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 ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales

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Dominura Romley
~ Illustratrice Renomée ~
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MessageSujet: ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales   Sam 5 Mar 2011 - 0:08

    ♦ [ 34e Semaine de Grossesse ] ♦
    Mercredi 14 Novembre 2012

    ~ Une nouvelle journée. Un matin. Réveil tardif, rayon de soleil, dans une chambre fraiche d'hiver. Ouverture de paupières, sans une once de douleur, de souffrance, de trouble. Définitivement associé aux médicaments prescrits par le médecin il y avait seulement deux semaines de cela, le corps de Dominura semblait s'être totalement rétabli de ses tiraillements infernaux, et s'éveillait désormais toujours avec la plus grande légèreté.

    HmmmhhHhhHhmm~ ?

    Clignant un instant des yeux, l'illustratrice émergea cette fois complètement de son état de transe, regardant autour d'elle avec le plus grand calme. Il fallait dire que, ces derniers temps, la zen attitude était de mise, et bien plus encore, puisque la grande femme était sommée de demeurer au lit, et ce des journées durant. Malheureusement pour elle, les maux de dos s'étaient fait ressentir dès les premiers jours, et ne l'avaient plus quittée depuis.

    Les seules fois où la talentueuse dessinatrice était autorisée à quitter son lit était pour retrouver ses sièges de repos, dont l'un se trouvait au salon, non loin de la télévision qu'elle ne regardait pourtant pas plus qu'auparavant – Par ailleurs, cette dernière avait été à nouveau recouverte, par ses soins, d'un tissus voué à la protéger tout autant que la dissimuler à ses yeux.

    Tic, Tac, Tic, Tac.

    Jetant un œil auprès d'elle, la trentenaire s'étira légèrement, passant ensuite une main fraiche sur son ventre rond, avant de se poser réellement la question : Qu'allait-elle bien pouvoir faire en ce jour ? Elle avait fini de lire tous les ouvrages qui l'intéressaient, et s'était même penchée sur quelques autres, moins captivants mais plus importants sans doutes, concernant la santé de leur futur enfant, qu'il soit garçon ou fille. Pour ce qui était des autres activités, la plupart lui avaient étés défendues, et elle n'avait plus grandes idées pour se divertir.

    Heureusement, Ludmila était fréquemment là pour s'occuper d'elle, lui tenir compagnie, ou trouver de nouveaux axes d'occupations journalières. Plusieurs fois, elles s'étaient penchées sur leur calendrier, ou plutôt celui de la maternité de Dominura, faisant chacune leur tour des pronostics sur l'arrivée du bébé. En d'autres temps, les conversations s'étaient portées sur l'aspect plus sévère de la situation, soit : Où est-ce que la grande femme pourrait mettre le petit au monde.

    Hôpital ? Absolument hors de question : D'ailleurs, Ludmila avait bien dû le remarquer, car elle eut tôt fait de prendre les devants afin de proposer d'autres solutions à ce petit détail qui pourrait vite se transformer en énorme problème. Ainsi avaient-elles bientôt convenu de prendre, en temps voulu, une sage-femme à domicile, si cela convenait mieux à Dominura pour le travail terminal.

    Tic, Tac, Tic, Tac.

    Je réfléchis encore, et finis par trouver quelques pistes : Puisque cela fait deux semaines que je me suis pliée aux exigences du médecin, que je n'ai plus mal, que je ne me sens pas si faible, et que j'ai bien pris tous mes médicaments en temps et en heures... Pourquoi ne pas, cette fois, retourner à l'hôpital afin de rendre visite à Grace ? Il ne pourra rien m'arriver, cette fois, pas vrai ? Je viens de me réveiller, et je me sens en pleine forme, si ce n'est plus encore !

    Très bien.

    Déterminée, la grande femme se redressa bientôt dans le lit, donc la place de Ludmila avait été libérée sans doutes quelques bonnes minutes auparavant. Interdite de sortie – Même d'un endroit aussi peu risqué – sans la supervision de sa conjointe de choix, la grande femme regarda un instant autour d'elle, attendit quelques instants de plus, histoire de ne pas précipiter les choses si la belle blonde avait déjà eu l'intention de se rendre dans la chambre. Ne voyant pas cette dernière arrivée, elle leva les yeux au ciel, amusée, et plaça ses mains de chaque côté de sa bouche, laissant entendre d'une voix claire, au travers de l'appartement :


    « Petit chat ?Je suis réveillée ! Ais-je le droit de te rejoindre à la cuisine ?! »

    Ais-je le droit, oui, ou bien est-ce que tu me rejoindras ici ?
    Je dois te dire, je dois t'avouer ma décision.

    Tu ne peux pas revenir dessus, n'est-ce pas ? J'ai fait, tout ce qui m'était indiqué, j'ai accepté de prendre les médicaments, d'abandonner mes illustrations, de passer tout mon temps au lit, comme on me l'avait ordonné. Et puis... Tu m'avais donné ton autorisation, pour aller la voir, n'est-ce pas ?

    Nous irons ensemble, si tu veux.
    Ou... Si tu ne veux pas m'accompagner – Ce que je pourrais comprendre – tu pourrais me laisser y aller, en compagnie d'un de mes gardes du corps ? Je suis certaine qu'il ne me quitterait pas des yeux, tant il saurait ce qu'il perdrait – Jusqu'à sa vie – s'il me laissait en une mauvaise posture à l'hôpital.

    Et puis... Le bébé n'est pas prêt d'arriver, n'est-ce pas ?
    Encore un mois, oui, un bon mois, avant que notre vie toute entière ne soit changée, définitivement.

    Fais-moi confiance, petit chat,
    Fais moi simplement confiance,
    Et tout ira bien,

    Regarde déjà mon sourire rayonnant, tandis que je t'accueille dans la chambre,
    Bien en forme, les bras grand ouverts, prête à te retrouver auprès de moi,
    En un délicieux baiser,
    Celui de nos retrouvailles

    Comme chaque journée à tes côtés
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales   Sam 5 Mar 2011 - 0:36

    Déjà deux semaines que Dominura avait été contrainte de se soumettre aux besoins de son corps, restant clouée au lit la plupart du temps. Deux semaines que Ludmila prenait soin d’elle, ne cessant jamais de s’inquiéter pour son bien-être, s’assurant qu’elle ne manque absolument de rien. Faisant ainsi au mieux pour éviter que l’ennuie ne s’installe chez sa belle, la jeune femme passait elle-même le plus clair de son temps dans leur appartement, ayant déposé un congé d’une durée indéterminée à l’université afin de ne plus s’absenter que pour faire quelques courses, terminer les achats indispensables à l’arrivée du bébé. Réalisant chaque jour un peu plus que Dominura et elle ne tarderaient pas à être mères, la jeune femme – tout en parvenant à le dissimuler à merveille – commençait également à être prise de quelques doutes concernant sa capacité à protéger cet enfant, angoissant quelque peu quant à sa venu.

    La chambre d’ami est devenue chambre d’enfant.
    Le lit double a laissé place à un adorable berceau.

    Comment cela va-t-il se passer, lorsqu’il ou elle sera là ?
    Saurons-nous être à la hauteur ? Ne va-t-il pas souffrir de notre relation, parfois si violente ?
    Notre amour saura faire la différence, nous guider vers plus de calme et de stabilité, n’est-ce pas ?
    Oui. Tout ira bien.
    Je suis heureuse.
    Heureuse. ♥

    ~

    En se réveillant ce matin-là, Ludmila resta quelques longues minutes dans le lit à regarder sa belle dormir, s’étant doucement tournée vers elle, un fin sourire aux lèvres. De très bonne humeur malgré la fraicheur de cette matinée d’automne, la jeune femme décida finalement de profiter du profond sommeil de sa conjointe pour se lever en douce, et ce afin de leur préparer un bon petit-déjeuner – ce qu’elle faisait déjà depuis déjà de nombreux mois, pour le bien de Dominura comme pour celui du bébé. Hop, hop. N’étant pas très adepte des chaussons, la jolie blonde se rendit donc pieds nus jusqu’à la cuisine, ne portant alors qu’une adorable nuisette rouge à poids blancs. Ainsi commença-t-elle à servir deux grands verres de jus de fruit frais sur un plateau, les accompagnant bientôt de deux yaourt à la vanille, ainsi que deux habituels Pseufé. Tac, tac. Désireuse d’y ajouter en ce jour quelque chose de plus original, Ludmila y déposa finalement de petites madeleines, ainsi qu’une rose rouge – achetée la veille – qu’elle glissa dans un minuscule et adorable vase.

    Chantonnant quelque peu tout au long de sa préparation, la jeune femme n’eut finalement pas à aller réveiller sa compagne, entendant d’ores et déjà les appels de cette dernière. Pouvait-elle la rejoindre dans la cuisine ? Non, bien sûr que non. Ayant terminé sa préparation, Ludmila entreprit donc de rejoindre elle-même son aimée dans la chambre, portant le plateau rempli de ses deux mains.

    Hop,
    Hop.

    Un tendre et doux sourire aux lèvres, la jeune femme retrouva donc sa conjointe, déposant bientôt le plateau sur la table de chevet de cette dernière, et ce afin de profiter d’un instant de tendresse avec elle avant qu’elles ne prennent leur petit-déjeuner.

    - Bonjour mon Trésor. ♥ Tu as bien dormi ? ~

    Est-ce que tu n’as pas trop mal au dos, ce matin ?
    Est-ce que tu te sens bien, en forme pour cette nouvelle journée ?

    Un sourire.
    Un baiser, sur les lèvres.
    Un regard, toujours infiniment tendre, amoureux.

    Qu’allons-nous faire, aujourd’hui ? Oh, je n’en ai pas la moindre idée, si ce n’est continuer à préparer ton accouchement, prendre soin de toi, de nous. N’est-ce pas la meilleure chose à faire ? Profiter de ce calme, nous retrouver un peu ensembles, seules, sans contraintes. Et mes bras glissent tendrement autour de ton cou, mes lèvres happant à nouveau les tiennes d’un doux baiser.

    L’une de ses mains glissant amoureusement dans les cheveux lâchés de sa belle, Ludmila la força finalement à se recoucher doucement dans leur lit, glissant sous les draps en sa compagnie. Son regard brillant d’amour et de malice ne quittant plus les magnifiques yeux verts de son aimée, la jeune Russe resta donc finalement collée à elle, l’une de ses jambes passant par-dessus les siennes tandis que ses doigts glissaient tendrement sur son ventre. Un sourire malicieux se dessinant au coin de ses lèvres, la jeune femme laissa finalement entendre quelques murmures aux creux de l’oreille de sa conjointe, tout en profitant sensuellement de cette nouvelle proximité :

    - Mmhh… Tu m’as manquée…

    Ses doigts se refermant tant dans les cheveux de Dominura que sur sa hanche à présent, la jeune Russe ne tarda pas à se blottir davantage contre elle, jubilant de ces contacts, s’enivrant de l’odeur douce et rassurante de la femme qu’elle aimait, sentant son ventre se nouer d’un bonheur certain. Fermant un instant les yeux, Ludmila sembla alors réaliser une fois de plus sa chance d’être ainsi aimée par une femme aussi merveilleuse, étant finalement parvenue à lui pardonner entièrement ses erreurs passées, prête à démarrer cette nouvelle vie à ces côtés. Un enfant ? Cela aurait été impensable, il y a quelques années de cela.

    Il y a un peu moins de quatre ans – avant qu’elle ne rencontre l’illustratrice – jamais la jeune femme n’aurait même songé à se retrouver ainsi liée à qui que ce soit. Comment avait-elle seulement pu être à ce point transformée, par amour ? Ce sentiment, qui auparavant la terrorisait, parvenait à présent à la rassurer, sa confiance pour Dominura l’aidant peu à peu à apaiser ses craintes, profondément inscrites au fond d’elle.

    Ses doigts glissant doucement contre la hanche de sa conjointe, Ludmila les laissa finalement passer sensuellement contre l’intérieure de sa cuisse, sentant son cœur s’emporter quelque peu tandis qu’une vague de désir la prenait de toute part. Ré-ouvrant les yeux en un sourire quelque peu provocateur, la jeune femme – toujours très proche et visiblement en proie à une excitation spontanée et insouciante – mordilla alors sensuellement la lèvre inférieure de sa compagne, cherchant indiscutablement à éveiller le désir de cette dernière :

    - Tu crois que

    Un souffle, d’un désir contenu, adorablement troublé : Depuis combien de temps, n’avons-nous pas pu ainsi nous laisser aller aux plaisirs de nos corps liés ? Tu me manques, oui. Je me meurs, chaque jour, de ne pouvoir te sentir à nouveau frémir sous mes doigts, tandis que ton corps semble te faire tant souffrir. Est-ce que tes complexes sont toujours présents ? Nous n’en parlons pas – ou plus. Mais je tremble de ta présence, espérant ne pas prendre de risque en cherchant à te bousculer dans mon sens, de ces tendres et fourbes regards.

    Est-ce que tu crois, que nous pouvons… ?

    Je ne peux pas résister,
    Laissant glisser mes doigts,
    Entre tes jambes.

    Un
    Deux


    Je suis là. ♥
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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales   Sam 5 Mar 2011 - 0:36

    ~ Attendant son amante à même le lit de leur chambre commune, Dominura semblait en ce jour parfaitement bien éveillée, et d'une ravissante humeur. Comme dit, comme promis, les douleurs n'étaient alors que faibles, pour son plus grand bonheur évidemment. Comment ne pas remercier la vie, en cet instant, alors que le soleil bas laissait filer ses rayons dans la chambre, pendant que le corps se reposait de la meilleure des façons ? Pas un stress, pas une angoisse, seulement de la détermination, celle de se rendre, à nouveau, à l'hôpital, cette fois-ci pour une simple visite, et non en tant que patient.

    Que pouvait-il alors lui arriver ?
    Tout allait bien. Tout allait très bien. L'illustratrice n'aurait sans doutes pas pu se porter mieux, et ce fut donc plus que rayonnante qu'elle accueillit sa belle dans la chambre, les bras grands ouverts, le sourire aux lèvres.
    Viens, oui, viens donc, petit chat, tandis que tu es tellement attentionnée avec moi.

    Comment pourrais-je te remercier, de ces dernières semaines, ne cessant jamais d'être à mes côtés lorsque j'en avais le plus besoin, lorsque la douleur était si grande que les larmes m'en coulaient sur les joues ? Sans doutes serais-je parfaitement incapable de te rendre la pareille, mais ma gratitude pour toi est aujourd'hui sans égales, ne cessant jamais de garder cette flamme de reconnaissance au fond de moi. Oui, je te remercie, je te remercie chaque jour, à chaque seconde, même celles où tu me blesses, où j'aimerais mourir. Car même lorsque je voudrais ne plus exister, je songe toujours à tout ce que je te dois, et je prie pour toi ces dieux irréels qui répondraient pourtant peut-être à mes appels, si j'y donnais mon âme toute entière.

    Viens, comme je t'attends,
    Viens, viens à moi, alors que je n'ai d'yeux que pour toi, ces derniers brillant à nouveau, comme au premier jour. Te rends-tu compte de ce que ce bébé représentera bientôt pour nous ? Notre union, le fruit de notre vie, de nos épreuves, notre famille.

    Les pas de Ludmila annonçant sa venue plus que proche, la grande femme ne tarda pas à relever les yeux vers elle, remarquant sans peine le plateau que portait alors cette dernière, où trônaient deux jus de fruits et quelques aliments, toujours sains bien évidemment. Souriant davantage, Dominura haussa quelque peu les sourcils devant la nouvelle attention de la belle psychologue, répondant immédiatement à sa question, d'une voix claire et parfaitement éveillée :


    « Oui, merci... Oooh, une rose ! Qu'elle est belle... »

    Puis, après un bref baiser, elle eut l'air quelque peu suspicieuse, gardant au fond des yeux une lueur d'amusement, taquine, tandis qu'elle ajoutait :

    « Que me vaut donc cette attention particulière... Aurais-tu quelque chose à me dire ? »

    Laissant un rire passer d'entre ses lèvres fines et dépourvues de maquillage, elle ne tarda pas à mettre de côté ses plaisanteries, ses doigts glissant contre le tissus de la chemise de nuit de la ravissante Ludmila, avant que son regard ne la suive jusqu'à l'autre côté du lit, où cette dernière finit par s'installer. Hop, hop, ni une ni deux, et la jeune Russe se glissa sous les couvertures, tenant compagnie à la grande femme qui n'attendait donc qu'elle.

    Aux élans cajoleurs et enjôleurs de la belle blonde, la dessinatrice ne se rétracta pas, mais laissa simplement un curieux sourire passer sur son visage, comme si rien ne pouvait ébranler sa bonne humeur. Se redressant tout de même quelque peu, elle laissa ses doigts filer à nouveau sur le visage de son aimée, haussant doucement les sourcils avant de passer ses dents sur sa lèvre inférieure, mutine et aimante, peut-être un peu fourbe. Finalement, elle répondit, d'une voix sensuelle et assurée :


    « Toi aussi tu m'as manquée... Plus qu'il n'en faudrait, sans doutes ♥ »

    Tu m'as manquée, oui, et je sens la sensualité de ton corps contre le mien, les élans qu'il me propose, et auxquels je ne pourrais répondre malheureusement, tant je me sens lourde, en cette journée pourtant si belle, si claire. Crois-tu que c'est pour bientôt ? Je me sens étrangement distante par rapport à mon propre corps, comme si l'on m'avait enfermée dans un étau quelconque. Je ne me sens pas capable, je ne crois pas avoir la force pour répondre correctement à tes désirs, petit chat. Mais m'en voudras-tu ? Je ne le voudrais pour rien au monde, et tu le sais, n'est-ce pas ?

    Ce n'est peut-être pas...
    Le bon moment ?

    Et je te souris, sincèrement, mais à présent avec légèrement d'excuse, alors que je sens pourtant avec exactitude l'envie de ta personne à être proche de la mienne, ou même plus que fusionnelle.

    Est-ce que je crois que...
    Que quoi, jolie fleur ? Qu'il nous serait possible de faire quelque chose, en cet instant ? Je crains de devoir décliner ton invitation, pourtant aussi engageante qu'adorable, tout en cherchant de quoi me faire pardonner. Mais pourtant, que pourrais-je faire pour toi en retour, pour ne pas que tu te sentes délaissée ?

    HhHh !

    Dominura, assez peu convaincue de ses capacités à rejoindre les élans de sa compagne en cet instant resserra instinctivement ses jambes au moment où elle sentit les doigts de Ludmila les rejoindre, s'y glissant avec adresse. Avant même qu'ils n'aient pu rejoindre son sous-vêtement, sa main vint les chercher et les éloigner quelque peu, avec grand calme tout de même. Mais, sans plus attendre, afin de ne pas montrer un total refus tout de même, elle se rua sur son aimée, la couvrant de baisers, ses doigts parcourant son cou, son visage, sa nuque, ses cheveux.


    « HhHhm~ Mon amouuur... Je suis désolééée... Je ne peux pas, je me sens étrangement lourde... Je ne sens plus trop mes jambes... »

    Mais je t'embrasse, et je t'embrasse encore, oui, de ces brefs baisers.

    « Je t'aime je t'aime je t'aiiime... Tu le sais, hmh ? Tu le sais, n'est-ce pas ?! »

    Et je t'embrasse, oui, encore, plus langoureusement, afin de te faire comprendre, sans relâches, que ce n'est pas qu'une question d'envie, ou de désir.

    « Je te désires encore, tu sais ? Mais... Je ne peux pas, tout de suite. Je manque d'énergie... Et puis... J'avais prévu de... »

    Se replaçant de son côté du lit, cessant un peu ses multiples baisers pour un peu plus de sérieux, elle passa ses doigts dans les draps, les trifouillant un peu face à l'annonce qu'elle allait faire à sa conjointe dans les minutes qui suivraient. Finalement, elle termina sa phrase, une de ses mains venant serrer – Peut-être un peu nerveusement – celle de Ludmila

    « Je me disais... Vu que je vais un peu mieux et que j'ai suivi à la lettre – Pour une fois – les conseils du médecin... Que je pourrais enfin aller rendre Visite, à l'hôpital ? »

    Oui, je me suis enfin décidée.
    Mais tu me l'avais autorisée, n'est-ce pas ?

    Je t'en prie,
    Petit chat.
    Ne m'en veux pas,
    Donne-moi simplement ta bénédiction,

    Et tout sera fini.

    Je te le promets.
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales   Sam 5 Mar 2011 - 0:37

    Des regards. Des attentions. Attentive aux moindres mouvements de la femme qu’elle aimait, Ludmila – une fois de retour auprès d’elle – ne pouvait s’empêcher de se blottir sensuellement contre cette dernière, frémissant de ces tendres contacts. Pourquoi cette rose ? Oh, la jeune femme ne prit pas réellement le temps de répondre à cette question, se contentant d’offrir à sa belle un adorable sourire, tant malicieux que faussement interrogatif. Pourquoi pas ? Cela n’était certes pas dans ses habitudes que d’offrir des fleurs à son aimée, seulement – ce jour-ci – elle en avait eu envie, visiblement d’humeur tendre et enjôleuse. Profitant ainsi de cette nouvelle proximité avec Dominura, la jeune Russe ne manquait évidemment pas de lui faire part à sa manière de ce fourbe désir qui prenait peu à peu le contrôle de son corps, ses doigts glissant amoureusement contre celui de son aimée – terriblement belle et séduisante, et ce malgré sa grossesse.

    Est-ce que je t’ai manqué ? Tu es adorable, mon Amour. Plus qu’il n’en faudrait ? Je n’en doute pas. Après tout, je te suis indispensable, n’est-ce pas ? Et mon sourire se fait plus malicieux encore, mon regard brillant d’une douce provocation, tandis que l’une de mes mains caresse amoureusement tes doux cheveux bruns. J’aimerais pouvoir te garder ainsi éternellement contre moi. Aurons-nous encore l’occasion de passer tant de temps ensembles, lorsque le bébé sera là ?
    Je ne veux pas te perdre.
    Je ne veux pas te voir trop t’éloigner de moi.
    Pour lui. A cause de lui ?

    Egoïste.
    Tu es à moi.

    ~

    Sentant néanmoins – et le déplorant intérieurement – que Dominura ne semblait pas apte à aller réellement dans son sens, la jeune Russe tenta de rassurer cette dernière de quelques sourires plus doux, sentant malgré tout à son regard d’excuse que ses tentatives étaient vaines. Ainsi ne fût-elle guère surprise par le mouvement de recul de sa belle lorsque ses doigts glissèrent contre ses cuisses, voyant sa main être rejetée par la fermeture vive de ses dernières. Sentant son cœur se serrer d’une sorte de déception inconsciente, la jeune femme ne pu un instant que se résoudre à fuir le regard de sa compagne, quelque peu gênée d’essuyer ainsi un nouveau refus, probablement dû – une fois de plus – à cette heureuse mais envahissante grossesse.

    Je sens ta main, venir prendre la mienne.
    Mais cela ne suffit pas à faire cesser les battements incessants de mon cœur, frappant ma poitrine d’une étrange douleur : Je ne suis pas malheureuse. Je ne suis pas vexée mais… Frustrée ?
    Tu me manques.

    Resserrant quelque peu la main de son aimée dans la sienne, Ludmila ferma un instant les yeux, gardant néanmoins un très fin sourire sur les lèvres tandis que Dominura tentait de lui expliquer ce qu’elle ressentait, la couvrant d’adorables et délicieux baisers. Profitant alors tout simplement de ce qu’il lui était donné, la jeune Russe laissa sa tête se poser un instant sur l’épaule de sa conjointe, se blottissant plus sagement contre elle – comprenant visiblement bien que Dominura ne se sentait pas réellement capable d’aller plus loin, gênée par cet enfant grandissant en elle. Ainsi Ludmila ne laissa-t-elle échapper absolument aucun commentaire, se contentant d’un gémissement de frustration, son corps se cambrant une fraction de seconde contre celui de la femme qu’elle aimait, terriblement désirable.

    Tu me tues, de te refuser ainsi à moi.
    Mais je comprends. Tu te sens lourde, tu as mal aux jambes…
    Est-ce que c’est vrai ? Ne cherches-tu pas seulement à te défiler ?

    Bam
    Bam

    Ne pouvant néanmoins s’empêcher de sourire – puis de rire adorablement – aux nombreux baisers et aux déclarations amoureuses de sa conjointe, Ludmila acquiesça d’un simple signe de tête lorsque cette dernière lui demanda si elle savait qu’elle l’aimait, gardant néanmoins les yeux fermés. Délaissant finalement la main de Dominura pour venir poser la sienne sur son ventre rond, la jeune Russe y glissa quelques tendres caresses, tentant tant bien que mal de ne plus agir comme la gamine égoïste et possessive qu’elle avait toujours été vis-à-vis de Dominura, et ainsi de ne pas en vouloir à leur futur enfant de la séparer ainsi de la femme qu’elle aimait. Gardant tout de même au fond d’elle une frustration évidente, la charmante blonde ne répondit rien lorsque l’illustratrice ajouta qu’elle l’a désirait toujours, mais qu’elle n’avait seulement pas assez d’énergie pour l’instant. Haussant doucement les épaules – comme pour montrer à Dominura qu’elle comprenait, tout en déplorant tout cela – Ludmila parvint néanmoins à relever les yeux vers elle, lui adressant un doux sourire avant de lui voler un tendre baiser sur les lèvres.

    Qu’est-ce que tu avais prévu, de plus important que de passer ainsi du temps avec moi ?
    Combien de temps encore me feras-tu patienter ? Penses-tu que cela puisse être dangereux pour notre enfant, que de céder à mes désirs, de seulement suivre les tiens ? Tu ne t’écoutes plus, n’est-ce pas ? Ou bien… Peut-être t’écoutes-tu bien trop ? Je ne sais plus quoi en penser, tant mon cœur te réclame, mon cœur souffrant de ces séparations physiques, de cette absence - - -

    Tic


    Tac


    Dominura s’étant quelque peu éloignée, Ludmila se redressa à son tour légèrement, la regardant dans les yeux d’un air bien plus sérieux en décelant la nervosité de sa belle, cette dernière prenant sa main dans la sienne. Qu’avait-elle donc prévu, au juste ? Y avait-il ici quelque chose à faire, qui puisse ainsi la faire hésiter ? Perplexe, la charmante blonde laissa donc finalement la parole à son aimée, cette dernière commençant par tenter de l’amadouer en utilisant de plutôt bons arguments.

    Tu as été très sage, exemplaire – oui. Mais où veux-tu en venir, mon Amour ? Tu sais bien, que je ne peux pas te laisser te déplacer en dehors de cet appartement, voir de cette chambre. Obéir aux recommandations du médecin ne mérite aucune récompense qui irait à l’encontre de tout ce que tu as traversé ces deux dernières semaines. Dis-moi, malgré tout. Qu’avais-tu prévu ? Rendre visite… A l’hôpital… ?

    Ne comprenant pas immédiatement de quoi voulait parler Dominura à ces mots – étant bien loin d’imaginer que cette dernière pouvait encore songer à aller voir Grace dans son état – Ludmila fronça légèrement les sourcils, se redressant davantage – non sans que son corps ne devienne quelque peu rigide sur le coup. Comprenant peu à peu que Dominura n’avait visiblement pas comprit le message lorsqu’on lui avait dis qu’elle ne devait absolument plus prendre le moindre risque pour le bien être de son propre corps, ainsi que pour le bébé, la jeune Russe sentie une vague d’incompréhension la traverser, faisant un inconscient et vif signe de la tête, preuve de sa perplexité, comme de son agacement quant à la situation.

    Tu te moques de moi ?!



    Déjà frustrée d’avoir ainsi été repoussée – bien que sa raison ne puisse que comprendre les causes de cela – Ludmila se sentie alors envahie d’une colère nouvelle, son cœur se mettant à battre plus rapidement tandis qu’elle se tenait à présent assise sur le lit, les couvertures couvrant néanmoins toujours ses jambes. Posant son regard vif et bien plus distant – de par son incompréhension – dans celui de sa conjointe, la jeune femme lui laissa entendre, sans doute un peu trop emportée – mais assurément énervée de voir que Dominura ne voulait décidément pas se résoudre à abandonner cette idée, au moins avant son accouchement :

    - Non mais tu plaisantes ?!

    Laissant échapper un léger soupir suite à cela, Ludmila ne parvint finalement pas à contrôler son impatience – indiscutablement déçue de voir que Dominura persistait à vouloir être imprudente, et ce d’autant plus qu’il s’agissait une fois encore de rendre visite à Grace. Ainsi sortie-t-elle nerveusement des couvertures, quittant le lit tout en laissant entendre, lasse de tout cela :

    - Ne recommences pas avec ça. S’il te plait. ~ Tu sais bien que c’est absolument hors de question.

    Et jamais je ne cèderai. Tu ne sortiras pas de cet appartement, tu comprends ? Pas avant d’avoir mis cet enfant au monde, vous laissant tous deux en bonne santé. Et cela n’a absolument rien à voir avec Grace, bien que je ne puisse m’empêcher de souffrir davantage de ta détermination, insupportable.

    Je la déteste.
    Je te déteste, toi, lorsque tu agis ainsi. Sais-tu comme je me suis inquiétée, comme je m’inquiète encore ?! Tu ne te rends pas compte. Et pourquoi Grace aurait-elle le droit de te voir, de profiter de ta présence, tandis que je n’ai pas même le droit de te faire l’amour, pour bien moins de risques ?! Je suis jalouse, frustrée, déçue, vexée, dégoûtée. Oui, je le suis. Mais je suis davantage inquiète de te voir quitter cet appartement, tandis que la situation peu dégénérer d’un instant à l’autre, comme nous avons déjà pu le constater il y a seulement quelques semaines. Alors je m’éloigne, je marche, je tourne – dans cette chambre qui soudainement me semble un peu moins lumineuse.

    Bam
    Bam

    - Je… Je ne comprends pas.

    Il ne reste pourtant plus qu’un mois de patience, tu sais. Seulement un mois, et tu pourras la voir, sans danger.
    Mais non, tu ne peux pas t’en empêcher, n’est-ce pas ? Je trouve cela tellement absurde, inconscient !

    Tu n’as pas besoin d’aller la voir.
    Elle n’a pas besoin, que tu sois là pour elle.
    Tu dois te reposer, et te reposer seulement.

    Je t’en pris,
    Pour une fois.

    Sois raisonnable.
    ~
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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales   Sam 5 Mar 2011 - 0:37

    ~ Il était évident que lorsqu'elle s'était adressée à sa belle, la grande femme n'avait pas mâché ses mots, assez sûre de sa décision. Cependant, jamais elle ne lui avait manqué de respect, et elle n'avait pas non plus prévu la réaction aussi excessive de cette dernière, bien qu'elle savait que la nouvelle ne serait pas très bien accueillie. Je sais, mon amour, que tu n'es pas tout à fait d'accord pour que je voie Grace à l'hôpital. Mais tu m'avais donné ton approbation, tu te souviens ? Alors pourquoi est-ce que tu te figes, une fois de plus ? Je ne suis plus en danger, tu sais... Et le bébé non plus ! Je ne comprends pas... Je ne comprends pas, que tu sois aussi bornée, tandis que tu sais pertinemment à quel point je t'aime.

    BamBamBamBamBam

    Et l'angoisse remonte, je la sens, s'emparer de mes veines, parcourir mon corps tout entier tandis que mon ventre se tord, atrocement, manquant de me faire plier sous la douleur, succomber de la souffrance qui cherche encore à m'emporter. Pourquoi, tandis que tout allait à merveille ? Que se passe t-il, exactement ? Je sais que ce que je t'ai dis n'as pas pu t'enchanter... Mais, Ludmila, je t'en conjure, ne me regardes pas de la sorte ! Oh, oui, je t'en prie, je t'en supplie, je n'ai pas besoin de ça.

    Je l'avais prévu, c'est tout ?
    Pourquoi immédiatement t'emporter, tandis que je suis restée parfaite pendant ces dernières semaines, entre autres pour te rassurer ? Je ne sais pas si tu te rends compte, que je suis restée enfermée tant de temps. Qu'est-ce que je risque, exactement, à me rendre tout simplement à l'hôpital ? L'on pourrait m'accompagner, prendre soin de moi si jamais il m'arrive quelque chose. Tu sais, n'est-ce pas, que je ne voudrais pas me mettre en danger ! Tu le sais, hmh ? Pourtant, tu fais encore comme si j'étais la fautive, l'inconsciente, comme si tu avais toujours raison sur tout, comme si je n'étais que la pauvre idiote qui te sers de jouet.

    Je ne suis pas plus bête que toi !
    Je ne suis pas ton jouet ! Tu ne pourras pas me faire passer pour une moins que rien toute ma vie, tu sais ?!

    Je me rends compte de ce que je dis. Je me rends compte de tout ce que cela implique. Je me rends compte, de tout ça ! Cela n'allait pas durer longtemps. Je me serais faite accompagner, assister, conduire. Jamais je n'aurais exagéré ! Et voilà que tu joues de ta déception, que tu me fais clairement comprendre que je fais soit disant n'importe quoi tandis que ce n'était que des paroles ! Non, je ne me moques pas de toi.

    Non, ce n'est pas une plaisanterie !

    Mais tu ne veux rien savoir, toi, qui as l'usage de tes jambes, qui peut sortir au dehors de cette chambre, avoir la liberté de tous tes mouvements car tu n'as pas eu affaire à un médecin complètement névrosé et une paranoïaque transie ! Je me sens capable, de bouger, de me promener dans l'appartement !! Pourquoi personne ne veut-il comprendre, ou ne serait-ce qu'écouter ce que j'ai à dire, ce que je ressens ?!

    BamBamBamBamBam

    Et mon corps se fige, tout comme le tien. Oui, je me redresse dans le lit, les yeux brillants de l'horreur, l'effroi, l'injustice que tu me fais subir. Je me mords la lèvre, je me sens défaillir, alors que je tremble de tous mes membres, terriblement transportée par cette colère nouvelle. Tu me prends pour une idiote, n'est-ce pas ?! Et mes baisers, mes paroles, si attentifs pourtant, qui n'ont servi à rien ! J'aurais pu tout aussi bien m'abstenir, c'est ce que tu me fais comprendre ?! Tout cela parce que tu es frustrée, de ne pas avoir pu parvenir à tes fins ! Tu ne voulais que ça, huh ?! Du sexe, seulement du sexe, et le reste passe à la trappe ?!

    Moi aussi, j'en avais envie,
    Moi aussi, j'en suis frustrée,
    Mais je ne me sentais pas assez apte à le faire. Est-ce un crime ?!

    EST-CE UN CRIME, LUDMILA ?!!

    BamBamBamBamBam

    Je te déteste. Je te déteste, oui, toi, lorsque tu me fais comprendre que tu ne veux rien savoir de moi, à part ce que tu voudrais bien en voir, jour après jour. Je suis en colère, oui, tellement je me sens étriquée, interdite de toute réplique ! Je n'ai rien le droit de faire. Je n'ai jamais rien le droit de faire, et voilà que tu me parles encore comme à une enfant ! Que je ne remettes pas ça sur le tapis ? Ah ! Ah ! En as t-on seulement reparlé, depuis ma dernière visite à l'hôpital ?!

    Non, jamais !
    Alors pourquoi t'emporter directement,
    Pourquoi m'en faire voir, m'en vouloir ainsi, blessante et acariâtre ?!

    BamBamBamBamBam

    C'est décidé. Je n'allais pas insister, mais cette fois, c'en est trop. Laisse-moi partir. Oui, je me lève, tandis que tu fais les cent pas. Ce trouble qui me prends alors, cette douleur au ventre, ce semblant de contraction, ce spasme terrible, ces vertiges, je n'y fais pas attention. Je vais y aller, tu sais ? Et si tu ne me laisses pas partir, rien que pour une vingtaine de minutes – Ce qui n'est rien, avoues-le ! - je mettrai au monde le bébé, oui, TON enfant, comme tu semblerais le croire.

    Je donnerai la vie à ton enfant,
    Et je partirai,
    Oui, puisque c'est tout ce qui te préoccupes.

    Tu n'as peur que pour sa santé, n'est-ce pas ?!
    Pas même tu ne te soucierais vraiment de moi, au fond, tant que le petit serait en bonne forme, dès la naissance, apte à te reconnaître comme sa mère. Oui, je ne sais plus ce que je dis. Je bous, je rage !! Tu ne te rends pas même compte, qu'en mettant cette enfant au monde, je serai devenue folle, FOLLE, de tout ça !

    BamBamBamBamBam

    Serrant les poings, Dominura, éprise de colère, ne put davantage se retenir, hurlant sa douleur tout autant que son malêtre à être restée enfermée aussi longtemps :


    « Tu n'es vraiment qu'une égoïste, tout ce qui te préoccupe, c'est LUI ! Je deviens folle, ici. FOLLE !! Et... Et... Tu t'en FOUS COMPLETEMENT, DE MOI, TANT QUE TON GAMIN EST EN BONNE SANTE ! »

    Là, Ludmila, fine psychologue, pourrait facilement discerner certains traits de Dominura, laissant clairement apparaître une nouvelle douleur au ventre qui la faisait littéralement exploser, la colère prenant pendant un instant la place de la rancœur et de la souffrance, afin que le corps n'accuse pas le coup de l'accouchement. En effet, Dominura s'emportait, transformée par les maux, hypersensible à cause de sa maternité. Par ailleurs, tandis que ses mains s'agrippaient sur son ventre rond dans un gémissement déchirant, les larmes vinrent couler à flots sur ses joues pâles, alors qu'elle se perdait dans ses sanglots, dans des phrases singultueuses :

    « Tu... Tu t'en fiches complètement, en vérité !! J-Je n'ai fait... Que... Que porter l'enfant que tu ne voulais pas avoir t-toi même ! AAHHH J'AI MAL ! »

    Un coup de pied au sol, trépignant sur place dans un à-coup de douleur particulièrement féroce, et Dominura enfila sa robe de chambre anis, le visage dévasté par une colère qui n'en était plus guère qu'un terrible supplice. Les pleurs se liant à ses lamentations ainsi que ses gémissements de plus en plus profonds – Tandis qu'elle tentait de nier les piques qui lui traversaient à présent le corps, physiquement – elle tenta un voyage jusqu'à la porte de la chambre, continuant dans ce qui semblait à présent être un délire post-traumatique, uniquement lié bien entendu au martyre de son corps tout entier, car nous laisserons à présent de côté les hypothèses de la blessure mentale dûe au conflit avec Ludmila, pourtant récent :

    « J'y vais, que tu le veuilles...HIyAaAaaAHHH !! »

    Se figeant sur le pas de la porte, la grande femme se plia en deux, ses mains rejoignant ses propres jambes, entre le haut de ses cuisses et ses genoux, avant qu'elle ne les relève, couverts d'un liquide aussi clair que...

    Angoisse.
    Non.
    Non... Non... Non...

    Se retournant d'un seul coup vers Ludmila, le visage déformé par une expression d'effroi – Ayant d'ailleurs complètement oublié ses rancœurs vis à vis de ses interdictions de sortir – la grande femme se mit à trembler, la lèvre vibrante, avant de ressentir une nouvelle bouffée d'angoisse incontrôlable, paniquant d'un seul coup tout en ne sachant que faire :


    « Ludmila... LUDMILA !! Mon dieu ! Mon DIEU !! Je crois que... Je crois que je perds les eaux !! Je ne suis pas prête ! JE NE SUIS PAS PRETE ! »

    Son visage se couvrant à nouveau de larmes, elle ne put retenir ses sanglots, alors que la peur remontait à elle en une bouffée de chaleur terrible. Si elle n'avait absolument pas paniqué lors de la grossesse et l'accouchement pour ce qui concernait son petit Édouard, rien n'était pareil, désormais. Alors, la terreur la prenait,

    La terreur, simple, mais terrible.
    Et je tremble
    Viens à moi

    Je t'en supplie
    Ne me laisses pas seule face à ça !
    Ludmila...
    Je n'étais pas prête...

    Je ne suis pas prête !!
    Mon dieu
    Aide-moi
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales   Sam 5 Mar 2011 - 0:37

    Je sais bien, à quel point tu peux m’aimer. A quel point tu m’aimes. Je sais, que tu penses sans doute être capable de te déplacer, sans risque. Mais tout cela me dépasse, tant je crains de te voir à nouveau t’effondrer, pire encore si cela est loin de moi. Ne te sentais-tu pas d’une excellente forme, lorsque tes premières contractions sont apparues, te menant à l’hôpital en urgence ? Aucun signe ne pouvait nous prévenir de cela. Et si le médecin t’a fortement conseillé de rester au lit le plus longtemps possible, cela n’était pas uniquement pour t’embêter – comme tu sembles tant le croire. Alors non, je regrette, mais tu n’iras pas voir Grace aujourd’hui. Tu n’iras pas, et je suis terriblement agacée de voir que tu y aie seulement songé, inconsciente.

    Bam
    Bam
    Bam

    Penses-tu réellement que je sois injuste, à me regarder ainsi ? Je suis peut-être trop dure, trop froide, emportée par un énervement qui sans doute est passager. Mais je ne te comprends pas. Je ne peux pas te comprendre, tandis que je sens ta colère à mon égard. Tu ne comprends donc pas que je m’inquiète pour toi, comme pour lui ? Oh, peut-être aurais-tu de la chance, s’il ne t’arrivait rien lors d’une quelconque sortie. Peut-être que tu en reviendrais indemne, en parfaite santé, encore capable de soutenir notre enfant. Mais que se passera-t-il, si ton corps s’effondre à nouveau ? Que feras-tu, si tu te retrouves là-bas – seule – tandis que nous avons finalement décidé – pour ton bien plus que tout – de tout organiser pour que l’accouchement se passe dans cet appartement, à l’abris de tes craintes concernant les hôpitaux ?

    Impossible.

    Je ne veux pas plus te laisser seule que te permettre de te déplacer ainsi. Et peu importe alors si tu penses que je suis hautaine, égoïste ou injuste : Tu seras à nouveau libre, dans quelques semaines. Tu pourras bien te venger de moi, si tu en ressens le besoin. Mais pour l’instant, tu restes ici, et tu prends ton petit-déjeuner. Tu restes ici. Tu restes… Dominura.

    BamBam
    BamBam

    Incapable de maîtriser sa colère pour l’instant – par ailleurs ravivée par celle de Dominura, qu’elle trouvait alors totalement exagérée et incompréhensible – Ludmila se sentait comme fondre sous cette tension nouvelle, déplorant le fait que la situation dégénère à nouveau ainsi, et ce une fois de plus par la faute de Grace, dont le fantôme semblait toujours venir flotter au dessus de leurs têtes, sans doute bien malgré elle. Grace, qui ne demandait rien. Grace, qui n’avait pas même appelé depuis le jour du festival, où elle avait informé Dominura de son accident. Pourquoi voudrait-elle la voir ? Serait-elle seulement d’accord à l’idée de sacrifier la santé de son ex-conjointe et de son enfant, pour une simple visite, qui sans problème pouvait être repoussée de quelques semaines ? Non. Grace ne voudrait pas ça. Et sans réellement songer cette fois-ci à sa jalousie, Ludmila se sentait parfaitement juste dans les interdictions qu’elle imposait à Dominura, sachant pertinemment que cette dernière était assez aveuglée par l’enfermement pour ne plus pouvoir consciemment prendre les bonnes décisions concernant sa grossesse.

    Tu ne sortiras pas d’ici. Et pourtant tu te lèves, de cet élan de colère qui m’égare, me terrorise : Veux-tu réellement me défier ainsi ? Je ne te laisserai pas y aller. Peu importe ce que tu pourras me dire – ou non – pour m’en convaincre. Mais je t’en prie. Je t’en prie, calme-toi. Est-ce de la douleur, que je peux à présent lire sur ton visage ? Cette douleur, que je reconnais, qui m’effraie, à m’en faire pâlir.

    Bam
    Bam

    Egoïste. Je suis égoïste. Oui. Je préfère te voir enfermée ici – en sécurité – plutôt que de satisfaire tes stupides désirs de liberté, cette inconscience qui m’insupporte. Et toi, n’es-tu pas terriblement égoïste, de m’infliger ainsi le supplice de m’opposer à tout, pour quelque chose qui pourtant devrait couler de source ? Tu n’as pas le droit de sortir. Point. Si tu veux jouer avec ta vie, je ne tiens pas – de mon côté – à te retrouver à l’hôpital, à nouveau dans un état qui me déchirerait le cœur. Oui. Je suis égoïste.

    Je ne veux pas te perdre.
    Et surtout pas pour quelque chose d’aussi stupide et impulsif.

    BamBam
    BamBam

    Je ne me préoccupe que de lui.
    Ne me fous complètement de toi,
    Tant qu’il est en bonne santé ?

    Tu sais très bien que c’est faux.
    Tu sais comme je t’aime, Dominura.

    Bam
    Bam
    Bam

    Sentant son cœur se serrer et les larmes lui monter aux yeux face à la soudaine détresse de la femme qu’elle aimait, Ludmila s’était finalement arrêtée de marcher, observant les moindres mouvements de Dominura, et ce non sans se rendre compte du fait que son visage commençait à être quelque peu déformée par la douleur, sans pourtant qu’elle ne réalise immédiatement ce qu’il se passait. Sourcils froncés d’une incompréhension interdite, la jeune femme restait donc immobile, laissant Dominura prendre son peignoir tout en commençant à se sentir défaillir, réalisant peu à peu que sa conjointe négligeait terriblement son corps en se laissant envahir par tant d’amertume. De haine ? Son cœur battant à tout rompre tandis que son aimée agrippait son ventre de ses deux mains en un cri de douleur des plus déchirants, la jeune femme resta néanmoins totalement figée, incapable de réagir face à cette furie qui à nouveau s’était mise à lui hurler dessus.

    Tu ne penses pas ce que tu dis.
    Tu n’y crois pas, n’est-ce pas ?
    Jamais je ne me serais servie de toi, pour avoir cet enfant.
    Jamais je n’aurais voulu traverser tout ça, si ça n’était pas avec toi.
    Cet enfant est le nôtre.
    Je t’en prie…

    Voyant sa compagne se rapprocher de la sortie de la chambre en hurlant toujours, Ludmila semblait à présent se rendre compte du fait que – qu’elle le veuille ou non – Dominura serait bientôt incapable d’aller plus loin. Percevant non sans mal les nouvelles contractions de sa belle, la jeune Russe savait qu’il était à présent trop tard pour faire marche arrière, se décomposant par ailleurs sur place au nouveau cri d’effroi de l’illustratrice, cette dernière s’étant pliée en deux tandis qu’une liquide incolore semblait glisser le long de ses jambes. Ses lèvres s’entrouvrant en un gémissement angoissé sur le coup, la jeune femme se sentie totalement sombrer dans les méandres de ses songes durant quelques longues secondes, réalisant que Dominura était en chemin vers un accouchement prématuré et à présent incontrôlable.

    Tic
    Tac

    Je ne suis pas prête.
    Je ne suis pas prête, moi non plus, tu sais ?
    Et MERDE !

    BamBam
    BamBam

    Accourant auprès de sa conjointe, Ludmila attrapa finalement cette dernière par la taille d’un bras, le second passant contre sa nuque, sa main se glissant dans ses cheveux en une éreinte toute aussi fébrile que rassurante. Chuchotant alors quelques rassurants murmures – et ce malgré ses propres angoisses – la charmante blonde ne tarda finalement pas à guider son aimée jusqu’à leur lit, l’aidant à s’y allonger de nouveau, sans encore prononcer le moindre mot. Consciente que tout cela ne serait pas arrivé si elles n’avaient pas toutes deux été aussi impulsives quant à la demande de l’illustratrice, Ludmila oublia néanmoins tout ce qui avait pu précédemment les séparer, estimant qu’il n’était à présent plus temps de régler des comptes.

    Embrassant sa conjointe sur le front, Ludmila ne tarda finalement pas à lui dire qu’elle allait appeler la sage-femme – celle qui était d’ores et déjà passée les voir pour des séances de préparation à l’accouchement – s’absentant donc quelques minutes dans ce but. Hop, hop. Une fois cela fait, la jeune femme revint au chevet de son aimée en compagnie d’un grand verre d’eau fraiche, le tendant à Dominura tout en tentant de retrouver son calme. Un instant, quelques caresses – sur les visage et dans les cheveux de la belle brune – et Ludmila laissa finalement entendre, la gorge nouée par l’angoisse, mais aussi toujours très troublée par les mots qu’avaient pu prononcé précédemment la femme qu’elle aimait :

    - Elle sera là dans vingt à trente minutes…

    N’osant trop regarder Dominura dans les yeux pour l’instant – totalement déstabilisée par les évènements – Ludmila posa finalement l’une de ses mains sur le ventre arrondi de cette dernière, le caressant tendrement tandis qu’elle s’installait sur le rebord du lit, restant donc présente auprès de sa belle.

    Un instant de silence, et Ludmila parvint finalement à regarder plus clairement son aimée, bien que ses yeux ne brillent d’une détresse évidente : Vas-tu réellement accoucher, maintenant… dans ces condition ? Il est trop tôt. Beaucoup trop tôt. Ca ne devait pas se passer comme ça. Tu ne devais pas te lever. Tu ne devais pas t’énerver, mais uniquement garder le repos, tout faire pour mener cette grossesse à terme !

    Bam
    Bam

    Essuyant tendrement les larmes qui glissaient depuis de nombreuses minutes déjà le long des joues de sa conjointe, Ludmila rassembla finalement toute la force qu’il lui restait, prenant sur elle pour se montrer assez forte pour rassurer sa compagne, tout comme pour arranger avec clarté la situation entre elles, avant qu’il ne soit trop tard :

    - Tout va bien se passer… Ne t’en fais pas

    Huit mois, est-ce suffisant ? Il me semble. Et si j’ai peur, je me penche au dessus de toi, mes lèvres se refermant doucement sur tes joues, mes doigts glissant dans ses cheveux, rassurants :

    - Je ne me préoccupe pas seulement de lui, tu le sais, … N’est-ce pas… ?

    Une pause, et la jeune femme continua, douce malgré les tremblements nerveux de sa voix :

    - Je t’aime… Je t’aime et n’aurais jamais souhaité avoir un enfant si ça n’était pas avec toi

    Jamais je n’en aurais désiré. Jamais je n’y aurais songé.
    Je veux cet enfant, qui sera le nôtre. Je le désir, oui – plus que tout – tout comme toi.
    Jamais je ne te délaisserai. Jamais. Tu ne pensais pas ce que tu disais, n’est-ce pas ?

    Le bébé sera bientôt là.
    Mais tout me semble si rapide,
    Que je ne parviens pas à le réaliser.

    Je ne pense qu’à toi.
    A ta douleur, que j’aimerais pouvoir apaiser.
    A cette épreuve, à laquelle j’assisterai, impuissante.

    Je suis là.
    Je suis là.

    Terrorisée.

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales   Sam 5 Mar 2011 - 10:29

    ~ Trop tard ? Etait-il trop tard pour faire marche arrière ? Inévitablement, oui. Le bébé se manifestant pour sortir plus tôt que prévu, la pauvre Dominura se retrouvait alors comme au pied du mur, incapable de changer d'avis ou de se défiler. Alors, le glas funeste de la douleur sonnait à elle comme le tromblon de la mort, lui promettant à nouveau le martyr afin de donner la vie à un être qu'elle ne connaissait pas encore.

    BamBamBamBamBam

    Toute colère disparue de son visage tout comme dans ses mouvements, la grande femme ne tarda donc pas à appeler son amante à l'aide, gémissant et pleurant les larmes de son corps, la priant implicitement de la rejoindre tandis qu'elle perdait les eaux, à sa plus grande horreur. Pourquoi là ? Pourquoi maintenant ?! Pourquoi dans de telles conditions ? Les tiraillements de nos âmes, la colère et la violence de mes remords, la haine de mes propos, auraient-ils précipité l'accouchement, tandis que notre enfant comprendrait donc les instabilités de notre couple, oui, toutes ces choses qui me tourmentent et me blessent lorsque l'on se déchire ainsi, bien trop souvent à mon goût ?!

    Impossible !
    Impossible... Ludmila ce... Ce n'est pas ma faute, n'est-ce pas ?
    Dis-le moi, que je n'ai rien fait de travers.

    Dis-moi, qu'il sera en bonne santé.
    BORDEL, DIS-LE MOI !!

    Paniquant plus que de raison à ces nouveaux évènements qui ne manquaient pas de bouleverser quelque peu le rythme de leur vie, Dominura ne songea plus un instant à la pauvre Grace qui se trouvait à l'hôpital, complètement obnubilée par ses craintes les plus profondes concernant son enfant. Les tremblements reparurent, tout comme les larmes, tandis que, pliée en deux, elle put voir Ludmila accourir à ses côtés, passer ses bras contre sa taille, sa nuque, en une délicieuse étreinte qui ne la rassura pourtant pas sur le coup, à son plus grand malheur. Heureusement pour elle, sa tendre conjointe ne la laissa pas ainsi, la couchant bientôt sur son propre lit, au diable ses jambes humides.

    BamBamBamBamBam

    Que va t-il se passer, que va t-il se passer, ma Ludmila ? Tu vas l'appeler, n'est-ce pas ?! Tu vas appeler la sage-femme, et tout se continuera ici-même ? N-Non... Non, Non, Non... Je ne veux pas, je ne veux plus accoucher dans notre appartement... Je t'en supplie, je ne m'en sens pas capable ! Je ne suis pas prête, je ne suis pas prête !

    Bien loin de ses exercices de relaxation habituels, l'illustratrice semblait perdre tous ses moyens, s'agitant dans de déchirantes lamentations, bien qu'elle ne gémisse que pour elle-même, peut-être dans une recherche d'apaisement de la douleur. Cependant, elle tenta tout de même de se calmer en travaillant sa respiration, sans grand succès apparent mais bien des résultats intérieurs. Oui, je vais pouvoir attendre. Nous allons pouvoir attendre. De toutes façons, les contractions durent des heures et des heures, n'est-ce pas ? Mon dieu... Non... Je ne suis plus prête, à souffrir. Pourquoi n'ai-je pas tiré une leçon de l'accouchement d'Édouard ? Et voilà, que je retourne à la croix, comme masochiste de la torture que l'on me promettait, à apprécier la vie avec la personne que j'aime, à désirer reconstituer une famille.

    BamBamBamBamBam

    Hâte-toi, mon amour, je t'en supplie. Appelle cette femme, qui doit nous venir en aide, me venir en aide. Pour combien de temps encore devrons-nous l'attendre ?!

    Je n'en peux plus.
    BamBamBamBamBam
    Et mon cœur bat si vite encore.

    Lorsque Ludmila la rejoint, lui tendant par ailleurs un grand verre d'eau fraiche, Dominura prit en compte cette attention, tout en déposant le verre sur sa table de chevet, incapable de boire une goutte de quoi que ce soit. Son regard larmoyant se perdant dans celui de son aimée, elle lui laissa tout de même entendre, d'une voix faible mais surtout nerveuse :


    « Merci mon cœur... HhhHh ! »

    Je ne sais pas exactement ce que je ressens. De la douleur, ça oui. Mais quels sont ces autres sentiments ? De la faiblesse, de ne plus pouvoir bouger ? Un manque d'énergie ? Une hypersensibilité qui me donne sans arrêt envie de pleurer ? Une colère, vive et profonde, de ne rien pouvoir faire pour pouvoir m'apaiser ? De la rage, de ne savoir quoi faire ? De la panique, de l'effroi, de ne savoir que faire pour me sortir de là, me débarrasser de ce qui semble alors se présenter comme un parasite ? Je me débat, un instant encore, contre une force invisible, tandis que tu demeure auprès de moi, ta main passant contre mon visage, dans mes cheveux. Et je te souris, oui, je te souris, aimante et reconnaissante, ne pouvant pourtant pas ôter les traits nerveux de ce visage qui commence à vieillir.

    Combien de temps me supporteras-tu encore ?

    BamBamBamBamBam

    Elle sera là dans vingt à trente minutes.

    Bien que les paroles de sa conjointe sonnèrent en cet instant comme particulièrement lointaines, la trentenaire ne manqua pas d'en comprendre clairement le sens. Ainsi, se sentant d'un seul coup comme délaissée, abandonnée à ses souffrances et ses peurs, elle s'effondra à nouveau de larmes et de sanglots, comme accusant le coup de la mauvaise nouvelle. Vingt à trente minutes ?! C'est si long, si long, mon Amour ? T'en rends-tu compte ? Je ne veux pas, que tu restes à mes côtés. Je ne veux pas, encore, te faire payer de ma douleur, comme je le fais toujours, bien que je le déplore.

    Mais je prends ta main, je la prends encore, oui, et la garde à moi.
    Tout va bien aller... ? Tout va bien aller ? Tu le crois vraiment, petit chat, alors que je me perds à nouveau dans ces spasmes infernaux, alors que je refuse de devoir mettre au monde notre enfant en ce jour conflictuel, dans de telles conditions ? Tout va bien aller... Oui... Peut-être que tu as raison, après tout ? Je ne me fais pas assez confiance, sans doutes. Mais tout se passera pour le mieux, mon amour...

    Tu me l'as promis.

    ~

    Les quelques mots, de Ludmila, très calmes mais émus, ne purent évidemment que toucher Dominura, la troubler davantage, tandis qu'elle se rendait compte après coup des craintes qu'elle avait exposées à sa si belle conjointe. Est-ce que je t'ai vraiment dit tout cela, sous l'impulsion ? T'ai-je vraiment laissé entendre que tu étais égoïste, alors que tu t'occupes de moi depuis des semaines et des semaines, des mois et des mois, terriblement dévouée ? Mon regard se voile à nouveau de larmes, accrochant ma sensibilité exacerbée, tandis que je ne te laisses plus partir, prenant tes mains en otage dans les miennes. Et quelques mots perlent encore d'entre mes lèvres, tandis que je t'aime, que je t'aime tant.


    « Oui... Je le sais, petit chat... »

    Je n'ai plus la force. Et, sous l'à-coup d'une contraction plus vive, déjà ma tête s'élance en arrière, mes mains quittant les tiennes pour venir se placer sur mes yeux, en un gémissement déchirant d'une douleur intense.

    HhHhHHhhh
    HhhhHhHHhhHh


    « AaahhHh... Je ne suis pas prête... »

    Mais
    L'aurais-je seulement été, un jour,
    Si on me l'avait demandé ?

    BamBamBamBamBam

    ~

    De longues, longues, longues minutes plus tard, alors que Dominura ne tenait pas en place dans son lit humidifié par les élans de son corps, la sonnerie d'entrée retentit, haut et fort. La sage-femme ? Sans aucuns doutes. Derrière la porte se trouvait donc une femme de taille assez grande, noire de peau, d'une trentaine d'années. Tout aussi ravissante qu'attentionnée et professionnelle, elle attendait patiemment l'arrivée de Ludmila, dont elle avait reçu le coup de fil.

    Je vous attends, oui,
    Tout comme vous avez dû m'attendre.
    Tout se passera bien, maintenant.

    Ouvrez, simplement,
    Et je serai à vous,
    Pour des heures encore.

_________________

- Dominura Romley -

-Pas un coeur de pierre mais seulement malheureuse-
-Et si vous osiez un quelconque effort ? Les sourires, ça se décroche-
[Ps : Lien musical]
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MessageSujet: Re: ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales   Sam 5 Mar 2011 - 17:45

    ~ Tu n’es pas prête. Tu n’es pas prête – Il est trop tôt. Comment avons-nous pu en arriver là, si rapidement ? Pourquoi ces contractions, cette perte des eaux si soudaine ? Je ne voulais pas… Est-ce ma faute ? Peut-être aurais-je simplement dû te laisser aller voir Grace. Peut-être n’aurais-tu pas eu le moindre problème, si je ne t’avais pas ainsi mise en colère, de mon si ferme refus. Je connaissais les risques de tes déplacements, en oubliant ceux liés à tes états d’âme. Je ne pensais pas que tout irait si vite, que tu t’emporterais de la sorte – par ma faute. Mais tout ira bien, oui. Notre enfant ira bien, et ce malgré ce petit mois d’avance.

    Bam
    Bam

    Ne pleure pas. Ne pleure pas… J’aimerais tant pouvoir te rassurer, apaiser ta douleur. Mais que puis-je faire, sinon rester auprès de toi, laisser glisser quelques tendres caresses sur ton visage, humide de larmes et tiré par la souffrance physique ? Je suis pour l’instant incapable de te soulager d’une quelconque manière, tant je ne parviens pas à réaliser l’ampleur de la situation. La sage femme va arriver, oui. Dans bien trop longtemps à ton goût, n’est-ce pas ? Je ressens tes maux, terriblement empathique.

    Resserrant doucement sa main contre celle que lui avait offert son aimée, Ludmila adressa finalement un fin sourire à cette dernière lorsqu’elle répondit à ses questions, soulagée de voir que – malgré tout – Dominura était consciente de son amour. En effet, jamais la jeune Russe ne se serait soumise à tant d’épreuves si elle n’avait pas voulu avoir cet enfant avec Dominura, et avec elle uniquement. Désirer fonder une famille n’avait jamais été dans les ambitions de la jeune femme avant sa rencontre avec l’illustratrice, Ludmila étant par ailleurs quelque peu troublée par cette idée – n’ayant jamais réellement eut de vie de famille.

    Je n’avais qu’un père, si peu démonstratif.
    Sans doute m’en a-t-il voulu, d’avoir ainsi affaiblit ma pauvre mère, de par ma naissance.
    Mon frère ainé a succombé à la maladie avant même que je n’ai l’occasion de le connaître.
    Puis ma mère, dont je ne garde absolument aucun souvenir – sans doute pour mon plus grand bien.

    Notre enfant aura deux mères.
    Notre enfant sera entouré, protégé.
    Nous serons là pour lui – Ensembles.

    ~

    Au nouveau gémissement déchirant de sa compagne, la jeune femme fronça légèrement les sourcils, sa main se retrouvant être à nouveau libre tandis que Dominura portait les siennes à ses yeux. Indiscutablement touchée par la douleur évidente de sa belle, la jeune femme laissa donc glisser ses doigts jusqu’aux cheveux bruns de l’illustratrice, la massant tendrement tandis que son autre main restait posée sur son ventre, attentive aux mouvements du bébé. Se penchant un instant au dessus de Dominura, Ludmila l’embrassa à nouveau sur le front, commençant peu à peu à retrouver son calme – nécessaire sans doute au bon déroulement de la suite des évènements.

    Tu n’es pas prête ? Je sais, Trésor.
    Nous pensions avoir encore un mois entier,
    Ne serait-ce que pour la préparation à l’accouchement,
    Les exercices de relaxation.

    Mais il est trop tard à présent,
    Et il nous faut nous adapter.

    Bam
    Bam
    Bam

    Un dernier baiser, de nouvelles caresses, et Ludmila laissa finalement entendre quelques rassurants murmures, tendre et douce, malgré son anxiété persistante :

    - Essais de te détendre… Il n’y a aucune raison pour que cela ne se passe pas bien.

    Tu es tout à fait prête, au fond. Tu es parfaitement capable de mettre cet enfant au monde, sans le moindre problème. J’ai confiance en toi, tu vois ? Je sais, que tu peux y arriver. Tu peux. Tu dois. Et tout ira bien, mon Amour. Bientôt, notre petit garçon – comme tu sembles tant le croire, l’affirmer – ou notre petite fille, sera là avec nous, dans nos bras. Je réalise peu à peu, et ne puis qu’en être des plus heureuses.

    Notre bébé. ♥

    Tic
    Tac

    Restant un instant ainsi auprès de sa belle, Ludmila décida finalement de faire quelque chose pour essayer de détourner son attention de la douleur, se levant afin d’aller allumer la musique présélectionnée par Dominura, sur le petit poste de la chambre, sur lequel elle avait pu brancher son lecteur MP3. Ne la laissant qu’en simple bruit de fond, la jeune femme attrapa au passage un petit flacon d’huiles essentielles, dont l’utilisation était recommandée en cas de massage destiné à la relaxation et à l’apaisement.

    Hop,
    Hop.

    Ne se préoccupant guère du faire qu’elle soit elle-même encore en chemise de nuit, la jeune femme aida sa conjointe à retirer sa robe de chambre – la faisant se redresser avant de l’inciter doucement à se coucher sur le côté, ne souhaitant pas la forcer à rester debout, compte tenu de ses douloureuses contractions. Ainsi commença-t-elle à masser tendrement son dos, de ses hanches à ses épaules, recouvrant ses mains de cette huile dont l’odeur était des plus agréables, relaxante.

    Les minutes passant, la sage-femme ne tarda finalement pas à sonner à la porte, chose qui ne manqua pas de rassurer la belle psychologue, quelque peu nerveuse à l’idée de rester seule avec Dominura, tandis que cette dernière ne semblait pas cesser une seule seconde de souffrir de ce début de travail.

    Clap,
    Clap.

    Un baiser, quelques pas, et la jeune femme ouvrit la porte à celle qui soutiendrait Dominura dans son accouchement, lui adressant un bref sourire avant de l’inviter à entrer, la remerciant de s’être déplacée si rapidement. Munie d’une petite valise contenant sans doute les différents produits nécessaires en cas de problème imprévu, la jeune femme retrouva donc finalement Dominura dans la chambre, la saluant avec sourire et bonne humeur, visiblement très confiante.

    Retournant au chevet de sa belle, Ludmila referma doucement sa main sur la sienne, adressant un regard doux et rassurant à son aimée : Tu vois, elle est là. Dans ses bagages se trouvent tout le nécessaire au bon déroulement de cette future naissance, qu’il s’agisse de calmants ou de matériels divers, comme par exemple ce monitoring portatif, probablement destiné à vérifier les constantes de notre enfant – ou peut-être les tiennes ? Je n’y connais rien. Je ne veux pas le savoir. Je veux seulement – et uniquement – pouvoir être là pour toi, continuer à t’aimer, à t’aider – tant que je le peux.

    Tic
    Tac

    Combien de temps encore, avant qu’il ne soit là ?
    Combien de cris ? Combien de larmes ?
    Mon cœur s’emballe, mon corps en tremble.

    J’ai confiance en cette femme.
    J’ai confiance en toi.

    Bam
    Bam
    - - -

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MessageSujet: Re: ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales   Sam 5 Mar 2011 - 20:58

    ~ A bien y réfléchir... Y avait-il seulement une raison pour que quoi que ce soit se passe mal ? Non, pas réellement. Quoi que... Peut-être est-ce que la rapidité de la perte des os de Dominura pourraient entrainer quelques complications ? D'autant plus que le bébé avait bien un mois d'avance sur la normale, sentant tout juste à huit mois. Ainsi, même si Ludmila cherchait à la réconforter, l'illustratrice ne se sentait pas plus rassurée pour autant, craignant toujours, minute après minute, de souffrir davantage, de mettre au monde un bébé mort-né, ou quoi que ce soit du genre. Intenables pensées, terribles songes. Que feraient-elles, alors ? Dominura était bien loin d'être prête à essuyer, à encaisser un nouveau décès, n'ayant déjà pas totalement terminé le deuil de son premier enfant.

    Tout sera différent, n'est-ce pas ?
    Car nous sommes ensemble,
    Nous sommes là, toutes les deux, les pieds en plein dans notre vie.

    Et cet enfant forgera tout, ne crois-tu pas ? Notre relation est si belle, malgré toutes ces déchirures qui nous blessent encore. J'espère, de tout mon cœur, qu'il ne serait pas de quoi se voiler la face, comme niant que quelque chose ne vas toujours pas, dans notre couple. Mais serions nous seulement capables de penser ainsi ? Impossible. Nous n'avons pas, à nous poser la question de ce genre de choses. Je veux être avec toi, je veux vivre en ta compagnie, à tes côtés, encore et toujours.

    Mon Amour.

    ~

    Se redressant malgré les indications que l'on lui aurait sans doutes conseillées si jamais le corps médical se trouvait à ses côtés en cet instant, Dominura chercha à nouveau la présence de sa belle, comme si cette dernière était capable de la laisser là, dans de telles conditions, à n'importe quel moment. Heureusement pour elle, ses yeux tombèrent rapidement sur sa conjointe, cette si magnifique femme, qui s'empressait de la rejoindre, embrassant son front comme une mère pourrait le faire afin de rassurer son pauvre enfant en martyr.

    BamBamBamBamBam

    Mon cœur bat si fort, le sens-tu, ma Ludmila ?
    Ne me laisse pas,
    Pas un instant.

    Suivant sa belle du regard, la grande femme ne tarda pas à remarquer les pas de cette dernière en direction du petit poste où l'on pouvait y voir un petit lecteur MP3, où étaient entreposés de multiples musiques de détente, choisies par avance par la grande femme, en prévision de l'accouchement. Un sourire passant sur son visage, la grande femme laissa ses yeux amoureux glisser sur les ravissants traits de son aimée, reconnaissante de toutes ses attentions, peut-être de ses efforts. Oh, la douleur n'était pas partie en elle-même, mais il était incontestable que la dessinatrice cherchait à présent à se changer les idées, entre ses terribles contractions. Tout aussi rapidement, de toute sa grâce, Ludmila proposa à sa conjointe un massage, ce que cette dernière accepta immédiatement, ravie de cette attention. Ainsi, elle se dévêtit – Aidée de la jeune femme – et se coucha sur le côté, ressentant immédiatement une légère sensation de détente, son corps accueillant avec bonheur les mains de la belle blonde.

    Le travail a déjà commencé, n'est-ce pas ?
    Oui, je le sens, je le souffre sans cesse.
    Mais pourtant, j'essaye de me relaxer, reportant les exercices de respiration appris depuis de nombreux mois, dès le début de ma maternité. Crois-tu que cela sera seulement utile, finalement ? Ah ! Je l'ignore complètement, mais je garde espoir, tentant de conserver une certaine confiance en moi.

    Je n'étais pas prête, mais je me sens capable de continuer cette aventure.
    Il le faudra bien, n'est-ce pas ?

    BamBamBamBamBam

    Et mon cœur s'emballe à nouveau. Incapable de continuer cette séance de massage, ne tenant pas en place, mes gémissements te font rapidement comprendre – A mon grand malheur – que je ne puis plus supporter cette position. C'est alors d'un naturel incontestable que je me retourne, te remerciant au passage, une de mes mains rejoignant une des tiennes, tandis que je te dévore du regard.

    Tu as tenté de m'apaiser, une fois de plus.
    Peut-être sans succès immédiat ? Mais cela m'a fait du bien, à mon âme plus qu'autre chose sans doutes, mais toujours à mon plus grand bonheur.

    ~

    Se redressant à nouveau dans son lit, se calant confortablement contre les coussins qui se retrouvaient alors dans son dos, la grande femme put accueillir la sage-femme lorsque Ludmila revint en sa compagnie, après lui avoir ouvert la porte de l'appartement. Visiblement, cette dernière semblait assez contente, bien que connaissant la situation des deux jeunes femmes et le statut de prématuré qu'aurait le bébé de ces dernières. Souriant alors à la jeune black, Dominura posa quelques questions, tout en gardant ses mains crispées sur son ventre, douloureux.

    BamBamBamBamBam

    Prise d'une nouvelle convulsion, un gémissement se fit entendre à nouveau dans la chambre, ce dernier ne semblant pourtant pas alerter l'infirmière, qui déposait alors son petit sac, y cherchant sans doutes d'ores et déjà les médicaments qui pourraient davantage apaiser la belle illustratrice.

    J'ai mal... J'ai mal... J'ai mal...
    AaaaAaH !!
    Pitié, pitié ! Je vous en prie, faites arrêter le supplice !

    Je n'en peux plus. Je n'en peux plus !

    Et les larmes me viennent à nouveau, et je me raccroche à ton bras, toi, mon amour, dont je ne puis me passer. Je ne fais pas que cela pour moi, tu le sais ? Je le fais pour nous... Et les pleurs me prennent, coulent sur mes joues tandis qu'une brève et étrange pensée se porte à ma dernière maternité, à l'accouchement de mon défunt fils, que j'aimais tant. Je ne veux pas, qu'il nous arrive de telles horreurs. Je ne m'en remettrai jamais... Tu le sais ? Je ne pourrais jamais encaisser un nouveau coup, comme celui-là. Mais tu le sais, tu le sais, n'est-ce pas ?

    Il ne nous arrivera rien. Il... Ne nous arrivera rien.
    Pourquoi tant de malheur nous toucherait-il ? Cela est impossible.

    Recevant avec calme les quelques injections de la sage-femme ainsi que les calmants qu'elle lui tendait – accompagnés d'un verre d'eau, bien évidemment – la grande femme se tordait parfois, en quelques lamentations qu'elle tentait tout de même de conserver.

    Et puis ces indications,
    Ces paroles, me demandant de me relaxer, de détendre tout mon corps...
    Ces paroles, qui semblent me toucher au plus profond de moi...
    Que je tente de suivre, de ces respirations que je contrôle.

    HhHHh... HhhHhHH... Hhaaahh....

    Je souffre,
    Je souffre tant, mon amour.
    Le travail a commencé, nous le savons.

    Et mes lèvres, articulent pour toi quelques mots que je ne dirai pas à voix haute, tant mon corps, tant mon âme se déchirent : Je t'aime~

    Il n'est plus temps de reculer,
    Seulement temps de se forger notre nouvelle vie,
    Pour le meilleur et pour le pire.

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- Dominura Romley -

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MessageSujet: Re: ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales   Sam 5 Mar 2011 - 23:19

    Laissant finalement Dominura reprendre une position plus confortable suite au court massage qu’elle avait pu lui offrir, Ludmila n’avait donc plus eu guère de temps à attendre avant de devoir à nouveau se lever, retrouvant avec plaisir la sage-femme qui les avait déjà accompagné dans la préparation à l’accouchement, lors de ces dernières semaines. Ainsi la jeune femme retrouva-t-elle rapidement la chambre de la future mère, cette dernière étant très vite rejointe par sa conjointe, présente et attentive. Dominura s’agrippant à son bras, cette dernière ne manqua pas de caresser tendrement son visage de sa main libre, tentant de déceler les pensées mystérieuse de cette sage-femme très confiante : Tant de douleur… Etait-ce normal ? Visiblement, oui. Dans tous les cas, les gémissements et sanglots de Dominura ne semblaient pas réellement l’inquiéter, la jeune femme sortant seulement son matériel, préparant de quoi soulager l’illustratrice.

    Hop,
    Hop.

    En seulement quelques minutes, Dominura reçue médicaments et injections, et ce pour le plus grand soulagement de sa conjointe – qui espérait ainsi voir sa douleur s’estomper, son corps se détendre. Restant donc sagement auprès d’elle, Ludmila décida de ne pas la quitter une seule seconde, estimant que laisser son aimée dans un but quelconque – s’habiller, par exemple – serait totalement malvenu. Ne désirant pas ailleurs absolument pas se séparer d’elle, la jeune Russe s’était donc installée plus confortablement sur son côté du lit, assise en tailleur tandis que ses mains restaient en contact avec Dominura.

    Se laissant seulement guidée par les indications de la sage-femme, Ludmila décida par la suite de s’allonger auprès de sa belle, se rapprochant davantage tout en laissant glisser quelques tendres caresses sur ses joues, lui murmurant quelques rassurantes paroles à l’oreille.

    Moi aussi, je t’aime.
    Je t’aime tellement,
    Si tu savais.

    Notre enfant se portera à merveille, tu verras. Seulement quelques heures encore, et il sera dans tes bras, sous nos yeux. Envisager une mauvaise nouvelle est pour moi impensable, totalement impossible. Et si notre enfant ne survivait pas à cet accouchement prématuré ? Non. Pourrions-nous seulement survivre à cela ? Je ne sais pas. Je n’ose l’imaginer. Tu es tout, pour moi. Mais cet enfant ? Il fait parti de nous, depuis déjà huit long mois. Huit mois, que nous attendons sa venu, que nous rêvons notre vie future- avec lui. Mais tout se passera bien : Tout ira bien, oui. Je ne veux pas envisager le pire. Je ne veux pas y songer, et profiter seulement de ces instants, aussi douloureux soient-ils pour toi, mon pauvre Trésor.

    ~

    Une heure.
    Deux heures.

    De temps à autre – après avoir demandé à Dominura de garder les jambes repliées et écartées afin d’aider son enfant à trouver la sortie – la sage-femme vérifiait la taille de l’ouverture du col de la jeune femme, estimant ainsi approximativement le temps qu’il lui restait à attendre avant de commencer à participer plus activement à l’expulsion de l’enfant. Quelque peu troublée par tous ces termes médicaux – bien loin de l’utopie qu’elle pouvait se faire d’un accouchement simple et naturel à la maison – Ludmila due néanmoins se contraindre à suivre les indications de la jeune femme lorsqu’elle lui demanda de venir appuyer doucement sur le haut du ventre de l’illustratrice, et ce afin d’encourager – soi-disant – le bébé à descendre.

    S’exécutant donc tout en ne pouvant consciemment pas réellement appuyer – y laissant seulement glisser quelques tendres caresses – la jolie blonde continuait avant tout à tenter de divertir sa belle en lui parlant de tout et de rien, dans la limite du raisonnable. La douleur se faisait-elle plus discrète ? Sans doute. Ou bien, non ? Quoi qu’il en soit, la nervosité de Ludmila ne s’apaisait pas, la jeune femme étant à la fois surexcitée à l’idée de bientôt voir leur enfant, mais aussi terriblement angoissée quant aux possibles complications qui pourraient suivre.

    Trois heures.
    Quatre heures.
    Cinq heures.

    « Cela ne devrait plus durer très longtemps »

    Soulagement ? Impatience ? Terreur ?

    Tic
    Tac

    Six heures.

    BamBam
    BamBam

    Une énième vérification quant à l’ouverture du col de l’utérus, et la sage-femme se redressa, toujours très souriante et confiante : Voilà. Elles y étaient. Dans quelques minutes, le bébé se retrouverait enfin à l’air libre, s’échappant du cocon sans doute bien confortable dans lequel il avait pu se développer pendant huit mois. Sentant son cœur s’emballer à nouveau tandis qu’elle avait finalement réussi à se détendre quelque peu, Ludmila se redressa alors doucement, gardant néanmoins la main de Dominura dans la sienne, l’autre dégageant son visage en balayant quelques mèches de ses cheveux bruns.

    Un regard, nerveux, mais terriblement tendre – amoureux :

    Est-ce que tu te sens prête ?
    Je suis là. Je resterai là, avec toi.
    Ta main, dans la mienne.

    « A la prochaine contraction, il faudra pousser »

    Que puis-je faire, pour tenter de te rendre cela plus supportable ?
    Comment puis-je seulement t’aider, tandis que tout est à présent entre tes doigts ?
    Je sais, que cela te demande beaucoup d’effort. Je le ressens, mon corps fébrile essuyant les sueurs froides de tes gémissements de douleurs, sans pour bien plus supportables pour cette inconnue – qui de son air assuré mais compréhensif me met parfois mal-à-l’aise. Je suis pâle, nerveuse.

    Mais jamais ne doute de toi.

    Encore quelques efforts,
    Quelques souffrances…

    Et notre bébé sera là.
    Pour notre plus grand bonheur.


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MessageSujet: Re: ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales   Dim 6 Mar 2011 - 15:47

    ~ Ça y était. Enfin, le moment était arrivé, le travail commençait à porter ses fruits, au prix malheureux de terribles douleurs, malgré les calmants que lui avaient prodigués la sage-femme, attentive et professionnelle. Dominura, les jambes bien écartées comme il lui avait été indiqué, n'attendait à présent plus qu'une chose : La naissance de leur enfant, à Ludmila et elle-même, afin d'être définitivement libérée de ce poids qui commençait à lui peser au niveau du ventre. Combien de temps, encore, avant que tout ne soit fini ?

    Je le sens, descendre, je sens, ces grosseurs se transformer, métamorphoser mes formes, tandis que mes lamentations se font plus fortes, plus terribles encore. J'ai mal... J'ai si mal, Ludmila ! Heureusement, je te sens, je te vois, je te sais à mes côtés, tandis que je cherche à conserver, par tous les moyens, mon courage et ma confiance en moi. Oh, ce n'est peut-être pas mon premier enfant, mais l'expérience est encore différente, plus difficile sans doutes. Comment ne pas me sentir défaillir, sous les tiraillements de mon corps, sous les diverses pensées qui apparaissent en mon âme, malgré tous mes effort pour les faire disparaître ? Je n'arrives pas à me concentrer sur autre chose, non, je n'y arrives pas, malgré ta présence, malgré tes si belles attentions.

    S'il te plait, mon amour...
    Ne me quittes pas, ne me quittes jamais...

    Tu sais, à quel point j'ai besoin de toi, n'est-ce pas ?
    Aujourd'hui plus que jamais. Tu sais, à quel point ta présence me fait du bien, pas vrai ? Et jamais ne pourrais-je me passer de toi, malgré tout ce que je te dis, malgré mes violences, tout ce que je te fais entendre, durant nos si terribles disputes. Alors, je garde ta main dans la mienne, je continue à avancer, à aller de l'avant, quoi qu'il puisse m'en coûter.

    Crois-moi
    Crois-moi, mon amour,
    Je fais du mieux que je le peux encore.

    BamBamBamBamBam

    La force manque de me faire défaut, et pourtant mon corps se contracte. BamBamBamBam, mon cœur s'emballe, sous mes élancements de tête, sous mes gémissements de plus en plus puissants, s'étouffant parfois pour ressurgir ensuite. Combien de temps. Combien de temps, encore... Oh, je t'en prie, dis-le moi. Dites-le moi, ou j'en mourrai ! Jamais il ne m'aura fallu tant de temps. Est-ce de par mes angoisses, mes appréhensions ?

    J'ai si peur, au fond de moi.
    Si peur, de découvrir une anomalie sur notre enfant, j'ai si peur que quelque chose se passe mal, pour moi. J'ai l'immense crainte, également, que notre relation se détériore, après tout cela. Mais ce ne sera pas le cas, petite fleur ? Non, impossible. Je tiens bien trop à toi pour que quoi que ce soit nous fasse défaut.
    Malgré les épreuves, nous resterons ensemble.

    BamBamBamBamBam

    ~

    Plus de cinq heures de travail après, Dominura en était toujours à ses terribles contractions, serrant plus que de raison la main de Ludmila dans la sienne. Profondément heureuse de voir sa tendre conjointe à ses côtés, elle ne pouvait néanmoins pas se détendre davantage, ni même sourire, tant la douleur était à présent présente, lui faisant passer des heures d'un martyr terrible. Pourquoi tout ce mal ? Le bonheur valait-il seulement ce prix ? Sans doutes, oui, sans doutes.

    Mais aux paroles de la sage-femme, qui lui laissait alors entendre qu'à la prochaine contraction il lui faudrait pousser afin d'extraire le bébé de son ventre, Dominura ressentit une bouffée de chaleur, d'un stress intense, lui remonter dans le corps tout entier tandis que quelques larmes de panique naissaient dans ses yeux sombres. Se tournant alors légèrement vers Ludmila en quête de réconfort, elle resserra plus fermement encore sa main dans la sienne, avant de fermer les yeux, en quête de calme, de plénitude.

    BamBamBamBamBam
    Doucement,
    Respire, respire Dominura.
    Le travail ne sera plus bien long.
    Et puis... Tu es prête, n'est-ce pas ?
    Prête, à recommencer une nouvelle vie, définitivement ?

    Je suis prête.
    Je souffre, mais... Je suis prête.

    Sentant son corps lui brûler à sa nouvelle contraction, comme le lui avait prédit la sage-femme, Dominura prit une grande inspiration, chargeant tout son être de la volonté de mettre cet enfant au monde. Poussant, poussant de toute son âme, ses membres semblaient alors si lointains... Ses gémissements se firent alors plus forts, plus aigus aussi, moins réguliers et entrecoupés d'apnées diverses, traduisant de gros efforts.


    « HhHhHaHhh... Hhhhh... Non... ! Je ne peux plus, je n'ai plus de forces ! Je n'y arriverai jamais... Je ne pourrai jamais... !! »

    La sage-femme se tenant prête à la réception de l'enfant, laissait entendre quelques phrases, visant à donner du courage à Dominura, qui ne devait alors pas s'arrêter en si bon chemin. S'enthousiasmant de temps en temps de la progression du travail, elle laissait éclater son contentement, échangeant parfois quelques regards rayonnants avec une Ludmila anxieuse au possible. Il ne fallait pas s'inquiéter : D'après elle, l'illustratrice serait bien assez forte pour supporter la fin de l'accouchement, quoi qu'il lui en coûte.

    Courage,
    Courage, oui, était alors le mot d'ordre.

    Et mes ongles, rentrent dans ta peau, s'accrochent à toi comme si la mort m'attendait au tournant, de toute cette douleur qui manquait de faire flancher mon corps.
    Je m'accroche, je m'accroche, perdant parfois espoir pour davantage le retrouver quelques instants après.

    HhhHhHHhh !! HhHaahHh... !!


    « aaAaAAaAAAAAaAaAAAhHHHhH !!! »

    Balançant sa tête en arrière en un cri étranglé de souffrances, de supplice, Dominura aggrippa les draps de sa main libre, en une contraction proche de la cambrure, son corps tremblant d'un violent spasme pendant lequel la sage-femme put récupérer l'enfant. En dehors de toute conscience, en dehors même du monde réel, l'illustratrice sentit alors tout son corps lui faire défaut, tandis qu'elle ne comprenait plus réellement ce qu'il pouvait se passer autour d'elle. Tout lui semblait alors passer si vite, contrairement à ses six bonnes heures de travail. Et la voix de la demoiselle, lui éclatait aux oreilles :

    « C'est un garçon ! Restez éveillée Dominura, restez éveillée, ne vous en faites pas, tout va bien... Mais il faut que vos restiez encore un peu éveillée, restez parmi nous ! »

    En une lamentation semblable à un râle de douleur mais de soulagement, la grande femme ne put pas immédiatement défaire sa tête de l'oreiller, en nage, tentant de reprendre correctement sa respiration, son calme, sa sérénité.
    C'est un... garçon ? Oh, mon dieu, Ludmila ! C'est un garçon... Un garçon... !

    BamBamBamBamBam


    « Tenez-le dans vos bras, que le lien se fasse, Dominura ♥ »

    L'information ne parut tout d'abord pas claire à la grande femme, mais déjà la sage-femme lui laissait l'enfant dans les bras, ce dernier poussant alors son premier cri, signifiant par ailleurs qu'il était en parfaite santé. Assez rapidement, et sans même que la dessinatrice ne puisse s'en rendre vraiment compte, les vérifications furent faites, le cordon ombilical coupé, et l'infirmière s'occupa même du placenta.

    Dominura, de son côté, tremblait toujours, arrivant tout juste à esquisser un sourire, un sourire doux mais épuisé, douloureux, tournant la tête vers Ludmila, son regard se plongeant alors dans le sien, tandis que ses cheveux défaits s'éparpillaient de quelques mèches sur son visage fin et fatigué. Une main, faible, dans la tienne. Un mouvement de lèvres, un murmure, de toutes mes dernières forces :


    « Edan... »

    Notre fils,
    Notre enfant,

    Et je me perds dans le monde des songes
    Peut-être juste pour quelques instants.

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MessageSujet: Re: ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales   Dim 6 Mar 2011 - 16:55

    ~ Six heures. Six longues heures de patience les avaient ainsi menées à un début d’après-midi calme et ensoleillé, Ludmila prenant ayant pris soin d’ouvrir les rideaux afin de laisser la lumière du jour entrer dans la chambre. Dans cette ambiance tout aussi simple que chaleureuse, Dominura était donc en bonne voie pour donner naissance à son second enfant, Ludmila restant attentive et présente, et ce bien malgré le mal qu’elle avait à voir ainsi la femme qu’elle aimait souffrir le martyr. Combien de temps encore, avant que leur petit ne vienne au monde ? Plus tant, d’après les dires de la sage-femme, toujours personnellement très confiante.

    Bam
    Bam
    Bam

    Sentant la main de Dominura se resserrer sur la sienne, Ludmila lui adressa alors un sourire doux et encourageant, et ce bien que son visage – extrêmement pâle – ne trahisse son angoisse. Assister ainsi à la naissance de leur enfant était pour elle quelque chose d’on ne peut plus nouveau, la charmante Russe ayant bien du mal à supporter ce genre de choses, habituellement. Ces cris de douleurs, les déchirures de ce corps si parfait, assaillit par les maux, par les coups et résistances d’un enfant qui devait déjà lutter pour montrer le bout de son nez. Ainsi se fit-elle plus silencieuse encore lorsque la sage-femme laissa entendre qu’il était temps pour Dominura de pousser, soutenant seulement cette dernière en restant auprès d’elle, sa main libre venant rejoindre leurs deux mains liées – celle de Dominura s’agrippant par ailleurs douloureuse à la sienne, de ses ongles longs.

    AhhHh… !!

    Cette petite douleur s’estompant néanmoins bien vite en comparaison à ce qu’elle ressentait vis-à-vis de l’accouchement de Dominura, la jeune Russe sentant son cœur se soulever un instant de terreur en ressentant la souffrance terrible de son aimée, qui alors faisait tous les efforts du monde pour que tout se termine au mieux. L’encourageant du mieux qu’elle le pouvait, Ludmila lançait régulièrement quelques regards en direction de la sage-femme, comme s’assurant du fait que cette dernière semble toujours confiante.

    Tic
    Tac

    Tout passe si vite.
    Et pourtant si lentement.

    Tu n’y arriveras jamais ? Bien sûr, que tu y arriveras. Mais aucun son ne peut sortir de ma bouche. Aucun mot, tant mon esprit se brouille, sous l’accroissement terrible de tes cris. Mon Dieu. Et si ton corps n’en supportait pas plus ? Et si tu n’y arrivais pas, comme tu sembles tant le croire ? J’ai peur. Si peur de te perdre. Et tandis que tu laisses échapper un cri plus puissant et déchirant que précédemment, mon cœur semble s’effondrer de doutes : Peut-être n’était-ce pas une bonne idée. C’est ma faute. S’il t’arrive quelque chose… Ce sera ma faute ! Je ne veux pas. Non ! Non, NON ! Ca suffit. Dominura, je…

    « C’est un garçon ! »

    Ne sentant pas même les larmes de terreur qui glissaient doucement le long de ses joues très pâles, Ludmila vit ses lèvres s’entrouvrir quelque peu à ces mots, visiblement très troublée par l’enchaînement des évènements. Ainsi due-t-elle finalement reposer les pieds sur terre, repoussant intérieurement ses craintes – inconsciemment – afin d’analyser plus attentivement ce que venait de leur dire la jeune femme.

    C’est un garçon.
    Un garçon.

    Il est là.

    Bam
    Bam
    Bam

    Incapable de réagir pour l’instant, la jeune femme garda nerveusement les mains de Dominura dans les siennes, ne réalisant que doucement ce qu’il se passait réellement. Ainsi – lorsque son regard revint se poser sur le visage de sa belle – la jolie blonde parvint finalement à esquisser un fin sourire, et ce avant que toute la pression qu’elle gardait en elle ne s’écroule brutalement, laissant ses larmes s’échapper en quelques sanglots nerveux, se mêlant à un rire heureux, amoureux.

    Tu as réussie.
    C’est un garçon !
    Notre bébé est né, et déjà ses premiers cris se font entendre, tandis que la sage-femme le pose contre toi, sous nos yeux. Mon Amour. Il est en parfaite santé, tu vois ? Il va bien, et je suis en cet instant la plus heureuse, terriblement soulagée de voir que – malgré ton inévitable épuisement – tout c’est parfaitement bien passé.

    Hop,
    Hop.

    Laissant à la sage-femme la liberté de faire ce qu’elle avait à faire, la jeune Russe profita de ces quelques instants de vérifications et de procédures médicales afin de se rapprocher doucement de son aimée, cette dernière venant de prononcer le nom de leur petit garçon, en un souffre épuisé. Edan. Lui adressant alors un sourire terriblement tendre, Ludmila passa l’une de ses mains contre la joue de son aimée, lui offrant un doux baiser avant de sentir cette dernière s’assoupir, probablement bien trop faible à présent pour continuer à lutter ainsi pour rester éveillée. Son regard se posant sur le petit Edan, la jeune Russe se vit bientôt être rejointe par la sage-femme, cette dernière lui certifiant – après lui avoir fait part de ses quelques inquiétudes à ce sujet – qu’il était tout à fait normal que Dominura ait à présent besoin de repos, que son état était tout à fait stable – hors de danger.

    Bam
    Bam

    Finalement, la sage-femme ne tarda pas à prendre à nouveau le bébé dans ses bras – plus habituée – le menant jusqu’à la commode qui avait été aménagée pour prendre soin du petit. Après avoir tendrement repoussé les cheveux qui gênaient le visage de sa compagne, Ludmila lui offrit quelques doux baisers sur le visage, remontant quelque peu la couverture du lit contre elle – et ce afin d’éviter qu’elle ne prenne froid après tant d’efforts. Non sans mal, Ludmila se résigna finalement à laisser son aimée se reposer, accompagnant la sage-femme et l’enfant jusqu’à la commode. Ne réalisant pas encore entièrement ce qu’il lui arrivait – troublée par l’absence mentale de sa conjointe – la jeune femme suivit donc le travail de la femme qui l’accompagnait, cette dernière se chargeant de nettoyer le bébé avant de faire quelques tests de base, s’assurant que tout allait bien. Une fois cela fait – l’enfant ne montrant absolument aucune anomalie apparente – Ludmila pu participer à l’habillement de son fils, la sage-femme lui apprenant – complice et terriblement attentive – à mettre une couche, avant de lui indiquer comment s’y prendre pour ne pas faire mal au petit. Rapidement, le bébé – relativement calme et confiant, visiblement – fut couvert d’un body blanc, puis d’un adorable petit pyjama, blanc lui-aussi, malgré quelques coutures bleues pâles.

    Une fois tout cela fait, la sage-femme mit le petit dans les bras de la jeune Russe, cette dernière sentant son cœur fondre sous l’adorable visage du petit être qu’elle avait dans les bras. Lui adressant un sourire tendre et heureux, la jeune femme décida finalement de retourner auprès de sa conjointe, s’installant sur le lit tout en gardant l’enfant dans ses bras. Evidemment, ce dernier ne mit quelques minutes avant de se mettre à pleurer à nouveau, la sage-femme – se rapprochant du lit à son tour après avoir rangé tout son matériel – laissant entendre à Ludmila qu’il fallait réveiller Dominura, et ce afin de lui demander si elle souhaitait allaiter.

    Tenant Edan d’un seul bras – l’enfant étant bien assez petit pour tenir là en toute sécurité – Ludmila laissa alors sa main libre venir se poser en de douces caresses contre les joues de sa compagne, cette dernière n’ayant donc pas pu dormir plus d’une heure avant que son fils ne lui réclame à manger.

    - Mon Trésooor… ♥ Il est l’heure de se réveilleeeer

    Oh, je sais bien, que tu as besoin de beaucoup dormir, afin de te remettre de cet accouchement difficile, douloureux. Mais notre enfant a déjà besoin de toi, tu vois ? Il est là, prêt, terriblement beau. Jamais je n’ai vu plus beau bébé. Jamais. Oh mon Amour, si tu savais comme je suis heureuse… Comme je t’aime !

    Je suis tellement heureuse.
    Tellement heureuse, amoureuse.

    Ouvre donc les yeux,
    Et regarde-nous.

    Regarde-le… ♥

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Dominura Romley
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MessageSujet: Re: ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales   Dim 6 Mar 2011 - 18:10

    ~ Durant le sommeil de Dominura, Ludmila eut droit à un certain temps en compagnie de la sage-femme, afin de prendre un peu conscience de la situation et de s'informer tout autant des gestes simples à exécuter pour le petit Edan. Assez rapidement cependant – Au bout d'une heure environ – la grande femme put se sentir revenir petit à petit au monde réel, la main de Ludmila rentrant en contact avec sa joue, la réveillant doucement. Ouvrant les yeux avec peine, la grande femme eut, pour première vision, le visage de son aimée, tendre et attentionnée. Et, alors qu'elle émergeait dans un calme pour le moment assez loin de la douleur, elle put esquisser un léger sourire, bienheureux, tout simplement, tandis qu'elle se rendait à présent compte de ce qu'il se passait autour d'elle.

    Tout s'est déroulé pour le mieux, mon amour ?
    Notre enfant est-il en bonne santé ?
    Mon dieu... Mon dieu, tant de souffrances pour autant de bonheur.

    Tu sais, je suis enchantée, oui, ravie de ce que nous offre à présent la vie, nous promettant de nouvelles expériences, ensemble. Et ma main se loge une fois de plus dans la tienne, en quête d'un tendre réconfort. Tu es là, pour moi, à nouveau. Mais cela ne veut pas tout dire, n'est-ce pas ? Bien que moins attentionné, mon mari fut également auprès de moi, lors de mon accouchement à l'hôpital... Pourtant, cela ne l'as pas empêché, par la suite, de me peiner au possible, terriblement mauvais à mon égard. Comment la vie peut-elle seulement ainsi se jouer de nous, machiavélique ? J'ose le croire, rien, entre nous, ne sera pareil.

    Nous nous aimons plus que de raison, n'est-ce pas ?
    Et nous aimons déjà cet enfant, qui est le nôtre, qui grandira, auprès de deux femmes aimantes.

    Mon amour...
    Comme je t'aime.

    Après quelques instants, le regard de la grande femme dériva du visage de son aimée jusqu'à leur enfant, nouveau-né. Elle ne manqua pas, pas ailleurs, de remarquer qu'il était déjà bordé de ses doux vêtements, et semblait légèrement endormi mais tout de même assez vif. Pleurant de sa petite voix enfantine, il semblait alors réclamer ce que seule l'illustratrice pouvait lui donner en cet instant. Se redressant tant bien que mal dans le lit, gardant la main de la belle blonde dans la sienne, la trentenaire sourit tendrement à son fils, avant d'entrouvrir les lèvres, pourtant encore incapable de laisser entendre un mot. Comment réagir, tandis qu'elle venait à peine de sortir du sommeil ? Que dire, de tout cela ?

    Je n'arrives pas à rassembler mes idées, mes mots,
    Et pourtant, le bonheur se voit, malgré la fatigue qui se remarque sans peine, sur mon visage.
    Étrangement, des larmes me montent aux yeux, alors que je les cligne, tentant de camoufler mon émotion, encore éprise de cette hypersensibilité qui semble me suivre depuis des mois.

    Laissant son regard passer sur la sage-femme, Dominura put remarquer les attentions de cette dernière, qui laissa entendre, entre autres, qu'il serait bien qu'elle lui donne le sein plutôt que de le nourrir, dès la naissance, d'un lait extérieur. Les liens se forgeraient davantage, évidemment, et cela, la grande femme en était bien consciente. Ainsi se redressa t-elle davantage, se calant contre les coussins moelleux du lit commun, se faisant violence afin de pouvoir répondre aux attentes de la vie de mère, visiblement assez déterminée quant à l'idée de prendre son enfant contre elle.

    Ainsi, elle se tourna finalement vers sa conjointe, et, lui offrant un épuisé mais merveilleux sourire, lui laissa entendre, d'une voix faible :


    « Je peux le prendre, trésor ? »

    Oui, je te montre mon bonheur, je te montre, que, malgré les épreuves, je suis prête à tenir mon statut de mère, cachant par ailleurs le léger malêtre qui persiste en mon âme, à l'idée de pouvoir donner mon amour à un autre enfant qu'Édouard.

    D'un nouveau sourire, profond et sincère, la grande femme laissa passer une main sur la joue de son aimée, l'embrassant alors tendrement, comme s'assurant que rien n'avait pu changer entre elles, depuis le début de sa grossesse. Aimante, patiente et apaisée, elle laissa alors entendre, calmement mais tout aussi vraie :


    « Je t'aime, petit chat...♥ »

    Oui, je t'aime, je t'aime, je vous aime, plus que tout au monde.
    Vois-tu, cet enfant, qui est le nôtre ?
    Nous formons à présent une famille, et rien ne pourra plus jamais nous séparer.

    Ni les disputes, ni la jalousie, ni le travail.
    Et mon cœur, bat encore.

    Ludmila lui tendant finalement l'enfant, Dominura le prit d'une délicatesse royale, le portant contre elle tout en le berçant tendrement, apaisant ses hoquets et multiples sanglots bordés de pleurs. Soudainement, elle semblait être une toute autre femme, plus qu'attentive et douce, bien loin de la caractérielle Dominura que bon nombre de gens avaient l'habitude de côtoyer, bien loin de la dame qui souffrait le martyr à peine une heure auparavant, bien que la douleur demeurait toujours. Se penchant au-dessus de son fils, la trentenaire laissa sa voix s'élancer en un doux murmure chantonné, un de ses bras retenant l'enfant tandis que les doigts de sa main libre passaient tendrement, en surface, sur les joues du petit Edan.

    Oh, mon bébé, mon chéri.
    Peut-être es-tu venu un peu trop tôt,
    Peut-être t'es-tu trop vite imposé dans notre vie,
    Mais je m'attendris déjà devant ce visage où je reconnais déjà quelques uns de mes traits, et même, les traits de ta seconde mère, fidèles aux choix que nous avions fait au moment de choisir ton père biologique, comportant bon nombre des caractéristiques physiques de Ludmila.
    Tu es beau, tu es si beau !
    Jamais mon bonheur ne pourrait être davantage comblé.

    Calme et apaisée malgré sa fatigue qui semblait chronique, la grande femme choisit finalement ce moment pour donner le sein au petit Edan, toujours quelque peu dans son monde. Ôtant alors doucement les couvertures de sa poitrine – Afin de ne pas brusquer le bébé – Dominura se dévêtit à moitié de sa robe de nuit anis, guidant ainsi le nouveau-né jusqu'à son sein, qu'il agrippa immédiatement, cessant par ailleurs ses pleurs pour un calme royal.

    Ainsi, Dominura put enfin se défaire de la vision de ce petit ange, relevant le regard vers la sage-femme afin de la remercier du fond du cœur pour tout ce qu'elle avait fait, dont supporter ses gémissements ainsi que ses multiples cris. L'illustratrice jouant sur ces derniers points d'une mine amusée et auto-dérisoire, l'infirmière, remballant le matériel désormais désuet, laissa entendre un rire enthousiaste, répondant qu'il n'en était rien, qu'elle avait l'habitude de ce genre de choses, et qu'il était d'ores et déjà plus que courageux de faire l'accouchement à la maison. Rassurée de ne pas être trop sortie de ses gonds, la grande femme put alors reporter son attention sur sa conjointe, se réveillant d'ailleurs un peu plus au fil des minutes, lui offrant alors un sourire plus frais, plus rayonnant, les yeux légèrement plissés d'excitation : Te rends-tu compte, mon amour ?

    Oooh, j'aimerais te serrer contre moi, te sauter dans les bras, te montrer, plus que tout, à quel point je t'aime. Grace ? Je n'y pense plus une seconde, tant cela me paraît lointain. L'hôpital ? Pas plus. Profitons seulement encore de notre bonheur, oui, et reposons-nous de ces terribles derniers mois.

    Je te suis reconnaissante, alors que je me répète.
    Bientôt, nous serons seules, bientôt, nous retrouverons notre intimité.

    Mais pour combien de temps encore ?
    Une fois de plus, j'imagine, notre histoire défrayera la chronique,
    Les journaux, qui s'intéressaient plus que de raison à mon absence du beau monde,
    Sauterons sur l'occasion de parler de nous à nouveau,
    De cet enfant,
    Magnifique fils,

    Que nous devrons alors protéger,
    Tout comme nous nous protégions,
    Dure loi de la célébrité.

_________________

- Dominura Romley -

-Pas un coeur de pierre mais seulement malheureuse-
-Et si vous osiez un quelconque effort ? Les sourires, ça se décroche-
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Ludmila W. Ivanov
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MessageSujet: Re: ~ Froideurs d'insolites et tendresses familiales   Dim 6 Mar 2011 - 19:41

    Profitant du sommeil de Dominura pour apprendre les bases de ce qui l’attendait par la suite avec leur fils, Ludmila ne manquait pas également de dévorer ce petit des yeux, déjà terriblement émerveillée par cette charmante petite bouille, dont on pouvait en effet reconnaitre certains traits de la mère biologique, mais aussi quelques caractéristiques physiques proches de celles de la jeune Russe elle-même. Néanmoins incapable de nourrir elle-même le petit Edan, la jeune femme s’était donc installée auprès de sa conjointe afin de la réveiller doucement, évidemment très heureuse de pouvoir partager avec elle ces instants – et ce bien malgré la fatigue de cette dernière, dont l’accouchement avait dû être des plus épuisants.

    Réveil-toi, ma Chérie. ♥

    Notre adorable petit garçon n’attend plus que toi, tandis que celle qui nous a aidé durant cette épreuve range son matériel, sans doute dans l’optique de nous laisser à notre intimité dans seulement quelques minutes. Déjà ? Oh, nous pourrons sans doute la contacter, en cas de problème. Et puis, ne nous a-t-elle pas laissé entendre qu’elle repasserait pour une visite de contrôle, dès le lendemain de l’accouchement ? Tout ceci reste à voir : Profitons seulement, oublions le reste.

    ~

    Laissant à Dominura le temps de se réveiller, Ludmila ne manqua pas de laisser ses doigts glisser sur son visage, lui offrant quelques douces et rassurantes caresses, attentive. Son cœur battant bien plus vite qu’habituellement tandis qu’elle tenait Edan tout contre elle, la jeune Russe ne pouvait à présent plus s’empêcher de sourire, submerger par une vague de bonheur et d’euphorie. En venant même à oublier la présence de la sage-femme, la jeune Russe se pencha vers Dominura afin de lui offrir un tendre baiser sur la joue, laissant par la suite à cette dernière le temps de se redresser.

    La regardant alors avec attention, Ludmila se contenta d’un léger hochement de tête – tout en lui souriant toujours avec bonheur – lorsque Dominura lui demanda si elle pouvait prendre l’enfant. Bien sûr. Elle le devait. Ainsi la jeune Russe s’exécuta, son regard se posant tendrement sur le bébé avant qu’elle ne le tende avec précaution à sa compagne. Ravie de voir que cette dernière semblait enthousiaste et déterminée à nourrir leur enfant malgré sa grande fatigue, Ludmila se rapprocha finalement davantage de cette dernière lorsque le petit fut bien installé, les mots de Dominura la faisant sourire d’autant plus.

    Retrouvant quelques couleurs – peu à peu – Ludmila passa tendrement ses bras autours du cou de sa belle, l’embrassant sur la joue à nouveau avant de lui murmurer, visiblement très, très, très heureuse :

    - Je t’aime moi aussi mon Amour… ♥ Plus que tout ~

    Frottant un instant son visage contre celui de Dominura, Ludmila lui laissa néanmoins par la suite un peu plus d’espace, la laissant ainsi plus libre de ses mouvements, tandis qu’elle préparait sa poitrine, la mettant à l’entière disposition de leur fils. Ce dernier ne tarda par ailleurs pas à trouver le chemin, sans doute guidé par son minuscule estomac. Laissant échapper un léger rire ému face à ce nouveau et ravissant spectacle, Ludmila ne pu alors plus quitter des yeux le petit garçon durant quelques instants, terriblement attendrie. Le voir ainsi s’agripper était tout à fait adorable, et certifiait davantage le fait qu’il était en bonne santé, très vif.
    Parfait. ~

    Le calme étant revenue, Ludmila en profita à nouveau pour se blottir contre sa belle, sans doute encore un peu enfantine intérieurement, de ce besoin permanent de tendresse. Son regard restant néanmoins figé sur leur enfant – qu’elle ne parvenait plus à quitter des yeux – la jeune Russe due néanmoins se résoudre à se redresser lorsque la sage-femme annonça son départ, précisant donc qu’elle passerait dès le lendemain – comme prévu. La remerciant une nouvelle fois pour son aide et sa gentillesse, Ludmila embrassa son aimée sur le front avant de se lever, quittant le lit afin de raccompagner la jeune femme jusqu’à la sortie de l’appartement. Avant de quitter la chambre, cette dernière ne manqua pas de demander à Dominura de se ménager, ajoutant qu’il ne fallait pas trop s’agiter après un accouchement, et ce afin d’éviter tout risque de malaise.

    Ludmila retenant bien l’information – connaissant le désir permanent qu’avait Dominura à vouloir se sortir du lit – cette dernière ne manqua pas d’adresser un regard tendre mais significatif à sa belle, à ce sujet.

    Tu as bien entendu ? Il ne faut pas te brusquer, d’accord ? Hum. ~

    Sur ce, la sage-femme fut raccompagnée, Ludmila pouvant à nouveau revenir dans la chambre, où le petit semblait cesser de téter, s’endormant paisiblement contre sa jolie maman. Le rejoignant sans tarder, la jeune Russe profita de cette nouvelle intimité pour passer tendrement sa main contre la joue de Dominura, l’attirant quelque peu à elle afin de lui offrir un tendre et langoureux baiser, sans doute un peu emportée par l’émotion, ce bonheur intense et persistant.

    Je suis si heureuse.

    Tout a été si rapide. Et nous voilà déjà mères, responsable de cet adorable enfant, visiblement serein, là, contre toi. Penses-tu que nous devrions le mettre dans son berceau, afin qu’il s’y habitue ? Oh, je préfèrerais le garder avec nous, tu sais. Qu’il ne nous quitte pas, au moins aujourd’hui. Qu’il ne se sente pas abandonné, éloigné de nous. Qu’il sache – avant tout – que nous sommes là pour lui, et que – en aucun cas – nous ne voulons être loin de lui. Alors… Gardons-le, ici ? Et je me blottis contre toi à nouveau, quelques larmes de bonheur perlant le long de mes joues, infiniment heureuse.

    Que puis-je te dire, que je ne puisse pas te montrer, de ces larmes, de ces sourires ?

    Je ne voudrais pour rien au monde être ailleurs,
    Que dans cette chambre rassurante, accompagnée de la femme que j’aime,
    Et de ce fils, qui d’ores et déjà fait parti de moi ;
    De nous ~ ♥

_________________

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