le petit avait à présent bien faim. Clignant un instant des yeux, la grande femme prit sur elle, faisant fi de ses ressentis afin de prendre l'enfant contre elle, le serrant contre sa poitrine alors qu'il se débattait toujours quelque peu, visiblement affamé. A présent plus soucieuse pour son enfant que pour l'appel téléphonique qui l'avait pourtant retournée, Dominura demanda alors :


    « Ça a été avec Edan ? »

    Un léger sourire, comme rassurant, tandis que je cherche, dans tes yeux, ce qui pourrait démentir les propos de Jeanne. Mais que pourrais-tu bien me cacher, Ludmila ? Que pourrais-tu bien me cacher, que je ne saurais pas, et dont Jeanne serait au courant ? Te serais-tu confiée à elle, à nouveau ? Non... Non, tu m'as bien fait savoir, la dernière fois, qu'il n'y avait pas de lien entre fous, que je psychotais, une fois de plus, comme toujours.

    Berçant l'enfant tout contre elle, toujours tremblante, la grande femme dégagea son sein de son vêtement toujours un peu ample, afin d'allaiter le bébé, qui, agrippant la peau de sa mère, semblait ravi, commençant dès lors à se nourrir. Finalement, redressant son beau visage quoique troublé afin de croiser le regard de son aimée, Dominura laissa entendre, la voix tremblante, les larmes lui remontant aux yeux, comme si elle se perdait dans l'incertitude de ses propres sentiments, hésitant entre la colère, l'effroi ou bien la profonde angoisse de la tristesse.



    « J-Jeanne m'a appelée, pendant ton absence... HhHh... Ludmila... »

    Assez rapidement, les sanglots arrivèrent en trombe, accompagnant de légers spasmes les larmes qui lui roulaient sur les joues avec douceur. Non, elle ne pouvait plus tenir. Elle ne pouvait plus tenir davantage, et pourtant, impossible de dire à Ludmila ce que Jeanne lui avait dit, n'est ce pas ? Prenant une inspiration angoissée, elle laissa entendre, resserrant l'enfant contre elle, ce dernier étant heureusement assez occupé pour ne pas réellement se rendre compte de la situation.

    « Jeanne... Jeanne m'a dit d'affreuses choses... Oh mon Dieu... »

    Tentant de se calmer par quelques respirations plus profondes, elle ajouta alors, terriblement distraite par Edan qui commençait à s'agiter, troublé par le stress de sa mère, qu'il pouvait parfaitement perçevoir :

    « J'ai strictement refusé... Mais elle a prévu de venir ! Venir ici ! Et me revoir, rencontrer Edan !! Mon Dieu... Ludmila, je ne veux pas qu'elle approche notre enfant ! »

    Jeanne est fourbe,
    Dangereuse.
    Qui sait ce qu'elle pourrait lui faire, nous faire ?

    BamBamBamBam

    Et ses derniers mots
    Sonnent en moi
    Comme un terrible glas, tu sais...

    Que me caches-tu, Ludmila,
    Si seulement tout cela est réel ?

    Je prie encore.

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MessageSujet: Re: ~ Si jamais... Et nous, amours ♥    Mar 15 Mar 2011 - 17:27

    On ne peut plus attendrie par les adorables mouvements du petit Edan contre elle, Ludmila ne s’était pas immédiatement rendu compte de l’état de sa conjointe, lui offrant alors un sourire malicieux et aimant, en parfait accord avec sa soudaine bonne humeur. Heureuse – et ce malgré l’hypersensibilité de Dominura depuis quelques temps – la jeune femme avait donc quelque peu fermé les yeux sur le fait que la femme qu’elle aimait était en cet instant en train de trembler, le regard embué de quelques larmes. Pourquoi ? Elle n’en avait pas la moindre idée, se sentant pas ailleurs étrangement déçue lorsqu’elle ouvrit les yeux sur la réalité des choses. Dominura n’était-elle pas contente de les voir revenir ? Avait-elle pleuré, inquiète de les savoir à l’hôpital ? Impossible. Pourquoi ne voulait-elle pas simplement se réjouir de leur retour ?

    Clac
    Clac

    Quelques pas en avant, et Ludmila tendit avec grande attention l’enfant à sa mère biologique, ce dernier ne perdant pas une seconde avant de se mettre à gigoter à nouveau, cherchant bien évidemment le sein de Dominura. Un fin sourire persistant sur ses lèvres malgré les troubles visibles de sa conjointe, Ludmila ne manqua pas de lui répondre avec enthousiasme lorsqu’elle demanda si cela avait été avec Edan. Oui, bien sûr, tout était allé à merveille, leur petit ange ayant été parfaitement sage. Bien sûr, la jeune Russe ne manqua pas d’omettre le fait que leur fils avait pleuré au moment des prélèvements.

    Restant face à Dominura, la jeune Russe ne tarda néanmoins pas à se demander ce qu’il se passait réellement, voyant sa belle continuer à trembler tandis qu’elle découvrait sa poitrine, au plus grand plaisir de leur enfant. Son regard vacillant un instant sur lui – quelque peu mal à l’aise dans ce genre de situation – Ludmila sentie alors tout son corps se figer au tout premier mot de l’illustratrice.

    Jeanne.

    Angoisse. Tristesse. Je te vois t’effondrer. Je te sens m’échapper. Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qu’elle t’a dit ?!

    BamBamBam
    BamBamBam

    Se mettant indiscutablement à paniquer à l’idée d’avoir été absente lors d’un appel de cette pure égoïste, l’on put alors voir le visage de la charmante blonde pâlir soudainement, son sourire se perdant en une expression incontrôlable d’appréhension. Jeanne avait-elle dit à Dominura ce qu’elle savait ? Lui avait-elle dit, qu’elle-même était au courant ? Non. Non, impossible. Jeanne ne voulait pas de mal à sa sœur. Alors pourquoi… Pourquoi donc avait-elle ainsi appelé, tandis que leur relation à toutes les trois semblait définitivement terminée ? Pourquoi venait-elle à nouveau troubler leur bonheur, comme cela semblait toujours arriver ?

    Ne quittant plus Dominura des yeux, Ludmila sembla alors en demander davantage, son propre regard suppliant son aimée de continuer, tandis qu’elle n’avait pas même la force d’aller auprès d’elle afin d’apaiser ses sanglots. Bien évidemment, cet état de stress ne manqua pas de s’accroître aux prochaines paroles de l’illustratrice, la jeune Russe devant faire un effort surhumain pour rester concentrée et ne pas se laisser dépasser par sa panique – qui déjà la faisait tendre vers un évanouissement imminent.

    Jeanne t’a dit d’affreuses choses.
    Mais quoi ? Quoi, Dominura ?! Dis-le-moi !
    Dis-moi ce que tu sais. Dis-moi ce qu’elle t’a dit… Mon Dieu…

    BAM
    BAM
    BAM

    Proche du malaise – donc – la jeune psychologue pu néanmoins souffler lorsque Dominura laissa entendre ce qu’elle avait sur le cœur, comprenant ainsi que ce qui la mettait dans cet état était probablement la future visite de sa sœur cadette. Toujours quelque peu figée par l’angoisse de l’attente, Ludmila pu néanmoins peu à peu reprendre le contrôle d’elle-même, sentant son pouls battre douloureusement dans son poignet tandis qu’elle ne savait trop quoi dire, terriblement troublée. Son regard fixant toujours celui de sa belle avec une certaine insistance, la jeune Russe dû attendre d’être soumise à une sorte d’électrochoc mental avant de se mettre – enfin – à rejoindre Dominura.

    Clac
    Clac

    S’installant à côté d’elle – sur le lit, donc – la jeune femme ne tarda pas à prendre son aimée dans ses bras, l’entourant d’une douce étreinte qui – bien évidemment – ne pourrait que l’apaiser elle-même. Fermant les yeux tout en laissant son visage se blottir au creux de l’épaule de sa compagne, Ludmila y déposa quelques tendres baisers, soufflant doucement son angoisse passée avant de laisser entendre, en un murmure à la fois tendre et quelque peu réprobateur :


    - Ma Chérie… Shh… Calme-toi… Je t’en prie, j’ai cru qu’il s’était passé quelque chose de grave…

    Mais ça, ce n’est pas grave, n’est-ce pas ? J’ai cru que – peut-être – Jeanne t’avait tout révélé… Qu’elle t’avait dis, ce que nous savions sur toi, ce que tu ignores encore. Je ne veux pas que tu l’apprennes ainsi. Je ne le supporterais pas, tu comprends ? Bien sûr – non – tu ne peux pas le comprendre. Alors comprends seulement que j’ai pu simplement imaginer le pire, tel que par exemple le décès de l’un des membres de ta famille. Qui sait ? Cette idée m’a traversé l’esprit, tandis que tu t’effondrais face à moi, et ce bien malgré la présence de notre enfant contre toi, malheureusement très réceptif en ce qui concerne nos divers états d’âme.

    - Jeanne ne peut pas nous forcer à lui ouvrir… Nous sommes en sécurité ici, tu le sais bien

    Et si nous la rencontrions par hasard, en extérieur ? Tu ne te déplaceras de toute façon plus sans un garde du corps durant un certain temps, tant je crains de te voir à nouveau assaillit par les photographes, d’autant plus avides depuis ton accouchement, et cet incroyable silence qui l’entoure. Pour combien de temps encore ? Le temps qu’il faudra. Le temps qu’il me faudra, pour accepter l’idée que tu es à présent plus apte à te défendre seule, de tous ces gens, ayant de bonnes, ou de mauvaises intentions. Mais l’es-tu réellement ? Je n’en suis pas certaine. Sans doute seras-tu par ailleurs la première à me reprocher de bien trop t’étouffer, lorsque tu te sentiras prête à affronter à nouveau ce monde – comme avant.

    Bam
    Bam

    J’aimerais te garder près de moi, à jamais.
    Mais c’est impossible. Impensable. Tout comme l’idée de te préserver de ta maladie très longtemps. Je sais, qu’il me faudra un jour assumer mes mensonges, te faire face. Mais pourquoi ne pas seulement profiter de ces instants, de notre liberté ? Notre fils a besoin de nous. Notre fils a besoin de toi, en pleine forme.

    Un baiser, au creux de l’oreille.
    Un baiser, et Ludmila ne put résister à l’envie d’en savoir davantage sur cette conversation téléphonique, entre la simple curiosité et l’angoisse à l’idée que Dominura ne lui ait pas encore tout dit :

    - Est-ce qu’elle t’a dit quelque chose d’autre ? ~

    Douce mais non moins suspecte, cette interrogation se termina par un nouveau baiser, la charmante Russe laissant par ailleurs ses doigts glisser amoureusement sur les joues de sa belle, balayant ses larmes tout en sentant son propre cœur battre bien trop fort contre elle. Oh, sans doute aurait-il mieux valut qu’elle se taise, qu’elle se contente seulement de rassurer sa conjointe, tout en se calmant elle-même. Mais pour tout dire, cette journée avait d’ores et déjà été tr ès angoissante, ne permettant pas à Ludmila d’avoir un contrôle parfait sur ses réactions.

    Dis-moi, ce qu’elle t’a dis d’autre.
    Je me fiche qu’elle désir à tout prix te revoir, rencontrer son neveu.
    Nous n’avons pas plus l’intention l’une que l’autre de la laisser faire, n’est-ce pas ?
    Jamais. Jamais Jeanne ne verra cet enfant. Je refuse de la laisser l’approcher, tant ma confiance en elle se rapproche de zéro. Combien de fois nous a-t-elle blessées ? Combien de fois m’a-t-elle frappé, de ses mots ou de ses poings, par simple frustration ?
    Laissons-là espérer.
    Oublions seulement.


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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Si jamais... Et nous, amours ♥    Mar 15 Mar 2011 - 18:54

    ~ Sous la pression du récent appel téléphonique, la grande femme avait complètement perdu ses moyens, sanglotant sans cesse, assise sur son lit, son fils dans les bras. Le petit, quant à lui, ne semblait pas aussi troublé que sa mère face à la situation – Ne la comprenant sans doutes pas le moins du monde – mais ce n'était pas pour cela qu'il ne subissait pas le stress de sa jolie maman, hoquetant plus que de raison tandis qu'il avait terminé son repas. Pinçant doucement ses lèvres entre elles, faisant cesser ses larmes, Dominura berça un instant le petit, tentant maladroitement de lui laisser entendre quelque mélodie, sa voix tremblante trouvant un semblant d'harmonie, pour peu de temps cependant. D'un autre côté, elle put entendre les paroles de la femme qu'elle aimait, cette dernière cherchant à la calmer, ou du moins essayer.

    Oui, il faut que je me calme,
    Que je respire un bon coup,
    Que j'oublie tout cela.
    Mais comment passer à autre chose, quand Jeanne m'a laissé entendre de pareilles choses, sonnant à mes oreilles comme de terribles ignominies ? Je ne peux pas... Je ne peux pas faire abstraction du moindre de ses mots. Je ne peux pas, consciemment, oublier ce qu'elle m'a dit tandis que cela me trouble encore.

    Est-ce qu'il s'est passé quelque chose de grave ? Grave... ? Oui, et non, certainement. Mais, comme toujours depuis ces derniers temps, je m'emporte, je m'emballe, dramatisant sans doutes quelque peu, alors que pourtant l'angoisse est bien réelle. Elle n'approchera pas notre enfant, n'est-ce pas. Tu me le promets ? Tu me le promets, Ludmila ? Fais-moi ce plaisir, accorde-moi cette faveur, je ne pourrai que t'en être reconnaissante, portant nos accords sur nos décisions communes, si importantes.

    BamBamBamBamBam

    Excuses-moi, de t'avoir fait peur. Mais cela m'a tellement... bouleversée ! Jeanne... Jeanne ! Non, je ne voulais plus avoir de contact avec elle ! Je ne voulais pas, tout cela... Je n'en voulais rien ! Et pourtant... Pourtant, tout arrive encore, dans notre vie.

    Notre si belle vie,
    Tellement tranquille.

    BamBamBamBamBam

    Alors que Ludmila se trouvait à ses côtés, sur le lit, la grande femme ne lâcha pas pour autant le petit Edan, l'enlaçant toujours tendrement tandis qu'elle profitait de la présence de sa conjointe contre elle, dans cette étreinte rassurante qui put, en somme, calmer un peu ses esprits quant à la sécurité de leur enfant. Elle hocha la tête, silencieusement, lorsque sa belle lui laissa entendre qu'elles n'ouvriraient pas à Jeanne, et continua à bercer Edan, sans un mot, sans plus un sanglot, tandis que son ventre se serrait toutefois d'une angoisse certaine face au second sujet de ses troubles : Le soit-disant - ? - secret de Ludmila.

    Un baiser, oui, baiser doux, baiser rassurant et enivrant.
    Je me délecte, de toi, de ta présence, un instant encore.

    Pourtant, je ne puis m'empêcher de penser.

    Et mes larmes, se voient séchées de tes doigts fins, frais, magnifiques.
    Et tes paroles m'engagent à te répondre, laissant éclater les sentiments qui me bouleversent encore, au sujet de Jeanne, à ton sujet également. Comment me contenir, maintenant que tu as toi-même abordé le sujet, mon Amour ? Je ne peux pas garder tout cela pour moi, alors que tu as semblé lire en moi comme dans un livre ouvert ! Et mon cœur s'emballe, et je me raccroche, à la tendresse, à la présence de notre enfant.

    BamBamBamBamBam

    Ludmila... Je t'en prie, je t'en supplie... Dis-moi, que tout cela est faux. Dis-le moi...

    Pinçant ses lèvres entre elles, tentant – Tant bien que mal – de se raisonner quelque peu, la grande femme finit par prendre une grande inspiration, rassemblant ses pensées, et de répondre à la difficile question de son aimée :


    « Jeanne... Elle m'a dit que... Qu'elle serait toujours là pour moi... Et d'autant plus lorsque je découvrirais la nouvelle... »

    BamBamBam
    Et mon cœur bat trop fort, oui, terrible et tellement présent.
    Je dois te le dire.

    Je le dois, et mon regard passe dans le tien, s'embrumant une fois de plus de multiples larmes, plus rondes, plus grosses, plus pesantes les unes que les autres, roulant d'ores et déjà sur mes joues pâles :


    « Elle m'a laissé entendre... Que... Tu me cacherais quelque chose, Ludmila. Quelque chose de très, très important. »

    Un sanglot me prends, et une de mes mains, se renferme dans ton cou alors que nos yeux se croisent, terrible échange que j'ai du mal à soutenir, que je maintiens pourtant :

    « Est-ce que c'est vrai ? Dis-moi, qu'elle a tort, Ludmila. Dis-moi, que tu n'as pour moi aucun secret, comme l'on se l'est promis... »

    Dis-le moi,
    Rassure-moi,

    Ou tues-moi maintenant,
    Plutôt que de l'affreuse nouvelle qui donnerait raison à cette affreuse sœur.

    Mon Amour,
    Je t'aime plus que tout,
    Pour rien au monde
    Ne voudrais-je te perdre.

    Et toi ?

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- Dominura Romley -

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MessageSujet: Re: ~ Si jamais... Et nous, amours ♥    Mar 15 Mar 2011 - 21:42

    Inquiète de savoir ce qu’il pouvait encore troubler les esprits de sa conjointe, Ludmila était donc restée très proche d’elle, n’osant guère pour l’instant la regarder dans les yeux. Et si Jeanne avait ajouté quelque chose ? Dominura ne semblait pas en avoir réellement terminé concernant cet appel téléphonique, ceci se répercutant indéniablement sur l’état d’esprit de la jeune Russe, alors on ne peut plus angoissée. Le soulagement n’avait finalement pas duré, laissant à nouveau place à l’angoisse d’apprendre que Jeanne l’avait trahie une fois de plus, et ce concernant un sujet des plus graves à ses yeux.

    Jeanne t’a dit qu’elle sera toujours là pour toi ? Oh, je n’en doute pas, si tant est que tu en ai réellement le besoin. Ne veut-elle donc pas comprendre, qu’elle ne fait plus partie de ta vie ? Sans doute suis-je devenue bien trop égoïste. Sans doute plus encore, depuis qu’Edan fait partie de notre vie. Je ne veux pas vous perdre. Je ne veux pas te perdre, toi – Mon Amour. Jeanne voudrait tant te voir me haïr, et l’aimer – Elle. C’est impossible, n’est-ce pas ? Jamais tu ne te tourneras vers elle, pas vrai ? Jamais tu ne t’en rapprocheras à mes dépends… Mon Dieu. Qu’a-t-elle ajouté ?

    Bam
    Bam

    « Et d'autant plus lorsque je découvrirais la nouvelle... »

    La nouvelle. Quelle… Nouvelle ? Oh, je sais, de quoi elle parle. Mais te l’a-t-elle dit ? T’a-t-elle annoncé cette nouvelle, tandis que je peine à relever les yeux vers toi, extrêmement pâle d’une angoisse nouvelle ? Tu ne peux pas savoir, à quel point tout cela me ronge. Et mon cœur s’emballe, ma tête semble prête à imploser : Est-ce que tu sais ? Est-ce que tu sais qu’un jour – peut-être très bientôt – tu commenceras à ne plus te souvenir ? Ces souvenirs simples, pourtant si précieux. Ces souvenirs, comme celui qui concernait l’allaitement de notre petit garçon, ce matin-même… ? J’ai peur. Bien trop peur.

    Bam
    Bam

    Contrainte à relever les yeux vers sa compagne, la jeune Russe ne pu néanmoins pas réellement tenir très longtemps, son regard fuyant un court instant sur le côté, se posant sur Edan – bon prétexte, pour le coup – lorsqu’elle vit de nouvelles larmes perler sur les joues de son aimée. Finalement, les mots de cette dernière sonnèrent comme une sorte d’écho en elle, la jolie blonde se redressant quelque peu et reposant son regard dans celui de Dominura, ses lèvres s’entrouvrant légèrement quant à cette nouvelle.

    Je te cache quelque chose,
    De très important.

    C’est donc ce qu’elle t’a dit ? Rien de plus ? Mes sourcils se froncent, d’une colère montante, contrastant incontestablement avec l’angoisse qui se lit – clairement – dans mes yeux. Je vais la tuer. Je vais la TUER ! Cette sale garce ne nous laissera-t-elle jamais en paix ? Pourquoi faut-il toujours qu’elle vienne ainsi semer le troubler, à t’en faire douter de moi ? Tu dois me faire confiance. Je fais ça pour ton bien. Je… Je fais ça pour ton bien, tu comprends ?!

    BAM
    BAM
    BAM

    Tiraillée entre son désir de vengeance, sa culpabilité et ce qu’elle pensait être le mieux pour Dominura, la jeune Russe sentie les larmes lui monter aux yeux lorsque Dominura passa sa main dans son cou, la forçant ainsi à la regard en face – à présent incapable de fuir, pour une raison ou pour une autre.

    Est-ce que c’est vrai ?

    Trésor…

    Sentant son cœur s’emballer davantage face à ces supplications larmoyantes et terriblement déchirantes, la charmante blonde ferma une seconde les yeux, étouffant un faible sanglot lorsque Dominura évoqua leur promesse, il y a déjà un an de cela. Plus de secrets. Plus aucun secret, n’est-ce pas ? J’ai brisé cette promesse, dès l’instant où elle a été faite. Sauras-tu me le pardonner, au moment venu ? Je te mens, depuis le début. Je te mens, pensant sincèrement te protéger – soutenue par ailleurs par ces médecins, qui estiment qu’il est préférable de te préserver de cela le plus longtemps possible. Mais je suis incapable de te rassurer. Incapable de t’assurer une fois de plus, que tu peux me faire confiance, que c’est Jeanne, la menteuse.

    Bam
    Bam
    Bam

    Ne pouvant tenir à plus de pression, Ludmila dû faire d’incroyables efforts afin de ne pas s’effondrer, faisant au mieux pour se persuader qu’il était à présent très important de ne pas flancher. Ainsi parvint-elle à rouvrir les yeux, captant avec peine le magnifique regard émeraude de son aimée. Ses lèvres s’entrouvrant en un souffle traduisant une tentative de paroles, la jeune femme parvint néanmoins bien vite à se reprendre, laissant entendre – tentant d’être la plus convaincante possible :

    - Fais-moi confiance… S’il te plait… Pourquoi doutes-tu sans cesse… ?

    Ai-je fais quelque chose, qui puisse ainsi te faire douter de moi ? Jeanne – elle – a passé sa vie à courir après toi, allant parfois bien loin pour attirer ton attention. Je ne suis pas si innocente que j’aimerais sincèrement l’être, mais j’estime pourtant ne pas avoir à me justifier sans arrêt face à toi, et ce d’autant plus lorsqu’il s’agit d’accusation provenant de ta sœur. Et la colère s’empare à nouveau de moi, mon regard filant un instant vers le ciel en un rire nerveux, avant de finalement revenir à toi, plus déterminé :

    - Elle ferait tout pour nous éloigner ! Elle n’attend que ça !

    Et mon visage se blottit à nouveau contre toi, en un souffle sangloté, provenant quant à lui de ma plus sincère désolation. C’est vrai : Jeanne veut nous séparer, pour t’avoir, à elle-seule. Mais comment peut-être seulement se servir de tout cela, pour parvenir à ses fins ? Je t’assure, que si elle ose venir jusqu’ici, je vais la tuer.

    Sale petite ingrate.
    Egoïste.

    Jamais – sans moi – tu n’aurais pu ainsi approcher ta sœur.
    Jamais, elle n’aurait daigné se rendre à ton mariage.

    Tu ne me l’enlèveras pas.
    Tu ne nous briseras pas.

    Jamais, je ne te lasserai faire.
    La guerre est officiellement déclarée.


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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Si jamais... Et nous, amours ♥    Sam 19 Mar 2011 - 12:55

    ~ Complètement troublée par les propos de sa sœur, tout autant que par le silence étrange de sa conjointe, Dominura ne pouvait que se concentrer sur les battements de son cœur, bien trop forts à son goût. Que pouvait-elle faire, sinon douter encore ? Non, décidément, elle n'était alors plus capable de se détendre, bouleversée par les évènements. Mais, au fond, la trentenaire tentait toujours de voir les choses d'un œil plus calme, essayant sans cesse de se relâcher et de prendre du recul vis à vis des mots de Jeanne. Après tout, sans doutes se vengeait-elle de toutes ses frustrations passées, que ce soit ses dernières visites en compagnie des deux jeunes femmes, ou bien la journée de son mariage, il y avait de longs mois de cela ?

    Mais pourquoi cet appel.
    Pourquoi ces contacts ?

    Je ne veux pas te voir, Jeanne.
    Jamais, je ne voudrai que tu rejoigne ma famille, oui, cette famille que j'ai fondée en compagnie de la femme que j'aime plus que tout.
    Laisse-nous tranquille.
    Laisse notre enfant en dehors de tout ça, en dehors de ta vie.

    BamBamBamBamBam

    ~

    Finalement, toujours un peu sous tension, sous l'oppression de l'atmosphère quelque peu spéciale de la chambre New-Yorkaise, Ludmila répondit à sa belle, sans doutes pas d'une façon des plus rassurantes, mais tout de même. Nos regards se croise, j'entends tes mots.

    Fais-moi confiance
    S'il te plait
    Pourquoi doutes-tu sans cesse

    Baissant les yeux à ces paroles, consciente qu'elle extrapolait peut-être un peu trop la situation de part ses peurs ainsi que ses doutes si persistants, la grande femme ne put rien répondre, se contentant d'entrouvrir ses lèvres, quelque peu tremblantes. Pourquoi est-ce que je doutes sans cesse ? Oh, mon amour, je ne doutais pas tant, jusqu'à présent. Mais là ? Évidemment, cette odieuse sœur m'a encré à nouveau la graine de l'angoisse, dans cette tête qu'il ne peut qu'en extraire les points les plus négatifs. Dois-je alors te faire confiance ? Oui, je le dois. Pour mon bien, le tien, celui de notre enfant. Et puis... Tout se passera bien, n'est-ce pas ? J'ai simplement peur, que tu me caches quelque chose de très important, qui pourrait nous nuire, porter à tort notre famille toute entière.

    Mais... Ne serait-ce pas pire, si jamais, en plus de cela, je ne te faisais pas confiance ?
    J'imagine que tout cela ne pourrait qu'empirer.

    Je n'en veux rien.
    S'il te plait, Ludmila, comprends simplement ma peur... Je ne veux pourtant pas te faire de mal. Je ne veux pas nous faire de mal, je ne veux pas... Détruire cette si belle vie, qui est la nôtre.

    Je t'en prie...

    J'entends, ce rire nerveux qui est le tien, tandis que je sens tout autant cette colère qui naît en toi, peut-être à mon égard. Oh, je t'en prie, ne m'en veux pas pour cela. Car au fond, tu comprends tout de même, n'est-ce pas ? Que j'aie été bouleversée par ce contact téléphonique avec cette sœur, cette femme, que je déplore tant. Nos regards se croisent, à nouveau, sous tes mots que j'approuve, malgré moi.

    Elle ferait tout pour nous éloigner.
    Elle n'attends que ça.

    Trésor... Sans doutes as-tu parfaitement raison. Après tout, n'est-ce pas ce que Jeanne sait faire de mieux ? Nous avons pu le remarquer, toi-même tout autant que moi. Mais ne m'en veux pas, pour mes doutes, toujours persistants après de telles conversations qui me déplaisent tant.

    BamBamBamBamBam

    Et ton visage, dans un sanglot, vient se blottir contre mon cou, alors que je tremble toujours légèrement, toujours un peu hors de moi. Ne m'en veux pas, Ludmila. Tu sais, combien je souffre, de te voir ainsi, de sentir ta colère alentour. Mais... Ce n'est pas de ma faute, tu sais ? J'ai peur, tout autant que toi. Mais je te jure... Je sais, que je dois te rassurer. Je le sais, et le ferai. Je te promets, mon amour, que je serai là pour toi, tout comme tu l'es, pour moi, quoi qu'il arrive.

    BamBamBam

    Et ma main, tremblante, viens passer dans tes cheveux blonds, si doux, si soyeux. Et je ferme les yeux, un instant encore, m'enivrant de ton si doux parfum, plus que rassurant. Depuis combien de temps n'avais-je pas prit le temps de me pencher sur notre couple ? J'avoue avoir failli à ma tâche de conjointe, avec le petit, avec mes angoisses, ma fatigue, post-maternité. Doucement, la grande femme, quelque peu apaisée, laissa entendre, d'une voix calme et aimante, gardant toujours son bras de libre autour du petit corps de son enfant, qu'elle tenait contre elle, somnolent qu'il était.


    « Ecoute... Je suis désolée, petite fleur. Pardonne-moi, elle m'a tellement effrayée, de ses mots... Je ne sais pas ce que je dis. Évidemment, que je te fais confiance. Tu me crois ? »

    Oui, je te fais confiance,
    Sans pour autant me reposer sur toi, fardeau que ce serait.


    « C'est vrai que Jeanne n'a jamais été très bonne à notre égard. Tout ce qu'elle veut, c'est nous déchirer, quitte à nous faire le plus de mal possible. Pardonne-moi, ma chérie. J'ai été idiote de croire ce qu'elle a pu me dire. »

    Ne t'en fais pas, petit chat, je ne garderai pas plus longtemps en moi ces obscures questions. Je ne te troublerai plus, avec mes interrogations qui te mettent sans doutes plus mal à l'aise que je ne le voudrai. Mais comment te rassurer, alors ? Mes mots suffiraient-ils ? Mes attentions, ma présence, mon amour, mes mots, mes gestes ? Et je ferme les yeux, à nouveau, ma main passant toujours dans tes beaux cheveux. Que te dire, alors. Il faut que je trouve ces moyens, de t'apaiser. Il faut que je trouve, oui.

    BamBamBamBamBam

    Un sourire. Calme. Très calme, peut-être simplement pour moi-même, bien que mon cœur batte encore bien trop fort.


    « Ne t'en fais pas. Tout va bien. Je... J'ai réfléchi, à nous, à Edan. Excuses-moi, de m'être reposée sur toi tout ce temps. Je serai forte, à nouveau. Forte, comme avant, pour nous, pour notre enfant. Tu as confiance en moi, n'est-ce pas ? »

    Tout ira bien.
    Tout ira toujours bien.

    Nous n'avons rien à craindre, n'est-ce pas ?

    Il nous faut seulement vivre.
    Seulement... A nous deux, pour nous trois.

    Tu retrouveras, la femme que tu aimes. Je te le promets, ma Ludmila.

    Et, me redressant, sentant le petit s'agiter, je te souris encore, je t'embrasse, me levant finalement, Edan dans les bras. Tu sais, tu es la personne avec qui je veux faire ma vie. Jamais, je ne pourrai me décharger sur toi à nouveau. S'il te plait, crois-moi.

    Marchant, jusqu'à la porte après un nouveau baiser rassurant, je te regarde, aimante mais surtout déterminée, rajustant Edan sur mon bras replié. Et mes yeux, entrant profondément dans les tiens, te font passer ce message, souligné par mes mots :


    « Je ne sacrifierai pas ma vie pour des doutes infondés. »

    Et je passe la porte, après un dernier regard si profond, afin d'aller coucher le petit, éreinté de cette visite à l'hôpital ainsi que de l'allaitement.

    Pardonne-moi, alors,
    Tu vois, comme je suis rassurée, retrouvant de ma force, de ce charisme presque troublant,
    Et je te regarde, oui, sincèrement vouée à notre couple, notre famille,
    La battante que j'étais reprendra alors le dessus,
    Je ne suis pas la faible femme de ces derniers mois,

    Je me battrai pour nous,
    Tant je t'aime,
    Engagée à mener cette vie,
    Qui est la nôtre.

_________________

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MessageSujet: Re: ~ Si jamais... Et nous, amours ♥    Jeu 14 Avr 2011 - 23:14

    ~ Totalement déstabilisée par ce qu’avait pu dire Jeanne à la femme qu’elle aimait, Ludmila se trouvait donc ici en une position de faiblesse qui la poussait à s’enfoncer davantage dans son mensonge – chose qu’elle déplorait davantage au fur et à mesure que les jours passaient. Devait-elle réellement cacher sa maladie à Dominura ? Pour son propre bien, il le fallait. Pourtant, que se passerait-il, si leur petit garçon en était lui-même atteint ? La jeune Russe serait alors contrainte de tout avouer, ne pouvant porter tant de poids sur ses frêles épaules. S’il ne portait pas ce fameux gène ? Dans ce cas, sans doute lui faudrait-il continuer à prendre sur elle, préserver sa conjointe des symptômes qui – en tout connaissance de sa maladie – pourraient apparaître prématurément. La préserver de cette nouvelle angoisse était sans aucun doute la meilleure chose à faire, et ce d’autant plus compte tenu de la récente naissance de leur adorable bambin.

    Se sentant malgré tout des plus coupables en voyant Dominura baisser les yeux à ses mots, la charmante blonde sentie son cœur se serrer d’une appréhension nouvelle : Etait-elle réellement ce monstre, qui ainsi rendait Dominura coupable d’un manque de confiance envers elle ? De toute évidence, la belle française avait bel et bien raison de s’inquiéter, sa jeune sœur n’étant pas la prétendue menteuse que Ludmila voulait lui laisser croire. Jeanne était seulement cette sale petite égoïste, qui a chaque occasion tentait de retrouver l’attention de son ainée, en profitant pour écarter Ludmila de son chemin.

    Bam
    Bam

    Et je me tords de ces sanglots, contre toi. Ma colère envers Jeanne – mais également envers moi-même – passant sans doute pour une terrible sensation d’injustice. Mais l’injustice n’est-elle pas née de mes propres actes ? Tu ne devrais pas avoir à souffrir de tout cela. Tu ne devrais pas t’inquiéter de quoi que ce soit, si ce n’est de ton bien-être, de celui de notre famille. Et tes doigts glissent dans mes cheveux – rassurants. J’aimerai parfois que le temps s’arrête, que nous puissions – comme auparavant – nous satisfaire de l’instant présent, des plaisirs simples de la vie. Mais je te sens m’échapper. Je te sens t’éloigner, et ce même si cela me semble totalement involontaire. Edan occupe nos journées, nos nuits. Edan – depuis presque un an – occupe nos esprits. Je l’aime. Je l’aime à en mourir. Mais qu’en est-il de nous ?

    Tu ne m’as plus touché depuis des semaines.
    Tes maux, ton poids, l’accouchement.
    Je me sens parfois si seule, ce secret parvenant peu à peu à prendre le contrôle sur mon esprit, me poussant à agir dans un sens qui sans doute ne me ressemble pas. Et tes mots me poignardent, me tuent. Tu me fais confiance, n’est-ce pas ? Je te crois, mon Trésor. Je te crois, et ose espérer que cette confiance pourra encore exister, lorsque tu découvriras toute la vérité. Mais je t’en prie, ne t’excuses pas. Ne t’excuse plus. Je ne mérite pas tant d’attention. Et mes larmes se font plus imposantes, mon corps tremblant d’une angoisse nouvelle face à tant d’émotions opposées.

    Colère.
    Culpabilité.

    Je me sens si mal. Et tu continues à ainsi me demander ce pardon, mon cœur se déchirant davantage à tes mots. Jeanne n’est finalement pas responsable, j’en suis consciente. Et toi ? Tu me dis avoir réfléchis, vouloir être plus forte – Comme avant ? Ces mots parviennent à me faire sourire, tant je sens ta volonté, ton amour me revenir. Un sourire, et je me recule doucement, mon regard brillant de larmes saisissant le tien avec tendresse. Un hochement de tête, significatif : Bien sûr, je te fais confiance. J’ai tellement besoin de toi. Tant besoin de cette force, dont tu as si souvent su faire preuve. Notre histoire me semble parfois si compliquée, si instable. Le bonheur va et vient. Le bonheur passe, puis s’éclipse. Nous sommes seulement épuisées, n’est-ce pas ? Tout ira bientôt pour le mieux. Tout va s’arranger –

    Finalement, Dominura – dont l’attention avait sans doute été troublée par les mouvements du nouveau-né – ne tarda pas à se relever, offrant à Ludmila sourires et attentions. Se laissant quant à elle tomber assise sur le rebord du lit, la jeune Russe se sentie défaillir aux derniers mots de sa belle, qui alors quittait la chambre conjugale pour celle de leur fils :

    « Je ne sacrifierai pas ma vie pour des doutes infondés. »

    Des doutes infondés. Des doutes, infondés.
    Et les larmes s’emparent à nouveau de moi, mon corps tombant et se recroquevillant en un spasme angoissé sur ce lit qui porte ton odeur. Qu’ai-je fais ? Qu’ai-je fais ?! Ces quatre années sont un véritable désastre. Ces quatre années n’ont été que déceptions, souffrances. L’amour sera-t-il assez puissant, pour surmonter cette nouvelle épreuve ? Nos instants de bonheur te sembleront bien fades, lorsque tu découvriras mes mensonges.

    Tu me haïras.
    Nous nous disputerons, une fois de plus.
    Et tout cela pour quoi ? Tout recommence toujours.

    Nous ne sommes pas faites pour vivre ensemble, heureuses.
    Nous sommes faites pour lutter ensemble.
    L’une avec l’autre, mais également,

    L’une contre l’autre. ~

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MessageSujet: Re: ~ Si jamais... Et nous, amours ♥    Dim 22 Mai 2011 - 0:54

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